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On ne sait pas pour le moment comment va le prendre Riyad, mais avec le verdict de la plus haute juridiction administrative égyptienne, il peut dire adieu aux îlots de Tiran et Sanafir. C’est aussi un vrai camouflet pour le président Abdel Fattah al-Sissi, qui il y a quelques mois, suite à des négociations avec l’Arabie saoudite, avait déclaré ces terres saoudiennes et envisageait de les rétrocéder à Riyad. Pour motiver sa décision et faire passer la pilule, le gouvernement avait argué que les deux îlots appartenaient à l’Arabie saoudite mais que Riyad avait sollicité en 1950 l’aide du Caire pour les protéger…

La Haute cour administrative égyptienne a annulé ce lundi 16 janvier 2017 tout le processus de rétrocession des deux îlots de la mer Rouge à l’Arabie saoudite. Pour la cour, ces deux morceaux de terre, inhabités, sont bien des territoires souverains égyptiens, prenant le contrepied du gouvernement lequel, en avril dernier, avait « marchandé » l’opération avec Riyad. Les autorités égyptiennes avaient profité de la visite du roi Salmane au Caire pour annoncer en grande pompe que Riyad allait prendre possession ces terres, lesquelles lui appartiendraient de droit. La décision avait provoqué la colère des citoyens, qui avaient battu le pavé pour signifier au régime du président al-Sissi leur désapprobation.

Il faut dire l’affaire avait tous les attributs d’une cession en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes puisqu’au moment où le gouvernement égyptien faisait son annonce, l’Arabie saoudite cassait sa tirelire, en milliards de dollars, pour perfuser une économie égyptienne exsangue. Mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis et les relations entre les deux pays sont actuellement plus tendues que jamais…

Le conflit syrien est passé par là

Le moins qu’on puisse dire est que le Caire et Riyad se regardent en chiens de faïence en ce moment, sur fond de divergences profondes autour du dossier syrien. Le jugement de la Haute cour ne va pas arranger les choses. Les positions des deux pays ont toujours été proches dans les grandes affaires du Moyen-Orient, mais là sur le conflit syrien elles sont diamétralement opposées. Le dernier affrontement au sommet s’est produit en octobre 2016, à l’ONU, lors d’un vote sur un texte soumis par la Russie. L’Arabie saoudite s’était dressée contre la proposition du Kremlin en votant contre, l’Égypte avait dit oui. Mais avant cet incident diplomatique, Riyad avait provoqué un tolet, à la surprise générale, en gelant la livraison de produits pétroliers au Caire. Ce qui avait mis l’Egypte dans une position très inconfortable…

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Le Conseil d’Etat, la juridiction administrative la plus importante d’Egypte, a dit son mot dans l’affaire de la rétrocession à l’Arabie saoudite de deux îles de la mer Rouge, Tiran et Sanafir. Et le moins qu’on puisse est que l’arbitrage du Conseil d’Etat est un cinglant désaveu pour le président Abdel Fattah Al-Sissi. En effet les juges ont ordonné l’arrêt de la procédure, sur la base du fait qu’il n’est pas possible de céder ces « territoires égyptiens », rapporte le journal Le Monde.

L’arrêt du Conseil d’Etat « annule la signature du représentant du gouvernement » portant sur l’accord de traçage des frontières maritimes, conclu au début du mois d’avril 2016 lors du voyage au Caire du roi Salmane, a précisé un magistrat de cette institution. Les deux morceaux de territoire situés à un endroit très stratégique, l’entrée du golfe d’Aqaba, « ne peuvent être cédés », martèle l’avocat Khaled Ali, qui avait porté l’affaire devant la justice égyptienne.

Toutefois le gouvernement a encore la possibilité de faire appel de cette décision administrative. Mais on voit mal comment il pourrait piétiner cette décision de justice, qui va sans doute renforcer le camp des nombreux opposants au projet d’Al-Sissi, ce qui risque de créer un climat hautement explosif.

Les autorités égyptiennes, affolées par la montée de la grogne, avaient tenté de légitimer leur geste en affirmant que ces zones sont légalement la propriété de l’Arabie saoudite, et que le royaume avait juste demandé à l’Egypte, en 1950, de veiller sur ces îles. Mais rien n’y a fait, les manifestations étaient montées en intensité au point de contraindre les forces de sécurité à les réprimer de manière musclée.

Cette affaire entre le Caire et Riyad est éminemment politique… et économique. En effet l’Arabie saoudite est un soutien inconditionnel du régime égyptien, qu’elle a aidé à se débarrasser du premier président démocratiquement élu, l’islamiste Mohamed Morsi. Depuis l’éviction de ce dernier, Riyad a misé des milliards de dollars, en aides et en investissements, sur l’économie égyptienne. Nul doute que la rétrocession de ces deux îles était une façon pour Al-Sissi de montrer sa gratitude à son généreux contributeur. Et bien c’est raté… pour le moment du moins.

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