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Riadh Bettaieb, Tunisie

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Riadh Bettaieb était un homme d’affaires et il ne le cache pas. C’est peut-être ce qui fait sa réussite à la tête du ministère de l’investissement et de la coopération internationale ...

Riadh Bettaieb était un homme d’affaires et il ne le cache pas. C’est peut-être ce qui fait sa réussite à la tête du ministère de l’investissement et de la coopération internationale, où l’habilité dans la négociation, la bonhomie et le sens des affaires sont de mise. Ayant manifestement dépassé la phase d’apprentissage, il nous déclare volontiers et avec le sourire, que le slogan de son parti Ennahdha  pour la prochaine période, sera que «la compétence a changé de camp».

Lors d’une rencontre avec Africanmanager, le ministre était très heureux de nous apprendre qu’il a pu mobiliser, jusqu’à fin juillet dernier, des investissements directs étrangers d’un montant de 1.194,2 MDT contre 890,8 MDT, en 2011. Mais comme cette année n’est pas une référence, il ne se prive pas du plaisir de nous préciser que ses réalisations sont en hausse de 8,3 % par rapport à ce qui a été réalisé, au cours des 7 premiers mois de l’année 2010. Il ne se prive pas, non plus, de la fierté de nous assurer que cela est en grande partie dû à la nouvelle image de la Tunisie, débarrassée désormais du «Fassed» ou corruption.

Le ministre ne s’attardera pas sur les détaisl, mais nous remarquons dans la répartition sectorielle de « ses » réalisations, que le tourisme et l’immobilier n’ont augmenté que de 2,4 % entre 2010 et 1012, et cela notamment en raison de  l’achat de l’hôtel Tabarka de l’homme d’affaires, Aziz Miled, par le groupe qatari «Mejda lel Istithmar » pour un montant de 70 MDT. Deux IDE qui n’apportent rien de nouveau en matière de création d’emplois. On notera aussi que ces nouveaux chiffres des IDE ont beaucoup bénéficié de la course au pétrole par les compagnies étrangères, avec un investissement de 710 MDT où British Gaz n’est pas étrangère. Les IDE dans l’industrie, grand employeur, n’a augmenté que de 12,5 % entre 2012 et 2010. Cela relativise les déclarations du ministre !

Les qataris, toujours amateur de la pierre et le gain de l’immobilier.

Le ministre Bettaieb reste tout de même optimiste. Il espère mobiliser, d’ici la fin de l’année 2012, la somme de 2,4 milliards DT et 3 milliards DT pour 2013. Il évoque ainsi volontiers la prochaine extension des domaines d’intervention de la BERD (Banque Européenne pour la reconstruction et le développement) qui devrait bientôt inclure la Tunisie dans sa zone d’intervention (la Tunisie espère ainsi récupérer au moins un tiers du 1 milliard d’euros d’investissements prévus par la BERD à travers 2 projets actuellement à l’étude) et les négociations qui vont bon train avec l’Union Européenne pour le statut de partenaire privilégié. Il évoque, plus réservé ici, le cas d’un investissement indonésien pour la fabrication de grands canaux à Bouarada (Gouvernorat de Siliana), un projet américain de fibres optiques à Bizerte et un projet turc, à l’image de celui des Italiens à Enfidha, d’une ville industrielle  intégrée à Soliman, malgré l’insistance du ministre à les orienter vers l’intérieur du pays. Les Qataris resteront attachés à la pierre et investiront dans l’immobilier, comme le projet de Diar dans le Sud tunisien ou le logement social à Si Hassine dont les revenus seront réinvestis, toujours dans l’immobilier. Rien de nouveau de la part des Qataris pour la raffinerie de Skhira qui n’a pas encore assez mûri pour eux. Ce qui intéresse plutôt les Qataris, comme le confirmera indirectement le ministre Bettaieb, c’est le phosphate de Sra Ouartane. On imagine mal, en effet, un investisseur qui paie l’étude de faisabilité technique d’un projet pour le laisser lui filer entre les doigts, le ministre tunisien de l’investissement tenant à nous préciser qu’il y aura «respect de la concurrence » pour les gisements de Sra Ouartane.

