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Les choses tournent mal en Ethiopie, qui il y a quelques mois faisait les gros titres pour son taux de croissance à deux chiffres. Les autorités font face à un puissant mouvement d’insurrection qu’elles tentent de contenir, par tous les moyens. D’après une enquête du gouvernement sur l’état d’urgence en Ethiopie, plus de 11.000 personnes ont été placées derrière les barreaux depuis que l’état d’urgence est entré en vigueur, il y a un peu plus d’un mois, rapporte BBC Afrique.
Le gouvernement a également reconnu que des centaines de détenus sont décédés en prison depuis novembre, date du déclenchement de la répression féroce contre les deux plus grandes ethnies du pays, Oromo et Amhara, qui se sont soulevées pour exiger plus de droits politiques et un meilleur partage des richesses du pays.

A noter que c’est la première fois que le gouvernement fait la lumière sur les arrestations massives depuis le début de l’état d’urgence.
Ces arrestations ont été menées suite à diverses infractions, parfois collées artificiellement aux manifestants. Les accusations vont de meurtre, à incendie volontaire, en passant par détention illégale d’armes, incitation à la violence et complicité avec des groupes terroristes.
Fait très troublant : Aucun des prévenus n’a encore été officiellement déféré devant la justice. Le gouvernement, pour sa défense face au tolet provoqué par la main de fer, argue que la plupart des délinquants mineurs ont été libérés.
Les autorités donnent des gages en promettant de publier les noms des personnes encore en détention, mais ça ne suffira pas pour faire baisser la tension…

Les organisations de défense des Droits de l’Homme soutiennent que plus de cinq cents personnes ont trouvé la mort depuis novembre 2015 dans des manifestations qui sont nées de litiges fonciers, pour se muer très rapidement en revendications politiques et économiques.
Le ministère du Tourisme a fait ses comptes : L’instabilité sociale fera perdre à l’économie du pays 400 millions de dollars en 2016. Les touristes boudent l’Ethiopie, et on ne voit pas le bout de cette affaire…

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Pas de pause dans les violences en Ethiopie. Les jeudi 06 et vendredi 07 octobre, dans la région oromo, au centre et à l’ouest du pays, les manifestants s’en sont pris à des complexes touristiques et des usines, qu’ils ont brûlés en signe de protestation contre le gouvernement et les intérêts étrangers.

« Le Lodge est complétement détruit, incendié à 100% », a confié à l’AFP une employée de l’hôtel Bishangari Lodge, niché sur les rives du lac Langano, au sud d’Addis Abeba, un des hauts lieux du tourisme dans la région oromo, très fréquenté aussi par la classe aisée de la capitale.

Au moins onze entreprises, parmi lesquelles des usines de textile et de plastique, sont parties en fumée dernièrement ; une soixantaine de véhicules ont subi le même sort dans la seule zone industrielle de Sebeta, à l’ouest d’Addis, d’après la radio gouvernementale Fana, qui impute ces actes à des « forces belliqueuses ».

Mardi dernier, une ferme fruitière néerlandaise, AfricaJuice, avait également été mise à sac dans la vallée de l’Awash, au sud-est du pays.

« Nous avons manifesté pacifiquement pendant près d’un an, sans résultat. Les tueries ont continué et avec ce qui s’est passé au festival Ireecha, les gens sont furieux », a déclaré Barnabas, un jeune manifestant oromo contacté au téléphone par l’AFP dans la ville de Holeta, aux abords de la capitale.

Rappelons que ces accès de violence font suite eu décès de plus de 50 personnes dans une bousculade causée par des tirs de gaz lacrymogène de la part des forces de l’ordre, dimanche 02 octobre 2016 au cours du festival religieux oromo Ireecha à Bishoftu, à environ 50 km au sud-est d’Addis Abeba.

« Ces compagnies prennent la terre des paysans sans compensations suffisantes. Il est très difficile d’obtenir un travail dans ces entreprises. Seul un petit groupe de personnes en bénéficient. Nous n’en tirons aucun bénéfice », a ajouté Barnabas en guise de justification des assauts contre les entreprises étrangères.

