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Salafiste, Tunisie

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Les radicaux

Les radicaux, de quelque bord qu’ils soient, ne montrent jamais leur radicalisme d’une seule fois, directe, frontale et brutale. Eux aussi, sont des fans de la politique des étapes, chère aux Bourguibistes. L’ultra-droite tunisienne, islamiste de surcroit, n’a pas dérogé à la règle, obligeant, pas à pas, l’autorité en place à un bras de force, chaque fois plus corsé.

Le Salafisme est un mouvement religieux, sunnite, revendiquant un retour à l’islam des origines, fondé sur le Coran et la Sunna. Sa manifestation en Tunisie, avait commencé par une simple différenciation vestimentaire, pour se muer ensuite en manifestations dans les rues après l’installation du parti Ennahdha. IL franchit par la suite un pas de plus et se transforme en violences verbales et physiques, pour culminer enfin avec le dénigrement des symboles de l’Etat qui sont souillés et piétinés en public.

Dans un communiqué en date du jeudi 8 mars 2012, le ministère public tunisien a annoncé l’ouverture d’une enquête concernant l’atteinte au drapeau tunisien, le mercredi 7 mars 2012 à la faculté de La Manouba. Le dossier a été transféré au juge d’instruction du tribunal de première instance de La Manouba et l’enquête est en cours pour arrêter le suspect dans cette affaire, précisait ledit communiqué.

Tout cela est bon et l’on pourra même y ajouter les positions, sous forme de communiqués, des partis politiques et certaines parties de la société civile tunisienne. Chef de l’Etat comme porte-parole du gouvernement ont fortement fustigé l’acte de retrait du drapeau national du haut du bâtiment de la faculté des lettres et en ont parlé comme d’un crime et cela dénote encore une fois, que tout le monde prend au sérieux cette dégradation.

Il est pourtant important, voir primordial, de rappeler au chef de l’Etat, au chef du Gouvernement, au ministre des droits de l’homme qui a dit sur une radio privée que «cet incident ne doit pas être instrumentalisé à des fins politiques », au ministre de l’intérieur et au ministre de l’enseignement supérieur, que ceux qui ont enlevé le drapeau et l’ont déchiré, ont été des salafistes.

On doit aussi leur rappeler que cette question des Salafistes dure depuis des mois en Tunisie et qu’elle se durcit de semaine en semaine. On doit aussi rappeler à Marzouki, Jbali, Laaridh, Dilou et Ben Salem, que si cette situation a duré et qu’elle s’est transformée de bras de fer en manifestation de violence, c’est grâce au silence de tout le monde et en premier lieu, celui du parti au pouvoir et du gouvernement au pouvoir.

Il était un temps, où la très grande fragilité de la conjoncture politique et sociale dans le pays, pouvait laisser croire que le silence du ministre de l’intérieur Ali Laaridh et de toute l’autorité, était un silence d’agneau. On pouvait alors comprendre la déclaration de Samir Dilou qui affirmait que le gouvernement préfère être taxé de faible que d’user de la force.

Le non usage de l’autorité, alors que le pays se stabilise, selon les déclarations mêmes des responsables tunisiens, la non-application des lois, les déclarations qui caressent dans le sens du poil comme celle de Rached Ghannouchi qui assimile les Salafiste à des fils et d’autres membres d’Ennahdha qui en parlent comme de futurs partenaires politiques, tout cela commence maintenant à ressembler, sinon à un accord sur ce que font les Salafistes en Tunisie, tout au moins à un acquiescement qui ne dit pas son nom.

A trop n’entendre que des déclarations qui n’aboutissent à aucune punition, à trop entendre les gouvernants tunisiens évoquer des lois qu’ils n’appliquent jamais vis-à-vis d’un courant religieux qui fait peur aux Tunisiens comme aux touristes et aux investisseurs étrangers, il devient presqu’impossible de ne plus croire que le silence des autorités en place en Tunisie depuis le 23 octobre 2011, est loin d’être un silence d’agneau, mais un silence de loups et un silence donc complice. Cela devient de plus en plus douteux, lorsqu’on se souvient que les premiers éléments de ce courant radical, ont été relâchés dès la première amnistie, que certains de ces mêmes éléments libérés s’étaient vite remis à l’œuvre de destruction. Le doute s’installe dans les esprits, lorsqu’on voit les demandes de relaxation des éléments arrêtés à Sousse dans le cadre de l’affaire Bir Ali Ben Khalifa et lorsqu’on voit aussi la solitude dans laquelle est laissé le Doyen de la faculté des lettres de Tunis face aux Salafistes dans l’affaire du Nikab.

Il est temps, à notre sens, que les nouveaux dirigeants disent, au peuples et aux amis de la Tunisie et à ses partenaires commerciaux, leurs véritables intentions par rapport à ces groupes radicaux.