La sortie de la Tunisie du dernier classement  de Davos «est une bonne chose » !

Le ministre nous parle aussi volontiers de la mobilisation des ressources extérieures pour le budget.

Les besoins du budget sont estimés à 4800 MDT, en plus des besoins de financement des entreprises publiques. « Nous avons pu jusqu’ici mobiliser 4300 MDT, dont une partie à travers l’Union Européenne et la BAD. Pour 2013, on attend une nouvelle garantie américaine pour une nouvelle sortie sur le marché extérieur et aussi des financements directs japonais pour des projets sectoriels ».

Son optimisme le porte jusqu’à estimer que la sortie de la Tunisie du classement du dernier rapport de Davos sur la compétitivité de l’économie, «est une bonne chose » pour la Tunisie. «En 2011, la Tunisie a réalisé une croissance négative et a vécu des circonstances exceptionnelles, à savoir  les mouvements sociaux, les grèves et les sit-in, ce qui  impacté le rendement de l’économie tunisienne et rend difficile l’évaluation de la compétitivité. J’estime qu’il est mieux de dire que cette année 2011 est exceptionnelle et donc accepter qu’elle ne soit pas considérée par Davos, que d’adopter des chiffres biaisés par tout ce qui s’est passé dans le pays », dit ainsi le ministre qui trouve même que la sortie temporaire de la Tunisie du rapport de Davos, est une bonne chose pour la Tunisie. Et le ministre de faire même une lecture très positive du dernier rapport du FMI (Fonds Monétaire International) sur la conjoncture économique  qui attirait, entre autres, l’attention sur «les risques à court terme [qui] sont élevés et plutôt orientés négativement, dont une récession plus grave que prévu en Europe qui pèserait lourdement sur les exportations, une augmentation des tensions sociales dans le pays qui découragent les investissements domestiques et étrangers, des contraintes de capacités et des retards dans les financements qui risqueraient de freiner la relance budgétaire envisagée pour soutenir la croissance ». Pour Riadh Bettaieb, ministre nahdhaoui au gouvernement transitoire tunisien, le «verre est à moitié plein». Nous y reviendrons.

Khaled Boumiza

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Le code de l’investissement

Le code de l’investissement, le bilan de la visite du ministre l’Investissement et de la Coopération internationale en Turquie, les principaux projets déclarés en Tunisie et les nouveautés de la prochaine édition du Forum de Carthage ont fait les grandes lignes d’une Interview accordée par le ministre tunisien de l’investissement et de la coopération Riadh Bettaieb à Africanmanager.

Comment peut-on caractériser la situation de l’investissement étranger en Tunisie ?

On est en train de vivre une mutation profonde dans tous les secteurs. Heureusement en matière d’investissement étranger, le site tunisien a bien résisté. On est arrivé aux mêmes chiffres de l’année 2010. On est seulement à une baisse 1% par rapport au quatre premiers mois de l’année 2010. La Tunisie demeure donc un site très attractif pour les investissements étrangers.

Pour faire revenir les investisseurs étrangers, la Tunisie devrait faire face à plusieurs défis. Quelles seront les priorités ?

Comme premier étape, on doit diversifier nos partenaires. Le niveau d’échange actuel avec nos partenaires européens a atteint environ 80%. Toutefois, suite à la crise de la zone Euro, on est appelé à diversifier davantage nos partenaires. C’est un défi très important surtout qu’on a les atouts et les possibilités pour s’ouvrir sur notre environnement maghrébin, arabe, et africain. Le taux d’intégration au niveau maghrébin varie de 2 à 3%. Tandis que celui arabe est estimé entre 6 et 7%. Il s’agit des chiffres les plus bas au monde. Avec l’Europe, la Tunisie enregistre le taux d’intégration le plus élevé, soit environ 67%, d’où les grandes possibilités qui s’offrent pour la Tunisie pour développer ses échanges avec les pays voisons.

Y-a-t-il une stratégie engagée par votre ministère pour améliorer le climat de l’investissement en Tunisie ?

