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Ridha Kilani, ccise, Tunisie

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Le président de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Sud Est et le Directeur Central de l’Entreprise Kilani pour les Travaux Publics

Le président de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Sud Est et le Directeur Central de l’Entreprise Kilani pour les Travaux Publics, Ridha Kilani, met le doigt sur les différents problèmes dont souffre la région de Gabès depuis des années et interpelle le gouvernement de Jebali pour une intervention immédiate pour y faire face. Interview

Voulez-vous nous dresser le bilan de votre entreprise pour l’année précédente ?

 L’Entreprise Kilani pour les Travaux publics est l’une des entreprises qui ont été touchées par le soulèvement populaire et surtout les revendications sociales. Mais cette situation n’a pas beaucoup duré et on a réussi à résoudre les problèmes que nous affrontions.

Côté chiffre, on peut affirmer qu’en 2011, notre activité a baissé de 10 pour cent par rapport à 2010. Et c’est tout à fait normal en raison de la conjoncture par laquelle passe notre pays actuellement.

 Comment appréhendez-vous la situation des hommes d’affaires à Gabès ?

Au début, je dis que nous avons vécu, à un certain moment, une déchirure au sein même de la région. C’était un problème politique, municipal ; et puis il n’y a pas eu un rassemblement proprement dit des hommes d’affaires. D’ailleurs, les gens qui ont fait partie de l’UTICA, ont complètement disparu, aujourd’hui, de la scène et ont été remplacés par d’autres. Plusieurs raisons justifient ce départ : la crainte, la vigilance…

Personnellement, je suis entre le marteau et l’enclume. Personne ne nous invite. O est complètement rejetés de la scène, alors qu’on n’a jamais coopéré avec le régime déchu. On a essayé de faire le mieux possible  pour notre pays et surtout pour notre région. C’est la raison pour laquelle les hommes travaillent, en ces moments en cachette. Pas d’action à signaler dans ce cadre et pas d’initiatives pour promouvoir le développement à Gabès. Force est de constater que ces gens sont complètement écartés de la scène.

 Un climat inquiétant qui  commence à devenir alarmant ?

 Justement, la situation à Gabès appelle des solutions  plus qu’urgentes. Le problème ne date pas de la Révolution ou des événements survenus ces derniers mois. En effet, le gouvernorat de Gabès souffre de plusieurs problèmes de développement. Il souffre aussi d’un héritage environnemental catastrophique à cause de l’implantation de zone chimique à Gabès qui a engendré de grands malheurs par les coulées quotidiennes de phosphogypse et de déchets acides, outre la classification des régions et la distribution non équilibrée de la richesse. Ces points constituent vraiment des réelles préoccupations pour la région et rien n’est entrepris pour pallier rapidement à la situation.

 On peut confirmer alors qu’il a un certain malentendu entre le gouvernement et les acteurs économiques de Gabès ?

 Tout à bord, la chose la plus importante à dire, c’est que Gabès est l’exception. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, il n’avait pas un gouverneur et premier délégué depuis deux mois.

Malgré cette conjoncture fragile et assez critique, la Chambre du Commerce et d’Industrie de Sud Est n’a cessé de multiplier ses efforts et ses actions pour y faire face. Personnellement, je suis inquiet et même pessimiste surtout avec les énormes dégâts causés à  la région par les sit-in et les grèves.

Alors comment faire ?

 A mon avis, on peut dire qu’il n’y a pas une solution immédiate. Mais face à une telle situation, on ne cesse de rappeler que le principal défi est la création d’emplois. Pour relever ce défi, on doit avant tout rétablir  la sécurité. Une condition sine qua none pour regagner la confiance des investisseurs et même des citoyens. Les hommes d’affaires veulent investir dans un climat favorable. Un climat qui incite à l’entrepreneuriat et la création de  projets sachant que la dynamique de cette région est tributaire des dynamiques entrepreneuriales. A ce niveau, je pense que des normes d’action devraient être établies pour remédier à cette situation.

Pourquoi, vous n’avez pas pensé à des entretiens avec le gouvernement de Jebali, plus  précisément le ministre du développement régional?

 Non, la CCISE est entrée dans l’oubli. Personne ne nous invite. On a voulu rencontrer les responsables et les ministres mais rien n’a été fait. On dirait qu’on est exclu et oublié par les dirigeants malgré la fragilité de la situation.

Votre message au gouvernement de Jebali ?

 Il faut qu’il nous écoute puisque nous sommes l’image des hommes d’affaires de la région. C’est vrai qu’il y a le côté social, mais ceci ne sera résolu qu’en prenant en considération les soucis et les préoccupations de ces hommes d’affaires et les citoyens de la région de manière générale.

Le mot de la fin !

Le véritable progrès démocratique n’est pas d’abaisser l’élite au niveau de la foule, mais d’élever la foule vers l’élite.

Wiem Thebti

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