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Il est maintenant clair que ceux qui défendent une position contre l’initiative du chef du Gouvernement tunisien Hammadi Jbali

Il est maintenant clair que ceux qui défendent une position contre l’initiative du chef du Gouvernement tunisien Hammadi Jbali, sont Ennahdha et le CPR (Congrès pour la République) lequel comprend, par ailleurs, quelques éléments qui étaient, avant le 14 janvier 2011, membres d’Ennahdha. Après avoir épuisé leurs arguments, pour essayer de dissuader Hammadi Jbali d’aller de l’avant dans son projet de gouvernement apolitique et technocrate, changent maintenant leurs fusils d’épaule et s’appuient sur la «légitimité électorale» du dernier scrutin, pour faire de l’ANC l’unique décideur de tout ce qui concerne la vie, politique, économique et sociale de la Tunisie. C’est ainsi que la Tunisie a entendu le Nahdhaoui Sahbi Atig, sur les bancs de l’ANC, dire que «le peuple a élu ceux qui le gouvernent». C’est ainsi aussi qu’on entendra la même chose de la bouche du CPRiste , jeudi soir, sur le plateau d’Attounissia. Il est bon, à ce titre, comme l’a fait le même soir sur le plateau d’Hannibal TV, le constitutionnaliste Iyadh Ben Achour, de rappeler certaines vérités.

– Ennahdha et le CRP coupables de déni de parenté.

L’ANC n’aura été possible que par le décret-loi relatif aux élections d’octobre 2011. Ce décret-loi a été clair dans sa définition du rôle de l’ANC. Ce rôle est l’écriture, dans un délai n’excédant pas une année, d’une nouvelle Constitution et de mettre en place tous les pré-requis des nouvelles élections. Maintenant, lorsque l’ancien président de la haute instance de protection des objectifs de la révolution, rappelle ces vérités historiques au CPRiste Abdelwaheb Maatar, ce dernier était semblable à celui qui fait déni de son acte de naissance. Il est, en effet, un fait, historiquement indéniable, que l’ANC n’aurait pas pu exister sans ce décret-loi, quel que soit son signataire.

Un coup d’Etat avait été alors fomenté, lorsque les Constituants et notamment ceux d’Ennahdha et du CPR avaient crié, dans l’indifférence de toute l’opposition, que «l’Assemblée est souveraine» et s’était transformée en Assemblée gouvernante. L’Assemblée Constituante avait alors fait main basse sur le pouvoir législatif et exécutif, en plus de son pouvoir constituant. «L’ANC s’est détournée de son objectif et a dépassé la durée du mandat qui lui a été impartie», clamait Iyadh Ben Achour, dans le déni général d’Ennahdha et du CPR.

Ce déni de l’acte de naissance et de parenté, serait presque à comparer à l’acte de quelqu’un qui ne reconnaîtrait plus son acte de naissance, pour la simple excuse qu’il aurait été signé par un responsable qui aurait été condamné pour un quelconque crime. Ce déni de l’acte fondateur de l’ANC pour en défendre les dérives, arrivera par Salim Ben Hamidane qui traitera son supérieur direct, le chef du Gouvernement Hammadi Jbali, de «contre-révolutionnaire». Ce même réflexe d’auto-défense fera dire à l’avocat (en théorie, défenseur de la justice) que Hammadi Jbali était celui qui mettait des bâtons dans les roues de son ministère et de tout le gouvernement, en citant le cas d’un certain nombre de postes d’emplois que le chef du Gouvernement aurait refusés.

– La légitimité électorale, un passe-droit politique ?

«Il n’y a pas de légitimité ad vitam æternam», martelait le spécialiste du droit constitutionnel, Iyadh Ben Achour. Il est, en effet, un fait historique, que la légitimité que défendent Ennahdha et le CPR, découle juridiquement d’une loi, acceptée par tous. Ladite loi a fixé une période, bien déterminée, quoique non acceptée par tous comme le CPR, par exemple. Tout le monde sait pourtant que la loi est une loi revêtue de la force exécutoire, bon gré mal gré. Les meilleurs juristes diront aussi que si les lois ne sont pas appliquées, tout Etat perdra ses fondements et s’écroulera.

Il est aussi un fait historiquement avéré que le «coup d’Etat» constitutionnel, n’a pas tenu ses promesses. Le détournement de la légitimité parlementaire en légitimité gouvernementale, a échoué, puisque le gouvernement constitué par Ennahdha, avec à sa tête Hammadi Jbali, a échoué et a conduit le pays à une crise politique profonde et à une crise économique sans précédent. Le FMI, la Banque Mondiale, les agences de notation, l’Union Européenne et tous ceux qui suivent l’évolution de l’économie tunisienne et celle de sa scène politique, ont confirmé cela, bien avant que le chef du Gouvernement ne l’admette et ne propose son initiative de salut national.

Cela fait, donc, bientôt deux années, que cette légitimité est suspendue comme une épée de Damoclès, sur la tête de tous ceux qui critiquent l’action d’un gouvernement qui n’arrive toujours pas à faire ce pour quoi il a été créé, à savoir la préparation des prochaines élections.

Cela fait bientôt deux années que la période de transition, fixée initialement à une année au maximum, dure, sans que les Constituants , élus par toute la Tunisie pour écrire la Constitution, n’arrivent à le faire, occupés comme le sont à se livrer des querelles politiciennes, des chamailleries, des dérapages dans les mots, dans les actes et dans les actions. C’est à croire que ceux qui avaient détourné l’objectif de la Constituante, voudraient que leur légitimité électorale dure toute leur vie, ou tout au moins jusqu’à ce qu’ils réalisent l’épuration de la société vers le modèle qu’ils rêvent, accomplissent l’exclusion politique qui leur garantisse la réussite de leurs prochaines candidatures. Il est vrai que l’Histoire est écrite par les gagnants, tant ils détiennent tous les pouvoirs entre leurs seules mains et tiennent tout un peuple en otage.

Khaled Boumiza.

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