On est, en effet, en train de revoir la stratégie et la cartographie de l’investissement pour l’axer sur développement régional. Le code d’incitation à l’investissement reste un facteur déterminant pour l’investisseur étranger. On va mettre l’accent sur le climat des affaires comme premier critère de choix pour les investisseurs étrangers qui cherchent un climat de confiance et un climat d’affaires sain et transparent. Nous volons un Etat qui puisse préserver les intérêts de toutes les parties et des institutions d’arbitrage qui fassent leur travail avec intégrité et rapidité. Heureusement, avec la Révolution, la Tunisie a pu offrir cet environnement.

Notre deuxième axe, s’articule autour de l’infrastructure. Il s’agit dans ce cadre de développer les zones industrielles et leur compétitivité, les doter de logistique, d’infrastructure routière, de transport, de télécommunication et de services. Le port de Rades rencontre actuellement plusieurs problèmes. Quelques retards ont été enregistrés dans le déchargement des bateaux. On est en train de voir, avec les différents ministères, comment résoudre ce problème puisqu’il qu’il s’agit aussi d’un critère très important en termes de proximité et de positionnement géographique.

Le troisième critère cherché par l’investisseur étant le potentiel humain, les compétences, les centres de formation et les techniciens, on est en train de multiplier nos efforts pour le développement de ces spécialités. Dans ce cadre un grand projet est en train de se développer. Il concerne la construction des ports de plaisance pour développer le stationnement et la maintenance. Dans le domaine automobile, on est aussi en train de voir comment attirer les constructeurs automobiles. On est en train d’examiner notre tissu industriel et préparer tout un dossier dans l’objectif de mettre en place quelques centres de formation professionnelle.

Dans le domaine de l’aéronautique, un centre de formation professionnelle va être construit.

Lors d’une journée organisée récemment à Gammarth un ensemble de projets on été présentés aux bailleurs de fonds.

Quel bilan pour cette rencontre ?

Beaucoup d’investisseurs ont manifesté déjà leur intérêt pour travailler sur plusieurs projets en Tunisie. Beaucoup d’investisseurs ont voulu par exemple entrer en partenariat dans le projet minier de Sra Ouartane, ainsi que dans plusieurs autres projets dans les domaines de pétrole, des ports, des chemins de fer, des énergies renouvelables, des matériaux de construction, des ciments ainsi que de l’infrastructure. Mais on est en train de réviser beaucoup de choses à la fois.

Pour l’année 2012, on est arrivé à assurer tous nos besoins en financement. Cependant, on est en train de travailler sur le financement des projets publics qui seront programmés peut être pour l’année 2013. Avec les fonds arabes, on est arrivé pratiquement à un financement de projets d’environ 1,5 milliard de dollars. Ces projets ont été présentés d’ailleurs depuis le mois de mars dernier. On est aussi en train de négocier avec les Coréens et on est arrivé à un accord sur deux projets. De sa part, la Chine a manifesté son intérêt pour le financement de 5 grands projets d’infrastructure.

Suite à votre visite récente en Turquie, quels résultats peut-on en tirer ?

On a participé à plusieurs ateliers concernant la lutte contre la corruption, la bonne gouvernance et l’impact de la Révolution du printemps arabe sur les équilibres dans la région arabe. Des chefs d’entreprises et des décideurs se sont rencontrés pour promouvoir le site de la Tunisie et attirer le financement de projets qui ont nécessité environ 400 millions de dinars. De notre côté, on veut que se soit un appui direct au budget de l’Etat. On est en train de discuter avec la partie turque qui a proposé un taux d’intérêt très encouragent de l’ordre de 1,5%. La semaine dernière, la Turquie nous a accordé un don d’environ 100 millions de dollars.

A travers de cette visite on s’est mis d’accord aussi avec les turcs, pour travailler à améliorer le niveau d’échange entre les deux pays. Actuellement la Tunisie fait plus que 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires mais la balance est déficitaire au profit de la Turquie. D’où la nécessité de trouver un équilibre. On va probablement essayer de conclure des accords avec la Turquie dans le domaine de l’agriculture et de l’industrie, afin de permettre la commercialisation de nos produits en Turquie.

