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Samir Dilou, Tunisie, ANC

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S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue

S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue, ce mardi, 21 mai 2013, le ministre de la Justice transitionnelle et des droits de l’Homme, Samir Dilou s’est déclaré mécontent de la façon dont l’Assemblée nationale constituante (ANC) gère la question du projet de loi relatif à la prévention de la torture, en dépit de l’importance qui s’y attache. « On n’est pas satisfait de l’ANC», a-t-il dit, affirmant, en outre, que l’ANC n’a pas apprécié à sa juste valeur ce projet de loi, soulignant qu’un bon nombre de prêts sont bloqués à cause de ce texte.

Samir Dilou a précisé, également, que cette loi a été élaborée de concert avec la société civile. Selon lui, la loi relative à ce mécanisme offre les garanties nécessaires pour lutter contre le fléau de la torture. A noter que le projet de loi de prévention de la torture a été présenté au président de l’assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaâfar, depuis le 22 novembre 2012 alors qu’il a été soumis à la présidence du gouvernement, depuis le 31 juillet de la même année.

« Pas de négociations avec Ansar Achariaâ »

Concernant l’éventuelle organisation du meeting d’Ansar Achariaa, Samir Dilou s’est inscrit en faux contre les propos d’Habib Ellouz, selon lesquels le gouvernement a négocié avec des personnalités proches d’Ansar Achariaâ, affirmant, dans la foulée, qu’il ne s’agit pas d’un report mais bien d’une interdiction officielle et définitive. Et de préciser que le gouvernement n’a négocié avec aucun membre d’Anssar Achariaâ. Selon lui, la loi n’est pas une affaire de marchandage.

Evoquant la montée de l’extrémisme religieux en Tunisie, Samir Dilou a indiqué que la Tunisie ne sera en aucun cas une terre de Djihad et de prédication. Et d’ajouter que l’Etat sévira sévèrement tous ceux qui tenteront de menacer sa stabilité et sa sécurité nationale. Et de préciser que ceux qui s’essayeront le regretteront amèrement. Il a assuré, en outre, que la loi sera désormais appliquée à tous soulignant qu’aucune circonstance atténuante ne jouera en faveur de ceux qui défient l’Etat. Il a appelé dans ce cadre à faire la distinction entre ceux qui ont des demandes légitimes et ceux qui rejettent l’autorité de l’Etat.

« Les Tunisiens ne sont pas des mécréants »

Au sujet de la loi relative à la lutte contre le terrorisme, Samir Dilou, a précisé que cette loi n’est pas constitutionnelle et n’a pas vocation à garantir un procès équitable. La nouvelle loi doit préserver , selon lui, l’intégrité physique et morale des détenus.

Il a annoncé, par contre, que son département est en train d’examiner une loi anti-terroriste en Tunisie promulguée le 10 décembre 2003 et qui suscite , depuis le 14 janvier 2011,une vive polémique sur la scène politique tunisienne avec des appels réclamant son abrogation pure et simple. L’objectif est de garantir un traitement équitable des affaires à caractère spécifique tout en respectant les droits de l’Homme et les conventions internationales ratifiés par la Tunisie. Et d’ajouter que les Tunisiens ne sont pas des mécréants.

Concernant la situation des droits de l’Homme, le ministre a affirmé que plusieurs visites ont été effectuées dans plusieurs prisons à l’instar de celles de Gafsa, Mornag ou Bulla Regia. Des études préliminaires sur la situation générale de ces prisons seront bientôt rendues publiques.

S’agissant encore de prisonniers, Il a précisé que cinq ressortissants tunisiens sont encore internés au centre de détention de haute sécurité de Guantanamo. Il s’agit de Lotfi Ben Ali, Abdel Ouerghi, Hichem Sélliti, Ridha El Yazidi et Adel Hkimi. Il a ajouté que le processus de leur rapatriement en Tunisie subit des retards.

Batteries de mesures au profit des blessés du bassin minier

Les blessés du bassin minier vont bénéficier, dans les deux prochains jours, des cartes de soin gratuites. Ces cartes de soin sont prêtes et sont en cours d’impression.

Samir Dilou a affirmé, en outre, qu’un membre de chaque famille des blessés du bassin minier sera recruté, directement, dans la fonction publique, d’ici la fin du mois de juin prochain.

Il a rappelé que les blessés du bassin minier ont bénéficié déjà de concours financiers sous forme d’avance ainsi que de cartes gratuites pour le transport.

