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Sabratha

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Une famille de Ksour Essef, du gouvernorat de Mahdia, a appris, mercredi 3 aout 2016, que son fils a été retrouvé égorgé à Sabratha, avec 6 autres jeunes. La femme du défunt a reçu un coup de téléphone l’informant du drame et elle s’est dépêchée de contacter les autorités locales, rapporte Jawhara fm.

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Les dépouilles de treize migrants tunisiens décédés, la semaine dernière, après le naufrage de leur embarcation au large de la ville libyenne de Sabratha ont été repêchées, a affirmé, samedi, le défenseur des droits humains, Mustapha Abdelkebir.
 » La dernière dépouille de migrant tunisien, devra arriver, ce samedi, à Ben Guerdane ce qui porte à treize le nombre total de naufragés tunisiens, issus de cette ville « , a-t-il ajouté dans une déclaration à la TAP. Onze migrants tunisiens qui se trouvaient à bord de l’embarcation ont été secourus au large des côtes libyennes, a-t-il, toutefois, ajouté.
Abdelkébir a souligné la coordination des actions entre la société civile des deux pays pour faciliter les opérations de recherche et le transfert des dépouilles.
 » D’importants efforts ont été fournis par des activistes et plusieurs organisations des secours comme le Croissant Rouge libyen « , a-t-il dit.
La ville de Ben Guerdane a été secouée, samedi dernier, par la tragique nouvelle de naufrage et la perte de plusieurs de ses jeunes.
L’un des rescapés avait indiqué à l’agence TAP qu’ils étaient au total 26 émigrés clandestins de Ben Guerdane dont deux Egyptiens à prendre le large, au départ d’un port libyen à destination des côtes italiennes. A peine une heure après, le chalutier a eu une voie d’eau. Les rescapés se sont accrochés à l’épave et ont dû résister à la houle, pendant deux heures, avant d’être secourus par des marins-pêcheurs. Les autres passagers se sont noyés.

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L’organisation de l’Etat islamique (Daech) dispose d’une cellule près de la ville libyenne de Sabratha,  pour lancer des attaques en Tunisie. Ce sont les combattants de cette cellule qui ont très probablement franchi la frontière tuniso-libyenne  et attaqué les forces de sécurité et de l’Armée à Ben Guerdane, le 7 mars. Cette attaque est la première importante opération terrestre menée par Daech en Tunisie. La cellule de Daech à Sabratha continuera à attaquer la Tunisie, menaçant l’unique et fragile « success story » du Printemps arabe, estime l’influent think tank américain « American Entreprise Institute ».

La Libye est une base arrière pour les  opérations de Daech  en Tunisie. Des jihadistes tunisiens de premier plan ont migré de la Tunisie pour prendre leurs quartiers à Sabratha en 2015 tout en restant concentrés sur leur pays.

La cellule tunisienne de  Sabratha semble cultiver une certaine indépendance à l’égard des structures de commandement de Daech basées à  Syrte, et elle tenait à garder plusieurs otages occidentaux plutôt que de les remettre au bastion de Daech  à Syrte, ce qui est remarquable d’autant que les otages occidentaux sont une source importante de revenus et un moyen de pression entre les mains de l’organisation terroriste. La cellule Sabratha n’a pas rejoint les autres « wilayats » libyennes de Daech qui collaborent pour soutenir son expansion dans le Croissant pétrolier de la Libye centrale. Les « wilayats » libyennes n’ont pas revendiqué le mérite des  attaques de la cellule de Sabratha, ce qu’elles auraient probablement fait si le  commandement de Daech le leur avait ordonné. La cellule Sabratha semble être dirigée par des jihadistes tunisiens de premier rang, notamment les  fomenteurs  des attentats du Bardo et de Sousse   parmi lesquels   Noureddine Chouchane, tué lors du raid américain à Sabratha, le  19 février dernier.

La cellule semble  également opérer avec une participation limitée de jihadistes libyens et ne comprend aucun chef irakien ou saoudien comme c’est le cas chez Daech à  Syrte. Elle ressemble plus au  noyau d’un groupe destiné à entrer à la première occasion en Tunisie  qu’à une cellule de Daech  en Libye qui se trouve être à la frontière tunisienne.

L’attaque de Ben Guerdane a été coordonnée et planifiée, déployant des  capacités  significatives en matière de terrorisme. Un petit groupe de jihadistes  a traversé la frontière libyenne pour des affrontements avec les forces tunisiennes en poste aux frontières le 2 mars, probablement en préparation de l’attaque du 7 mars.

Une stratégie stabilisatrice « cohérente » !

L’attaque de Ben Guerdane fait sans doute partie d’une stratégie cohérente pour déstabiliser et éventuellement favoriser l’expansion de Daech en Tunisie. La cellule de Sabratha cherche à semer le trouble et mettre à mal la sécurité des frontières de la Tunisie pour faciliter l’intrusion de ses  combattants en territoire tunisien ainsi  que pour avoir les coudées franches  dans la région frontalière.  L’attaque pourrait être aussi une réponse aux efforts tunisiens et britanniques pour améliorer  la sécurité sur les frontières de la Tunisie.  La cellule projetait en outre de  lancer une large offensive à la frontière avec l’objectif d’instaurer  une wilayat tunisienne.  Les attaques transfrontalières peuvent également être censées détourner l’attention des efforts d’implantation de Daech  dans le centre de la Tunisie, où de  récents  rapports font état d’une présence croissante de Daech et de  la défection des jihadistes de  l’AQMI pour rejoindre les rangs de Daech.

