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L’Afrique, l’avionneur européen Airbus y croit, beaucoup. Il a dévoilé à Kigali, capitale du Rwanda, ses prévisions de croissance des commandes d’appareils neufs sur le continent pour les vingt prochaines années, rapporte Bloomberg. D’après Airbus, vu la hausse du trafic intra-africain, le mouvement se fera surtout au niveau des appareils moyen-courriers. L’avionneur est déjà sur les starting-blocks et surveille comme du lait sur le feu les chiffres du trafic…

Selon la IATA (International Air Transport Association), le volume des passagers africains  devrait gonfler de deux-tiers à l’horizon 2035 à 303 millions de passagers annuels. En conséquence le nombre des avions devrait donc doubler. Le constructeur européen évalue à près d’un millier les appareils neufs qu’il faudra pour satisfaire les besoins du secteur aérien, notamment des marchés qui devraient enregistrer une forte croissance tels que le Mali, le Togo, le Rwanda, l’Ouganda, la Zambie et la Sierra Leone.

“Nous mettons la croissance de l’Afrique au-dessus de celle du monde”, a affirmé le jeudi 23 février Hadi Akoum, le vice-président en charge des ventes pour l’Afrique et l’Inde d’Airbus, au Forum 2017 de l’aviation de Kigali. Le concurrent direct de l’européen, l’américain Boeing, a évoqué en septembre 2016 le chiffre de 1 150 avions neufs qu’il espère commercialiser en Afrique d’ici 2035. Le continent où le taux de croissance est la plus forte à l’échelle du globe, après l’Asie, aiguise les appétits !

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Kigali a ouvert, hier mercredi 30 novembre, une enquête sur l’implication de vingt responsables français dans le génocide rwandais en 1994, rapporte « Ladepeche.fr ».

Le Rwanda accuse depuis des années la France d’avoir participé au génocide. Les relations houleuses entre les deux pays ont pris un nouveau tournant depuis que la justice française a rouvert une enquête en octobre afin d’entendre un ancien chef d’état-major rwandais, qui accuse l’actuel président Paul Kagame d’avoir été l’instigateur de l’attentat contre le président Habyarimana, ajoute la même source.

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Le Rwanda est déjà dans les starting-blocks pour exporter de l’énergie renouvelable vers les autres pays de la région à l’horizon 2021… alors qu’on a commencé à peine à en produire sur le continent ! Décidément le pays s’est définitivement détaché des images sordides de la terrible guerre civile de 1994 (environ 800 000 morts selon l’ONU).

James Musoni, le ministre rwandais de l’Infrastructure, a déclaré en grande pompe à la télévision ce week-end : « En 2021, le Rwanda aura une capacité de production d’énergie suffisante qui va même permettre à notre pays d’exporter de l’électricité à un plus large éventail de pays voisins dans le cadre d’un effort transfrontalier pour répondre à la demande énergétique régionale ». Il a remis ça le lundi 23 mai 2016 en confiant aux journalistes que le gouvernement a élaboré des stratégies pour augmenter sensiblement sa production d’énergie, permettant au pays d’envisager l’exportation dans les cinq prochaines années. « Nous avons mis en place un programme de partenariat public-privé pour stimuler la production d’énergie dans le pays. Les Rwandais sont invités à vivre dans des établissements formalisés pour faciliter la distribution d’énergie par le gouvernement », a déclaré le ministre.

Le pays a les moyens de ses ambitions

Présentement, le pays a une capacité de production énergétique d’à peu près 200 mégawatts, contre 50 mégawatts en 2008. Les prévisions tablent sur une production électrique de 563 mégawatts d’ici 2018.
M. Musoni a affirmé que d’ici 2018, aucun citoyen rwandais ne se servira de lampes à kérosène pour l’éclairage. Ce sont les objectifs fixés par les plans énergétiques et le programme de distribution de l’électricité dans les régions intérieures.

La situation actuelle est bien meilleure que dans beaucoup de pays en Afrique subsaharienne, avec 92% de tous les secteurs du pays qui disposent d’une énergie fiable et suffisante pour leurs activités, d’après les statistiques de Rwanda Energy Group (REG).
Pour accompagner la dynamique de hausse de la capacité énergétique du Rwanda, la Banque mondiale a donné son feu vert en décembre dernier à un crédit de 95 millions de dollars destiné au secteur de l’énergie. Le but est de raccorder environ 74.000 ménages à l’électricité.

La centrale électrique Kivu-Watt sera un des fers de lance de l’ambitieux programme énergétique rwandais avec une capacité de production de 100 mégawatts à partir du méthane du lac Kivu. Le projet a été présenté la semaine dernière.
En février 2015, une centrale photovoltaïque est entrée en activité ; elle a nécessité un financement de 23,7 millions de dollars. C’est la première installation de ce type dans la région, et la troisième sur le continent, après celles de l’Afrique du Sud et de l’île Maurice. La centrale est implantée dans le district de Rwamagana, dans la province orientale ; elle a été montée par la société néerlandaise Gigawatt Global. Avec elle, ce sont 8,5 MW qui viennent renforcer le réseau national d’électricité.