Réorientation professionnelle des bénéficiaires de l’amnistie générale

En ce qui concerne les bénéficiaires de l’amnistie générale, Samir Dilou a indiqué que des commissions devraient être créées, d’ici le mois de décembre 2013, au niveau de tous les ministères pour redessiner l’orientation professionnelle des bénéficiaires, soulignant que certaines commissions ont commencé déjà le travail sur ce processus. Ces personnes seront concernées par le recrutement direct dans la fonction publique, et ce dans un délai ne dépassant pas le mois de juin 2013.

Bien encore, il a été décidé d’accorder aux bénéficiaires de l’amnistie générale parmi ceux qui ont un revenu très faible ou nul, d’une prime débloquée en tranches, en ce en vue de leur assurer les meilleures conditions de vie.

Enfin un nouveau groupe des proches des martyrs, vont accomplir, aux frais de l’Etat, les rites du pèlerinage à la Mecque. Le nombre des personnes bénéficiaires sera fixé prochainement en coopération avec le ministère des Affaires religieuses.

Recrutement direct de 2380 blessés et 256 parmi les familles des martyrs de la Révolution

Samir Filou a rappelé que quelque 104 membres des familles des martyrs de la révolution, ont bénéficié, l’année dernière, du pèlerinage aux frais de l’Etat.

Au total, 256 personnes, soit 86% parmi les membres des 300 familles de martyrs de la Révolution ont été recrutées dans la fonction publique par la commission de recrutement des blessés, des familles des martyrs de la Révolution et des bénéficiaires de l‘amnistie générale, jusqu’à la date du 14 mai dernier. A noter, dans ce cadre, que 25 dossiers ne sont pas encore parvenus à la commission et 19 autres pour insuffisance de pièces.

Au sujet des blessés de la Révolution, 2380 d’entre eux ont été recrutés parmi une liste de 3651 inscrits. A rappeler que 891 dossiers des blessés de la Révolution ne sont pas encore parvenus à la commission de recrutement, 90 dossiers ont été rejetés, et 161 dossiers manquent de documents.

En ce qui concerne les bénéficiaires de l‘amnistie générale, il a été indiqué que 999 personnes parmi les diplômés de l’enseignement supérieur ont été recrutées.

Khadija Taboubi

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S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue

S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue, ce mardi, 21 mai 2013, le ministre de la Justice transitionnelle et des droits de l’Homme, Samir Dilou s’est déclaré mécontent de la façon dont l’Assemblée nationale constituante (ANC) gère la question du projet de loi relatif à la prévention de la torture, en dépit de l’importance qui s’y attache. « On n’est pas satisfait de l’ANC», a-t-il dit, affirmant, en outre, que l’ANC n’a pas apprécié à sa juste valeur ce projet de loi, soulignant qu’un bon nombre de prêts sont bloqués à cause de ce texte.

Samir Dilou a précisé, également, que cette loi a été élaborée de concert avec la société civile. Selon lui, la loi relative à ce mécanisme offre les garanties nécessaires pour lutter contre le fléau de la torture. A noter que le projet de loi de prévention de la torture a été présenté au président de l’assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaâfar, depuis le 22 novembre 2012 alors qu’il a été soumis à la présidence du gouvernement, depuis le 31 juillet de la même année.

« Pas de négociations avec Ansar Achariaâ »

Concernant l’éventuelle organisation du meeting d’Ansar Achariaa, Samir Dilou s’est inscrit en faux contre les propos d’Habib Ellouz, selon lesquels le gouvernement a négocié avec des personnalités proches d’Ansar Achariaâ, affirmant, dans la foulée, qu’il ne s’agit pas d’un report mais bien d’une interdiction officielle et définitive. Et de préciser que le gouvernement n’a négocié avec aucun membre d’Anssar Achariaâ. Selon lui, la loi n’est pas une affaire de marchandage.

Evoquant la montée de l’extrémisme religieux en Tunisie, Samir Dilou a indiqué que la Tunisie ne sera en aucun cas une terre de Djihad et de prédication. Et d’ajouter que l’Etat sévira sévèrement tous ceux qui tenteront de menacer sa stabilité et sa sécurité nationale. Et de préciser que ceux qui s’essayeront le regretteront amèrement. Il a assuré, en outre, que la loi sera désormais appliquée à tous soulignant qu’aucune circonstance atténuante ne jouera en faveur de ceux qui défient l’Etat. Il a appelé dans ce cadre à faire la distinction entre ceux qui ont des demandes légitimes et ceux qui rejettent l’autorité de l’Etat.