Une instabilité qui menace la belle santé économique

« L’Éthiopie a reçu beaucoup d’attention des investisseurs au cours des deux dernières années sur la base de sa réputation de pays stable et sûr », a confié à l’AFP Tom Berry, directeur régional pour l’Afrique de l’Est pour le groupe de gestion de risque S-RM Intelligence & Risk Consulting Ltd.
Mais « les investisseurs deviennent de plus en plus conscients du besoin de prendre en compte les risques dans leur approche », a-t-il ajouté, avant de lâcher : « Nous pensons que l’incertitude va se poursuivre de manière significative au cours des prochains mois ».

Le secteur du tourisme a été durement frappé par les violences nées du puissant mouvement de contestation anti-gouvernementale, qui a réellement débuté dans la région oromo au mois de novembre 2015, avant de contaminer cet été la région amhara (nord). La réplique des autorités a été sanglante : plusieurs centaines de manifestants abattus.
« Si je regarde les réservations d’octobre et novembre, tout devait être plein, nous allions avoir une saison fantastique », a déclaré à l’AFP Nick Crane, propriétaire d’un lodge dans les montagnes Simien, au nord du pays, en région amhara. « Mais maintenant, nous n’avons que 4 ou 5 personnes par jour, c’est un désastre total », a-t-il déploré, affirmant que l’existence même de son lodge est menacée depuis septembre dernier.

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Preuve que la situation dégénère en République démocratique du Congo, sans aucune solution en vue, le département d’État américain a appelé les familles du personnel diplomatique des USA à quitter le pays par mesure de précaution.

Depuis la répression féroce de la manifestation de l’opposition dans la capitale, Kinshasa (49 morts selon l’ONU), et les heurts sanglants entre civils et militaires à Kananga, dans le centre du pays (des dizaines de victimes également), la RDC semble prise dans un cycle de violences sans fin. Le département d’État américain, qui estime que « le risque de troubles civils est élevé à Kinshasa et dans d’autres grandes villes » du pays, ne veut pas exposer ses ressortissants à un tel danger.

Cette mesure fait suite à un tour de vis mercredi dernier, avec la décision du Trésor américain de geler d’éventuels avoirs de deux généraux de l’armée et de la police de la RDC pour leur implication dans la répression des « libertés et droits politiques du peuple congolais » et pour les obstacles qu’ils sèment dans le processus démocratique, notamment le fait que le pouvoir en place s’entête à ne pas organiser les élections présidentielle et qu’il nourrisse le projet, d’après les opposants, de faire du chef de l’Etat, Joseph Kabila, en place depuis 2001, son candidat alors que la Constitution le lui interdit formellement.

Avant les États-Unis, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, avait tiré la sonnette d’alarme en parlant d’une RDC « au bord de la guerre civile ». Cette sortie n’avait pas du tout plu à Kinshasa. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait vertement réagi en taclant sévèrement la France : « Nous ne sommes ni le Soudan du Sud ni La Libye. Avec Lumumba, nous avons déjà payé le prix de l’ingérence. Il y a quelque chose qui se trame contre ce pays ». L’exécutif congolais, en réagissant de la sorte, se coupe de plus en plus de la communauté internationale…

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Les autorités congolaises sont dans le collimateur de l’ONU, suite à la répression sanglante d’une manifestation de l’opposition qui a fait des dizaines de morts dernièrement. La haute commissaire adjointe aux droits de l’homme à l’ONU, Kate Gilmore, a demandé hier mardi 27 septembre l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités dans les violences qui ont émaillé les manifestations en République démocratique du Congo. « Une enquête indépendante, transparente et crédible est nécessaire pour traduire en justice les auteurs et les instigateurs des violences », a-t-elle précisé lors d’une réunion à Genève.

Un vrai carnage

Les 19 et 20 septembre derniers, une manifestation des opposants du président Joseph Kabila avait été sévèrement réprimée par les forces de l’ordre. 32 personnes avait été tuées à Kinshasa d’après la police, 50 à 100 selon l’opposition. Les choses avaient dégénéré suite à une marche de l’opposition dans la capitale pour dénoncer le fait que Kabila traine des pieds pour organiser l’élection présidentielle. Les opposants avaient réclamé son départ au plus tard le 20 décembre 2016.
D’après Mme Gilmore, les heurts ont causé la mort de 49 civils et 127 blessés, des drames provoqués « semble-t-il par la Garde républicaine, l’armée et la police ». Quatre policiers avaient également trouvé la mort, selon l’ONU.

