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L’Union européenne, à travers la direction générale pour l’aide humanitaire et la protection civile (DG ECHO) a annoncé une aide humanitaire de 47 millions d’euros pour soutenir en 2017 les populations dans le besoin dans les régions des Grands Lacs, de l’Afrique australe et de l’Océan Indien, qui sont toujours confrontées aux conséquences d’années de conflit et de déplacements, à l’insécurité alimentaire généralisée et aux catastrophes naturelles. « Nous sommes solidaires avec les populations africaines. L’aide annoncée aujourd’hui permettra de soutenir des millions de personnes affectées par les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les catastrophes naturelles dans la région des Grands Lacs et la partie australe du continent. L’UE demeure déterminée à aider les populations dans le besoin, où qu’elles se trouvent, et à n’abandonner personne », a déclaré Christos Stylianides, Commissaire européen à l’aide humanitaire et la gestion des crises.

Sur les 47 millions d’euros annoncés, 6,2 millions d’euros, soit 20 milliards d’ariary iront à Madagascar afin de répondre aux besoins des populations les plus vulnérables du pays, frappées par le cyclone tropical Enawo le mois dernier ou affectées par les conséquences d’El Niño et de l’insécurité alimentaire qui en découle dans le Sud.

Concernant l’appui en réponse aux conséquences du passage du cyclone Enawo, un budget de 1 million d’euros (3,3 milliards d’ariary) vient d’être débloqué pour contribuer au renforcement des capacités logistiques nécessaires à l’acheminement de l’aide humanitaire auprès des personnes sinistrées (en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial) et pour fournir une assistance en matière de santé, d’eau et d’assainissement pour les ménages les plus affectés (en partenariat avec l’UNICEF). Cet appui s’ajoute à ceux déjà mobilisés par l’Union européenne dans les jours suivants cette catastrophe avec notamment 500 000 euros (1,5 milliard d’ariary) octroyés pour soutenir l’action des organisations de la société civile pour l’aide aux populations sinistrées.

En matière de prévention et réduction des risques de catastrophes, 1 million d’euros (3,3 milliards d’ariary) sera également alloué, dans le cadre d’un partenariat avec CARE Madagascar et Handicap International, pour contribuer au renforcement de la résilience des communautés les plus vulnérables par l’intermédiaire d’actions de réduction de risques de catastrophes inclusives dans la région Est de Madagascar.

Enfin, un budget de 4,2 millions d’euros (13,4 milliards d’ariary) est mobilisé pour poursuivre le soutien à l’action du Programme Alimentaire Mondiale et de l’UNICEF dans le Sud du pays afin de faire face aux ménages affectés par l’insécurité alimentaire du fait de la grave sécheresse liée au phénomène El Nino. Il s’agira notamment de contribuer à améliorer la survie des enfants de moins de 5 ans en situation de malnutrition aigüe sévère et de fournir une assistance aux communautés en situation d’insécurité alimentaire, notamment dans les régions Androy, Anosy et Atsimo Andrefana.

L’Union européenne et ses 28 Etats membres financent plus de la moitié de l’aide humanitaire au niveau mondial. Cette aide est octroyée sur base du respect du droit humanitaire international, et des principes d’humanité, d’impartialité, d’indépendance et de neutralité. A travers sa politique humanitaire, l’UE démontre concrètement son engagement en faveur des populations qui ont besoin d’aide dans des situations de vulnérabilité extrême.

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Près de 200 mille ha de superficies cultivées dans le gouvernorat du Kef ont été endommagés à cause du manque des pluies au cours des derniers mois où le déficit pluviométrique a atteint 50% par rapport à l’année dernière, a affirmé le président du syndicat régional des agriculteurs Abdelraouf Chebbi.
Les dégâts ont été enregistrés notamment au niveau superficies consacrées aux grandes cultures, a-t-il précisé à la TAP.
Noureddine Brini, agriculteur de la localité de Sidi Mtir (délégation de Tajerouine), a indiqué que les dégâts ont atteint 100 % dans les superficies ensemencées notamment celles réservées aux fourrages dans la région.
Plusieurs habitants ont accompli, samedi, la prière de l’Istisqa organisée au stade municipal Noureddine Ben Jilani au Kef pour invoquer la pluie.

