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Là où le terrorisme débarque

Là où le terrorisme débarque, le tourisme s’en va, comme en ont témoigné plusieurs exemples dans la chronique tunisienne, entre autres, l’attentat-suicide perpétré à Sousse, devant un hôtel, qui fut un coup assez dur pour le tourisme tunisien. Beaucour plus tôt, en 2002, Le bilan de l’attentat à la synagogue à Djerba était très lourd : trente blessés et dix-neuf morts de différentes nationalités (allemande, tunisienne et française). La saison touristique de 2002 avait alors connu une chute considérable : baisse des prix des hôtels et régression du nombre des touristes. Cependant, malgré la relative similitude entre l’incident de 2002 et ceux de 2013 (Jebel Chaambi, Sousse, Monastir), le secteur touristique tunisien a pu sortir de son marasme. Sous cet angle, il ya lieu de se demander si l’opération de Raoued-Plage, pourrait nuire de nouveau à l’image du tourisme tunisien.

Contacté par Africanmanager, le président de la Fédération tunisienne des Agences de Voyages (FTAV), Mohamed Ali Toumi a affirmé que l’opération de Raouad n’a pas eu un impact négatif sur le secteur du tourisme, affirmant à ce propos que cet incident est passé largement inaperçu, notamment avec l’annonce de la nouvelle constitution, et la formation du nouveau gouvernement. Le président de la FTAV a , au demeurant, fait part de son optimisme suite à la formation du nouveau gouvernement et l’adoption de la nouvelle Loi fondamentale.

Cependant, selon les estimations personnelles de Habib Rejeb, secrétaire général de la Fédération générale du tourisme à l’UGTT, l’opération de Raoued-Plage pourrait sans doute avoir de mauvaises conséquences sur le tourisme tunisien. Selon lui, la Tunisie a été, depuis un bon moment, le théâtre de nombreuses opérations terroristes, des événements du mont Chambi à l’attentat avorté de Sousse, sans oublier l’explosion qui a visé la synagogue d’Al Ghriba en 2002, jusqu’aux derniers affrontements à Raoued-Plage.

Pour sortir de cette crise, le secrétaire général de la Fédération générale du tourisme à l’UGTT, recommande le lancement de campagnes de communications pour rassurer les touristes sur les efforts déployés par le corps sécuritaire en matière de la lutte contre le terrorisme ,et les effets positifs sur la situation générale dans le pays .

A vrai dire, le terrorisme n’affecte pas uniquement le tourisme, mais il paralyse également divers autres activités et secteurs , notamment l’économie, puisque les investisseurs à la fois locaux et étrangers ne veulent pas risquer placer leurs capitaux dans des régions troublées, et cherchent plutôt d’autres zones plus stables avec des profits garantis à l’instar du Maroc, qui demeure un pays attractif pour de nombreux investisseurs étrangers.

Il convient de rappeler que les statistiques publiées par la direction des études relevant du ministère du Tourisme tunisien, relèvent que les recettes touristiques en Tunisie ont atteint, du 1er janvier au 31 décembre 2013, environ 3,23 milliards de dinars, soit une hausse de 1,7% par rapport à 2012 et de 32,8% par rapport à 2011, sans pour autant atteindre le niveau de 2010 (-8,3%).

Toujours selon la même source, les entrées touristiques se sont élevées à 6.268 582 personnes, l’année écoulée, en progression de 5,3% en comparaison avec 2012 et de 3,1% par rapport à 2011, mais toujours en régression de 9,2% par rapport à 2010.

Le nombre de nuitées est resté presque inchangé, entre 2012 et 2013, aux alentours de 30 mille nuitées. Bien que ce nombre ait doublé, par rapport à 2011 (+45,3%), il n’a pas atteint le niveau de 2010 (-15,7%), relève la même source.

Nadia Ben Tamansourt

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Là où le terrorisme débarque

Là où le terrorisme débarque, le tourisme s’en va, comme en ont témoigné plusieurs exemples dans la chronique tunisienne, entre autres, l’attentat-suicide perpétré à Sousse, devant un hôtel, qui fut un coup assez dur pour le tourisme tunisien. Beaucour plus tôt, en 2002, Le bilan de l’attentat à la synagogue à Djerba était très lourd : trente blessés et dix-neuf morts de différentes nationalités (allemande, tunisienne et française). La saison touristique de 2002 avait alors connu une chute considérable : baisse des prix des hôtels et régression du nombre des touristes. Cependant, malgré la relative similitude entre l’incident de 2002 et ceux de 2013 (Jebel Chaambi, Sousse, Monastir), le secteur touristique tunisien a pu sortir de son marasme. Sous cet angle, il ya lieu de se demander si l’opération de Raoued-Plage, pourrait nuire de nouveau à l’image du tourisme tunisien.

Contacté par Africanmanager, le président de la Fédération tunisienne des Agences de Voyages (FTAV), Mohamed Ali Toumi a affirmé que l’opération de Raouad n’a pas eu un impact négatif sur le secteur du tourisme, affirmant à ce propos que cet incident est passé largement inaperçu, notamment avec l’annonce de la nouvelle constitution, et la formation du nouveau gouvernement. Le président de la FTAV a , au demeurant, fait part de son optimisme suite à la formation du nouveau gouvernement et l’adoption de la nouvelle Loi fondamentale.

Cependant, selon les estimations personnelles de Habib Rejeb, secrétaire général de la Fédération générale du tourisme à l’UGTT, l’opération de Raoued-Plage pourrait sans doute avoir de mauvaises conséquences sur le tourisme tunisien. Selon lui, la Tunisie a été, depuis un bon moment, le théâtre de nombreuses opérations terroristes, des événements du mont Chambi à l’attentat avorté de Sousse, sans oublier l’explosion qui a visé la synagogue d’Al Ghriba en 2002, jusqu’aux derniers affrontements à Raoued-Plage.

Pour sortir de cette crise, le secrétaire général de la Fédération générale du tourisme à l’UGTT, recommande le lancement de campagnes de communications pour rassurer les touristes sur les efforts déployés par le corps sécuritaire en matière de la lutte contre le terrorisme ,et les effets positifs sur la situation générale dans le pays .

A vrai dire, le terrorisme n’affecte pas uniquement le tourisme, mais il paralyse également divers autres activités et secteurs , notamment l’économie, puisque les investisseurs à la fois locaux et étrangers ne veulent pas risquer placer leurs capitaux dans des régions troublées, et cherchent plutôt d’autres zones plus stables avec des profits garantis à l’instar du Maroc, qui demeure un pays attractif pour de nombreux investisseurs étrangers.

Il convient de rappeler que les statistiques publiées par la direction des études relevant du ministère du Tourisme tunisien, relèvent que les recettes touristiques en Tunisie ont atteint, du 1er janvier au 31 décembre 2013, environ 3,23 milliards de dinars, soit une hausse de 1,7% par rapport à 2012 et de 32,8% par rapport à 2011, sans pour autant atteindre le niveau de 2010 (-8,3%).

Toujours selon la même source, les entrées touristiques se sont élevées à 6.268 582 personnes, l’année écoulée, en progression de 5,3% en comparaison avec 2012 et de 3,1% par rapport à 2011, mais toujours en régression de 9,2% par rapport à 2010.

Le nombre de nuitées est resté presque inchangé, entre 2012 et 2013, aux alentours de 30 mille nuitées. Bien que ce nombre ait doublé, par rapport à 2011 (+45,3%), il n’a pas atteint le niveau de 2010 (-15,7%), relève la même source.

Nadia Ben Tamansourt

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