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Sadok Dhaou Bejja, PME

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« La Tunisie a de grandes chances pour que la reprise économique soit amorcée

« La Tunisie a de grandes chances pour que la reprise économique soit amorcée, mais actuellement, la balle est dans le camp des politiciens », affirme Sadok Dhaou Bejja, directeur de la promotion des PME, dans une Interview accordée à Africanmanager. Et d’ajouter que la Tunisie a de fortes chances pour redécoller le plutôt possible », ajoute-t-il en appelant, en revanche, le gouvernement à se prononcer le plus tôt possible sur une feuille de route bien précise et à instaurer la visibilité pour les investisseurs et les hommes d’affaires pour qu’ils reprennent leurs activités.

Il a précisé, en outre, que la fragilité de l’économie tunisienne est due essentiellement à une fragilité structurelle liée au modèle de développement de l’économie tunisienne qui est basé sur un secteur industriel principalement de sous-traitance, ce qui ne permet pas un grand niveau d’encadrement technique ; d’où le problème du chômage. A cela s’ajoute le flux très important des diplômés de l’enseignement supérieur qui sortent des universités tunisiennes, et qui sont aux alentours de 80 mille diplômés chaque année alors que le secteur industriel ne peut absorber qu’entre 15 mille à 20 mille diplômés. « Chaque année, nous avons un stock de 30 à 40 mille diplômés en chômage », a-t-il ajouté en précisant, cependant, que cette fragilité est antérieure à la Révolution.

Sadok Dhaou Bejja a expliqué également que le secteur industriel, pour des considérations historiques et étant principalement un secteur de sous-traitance orienté vers l’export, s’est implanté principalement dans les régions côtières de la Tunisie, d’où un déséquilibre frustrant entre le littoral et l’intérieur du pays, d’où encore la nécessité de remise en cause de notre modèle économique.

Il a cité ainsi d’autres facteurs collatéraux qui sont conjugués pour placer le secteur dans des difficultés supplémentaires à savoir celles d’ordre social. En effet, beaucoup de mouvements sociaux, de grèves de sit-in ont émergé suite à la Révolution, ce qui a provoqué un taux d’absentéisme très élevé dans tous les secteurs d’activités ler. À cela s’ajoute l’incertitude qui est celle des investisseurs étrangers et des donneurs d’ordres locaux et d’ailleurs compte tenu de la phase transitoire par laquelle passe le pays.

C’est ainsi que le directeur de la promotion des PME a rappelé les mesures conjoncturelles mises en place par le gouvernement pour soutenir les entreprises en difficultés. Ces mesures sont essentiellement d’ordre social, fiscal et financier. Ont bénéficié de ces mesures les PME tunisiennes qui ont vu leur rythme de production relativement chuter, au cours des années 2011 et 2012. Il s’agit d’une prise en charge totale ou partielle de la cotisation sociale. Au cours de l’année 2011, environ 100 PME ont bénéficié de ces mesures contre seulement une cinquantaine en 2012, puisque le texte de la loi régissant ces mesures n’a été promulgué qu’en juin 2012.

Parallèlement à ces mesures conjoncturelles, Sadok Dhaou Bejja a précisé que le ministère de l’Industrie a géré d’autres mécanismes d’assistance aux entreprises qui sont en difficulté particulièrement les entreprises en difficultés structurelles. Dans ce cadre, 150 dossiers en ont été examinés en 2012.

A cela s’ajoutent les mesures d’indemnisation des entreprises suite aux actes de pillage et d’incendie qui ont suivi la Révolution. L’enveloppe allouée à l’indemnisation des entreprises sinistrées, suite aux événements survenus pendant la Révolution du 14 janvier 2011, a atteint 42,405 millions de dinars et a concerné 607 entreprises.

Il a fait savoir, en outre, que 166 autres dossiers ont été refusés, tandis que 75 autres sont encore en phase d’étude.

Au sujet des entreprises industrielles, Sadok Dhaou Bejja a précisé que 151 dossiers sont parvenus à la commission dont 101 dossiers ont été approuvés pour un montant global de 12,451 millions de dinars, tandis que 17 reportés et 33 autres dossiers ont été refusés.

Par ailleurs, il a précisé qu’une commission devrait être créée dans les prochains jours pour assurer le suivi, l’indemnisation étant conditionnée par la restructuration. Et d’ajouter que 4 catégories d’entreprises sont exclues de l’indemnisation, à savoir, les grandes surfaces, les établissements financiers, les entreprises publiques et les concessionnaires de voitures.

Sadok Dhaou Bejja a rappelé également que la direction générale des PME traite généralement entre 200 et 250 dossiers par an. « Globalement, c’est autour de 500 et 600 entreprises qui bénéficient d’une façon directe de l’intervention de la direction générale des PME, par an, à travers les différents mécanismes mises en place par le ministère de l’Industrie », a-t-il dit

Khadija Taboubi

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