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Samir Dilou, Hamadi Jbali, Tunisie

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La déclaration du chef du gouvernement provisoire tunisien

La déclaration du chef du gouvernement provisoire tunisien, Hamadi Jbali, devant des hommes d’affaires tunisiens à l’étranger, qu’il y a une liste de 460 hommes d’affaires tunisiens qui sont actuellement interdits de voyage, a jeté un voile de trouble supplémentaire sur les intentions réelles du gouvernement tunisien en place en matière d’amélioration des conditions d’investissement. Cela d’autant plus que ce gouvernement ne cesse d’appeler les investisseurs tunisiens à donner l’exemple pour les IDE que la Tunisie tente actuellement, soit de retenir, soit de faire venir. La présidente de l’organisation patronale l’avait bien exprimé en demandant «des signaux forts du gouvernement, pour tranquilliser tout le monde», référence directe aux multiples mesures et affaires en justice dont font l’objet les hommes d’affaires et aux listes d’interdictions de voyage. «Il faut que les gens puissent travailler sereinement. Ceux qui ont fauté doivent être jugés et qu’on dépasse cette situation de confusion et d’amalgame dont fait encore l’objet toute la classe des hommes d’affaires», disait-elle en substance.

Samir Dilou nous confirme, à l’occasion, avoir déjà rencontré  des familles de ces hommes d’affaires et même la famille de l’unique homme d’affaires en prison qui a même, nous dit-il en aparté, «proposé sa libération en contrepartie d’importants investissements dans les régions déshéritées», et commente sous forme de question, que «c’est vrai, à quoi peut bien servir un homme d’affaires en prison ?». Le ministre de la Justice transitionnelle semble ainsi bien comprendre les préoccupations des hommes d’affaires et des opérateurs économiques, dans cette question de la liste des 460, et  avoue même, dans une conférence de presse tenue lundi au siège de son ministère, que «il y a de réels problèmes économiques. Ces hommes sont interdits de voyage, mais aussi interdits d’investissement et on ne peut pas priver le pays de ces opportunités d’investissement» qu’ils pourraient apporter à la Tunisie.

Ministre, justement, de la justice transitionnelle, Samir Dilou semble cependant être dans une position où des impératifs s’opposent, comme il ne mâche pas mots pour le dire devant la presse locale et internationale présente. «Il nous faudra trouver la solution idoine qui nous permette de ne pas priver le pays de ces investissements et de ne pas tomber dans l’impunité et les règlements à l’amiable non transparents». Une position donc entre le marteau des impératifs économiques et l’enclume de la justice qui doit quand même passer. Et Dilou de couper même la route devant toute tentative de pression, comme il en aurait peut-être fait l’objet en recevant les familles même d’anciens responsables tunisiens déjà en fuite et que leurs parents voudraient voir rentrer au pays. «Le règlement ne peut être au cas par cas. Il ne peut non plus être du fait du gouvernement. Il ne peut être que d’une volonté nationale». Pressé de donner plus de détails, il évoquera sans trop s’y attarder «peut-être, la possibilité de compensation financière».

Dilou a été cependant pressé encore plus d’être plus explicite à ce sujet, surtout que, sur la liste des 460 hommes d’affaires interdits de voyage, il y a aussi des personnes qui ne font  l’objet de cette mesure d’interdiction, qu’à titre préventif, sans qu’il y ait encore instruction d’un dossier ou même d’une enquête judiciaire. Des journalistes ont même évoqué, sous forme de question, l’éventualité de prise de mesures urgentes et exceptionnelles pour ceux qui ne font l’objet d’aucune plainte ou enquête. Il restera pourtant intransigeant, maniant le verbe avec dextérité pour pouvoir esquiver les questions à ce propos, se bornant  à dire, avec  son coutumier son sourire enjoué , que «les informations dont je dispose ne me permettent pas de répondre à vos questions».

Les journalistes finissent cependant de soutirer de cet habile parleur, surtout en langue arabe et dialectale, que le dossier est à l’étude et les décisions à son propos interviendraient très prochainement, avant qu’il ne précise que «il ne s’agit même pas de mois, mais de quelques semaines».

Khaled. B.    

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