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La consommation des ménages sera multipliée par un et demi (1

La consommation des ménages sera multipliée par un et demi (1,5), au cours du mois de Ramadan qui coïncide avec la saison estivale, affirme Ridha Guiâa, expert économiste et membre de l’Association des Economistes tunisiens, dans une interview à TAP, appelant le tunisien à penser à sa bourse et à rationaliser sa consommation pour freiner le phénomène de l’inflation.

«Quelquefois, on s’endette pour pouvoir terminer Ramadhan qui constitue pour les Tunisiens, un mois de fête: les soirées, les rencontres avec la famille et les amis, les soirées aux cafés…et on oublie qu’il s’agit d’un mois de piété, de bonté et de solidarité avec les nécessiteux et les pauvres », a-t-il dit.

A la question de savoir si les dépenses du mois de ramadan correspondent au niveau de vie de la classe moyenne en Tunisie, il a concédé que l’inflation, durant ce mois, affecte les revenus de toutes les classes sociales, ajoutant que la détérioration du pouvoir d’achat suit l’augmentation des prix et oblige parfois des gens qui ne savent pas maîtriser leurs dépenses à puiser dans leurs réserves (épargne) ou à s’endetter.

Outre leur impact sur le pouvoir d’achat des citoyens durant l’année, ces dépenses affectent aussi le comportement du citoyen qui devient plus agressif.

L’expert a noté que , avec la flambée des prix qu’a connue le pays, au cours de la dernière période, à cause de la recrudescence du phénomène de la contrebande avec les pays voisins et la baisse de la production des denrées alimentaires, le Tunisien s’est trouvé dans l’incapacité de penser à épargner et à économiser pour faire face aux dépenses du mois de Ramadan.

S’y ajoute la multiplication des occasions qui nécessitent plus de dépenses: mariages, rentrées scolaires et universitaires, Aïds, saison estivale…

Si le budget moyen qui doit être consacré à cette période estivale reste difficile à évaluer, la tâche s’avère difficile pour le tunisien qui aspire à vivre agréablement cette période: A l’Etat, de mieux approvisionner le marché et contrôler les circuits de distribution et les prix, aux riches de penser à ceux qui sont privés du minimum de bien être, à la classe moyenne de rationaliser ses dépenses et croire qu’on pourra vivre heureux sans gaspillage ni excès et enfin, aux pauvres de se contenter de ce que dieu leur a donné.

Et comme pour corroborer les appréhensions exprimées ici et là concernant la montée astronomique des dépenses et la décrue des budgets des ménages, ce début de Ramadhan a été marqué, certes, par une abondance des produits alimentaires, mais aussi et surtout par une très forte valse des étiquettes, et ce en dépit des prix-plafonds fixés par le ministère du Commerce et la mobilisation des équipes de contrôle économique.

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