Selon les premières prévisions, quelles sont les principaux domaines de coopération entre les deux pays ?

Il y avait quelques projets qui sont en phase de concrétisation. Ainsi, pas mal de projets dans le domaine des matériaux de construction, un investisseur turc qui veut travailler sur un projet de transformation et d’exportation des marbres. On est en train de lui sélectionner de 3 à quatre sites pour s’installer au Sud, au Centre et au Nord-ouest de la Tunisie. Un autre investisseur veut installer une usine de plâtre pour produire de plâtres en poudre et des carreaux et panneaux de plâtre. Un projet qui dépassé les 30 ou 40 millions de dinars. Il y en a aussi ceux qui veulent investir dans le domaine de l’agriculture, les semences principalement en pommes de terre et quelques autres projets dans l’agro-industrie.

y-a-il d’autres investisseurs qui ont manifesté leur intérêt pour la Tunisie à part les turcs ?

On enregistre en effet une bonne présence de nos investisseurs traditionnels comme la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne et l’Italie.

Il y avait un investisseur hollandais qui veut investir dans un projet pour l’utilisation des eaux thermales pour la production des primeurs dans les régions d’El Hamma. Cela a été conforté par la réussite de l’expérience de la société espagnole « 5éme saison » dans ce domaine. Cette dernière exploite environ 60 hectares dans cette région. C’est un projet très intéressant en termes de qualité du produit et de productivité. Il offre environ 1000 postes d’emplois. Cette même société est aussi en train de chercher un nouveau terrain pour développer encore ses activités. Il y avait aussi des sociétés françaises qui étudient actuellement la possibilité d’installer une usine d’outillage et de décolletage en Tunisie.

Un grand projet d’autoroute de grande vitesse maghrébine sera aussi étudié. Des sociétés chinoises se sont présentées pour la réalisation de ce projet. On a reçu également l’une des plus grandes compagnies d’infrastructure au monde et une autre dans le domaine des chemins de fer. On a présenté aussi quelques idées de projets dans le domaine des chemins de fer maghrébins allant des frontières algériennes jusqu’aux celles libyennes qui s’étalent sur 850 Km.

En ce qui concerne le code d’incitation à l’investissement, vous en êtes à quel niveau de sa révision et quelles sont les grandes lignes qui vont être revues ?

Actuellement on est en phase de définition d’un plan d’action. On a beaucoup d’intervenants dans sa révision, que se soit ou niveau de l’administration ou des différents représentants des ministères et des agences. On enregistre également la participation des bailleurs de fonds comme l’OCDE, la BEI, la SFI et plusieurs autres institutions .On est très ouverts pour faire réussir ce code.

Il y a aussi un grand travail de concertation avec le secteur privé tunisien particulièrement avec l’Utica, l’UGTT, l’Utap, les chambres mixtes qui représentent les investisseurs étrangers et les chambres du commerce mixtes. On veut aussi faire participer aussi les représentants des medias, les avocats d’affaires, les associations, ainsi que les membres de la Constituante.

Le code de l’incitation à l’investissement doit être simple et basé sur la liberté d’entreprendre à travers la mise en place d’un système d’incitation, axé sur les technologies nouvelles, les énergies renouvelables, les projets environnementaux et le développement régional. On veut tenir compte, comme l’a souhaité la BEI, des incitations fiscales. La BEI nous a recommandé d’octroyer un prix unique d’appui à la compétitivité. Quant à L’OCDE, elle a proposé d’établir une étude sur les incitations fiscales en Tunisie. C’est une grande tâche ! Nous volons accomplir ce travail avant la fin de l’année en cours afin de le présenter par la suite à l’Assemblée constituante.

Khadija Tabboubi

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Lors d’une conférence de presse tenue

Lors d’une conférence de presse tenue, vendredi, à Tunis, Riadh Bettaieb, ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, a annoncé que « le Ministère de l’Investissement et de la Coopération Internationale et le Ministère du Développement Régional et de la Planification organiseront le 16 mai 2012, le Forum international sur le financement des projets de développement de la Tunisie Nouvelle ».