Le pays tangue depuis la réélection houleuse de Joseph Kabila en 2011, après un scrutin émaillé par des fraudes massives. Depuis les opposants de Kabila le harcèlent, le soupçonnant de tout faire pour se cramponner au pouvoir, et même de nourrir le projet de piétiner la Constitution qui lui interdit formellement de briguer un autre mandat, limitation oblige. Ce qui conforte l’opposition dans cette idée, c’est que que le pouvoir n’a fixé aucun calendrier pour la prochaine présidentielle ; quant au dialogue national pour ramener le calme dans le pays, il n’a pas avancé d’un iota…

Le gouvernement argumente, très mollement et inquiète…

Face à la bronca de l’opposition, le moins qu’on puisse dire est que le pouvoir se défend très mollement, et surtout n’émet aucun signal rassurant. « Je peux vous confirmer qu’il n’est pas question de violer la Constitution », a argué hier mardi Alexis Thambwe Mwamba, le ministre congolais de la Justice et des droits humains, devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève. « L’élection sera organisée », a-t-il poursuivi, et la date sera déterminée en partenariat avec « les organismes internationaux, dont les Nations unies ». Point barre. Aucune estimation sur la date probable de ce scrutin.
Pour Mme Gimore, les choses sont claires : « Une crise à grande échelle couve ». Elle a appelé tous les acteurs à faire « preuve de volonté politique » pour éviter que le pays sombre dans le chaos. Pour le moment elle prêche dans le désert…

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Depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi, c’est tour de vis sur les libertés publiques au menu en Egypte. L’armée a repris les commandes, et sévèrement. Depuis le 1er janvier 2015, on a dénombré 876 cas de disparitions forcées, contre 36 pour 2013-2014, quand Abdel Fattah al-Sissi a commencé à verrouiller le pouvoir.

Globalement, 912 familles déplorent la disparition d’un ou plusieurs de leurs membres : des pro-Frères musulmans, des activistes, des adolescents… Tout y passe. Alors le Centre égyptien pour les droits et les libertés (« Egyptian center for rights and freedoms, ECRF ») s’est organisé et a lancé l’application I Protect, sur le même modèle que le Panic Button mis à disposition par Amnesty International en 2012. Cette appli mobile est disponible sur le Google store (sous le nom d’ECRF) depuis le 30 août pour tous les téléphones équipés d’Android.

L’ingénieur de 22 ans qui a conçu le logiciel dit ceci :

« Après avoir téléchargé l’application, l’utilisateur définit un mot de passe à quatre chiffres et enregistre les numéros de téléphone de trois proches.

En cas d’arrestation, d’enlèvement ou de toute intervention intempestive des forces de l’ordre, la personne aura simplement à entrer son mot de passe et appuyer sur un bouton pour lancer l’alerte.

Un message pré-enregistré est alors envoyé à chacun des trois contacts, ainsi qu’un e-mail à l’ECRF, qui contient également la localisation de l’endroit où l’appel à l’aide a été lancé ».

Les numéros de téléphone enregistrés sont secrets et I Protect peut se planquer derrière une calculatrice.

À ECRF, les premiers messages sont déjà tombés : Une quinzaine en quelques jours, dit-on. Mohamed Lotfy, directeur de l’organisation, précise que pour le moment ce sont des tests. « On commence toujours par appeler l’émetteur de l’alerte et ainsi vérifier s’il existe un réel danger pour celui-ci. S’il ne répond pas, on appelle alors les contacts enregistrés. Après avoir fait le point sur ce qui a pu se passer, et s’il s’avère que l’enlèvement est en lien avec les libertés fondamentales que nous défendons, alors nous interviendrons », a-t-il indiqué.

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Amnesty International a fait le bilan de la répression féroce des manifestations dans les régions Oromia (centre et ouest) et Amhara (nord) en Ethiopie, et il est sanglant. L’ONG parle de 100 personnes abattues par les forces de l’ordre le week-end dernier. Les autorités éthiopiennes sont, malheureusement, coutumières des faits puisqu’en novembre 2015, elles avaient fait un carnage en réprimant des manifestations antigouvernementales. Human Rights Watch avait évoqué un bilan de 400 morts, un chiffre qui a toujours été démenti par Addis-Abeba, mais sans vraiment convaincre.

