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Dans une interview accordée à Africanmanager, le directeur général de la promotion des petites et moyennes entreprises auprès du ministère de l’Industrie, Sadok Bejja, a appelé à la mise en place de mesures « exceptionnelles » en faveur des PME pour qu’elles se concentrent davantage sur leur corps de métier, à savoir la création de la richesse et la production.

D’après le responsable, ces entreprises ont besoin d’être accompagnées financièrement pour pouvoir reprendre leur rythme normal d’activité, avant de retrouver leur place sur les plans local et étranger.

Cette étape est importante dans la mesure ou ces PME sont réellement asphyxiées et se trouvent dans une situation de plus en plus critique. Interview :

Pouvez-vous nous dresser le tableau de la situation des PME en difficulté ?

Il faut avouer que des améliorations ont été enregistrées dans plusieurs secteurs. Chiffre à l’appui, une évolution de 11% a été enregistrée en termes de déclarations d’investissement durant les huit derniers mois de 2016, un léger accroissement des exportations des produits industriels, à hauteur de 5%…

Mais cela n’empêche que la PME tunisienne est encore fragile. Cela s’explique également par la fragilité de notre climat d’affaires.

Comment ?

La PME tunisienne se trouve confrontée à un marché parallèle de plus en plus envahissant.

L’autre facteur ce sont les revendications sociales, qui sont encore persistantes et qui se sont traduites par une augmentation de la charge salariale contre un recul considérable de la productivité.

Ce recul est bien constaté, notamment au niveau des entreprises totalement exportatrices. Cela est à mon avis du à un taux élevé d’absentéisme estimé à plus de 20%, à un recul de la valeur travail qui se traduit essentiellement par la démobilisation d’une partie de la masse ouvrière. Ajoutons à cela des sit-in et des grèves sauvages qui ont affecté de façon inquiétante la productivité de nos entreprises.

Parmi les autres facteurs de fragilité, on cite l’asphyxie financière des entreprises économiques, surtout avec des mesures prudentielles de la part des établissements financiers. Ces derniers n’ont pas manqué d’exprimer une certaine hésitation en ce qui concerne l’accompagnement des entreprises, notamment celles ayant des opportunités certaines.

Outre ces facteurs de fragilité, il y a celui de la lourdeur administrative, surtout que notre administration n’a pas tenu compte de la situation délicate par laquelle passent nos PME.

Ces éléments ont eu des répercussions sur les entreprises opérant dans différents secteurs et sur le rythme de leurs activités.

De quoi ont réellement besoin nos PME en urgence ?

La PME tunisienne a besoin de mesures stratégiques. On commence par un accompagnement personnalisé de la part des institutions financières.

La PME tunisienne a besoin d’être accompagnée financièrement pour pouvoir reprendre son rythme normal d’activité, avant de regagner sa place sur les plans local et étranger

Donc, un plan national de restructuration financière des entreprises tunisiennes s’avère une priorité absolue de notre nouveau gouvernement d’union nationale. Car nos PME sont réellement asphyxiées et se trouvent dans une situation de plus en plus critique.

Il faut capitaliser les opportunités de production à travers une restructuration financière, tout en mettant à la disposition des promoteurs le financement adéquat pour pouvoir honorer leurs engagements et attaquer de nouveaux marchés.

La deuxième priorité concerne l’amnistie sociale, surtout qu’on est encore dans les derniers pas de la phase de transition. A ce titre, je propose la tenue d’une conférence nationale de sauvetage pour sortir de l’ornière.

Cette rencontre devrait tenir compte de différentes dispositions du « Document de Carthage » définissant les priorités du gouvernement et signé par les parties prenantes.

Cette démarche est cruciale afin d’aboutir à un consensus dont la responsabilité sera assumée par l’ensemble des acteurs intervenants

Pour la dernière priorité, je pense qu’on a plus que jamais besoin de mesures administratives « exceptionnelles » en faveur des entreprises pour qu’elles se concentrent davantage sur leur corps de métier, à savoir la création de la richesse et la production.

Parmi ces mesures, on cite la facilitation des procédures administratives pour une durée de 6 mois.

Et pour le fonds de restructuration financière ?

Le fond créé dans le cadre de la loi des finances pour l’exercice 2014 a joué un rôle déterminant. D’une valeur de 100 millions de dinars, il prévoyait la restructuration de 200 entreprises en difficulté durant une période de deux ans (2016/2017).

A ce jour, 148 entreprises ont adhéré à ce fonds en question dont 136 ont reçu des accords d’engagement pour l’élaboration des études de restructuration financière, avec un coût global estimé à 1,224 millions de dinars.

90 études ont été effectuées dont 61 ont été approuvées et par la suite ces entreprises ont commencé la restructuration financière.

Il faut rappeler que la restructuration financière concerne le rééchelonnement des dettes, l’augmentation de capital à travers les sociétés d’investissement ou encore des crédits participatifs et enfin les investissements pour améliorer la productivité de ces entreprises.

Avez-vous chiffré le nombre exact des entreprises en difficulté ?

Au niveau de notre département, on reçoit un nombre important de requêtes de restructuration estimé à 500 annuellement dont 350 qui font face à des difficultés conjoncturelles. Plus de 70% de ces entreprises font face à des problèmes financiers.

Pour les autres, soit 150 entreprises, on les traite dans le cadre d’une loi sur les procédures collectives. Jusqu’à ce jour, 112 ont bénéficié de cette loi nouvellement promulguée.

Pour la période à venir, quelles seront les actions à entreprendre pour aider ces PME en difficulté ?

Actuellement, on est dans la phase de la finalisation du nouveau modèle de développement économique, surtout avec l’adoption du code de l’investissement, de la loi de partenariat public-privé (PPP), sans oublier l’autre texte relatif aux énergies renouvelables.

Ces trois éléments sont fondamentaux pour gagner le challenge. A cela s’ajoute le rendez-vous incontournable que la Tunisie envisage organiser, celui de la conférence internationale sur l’investissement qui aura lieu en novembre prochain…

Avec ces actions, je pense que 2017 sera l’année de la relance économique.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, le directeur général de la Promotion des petites et moyennes entreprises auprès du ministère de l’Industrie, Sadok Bejja, a déclaré que 61 entreprises en difficulté ont entamé la restructuration financière.
Elles font partie d’un lot de 90 entreprises qui ont élaboré des études de restructuration, a ajouté le responsable. Et de préciser que « ces études s’inscrivent dans le cadre de l’intervention du Fonds  de restructuration financière ».
Créé en 2014 dans le cadre de la loi de finance, ce fonds dont sa valeur est estimée à 100 millions de dinars prévoit la restructuration de 200 entreprises en difficulté durant une période de deux ans (2016/2017).
Jusqu’à ce jour, 148 entreprises ont adhéré à ce fonds en question dont 136 ont reçu des accords d’engagement pour l’élaboration des études de restructuration financière avec un cout global estimé à 1,224 millions de dinars.
Parmi ces 136, 61 entreprises en difficulté ont entamé la restructuration financière.
Nous y reviendrons.

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