Khaled

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Les radicaux

Les radicaux, de quelque bord qu’ils soient, ne montrent jamais leur radicalisme d’une seule fois, directe, frontale et brutale. Eux aussi, sont des fans de la politique des étapes, chère aux Bourguibistes. L’ultra-droite tunisienne, islamiste de surcroit, n’a pas dérogé à la règle, obligeant, pas à pas, l’autorité en place à un bras de force, chaque fois plus corsé.

Le Salafisme est un mouvement religieux, sunnite, revendiquant un retour à l’islam des origines, fondé sur le Coran et la Sunna. Sa manifestation en Tunisie, avait commencé par une simple différenciation vestimentaire, pour se muer ensuite en manifestations dans les rues après l’installation du parti Ennahdha. IL franchit par la suite un pas de plus et se transforme en violences verbales et physiques, pour culminer enfin avec le dénigrement des symboles de l’Etat qui sont souillés et piétinés en public.

Dans un communiqué en date du jeudi 8 mars 2012, le ministère public tunisien a annoncé l’ouverture d’une enquête concernant l’atteinte au drapeau tunisien, le mercredi 7 mars 2012 à la faculté de La Manouba. Le dossier a été transféré au juge d’instruction du tribunal de première instance de La Manouba et l’enquête est en cours pour arrêter le suspect dans cette affaire, précisait ledit communiqué.

Tout cela est bon et l’on pourra même y ajouter les positions, sous forme de communiqués, des partis politiques et certaines parties de la société civile tunisienne. Chef de l’Etat comme porte-parole du gouvernement ont fortement fustigé l’acte de retrait du drapeau national du haut du bâtiment de la faculté des lettres et en ont parlé comme d’un crime et cela dénote encore une fois, que tout le monde prend au sérieux cette dégradation.

Il est pourtant important, voir primordial, de rappeler au chef de l’Etat, au chef du Gouvernement, au ministre des droits de l’homme qui a dit sur une radio privée que «cet incident ne doit pas être instrumentalisé à des fins politiques », au ministre de l’intérieur et au ministre de l’enseignement supérieur, que ceux qui ont enlevé le drapeau et l’ont déchiré, ont été des salafistes.

On doit aussi leur rappeler que cette question des Salafistes dure depuis des mois en Tunisie et qu’elle se durcit de semaine en semaine. On doit aussi rappeler à Marzouki, Jbali, Laaridh, Dilou et Ben Salem, que si cette situation a duré et qu’elle s’est transformée de bras de fer en manifestation de violence, c’est grâce au silence de tout le monde et en premier lieu, celui du parti au pouvoir et du gouvernement au pouvoir.

Il était un temps, où la très grande fragilité de la conjoncture politique et sociale dans le pays, pouvait laisser croire que le silence du ministre de l’intérieur Ali Laaridh et de toute l’autorité, était un silence d’agneau. On pouvait alors comprendre la déclaration de Samir Dilou qui affirmait que le gouvernement préfère être taxé de faible que d’user de la force.

Le non usage de l’autorité, alors que le pays se stabilise, selon les déclarations mêmes des responsables tunisiens, la non-application des lois, les déclarations qui caressent dans le sens du poil comme celle de Rached Ghannouchi qui assimile les Salafiste à des fils et d’autres membres d’Ennahdha qui en parlent comme de futurs partenaires politiques, tout cela commence maintenant à ressembler, sinon à un accord sur ce que font les Salafistes en Tunisie, tout au moins à un acquiescement qui ne dit pas son nom.

A trop n’entendre que des déclarations qui n’aboutissent à aucune punition, à trop entendre les gouvernants tunisiens évoquer des lois qu’ils n’appliquent jamais vis-à-vis d’un courant religieux qui fait peur aux Tunisiens comme aux touristes et aux investisseurs étrangers, il devient presqu’impossible de ne plus croire que le silence des autorités en place en Tunisie depuis le 23 octobre 2011, est loin d’être un silence d’agneau, mais un silence de loups et un silence donc complice. Cela devient de plus en plus douteux, lorsqu’on se souvient que les premiers éléments de ce courant radical, ont été relâchés dès la première amnistie, que certains de ces mêmes éléments libérés s’étaient vite remis à l’œuvre de destruction. Le doute s’installe dans les esprits, lorsqu’on voit les demandes de relaxation des éléments arrêtés à Sousse dans le cadre de l’affaire Bir Ali Ben Khalifa et lorsqu’on voit aussi la solitude dans laquelle est laissé le Doyen de la faculté des lettres de Tunis face aux Salafistes dans l’affaire du Nikab.

Il est temps, à notre sens, que les nouveaux dirigeants disent, au peuples et aux amis de la Tunisie et à ses partenaires commerciaux, leurs véritables intentions par rapport à ces groupes radicaux.

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