Pour Amnesty International, la police a agi de manière disproportionnée en tirant à balles réelles sur des « manifestants pacifiques » les 06 et 07 août 2016.
« Selon nos informations, entre 48 et 50 manifestants ont été tués dans la région Oromia », avait confié à l’AFP Merera Gudina, un éminent opposant et président du Congrès du Peuple Oromo. « Ce bilan pourrait être beaucoup plus élevé car il y a de nombreux blessés » par balle, avait-il ajouté.

Une source diplomatique en fonction à Addis-Abeba, approchée par l’AFP, avait elle avancé un premier bilan partiel de 49 décès dans les régions Oromo et Amhara.

Des manifestants déterminés, des policiers à la gâchette facile

Les manifestants sont sortis dans la rue pour différents motifs, mais leur dénominateur commun c’est la protestation contre la main mise des responsables principalement originaires de la région du Tigré sur tous les rouages de l’État.
Les manifestants d’Amhara s’insurgent contre des décisions d’expropriation de terres agricoles, tandis que ceux d’Oromia demandent que les citoyens appréhendés lors des précédentes manifestations, pour les mêmes raisons, soient libérés. On a noté beaucoup de rassemblements dans la totalité de la région Oromia, même la capitale, Addis-Abeba, n’a pas été épargnée.

Samedi matin, à peu près 500 Oromo s’étaient massés sur Mesqel Square, la place centrale de la capitale. Ils avaient pris soin de croiser les mains au-dessus de la tête pour montrer aux forces de l’ordre qu’ils protestaient pacifiquement, ce qui n’a pas empêché les policiers de les disperser violemment. Certains d’entre eux ont été interpelés et évacués dans des camions de police. Dimanche, le mouvement a repris de plus belle dans la région Amhara.

Les manifestants de la localité de Nekempte ont eu moins de chance, les forces de sécurité ont tiré sur eux.
Idem le lendemain, dans la région Amhara. D’après Amnesty, au moins 30 manifestants ont trouvé la mort dimanche dans la seule localité de Bahir Dar (nord), la capitale régionale où des milliers de personnes avaient battu le pavé.

Le vieil ingrédient explosif des préférences ethniques

Le gouvernement éthiopien refuse pour le moment d’émettre tout bilan sur ces événements sanglants. Le Premier ministre éthiopien, Haile Mariam Dessalegn, avait fait une sortie vendredi dernier pour avertir que toute forme de manifestation était interdite sous prétexte que ça sape « l’unité du pays ». Il n’avait pas hésité à lancer que la police avait l’autorisation de faire ce qui lui semblait bon pour empêcher les manifestations.

Pour couper l’herbe sous le pied des manifestants, les autorités éthiopiennes avaient bloqué samedi l’accès au réseau internet sur l’ensemble du territoire ainsi qu’une partie des réseaux téléphoniques. Le réseau internet a été débloqué hier lundi au matin dans la capitale.

Un autre projet d’extension de la capitale avait produit les mêmes effets en novembre 2015. La contestation populaire avait également été réprimée dans le sang. Finalement le gouvernement avait reculé en renonçant à ses projets, mais la plaie ne s’est pas cicatrisée depuis, au contraire. La communauté Oromo, l’ethnie majoritaire du pays, a gardé une dent contre le gouvernement d’Addis-Abbeba, accusé de soigner les intérêts des deux autres grandes communautés de l’Ethiopie, les Tigréens et les Amhara. Le tribalisme est un vieux problème qui a causé bien des tragédies sur le continent africain et freiné pendant des décennies son développement.

Ces événements tragiques noircissent le tableau d’un pays qui abrite le siège de l’Union africaine et qui est parvenu à hausser le niveau de son économie, jusqu’à un taux de croissance qui frôle les 10% depuis des années, après une longue période de famine et de sécheresse tristement célèbre à l’échelle de la planète.

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Réuni dimanche sous la présidence du président du Mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, le bureau exécutif du parti a examiné l’évolution des concertations autour de l’initiative du gouvernement d'union nationale.

Le Mouvement « Nidaa Tounes » et la présidence de la République sont les premiers concernés par la nomination d’un nouveau chef du gouvernement. Ennahdha n’a qu’a discuté ce choix, a-t-il dit.