Ce forum accueillera environ 300 participants, dont 200 bayeurs de fonds internationaux. Parmi ces participants, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Banque européenne d’investissement, la Société financière internationale, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, l’Agence française de développement, l’Agence japonaise de coopération internationale, la Banque islamique de développement ainsi que des fonds d’investissement publics et aussi privés.

Il s’agit d’une grande manifestation pour financer environ 100 projets de développement. On distingue trois types de projets, le premier projet a été retardé faute de financement complet, le deuxième n’a pas trouvé de financement et le troisième projet, a été retardé à cause de manque d’études.

Ces projets concernent l’infrastructure de base et requièrent un financement de 3.770 millions de dollar, le développement durable pour 1.570 millions de dollars et les secteurs productifs avec 9.423 millions de dollars. On indique aussi que 60 à 70% du financement global de ces projets sera apporté par des prêts des institutions internationales.

L’objet de cette rencontre est de présenter aux principaux partenaires internationaux de la Tunisie le programme de développement du gouvernement pour l’année 2012, ses priorités d’action et les principaux projets et programmes qui seront engagés durant la prochaine étape.

La Tunisie est déterminée à rompre avec les pratiques du passé et aspire à une vie décente et une redistribution plus équitable des fruits de la croissance entre tous les citoyens et à travers les différentes régions du pays conformément aux attentes et aspirations du peuple tunisien.

Aujourd’hui, la Tunisie qui a été toujours été considérée comme un modèle pour la région, se prépare à entamer une nouvelle ère de développement qui est censée être à la fois particulière et unique en son genre, à même d’insuffler une nouvelle dynamique économique et de saisir les opportunités que recèlent les changements majeurs et les mutations profondes que connaît actuellement le pays.

Force est de constater que le financement de l’œuvre de développement requiert une attention particulière compte tenu de la forte augmentation des besoins pour le financement de l’économie, en particulier à la lumière de l’importance des objectifs et programmes arrêtés pour la prochaine période.

Pour ce faire, la Tunisie compte, en premier lieu, sur ses ressources intérieures du fait qu’elles constituent le mode le plus adéquat aussi bien pour financer ses efforts de développement que pour garantir la préservation de ses équilibres financiers. Parallèlement, les efforts seront intensifiés en vue de la mobilisation des financements extérieurs requis.

Pour ce faire, la Tunisie compte sur l’appui de tous ses partenaires financiers parmi les pays frères et amis et les institutions financières internationales et régionales, ce qui constitue, d’une part, un indicateur probant quant à la confiance dont elle jouit et, d’autre part, un stimulant propice au déclenchement d’une véritable reprise des investissements directs étrangers dans une nouvelle Tunisie.

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Lors d’une conférence de presse tenue

Lors d’une conférence de presse tenue, vendredi, à Tunis, Riadh Bettaieb, ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, a annoncé que « le Ministère de l’Investissement et de la Coopération Internationale et le Ministère du Développement Régional et de la Planification organiseront le 16 mai 2012, le Forum international sur le financement des projets de développement de la Tunisie Nouvelle ».

Ce forum accueillera environ 300 participants, dont 200 bayeurs de fonds internationaux. Parmi ces participants, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Banque européenne d’investissement, la Société financière internationale, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, l’Agence française de développement, l’Agence japonaise de coopération internationale, la Banque islamique de développement ainsi que des fonds d’investissement publics et aussi privés.

Il s’agit d’une grande manifestation pour financer environ 100 projets de développement. On distingue trois types de projets, le premier projet a été retardé faute de financement complet, le deuxième n’a pas trouvé de financement et le troisième projet, a été retardé à cause de manque d’études.

Ces projets concernent l’infrastructure de base et requièrent un financement de 3.770 millions de dollar, le développement durable pour 1.570 millions de dollars et les secteurs productifs avec 9.423 millions de dollars. On indique aussi que 60 à 70% du financement global de ces projets sera apporté par des prêts des institutions internationales.

L’objet de cette rencontre est de présenter aux principaux partenaires internationaux de la Tunisie le programme de développement du gouvernement pour l’année 2012, ses priorités d’action et les principaux projets et programmes qui seront engagés durant la prochaine étape.