La campagne coordonnée de Daech en Tunisie constitue une menace sérieuse pour la sécurité du pays où son activité accrue  est probablement destinée à faire avorter le processus démocratique, et ces menées pourraient aboutir, souligne American Entreprise Institute. Les mouvements de protestation qui ont éclaté  en janvier dernier ont pointé  l’incapacité du gouvernement à protéger la population contre le terrorisme tant  le long de la frontière libyenne que sur les hauteurs du Nord-ouest du pays. La campagne de Daech peut aussi appeler une vague de répression de la part des autorités. Le président tunisien  Beji Caïd Essebsi a réagi à l’attaque de Ben Guerdane en mettant l’accent sur le projet de Daech de s’emparer de la région et a cité l’article 80 de la Constitution tunisienne, qui permet au président de prendre « toutes les mesures » nécessaires en cas de péril imminent. Une telle répression pourrait nourrir le ressentiment et le soutien recherchés par Daech  si elle est mal conduite mal ou menée brutalement. La campagne de Daech contre la Tunisie à partir de ses bases libyennes met en relief  encore une fois les défis que posent les tentatives de contenir Daech dans  des havres incontestés, conclut American Entreprise Institute.

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Kamel Barbouch, porte-parole du ministère public relevant du tribunal de première instance de Tunis a indiqué, lors de son passage, ce vendredi 26 février sur Mosaïque Fm que le juge d’instruction du bureau numéro 12 du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme pourrait se déplacer vers la Libye, avec une équipe spéciale.

Il a ajouté que le juge d’instruction inspectera l’enquête ouverte à l’encontre des individus arrêtés et des blessés à l’issue du bombardement américain à Sebratah la semaine dernière.

Il sera également question de dévoiler les identités des tunisiens relevant de l’organisation terroriste Daech qui ont été tués dans le raid.

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«Suite à la détérioration de la situation en Libye, la Tunisie a perdu des parts de marchés très importants et son  solde commercial ne dépasse pas le 1 MD et si on comptabilise les échanges informels, on peut se situer à 2 MD ». C’est ce qu’a constaté l’expert en économie Mourad Hattab dans une déclaration accordée à Africanmanager.

Dans la foulée des développements survenus dans le pays voisin  après la frappe américaine contre un camp d’entrainement à Sabratha, l’économiste a précisé que la Tunisie a perdu sa vocation de profondeur stratégique en raison de l’apparition de nouveaux acteurs  comme la Turquie et d’autres marchés de différentes nationalités qui font le management et la gestion des affaires économiques en Libye . Ces derniers ont fortement ancré leurs relations avec des milices libyennes, selon ses dires.

Mourad Hattab a ,par ailleurs, estimé qu’une telle frappe ou un mouvement de panique massive dans ce pays voisin coûterait à la Tunisie une perte sèche de 3MD. « Une pareille situation mettra à genoux l’économie nationale, déjà en butte à de sérieux défis sécuritaires et à une situation économique difficile », a-t-il souligné.

Une position qui rejoint celle de  plusieurs partis de l’opposition à l’instar Al Joumhouri qui a mis en garde contre les conséquences sécuritaires et économiques d’une éventuelle intervention militaire, appelant à une mobilisation contre cette menace.

C’est pour cette raison que l’expert en affaires libyennes Mustapha Abdelkabir s’est adressé aux autorités tunisiennes les appelant  à bien coordonner avec les parties libyennes qui mènent déjà le combat contre les organisations terroristes planifiant plusieurs attaques dans la région à commencer par la Tunisie.

Ces  autorités devraient aussi collaborer avec les pays voisins, notamment l’Algérie et l’Egypte pour pouvoir dépasser cette crise, a-t-il ajouté lors d’un entretien téléphonique avec Africanmanager.

Sur le plan national,  Mustapha Abdelkabir a évoqué la concentration des efforts sur la dégradation de la situation en Libye  tout en proposant la cessation  des mouvements de protestation dans cette phase jugée critique.

Ces positions viennent quelques jours après le raid aérien mené par les Etats-Unis en Libye faisant plusieurs dizaines de morts dont Noureddine Chouchane, présenté comme un cadre opérationnel de l’Etat Islamique et responsable de deux récentes attaques en Tunisie, celles du musée du Bardo (22 morts) et sur une plage à Sousse (38 morts).

D’après le Pentagone, ce bombardement qui a visé un camp d’entrainement de combattants de Daech a probablement évité un attentat en Tunisie.

La Tunisie a besoin de solides assurances des pays occidentaux

Côté gouvernemental, la Tunisie demande de solides assurances des pays occidentaux pour que ces frappes n’aggravent pas la situation dans le pays.

Cette requête a été formulée ar le président de la République Beji Caïd Essebssi dans une interview à la plateforme d’information suisse « Suissinfo »  recommandant ainsi d’étudier et d’encadrer les interventions, sinon la situation va s’aggraver encore plus  en Tunisie.

Sur le terrain, le niveau de vigilance a été élevé sur les  frontières afin de mettre en échec toute infiltration terroriste parmi des civils libyens qui afflueraient  en masse vers la Tunisie.

Le département de la Défense  a dans ce cadre assuré par la voix de son porte-parole Belhassen Oueslati que les frontières tuniso-libyennes ont été entièrement sécurisées. « La Tunisie a pris toutes les mesures nécessaires pour parer à toute éventuelle infiltration de terroristes sur son territoire et garantir la sécurité de ses citoyens et visiteurs », a-t-il précisé soulignant que «  la situation demeure rassurante et les citoyens n’ont pas à s’inquiéter étant donné  la guerre psychologique menée par les terroristes contre le peuple et les institutions tunisiennes n’aboutira à rien ».

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