« Les Tunisiens ne sont pas des mécréants »

Au sujet de la loi relative à la lutte contre le terrorisme, Samir Dilou, a précisé que cette loi n’est pas constitutionnelle et n’a pas vocation à garantir un procès équitable. La nouvelle loi doit préserver , selon lui, l’intégrité physique et morale des détenus.

Il a annoncé, par contre, que son département est en train d’examiner une loi anti-terroriste en Tunisie promulguée le 10 décembre 2003 et qui suscite , depuis le 14 janvier 2011,une vive polémique sur la scène politique tunisienne avec des appels réclamant son abrogation pure et simple. L’objectif est de garantir un traitement équitable des affaires à caractère spécifique tout en respectant les droits de l’Homme et les conventions internationales ratifiés par la Tunisie. Et d’ajouter que les Tunisiens ne sont pas des mécréants.

Concernant la situation des droits de l’Homme, le ministre a affirmé que plusieurs visites ont été effectuées dans plusieurs prisons à l’instar de celles de Gafsa, Mornag ou Bulla Regia. Des études préliminaires sur la situation générale de ces prisons seront bientôt rendues publiques.

S’agissant encore de prisonniers, Il a précisé que cinq ressortissants tunisiens sont encore internés au centre de détention de haute sécurité de Guantanamo. Il s’agit de Lotfi Ben Ali, Abdel Ouerghi, Hichem Sélliti, Ridha El Yazidi et Adel Hkimi. Il a ajouté que le processus de leur rapatriement en Tunisie subit des retards.

Batteries de mesures au profit des blessés du bassin minier

Les blessés du bassin minier vont bénéficier, dans les deux prochains jours, des cartes de soin gratuites. Ces cartes de soin sont prêtes et sont en cours d’impression.

Samir Dilou a affirmé, en outre, qu’un membre de chaque famille des blessés du bassin minier sera recruté, directement, dans la fonction publique, d’ici la fin du mois de juin prochain.

Il a rappelé que les blessés du bassin minier ont bénéficié déjà de concours financiers sous forme d’avance ainsi que de cartes gratuites pour le transport.

Réorientation professionnelle des bénéficiaires de l’amnistie générale

En ce qui concerne les bénéficiaires de l’amnistie générale, Samir Dilou a indiqué que des commissions devraient être créées, d’ici le mois de décembre 2013, au niveau de tous les ministères pour redessiner l’orientation professionnelle des bénéficiaires, soulignant que certaines commissions ont commencé déjà le travail sur ce processus. Ces personnes seront concernées par le recrutement direct dans la fonction publique, et ce dans un délai ne dépassant pas le mois de juin 2013.

Bien encore, il a été décidé d’accorder aux bénéficiaires de l’amnistie générale parmi ceux qui ont un revenu très faible ou nul, d’une prime débloquée en tranches, en ce en vue de leur assurer les meilleures conditions de vie.

Enfin un nouveau groupe des proches des martyrs, vont accomplir, aux frais de l’Etat, les rites du pèlerinage à la Mecque. Le nombre des personnes bénéficiaires sera fixé prochainement en coopération avec le ministère des Affaires religieuses.

Recrutement direct de 2380 blessés et 256 parmi les familles des martyrs de la Révolution

Samir Filou a rappelé que quelque 104 membres des familles des martyrs de la révolution, ont bénéficié, l’année dernière, du pèlerinage aux frais de l’Etat.

Au total, 256 personnes, soit 86% parmi les membres des 300 familles de martyrs de la Révolution ont été recrutées dans la fonction publique par la commission de recrutement des blessés, des familles des martyrs de la Révolution et des bénéficiaires de l‘amnistie générale, jusqu’à la date du 14 mai dernier. A noter, dans ce cadre, que 25 dossiers ne sont pas encore parvenus à la commission et 19 autres pour insuffisance de pièces.

Au sujet des blessés de la Révolution, 2380 d’entre eux ont été recrutés parmi une liste de 3651 inscrits. A rappeler que 891 dossiers des blessés de la Révolution ne sont pas encore parvenus à la commission de recrutement, 90 dossiers ont été rejetés, et 161 dossiers manquent de documents.

En ce qui concerne les bénéficiaires de l‘amnistie générale, il a été indiqué que 999 personnes parmi les diplômés de l’enseignement supérieur ont été recrutées.

Khadija Taboubi

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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