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La Tunisie est malmenée ces dernières années par Dame Nature, avec des sécheresses sans précédent, dans la durée et l’intensité. Bon, cette année il y a eu du répit, encore que la rareté des pluies ce mois de mars commence à être une source d’inquiétude, surtout quand on connait leur impact sur la qualité et la quantité des récoltes. On est déjà le 10 du mois et les précieuses gouttes se font attendre, ramenant le spectre des années difficiles. Mais hélas, tous les rapports internationaux le disent, il faut s’habituer à ces sécheresses cycliques âpres car la Tunisie fait partie des pays qui vont le plus souffrir des effets du réchauffement climatique. Donc l’heure est aux solutions pour se préparer à ces bouleversements inéluctables. L’agriculture de précision en fait partie…

Cette technique a été au centre d’un séminaire organisé vendredi 10 mars à Tunis par la Chambre de Commerce Tuniso-Belgo-Luxembourgeoise.
Il s’agit d’une agriculture utilisant une technologie de pointe, notamment la proxy-détection (ou la télédétection), qui permet de réaliser un diagnostic (nature du sol et les niveaux d’humidité, de fertilisation et de croissance de la plante…) et des corrections aux niveaux de l’apport d’engrais, de l’apport en produits chimiques et phytosanitaires pour protéger la plante de ses ennemies, selon les explications du directeur général de l’Institut National Agronomique de Tunisie (INAT), Elyes Hamza .

La Tunisie dispose, aujourd’hui, d’un matériel qui permet d’élaborer et de défoncer le sol à travers la technologie de géo localisation, à savoir des tracteurs autoguidés utilisés dans les opérations de plantation, a-t-il confié à l’Agence TAP. Ces tracteurs permettent de planter d’une façon régulière et avec un interligne extrêmement précis. Toutefois, « les professionnels en Tunisie ne disposent pas encore de la technologie de modulation reliée au satellite qui permet de corriger les apports en mètre carré, car c’est une technologie qui coute cher et qui est adaptée à des exploitations et parcelles de taille relativement importante », a-t-il précisé .
« Actuellement, ces techniques sont en phase de démarrage et les superficies travaillées avec ces méthodes augmentent car elles permettent un gain de temps, énergies, couts et de productivité » a-t-il dit .

Le point fort de l’utilisation de la technologie de géo localisation est de travailler correctement au niveau de la parcelle via un bon guidage sur sol nu ou sur sol couvert soit par des plants maraîchers déjà installés ou par des vergers et des arbres.
Cependant, en dépit des progrès scientifiques et techniques réalisés et un potentiel de 5 millions hectares labourables, la Tunisie n’arrive pas à couvrir ses propres besoins pour certains produits et la balance commerciale reste déficitaire, a affirmé de son côté le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb .
L’agriculture de précision est en outre destinée essentiellement aux grandes parcelles, alors que 75% des exploitations dans le pays ont une taille inférieure à 10 hectares, a-t-il dit, notant que les agriculteurs ne sont pas suffisamment formés et informés des nouvelles techniques, disposent d’équipements désuets et insuffisants et utilisent très peu de technologies.

Pour l’administrateur de la Chambre de Commerce Tuniso-Belgo-Luxembourgeoise, Karim Feriani, le développement de l’agriculture de précision et la valorisation de la prévision sont confrontés à des problèmes de communication et de changement des mentalités. Les agriculteurs qui n’ont pas eu une formation et une expérience en la matière sont les plus ouverts au changement, a-t-il fait remarquer.

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Le ministère de l’Agriculture

La production de céréales en Tunisie a chuté de 426 mille quintaux au cours de la saison 2015/2016 contre 726 mille quintaux en 2013/2014.

Cette baisse est expliquée, selon les données publiées sur le site  du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, par la sécheresse enregistrée ces derniers mois dans le plusieurs régions.

A noter que le secteur des céréales contribue à hauteur de 16% du PIB. Plus de 250 000 agriculteurs s’activent dans cette filière…

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L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche  (UTAP) a présenté, ce jeudi 1er septembre, lors d’une conférence de presse,  un rapport détaillant tous les difficultés enregistrées dans le  secteur agricole 2015/2016, notamment les dettes des agriculteurs et l’importance d’une intervention rapide de la part du gouvernement.

Intervenant au cours de ce point de presse, le président de l’UTAP, Abdelmajid Ezzar a affirmé que les agriculteurs  souffrent de nombreux problèmes dont notamment l’augmentation de leurs dettes, de  dégâts subis par les changements climatiques, les pertes du secteur agricole…

Il a, dans ce contexte,  appelé les différentes parties concernées et le gouvernement à mettre en place une série de mesures urgentes dont notamment le règlement des dettes des agriculteurs qui dépassent les 5 mille dinars et l’annulation des intérêts bancaires…

Sur un autre volet, il a ajouté que les pertes globales du secteur agricole sont de l’ordre de 1994MD  et ce,  durant la saison 2015-2016. Et d’affirmer que la sécheresse a également causé une perte de 793 MD. Pour la production animale, ces pertes s’élèvent à 260MD, et pour le secteur des oliviers, elles ont atteint 760 MD.

Les moutons sont sains et disponibles en grande quantité

Il a, d’autre part, assuré  que 1 million 133 mille moutons sont disponibles pour l’approvisionnement des marchés, à l’occasion d’Aïd Al Idha, faisant état dans le même contexte de certaines craintes concernant la persistance de la hausse des prix des ovins. Il a catégoriquement nié l’existence d’une quelconque maladie chez les moutons dans tous les gouvernorats du pays.

