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Plusieurs programmes financés par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre par la FAO[1], le PAM[2] et la Croix Rouge pour un montant global de 20 millions d’euros ciblent les secteurs de la nutrition et de la sécurité alimentaire, priorités de l’UE pour le pays. Les projets agricoles de la FAO pour l’UE doivent permettre d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de presque 200 000 personnes vulnérables dans les zones les plus affectées. De même, le PAM et l’UE œuvrent depuis le début de cette année à la prévention de la malnutrition auprès de 20 000 femmes et enfants en bas-âge par des interventions ciblées en zones sensibles. Ceci vient s’ajouter à des actions assurant des repas aux enfants scolarisés dans les écoles primaires. Le programme que la Croix Rouge vient d’initier pour l’UE vise plus spécialement l’éducation des ménages à la nutrition et l’hygiène avec des volets spécifiques sur l’assainissement.

De l’ensemble de ces 20 millions d’euros consacrés à la sécurité alimentaire, 4,4 millions[3] sont plus particulièrement destinés à une contribution au Plan de Réponse Humanitaire 2017 pour le Burundi élaboré par les partenaires avec la facilitation du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA)[4]. Les données disponibles indiquent que 3 millions de personnes se trouvent en insécurité alimentaire au Burundi et parmi celles-ci, près de 900 000 seraient en insécurité alimentaire sévère. Face à cette situation préoccupante, le Plan de Réponse Humanitaire présenté en janvier 2017, prend en compte les besoins d’aide pour personnes en situation d’urgence, le soutien aux services de base, l’appui aux populations pour renforcer leur résilience et la collecte des données permettant l’intervention. Il cible plus spécialement 1 million de personnes considérées comme les plus vulnérables et doit servir d’outil de référence en fournissant des lignes directrice pour l’action auprès de ces populations. Le Plan chiffre à près de 70 millions d’euros les besoins urgents.

Dans les mois à venir, l’UE prévoit d’autres interventions dans ces secteurs. Elle prendra naturellement en compte les interventions et les zones considérées comme prioritaires dans le Plan de Réponse Humanitaire afin de répondre au mieux aux besoins des populations du Burundi.

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La Banque africaine de développement (BAD)

« L’agitation sociale qui a commencé fin 2010 en Tunisie, puis s’est étendue à d’autres pays, a également attiré l’attention sur l’importance de l’agriculture. Les jeunes ont réclamé l’inclusion économique et une plus grande justice sociale. Pour atteindre ces objectifs, il faut accorder une attention particulière à l’arrière-pays qui dépend principalement de l’agriculture (directement ou indirectement) pour des moyens de subsistance », souligne un rapport que vient de publier la BAD.

Intitulée « Production agricole, sécurité alimentaire et haute valeur ajoutée en Afrique du Nord », la publication de la Banque Africaine de Développement propose une stratégie visant à améliorer la sécurité alimentaire, tout en réduisant la pauvreté rurale et l’inégalité rurale-urbaine, en augmentant la part de la valeur ajoutée qui revient aux agriculteurs.

La stratégie proposée s’articule autour de quatre composantes : une participation optimale aux marchés mondiaux et la mise en place d’une réserve alimentaire de sécurité, un soutien plus fort aux producteurs nationaux (en particulier les petits exploitants familiaux), pour mieux les relier aux marchés nationaux et internationaux, l’introduction de nouveaux programmes de filets de sécurité sociale fondés sur les transferts en espèces et la mise en place de nouvelles institutions économiques inclusives qui représentent les petits agriculteurs et assurent leur participation active au processus d’élaboration des politiques.

Partant du constat que  » la consommation calorique des pays nord-africains dépend environ pour moitié des importations de denrées alimentaires « , la BAD a estimé qu’une panoplie de mesures s’impose pour augmenter la production nationale. Il s’agit de renforcer les incitations pour les producteurs locaux, dont la vaste majorité sont des petits exploitants et des familles d’agriculteurs, d’améliorer leur connexion aux chaînes de valeurs et aux marchés nationaux et internationaux et leur assurer un meilleur accès au crédit, à la terre, aux facteurs de production et à la technologie.
Des programmes dédiés spécialement aux jeunes agriculteurs et aux agricultrices sont en outre nécessaires pour aider ces derniers à accroître leur productivité.

Toujours d’après le document, il serait plus judicieux, également, d’élaborer des politiques sociales qui dépendent moins des contrôles et des subventions de prix mais plus des transferts directs d’argent vers les foyers pauvres seraient plus appropriées.
Dans ce cadre, la BAD révèle que pour certains observateurs les hausses de prix des denrées alimentaires comptent parmi les facteurs à l’origine des révolutions survenues en Egypte, au Maroc et en Tunisie, au vu que la part moyenne du budget des ménages consacrée à l’alimentation est de 43,8 % en Algérie, 40,8 % au Maroc, 38,3 % en Egypte et 35,8 % en Tunisie.