La Tunisie est déterminée à rompre avec les pratiques du passé et aspire à une vie décente et une redistribution plus équitable des fruits de la croissance entre tous les citoyens et à travers les différentes régions du pays conformément aux attentes et aspirations du peuple tunisien.

Aujourd’hui, la Tunisie qui a été toujours été considérée comme un modèle pour la région, se prépare à entamer une nouvelle ère de développement qui est censée être à la fois particulière et unique en son genre, à même d’insuffler une nouvelle dynamique économique et de saisir les opportunités que recèlent les changements majeurs et les mutations profondes que connaît actuellement le pays.

Force est de constater que le financement de l’œuvre de développement requiert une attention particulière compte tenu de la forte augmentation des besoins pour le financement de l’économie, en particulier à la lumière de l’importance des objectifs et programmes arrêtés pour la prochaine période.

Pour ce faire, la Tunisie compte, en premier lieu, sur ses ressources intérieures du fait qu’elles constituent le mode le plus adéquat aussi bien pour financer ses efforts de développement que pour garantir la préservation de ses équilibres financiers. Parallèlement, les efforts seront intensifiés en vue de la mobilisation des financements extérieurs requis.

Pour ce faire, la Tunisie compte sur l’appui de tous ses partenaires financiers parmi les pays frères et amis et les institutions financières internationales et régionales, ce qui constitue, d’une part, un indicateur probant quant à la confiance dont elle jouit et, d’autre part, un stimulant propice au déclenchement d’une véritable reprise des investissements directs étrangers dans une nouvelle Tunisie.

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S’exprimant

S’exprimant, ce lundi matin, sur les ondes de Radio Express FM, le ministre de l’investissement et de la coopération internationale, Riadh Bettaieb, a annoncé toute une série de méga projets qui seront lancés en Tunisie par des investisseurs étrangers.

Il a fait d’abord état de pourparlers actuellement en cours entre les structures d’appui à l’investissement avec des constructeurs automobiles occidentaux (Volkswagen, Ford…) pour le lancement, en Tunisie, d’un grand projet d’industrialisation automobile.

Parallèlement, il a indiqué que son ministère examine avec le constructeur aéronautique européen Airbus les moyens de booster l’industrie aéronautique en Tunisie et de développer le montage de petits aéronefs en Tunisie, annonçant l’intérêt manifesté, à ce sujet, par un investisseur jordanien.

Concernant plus particulièrement l’investissement saoudien, il a annoncé le processus en cours pour la création d’une société de transport maritime entre la Tunisie et les pays du Golfe, précisant que 35% du capital de cette société est déjà acquis à la faveur de participations d’investisseurs saoudiens et que le richissime Cheikh Salah Kamel est disposé à fournir le reste, appelant les investisseurs tunisiens à participer au capital de cette société.

Dans le même ordre d’idées, il a relevé l’intérêt du groupe saoudien Abderrahman Zamel pour la réalisation de zones industrielles et logistiques (entreposage, stockage, conditionnement) en Tunisie et que l’effort déployé actuellement est concentré sur le choix des sites.

Pour ce qui est de l’investissement qatari, le ministre a évoqué l’accord de principe donné par la compagnie Qatar petroleum pour la réalisation de la raffinerie de Skhira dont la capacité sera augmentée à la demande de la partie qatarie, la réalisation d’une gare moderne à Sousse avec des tours et des galeries marchandes souterraines, le lancement d’un projet touristico-immobilier à Tozeur et la création d’une station touristique haut de gamme à Sebkhat Ghayadha à Mahdia.

Au sujet de la part des régions de l’intérieur dans ces mégaprojets, le ministre a indiqué que deux grands projets d’exploitation de phosphate seront lancés dans les régions de Tozeur et du Kef (Sra- ouertane).

Aucune date n’a été annoncée concernant la mise en œuvre de ces méga projets, qui sont encore à l’état de projet, et il faut espérer que leur concrétisation interviendra plus rapidement que certains qui avaient été annoncés par le passé et qui attendent un début d’exécution.

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