On rappelle que le secrétaire général du syndicat des Imams, Fadhel Achour, a appelé Dar al-Ifta à l’émission d’une fatwa autorisant les Tunisiens à boycotter cette année le sacrifice du mouton de l’Aïd si les rumeurs portant sur la présence d’une maladie touchant les moutons, à savoir la peste des petits ruminants, se confirment.

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« La Tunisie est actuellement frappée par la sécheresse et est en dessous du seuil de pénurie hydraulique avec 460 m3 par habitant et par an. la situation risque de se détériorer davantage s’il n’y a pas de pluies dans les mois à venir », a récemment annoncé le ministre de l’Agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques, Saâd Seddik.

Il  a précisé que le pays souffre de cette conjoncture depuis longtemps et que plusieurs plans directeurs ont été mis en œuvre depuis les années 1970 pour résoudre ce problème, affirmant que ces plans ont permis de construire plusieurs barrages afin de mieux gérer les ressources hydrauliques en Tunisie.
Le ministre a,  par ailleurs, signalé que  les réserves d’eau en Tunisie ont connu une baisse de 400 millions m3 par rapport à l’année 2015 et que certains barrages à Kairouan et au Cap Bon ne contiennent plus d’eau, tout en assurant que les réserves d’eau sont suffisantes et que la Tunisie a connu un scénario pareil en  1994 avant que la crise ne soit complètement dépassée.

On rappelle, dans ce contexte,  qu’une importante perturbation au niveau de la distribution d’eau potable en Tunisie a été enregistrée durant ces dernières semaines dans plusieurs régions de la Tunisie. Cette perturbation est due à la sécheresse et au manque de pluies, durant l’année 2016. cette sécheresse a coïncidé avec la hausse de la consommation d’eau potable durant la saison estivale.  La Tunisie fait face actuellement à un déficit de 15%, particulièrement dans les régions de Sfax, Nabeul, Sousse et Mahdia…

Une pénurie d’eau d’ici 2040 ?

Une étude de la « World Resources Institute » avait annoncé, que notre pays ferait partie des 33 pays les plus susceptibles de connaître une pénurie d’eau d’ici 2040.Des experts de l’UNESCO ont également placé la Tunisie dans la catégorie des pays qui auront des problèmes sérieux d’eau à l’horizon 2025.

Face à  cette menace le gouvernement tunisien est appelé à mettre en place des plans d’urgence pour remédier à de telles pénuries, mais aussi pour assainir et remettre à niveau des équipements plus que jamais vitaux dans un pays pour lequel chaque goutte compte.

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D’après des informations publiées ce vendredi 29 juillet 2016 par le site « sciences et Avenir », l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a demandé une aide d’urgence agricole pour dix pays d’Afrique australe menacés de sécheresse.

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a affirmé qu' »au moins 109 millions de dollars sont nécessaires » pour fournir d’urgence semences, outils et engrais afin que dix pays menacés de sécheresse puissent « produire suffisamment pour se nourrir et éviter d’être dépendants de l’aide humanitaire jusqu’à la mi-2018 », a indiqué la même source.

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C’est le Premier ministre éthiopien en personne, Haile Mariam Dessalegn, qui l’a dit dans un discours devant les parlementaires mardi 5 juillet 2016, rendu public hier mercredi, jour de fin de l’année fiscale éthiopienne : Le pays ne pourra pas faire mieux que 8,5% de croissance en 2016. Un chiffre dont se contenteraient bien pas mal de nations du contient africain !

Pour l’Ethiopie, ce taux n’a rien d’affolant au regard de ses performances ces dix dernières années : 10%. De l’aveu même du Premier ministre, « cette croissance est bonne et a été vérifiée par le Fonds monétaire international (FMI) ». Et mieux, les autorités éthiopiennes avaient initialement tablé sur une croissance de 11% pour 2015-2016, mais c’était sans compter sur la sécheresse qui a sévi cette année dans la Corne de l’Afrique, un coup dur qu’on doit au phénomène météorologique El Niño.

Le lourd impact de la sécheresse

L’Éthiopie est le deuxième pays le plus peuplé du continent, une population qui dépend principalement de l’agriculture, elle-même fortement tributaire des phénomènes climatiques. Le pays fait face actuellement à la sécheresse la plus grave depuis trente ans ; plus de dix millions d’Éthiopiens survivent grâce à l’aide alimentaire, d’après les Nations unies. Le Premier ministre avait déjà admis en mars dernier devant l’Assemblée que la croissance du pays serait impactée et se situerait « entre 8 et 10 % » pour cette année fiscale. La Banque mondiale a fait état en 2015 d’une croissance de 9,6 % en Éthiopie et avait prédit un recul jusqu’à 7% en 2016 à cause de la sécheresse. Le FMI est encore plus alarmiste, il parle d’un taux de croissance qui n’excédera pas les 4,5 % en 2016.

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