Après ses performances dans l’environnement (la capitale, Kigali, détient le titre de ville la plus propre en Afrique, décerné par l’ONU), dans les nouvelles technologies, le Rwanda est passe de devenir un champion des énergies renouvelables

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Face à une économie africaine caractérisée par une forte confusion entre RSE et philanthropie des dirigeants

Très souvent, ce sont des voix occidentales qui viennent troubler le long fleuve tranquille des chefs d’Etat africains, qui ont une fâcheuse tendance à rester ad vitam eternam au pouvoir. Récemment, c’était au tour de l’indéboulonnable président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, de subir les foudres de Paris et de Washington, qui l’ont sommé de songer sérieusement à réunir les conditions d’une alternance démocratique, après deux mandats. Requête à laquelle les autorités congolaises ont répondu de manière véhémente hier vendredi 12 février, en dénonçant les « habitudes insensées et surannées » de l’Elysée et de la Maison Blanche. Vous l’avez compris, Kabila a envoyé promener la France et les USA, comme l’a fait avant lui le président du Rwanda, Paul Kagamé. L’heure de la révolte a sonné !

Certes leurs ainés répliquaient aux Occidentaux de manière plus feutrée, plus démocratique, mais le résultat était le même : Des règnes interminables qui battent tous les records de longévité de la planète.

Washington n’y est pas allé de main morte !

« [L’année 2016] déterminera si la RD Congo tirera profit des gains importants de la décennie précédente […], ou si elle déviera de son cap en risquant de sombrer à nouveau dans le conflit et le sous-développement ». Ces propos alarmants sont de Thomas Perrielo, envoyé spécial des USA dans la région des Grands Lacs, devant la commission sénatoriale américaine des Affaires étrangères le 10 février 2016. L’émissaire américain met en exergue l’éventualité d’un soulèvement violent si Kabila s’amusait à tripatouiller la Constitution, un vrai sport en Afrique, pour tenter d’aller au-delà de son deuxième et dernier mandat, qui expire à la fin de cette année. M. Perrielo parle d’«efforts déployés par le gouvernement Kabila pour fermer l’espace civique et reporter le début des préparatifs de scrutin font craindre que Kabila ait l’intention de s’accrocher au pouvoir».

S’il venait à l’idée au président congolais de marcher sur les pas de Mobutu Sese Seko, que d’ailleurs son père, Laurent-Désiré Kabila, a chassé du pouvoir en 1997 après 32 ans de règne absolu, alors les citoyens congolais auraient du souci à se faire.

L’envoyé spécial américain met quand même un bémol en déclarant que le gouvernement congolais n’a « pas encore franchi le point de non-retour » et que « des élections opportunes et crédibles conformes à la Constitution de la RDC sont encore possibles ». Il a ajouté que le véritable frein à l’organisation d’élections d’ici fin 2016 est plus de nature politique que technique.
Linda Thomas-Greenfield, secrétaire d’État adjointe chargée des Affaires africaines pour les USA, verse moins dans l’optimisme et propose déjà des sanctions si le scrutin présidentiel ne se tient pas dans la fourchette fixée par la Constitution de la RDC.

Le mauvais exemple rwandais

Le coup de sang des autorités congolaises intervient deux mois à peine après la passe d’armes entre l’administration américaine et la présidence rwandaise, pour les mêmes raisons. L’ambassadrice américaine à l’ONU, Samantha Power, avait demandé ouvertement à Kagamé de se garder de lorgner vers un troisième mandat et que « personne n’était indispensable ». Tacle auquel le chef de l’État rwandais avait vertement répondu le 03 décembre dernier en demandant aux Américains de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de son pays.

Il est vrai que Kagamé, justement pour échapper à ce genre d’attaque, qui était prévisible, avait pris soin de bien bétonner son dossier. D’abord il y a le fait que qu’il ait sorti le pays d’une effroyable et meurtrière guerre civile ; ensuite il y a son éclantate réusssite sur le plan économique, dans l’environnement (la capitale du Rwanda, Kigali, est la plus propre d’Afrique), etc. Les citoyens rwandais seraient tellement satisfaits de leur président qu’environ 3,7 millions de personnes auraient signé des pétitions qui circulaient dans tout le pays pour exiger de Kagamé qu’il se maintienne au pouvoir pour garantir la bonne gouvernance. Le président s’est adossé sur cette prétendue popularité pour rétorquer aux Américains que seuls les citoyens pouvaient décider du destin du Rwanda.

Après les députés rwandais, les sénateurs ont embrayé en agréant la réforme de la Constitution, ouvrant un boulevard à Kagamé. Ainsi va l’Afrique…

S.L.

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