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Ridha Belhaj, Tunisie

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Le torchon brûle chaque fois avec plus d’incandescence entre le chef du gouvernement tunisien Mehdi Jomaa et le «Hizb Ettahrir » de Ridha Belhaj. En effet

Le torchon brûle chaque fois avec plus d’incandescence entre le chef du gouvernement tunisien Mehdi Jomaa et le «Hizb Ettahrir » de Ridha Belhaj. En effet, dans un communiqué de presse dont copie nous est parvenue ce lundi 14 juillet 2014, ce dernier accuse d’abord Mehdi Jomaa de connivence avec ce qu’il a appelé «les hommes de l’ancien régime, conduits par l’homme-énigme», indiquant ainsi sans le nommer Kamel Ltaïef. «En coordination avec les hommes de l’ancien régimes, Mehdi Jomaa et son gouvernement ont mis en gage le pays auprès du FMI pour des dizaines d’années et avec des taux effarants », accuse Ridha Belhaj. Et ce dernier de passer par la suite, sans le dire clairement, aux menaces. Il évoque ainsi des dossiers de corruption et de «Fassed» contre les membres du gouvernement de Mehdi Jomaa. «De nombreux fidèles préparent des dossiers de Fassed effarants qui dépassent ce qui a été vécu lors du règne de Ben Ali et sa famille », dit le communiqué du Hizb.

La première étincelle de cette guerre média que semble vouloir déclarer l’homme de presse de ce «parti de la libération», qu’est Belhaj contre Jomaa avait éclaté lorsque ce dernier avait enfin osé rappeler ce petit parti à l’ordre.

Le 10 juillet 2014, le chef du gouvernement tunisien envoyait un «communiqué-avertissement » à ce parti, filiale tunisienne d’une confrérie aussi mondialisée que les Frères musulmans dont l’appendice tunisien est Ennahdha. Les services du chef du gouvernement fixaient au Hizb Ettahrir un délai d’un mois pour se conformer à la législation nationale sur les partis. L’avertissement intervenait suite « aux nombreux dépassements enregistrés lors des meetings de Hizb Ettahrir et signalés dans les rapports de la direction générale des associations et des partis ».

Le point culminant de ces dépassements aura certainement été les positions de Ridha Belhaj concernant les ressources naturelles et qui font fuir les investisseurs étrangers en hydrocarbures. Mais pas que cela. Il y avait aussi son dernier séminaire où il se proposait de donner le modus vivendi de l’installation du Califat. Parti prônant carrément l’adoption de la Charia, Hizb Ettahrir arbore des armoiries qui rappellent les groupes extrémistes islamistes. Malgré son programme anti-démocratique, il a été reconnu par le gouvernement Hammadi Jbali, le 17 juillet 2012.

Avec l’avertissement du gouvernement Jomaa, il risque désormais de retourner dans la clandestinité. C’est tout cela qui explique certainement la colère du chargé de communication de ce parti dont le président n’apparaît jamais en public. Mais après l’ire, Ridha Belhaj passe maintenant aux menaces.

Comme s’il souffrait de manque aigu de respect, Ridha Belhaj évoque aussi, dans son communiqué, la lettre du chef du gouvernement. Le porte-parole de ce parti né d’une scission avec les frères musulmans et qui était en Tunisie assez proche des thèses d’Ennahdha jusqu’à ce qu’elle délaisse l’appel à l’application de la Charia, trouvait dans son communiqué réagissant à la menace administrative, que la lettre de Mehdi Jomaa était «impolie», car ne commençant pas le «Au nom de Dieu clément et miséricordieux» et ne se terminant pas par le traditionnel Salamalec et manquant de toute forme de courtoisie !

Ka. Bou

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