Ajmi Lourimi, membre du bureau exécutif du mouvement Ennahdha a déclaré à l’agence TAP, lundi, l’attachement du mouvement à la formation d’un gouvernement d’union nationale sur la base des résultats des élections de 2014, formulant l’espoir de voir les concertations prendre fin d’ici la fin du mois de Ramadan.

Selon Lourimi, le Mouvement « Nidaa Tounes » et la présidence de la République sont les premiers concernés par la nomination d’un nouveau chef du gouvernement.

« Ennahdha n’a qu’a discuté ce choix », a-t-il indiqué, faisant remarquer que la personnalité pressentie à la primature doit avoir une approche politique et bénéficier d’un large consensus pour engager les réformes nécessaires, garantir la stabilité socio-économique et réaliser les priorités définies lors du dialogue.

 

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Un véritable trafic de Cannabis prend place dans nos écoles où sa consommation est devenue un phénomène qui prend de l’ampleur jusque dans nos universités.

Les dealers parviennent à déjouer la surveillance avec une facilité déconcertante, au point de considérer les établissements scolaires comme leur terrain de jeu favori.

Des élèves et étudiants, tous sexes confondus, continuent de succomber à la tentation de ces substances psychoactives, tandis que d’autres en sont, hélas, dans un stade de dépendance très avancé.

Si toutefois la répression policière antidrogue parvient à déjouer certaines transactions élèves-dealers, celle-ci ne conduit pas toujours à l’abandon de la consommation, et pour cause.

Hier encore, mardi 21 juin 2016, une unité de police judiciaire de Jendouba se félicite de l’arrestation d’un présumé distributeur de drogue qui écoule du cannabis dans les milieux scolaires et universitaires.

Le chef de l’unité de la police judiciaire, Youssef Hajri, raconte à Jawhara FM, que le bilan de l’opération est : 2 plaquettes de Cannabis et une somme d’argent ont été saisis, ainsi que du papier à cigarette, découverts lors des perquisitions.

La police judiciaire du gouvernorat de Jendouba poursuit l’enquête pour appréhender d’autres éventuels dealers.

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Abdelkarim Harouni a été élu président du Conseil de la Choura du Mouvement Ennahdha, a déclaré à l’agence TAP le dirigeant au parti Noureddine B’hiri, à l’issue de la réunion du Conseil tenue samedi à Hammamet.

Le Conseil de la Choura du mouvement Ennahdha avait complété le week-end dernier le tiers restant de sa composition après avoir voté une liste de 50 membres, les deux tiers (au nombre de 100) ayant été élus lors du 10e congrès du mouvement en mai dernier.

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Les liens historique et idéologique entre les Frères musulmans égyptiens et Ennahdha existent depuis la création du parti islamiste. Aujourd’hui, Ennahdha se distancie des Frères.

À force d’amalgames dans ses discours, le parti Ennahdha semble s’efforcer à se distancier des Frères sur le plan de la réalité politique.

Selon une déclaration du dirigeant d’Ennahdha Rafik Abdessalem, faite à Shems Fm, dimanche 22 mai 2016, en marge des travaux du 10ème congrès du parti, Ennahdha « ne fait partie de l’organisation des Frères musulmans. C’est un parti exclusivement orienté vers son appartenance maghrébine et sa tunisianité. »

De son côté, le président du 10ème congrès d’Ennahdha, Ali Lâarayedh a déclaré, mercredi 25 mai 2016, à Mosaïque Fm, comme pour rectifier le tir de Rafik abdessalem, « qu’Ennahdha ne renie pas le mouvement des Frères musulmans mais n’y est pas non plus rattaché. »

« Les Frères musulmans font, aujourd’hui, l’objet d’une forte répression en Égypte, mais si les deux mouvements ont des points communs sur le plan idéologique et communautaires, chacun s’adapte aux spécificités. Ennahdha sert son propre agenda selon les priorités nationales tunisiennes », a-t-il expliqué, souhaitant le retour des libertés et de la démocratie pour que l’Égypte.

Force est de rappeler qu’un lien « émotionnel », unit les Frères musulmans et Ennahdha. Même répression, même exil forcé pour certains, même difficulté à se faire accepter sur la scène politique, même victoire aux élections postrévolutionnaires.

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