Les changements climatiques rendent la situation encore plus difficile

Par ailleurs, l’institution financière africaine a recommandé de procéder à des investissements pour renforcer l’efficience des systèmes d’irrigation et accroître les rendements, d’autant plus que les changements climatiques rendent la situation encore plus difficile en Afrique du Nord.
En fait, les températures moyennes dans cette région ont déjà augmenté d’un ou de deux degrés Celsius entre 1970 et 2004 et sont susceptibles d’augmenter de 0,9 à 4,1 °C supplémentaires d’ici la fin du siècle.
Le volume de précipitations risque de baisser de 25 % et avec la hausse des températures, le taux d’évaporation risque d’augmenter de 25 %. Cela signifie que la disponibilité des eaux de pluie pourrait diminuer de 50 %, ce qui risquerait d’entraîner une baisse supplémentaire de 15 à 25% des rendements céréaliers en Afrique du Nord.

Le rapport de la BAD pointe également d’autres problèmes de l’agriculture en Afrique du Nord, tel que le fait que la majorité des exploitations fait l’objet d’une gestion familiale, et ne contrôlent qu’une faible proportion de la superficie totale de terres agricoles.
Il ressort, également, que la part de financement de l’agriculture est extrêmement faible par rapport à la contribution de l’agriculture dans l’économie. Beaucoup de familles d’agriculteurs en Afrique du Nord ne possèdent pas de titres de propriété pour leurs exploitations de très petite taille.

Beaucoup d’études montrent que le retour sur investissement dans la recherche agricole est généralement très élevé et se situerait, selon les estimations, à 36 % pour les pays arabes. Cela étant, l’investissement de l’Afrique du Nord dans la recherche se situe entre 0,4 et 0,9 % du PIB agricole, ce qui est largement inférieur au taux d’environ 2,4 % observé dans les pays de l’OCDE et de 1,5 % observé dans les pays performants d’Amérique latine.

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Les pertes et gaspillages alimentaires sont estimés à 1,3 milliard de tonnes, soit presque un tiers des produits destinés à la consommation humaine dans le monde, dans tous les continents. Absurde! dans un monde où plus de 800 millions de personnes souffrent encore de la faim. Sans surprise, dans la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord), les pertes de nourriture sont estimées à 250 kilogrammes par personne par an, selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture). C’est l’équivalent de 50 milliards de dollars US pour l’ensemble des pays de cette région, exposée déjà à de sérieux problèmes liés au changement climatique et à la gestion des ressources naturelles (raréfaction des ressources en eau, baisse des rendements des terres agricoles…).Rien que pour les céréales, denrées de base pour les peuples de la région, entre 14 et 19% des productions céréalières sont gaspillées et perdues, d’après le coordinateur du Bureau régional de la FAO pour l’Afrique du Nord, DR. Thiombiano Lamourdia.
Des paniers percés !
Par filière, les peuples de la région MENA gaspillent 16% de leurs productions de légumes, 45% de fruits, 13% de viandes, 28% de poissons et 18% de lait.
« Les pertes et gaspillages alimentaires se trouvent à tous les étages des chaînes de production agricole », selon la directrice des Etudes et de Planification au ministère tunisien de l’Agriculture, Nadwa Kemir. « Le phénomène s’est même aggravé au niveau de certains maillons de cette chaîne », a ajouté la responsable.
Pourtant, une baisse de ces pertes, couplée à une maîtrise et une meilleure gestion des chaînes de production pourraient aider les pays de l’Afrique du Nord, dont la Tunisie par exemple, à réduire les importations de deux denrées basiques, les céréales et le lait, pense-t-elle. La Tunisie appelée, jadis, « grenier de Rome » pour la fertilité de ses terres et l’abondance de sa production céréalières, importe, aujourd’hui, en devises, plus que 50% de ses besoins en blé, dont 80% de blé dur et 20% de blé tendre.
Encore, est-t-il normal qu’un pays regorgeant de 10 millions hectares de terres arables, soit 65% de sa superficie globale, se trouve, aujourd’hui, dans l’incertitude d’assurer la sécurité alimentaire à long terme, pour son peuple?  ?a ne doit pas être, uniquement, à cause de la mauvaise gestion des ressources naturelles, mais aussi en raison des comportements de consommation et de la persistance des pratiques non durables.

900 000 pains jétés à la poubelle chaque jour
Peu soucieux, paraît-il, de cette notion de durabilité, de la sécurité alimentaire et de ce qui pourrait apporter l’avenir, les Tunisiens jettent chaque jour à la poubelle, environ 900 000 pains, selon le président de la Chambre nationale des boulangeries, Mohamed Bouanen. Ces pertes de pain, aliment que nous mangeons, en Tunisie, comme si nous n’avons que cela pour nourriture, sont enregistrées surtout au mois de Ramadan. Un mois saint, sensé être celui de l’abstinence et de l’austérité. D’après Bouanen, ça prouve encore que « Cette question de sécurité alimentaire dépend aussi de nous et de nos comportements ».
Un projet pilote contre les pertes en Tunisie et en Egypte
La FAO a plaidé, de son côté, pour la valorisation des produits agricoles et pour le développement des chaînes de production dans le sens d’une réduction des pertes et d’une baisse du gaspillage des ressources naturelles et de la nourriture.
A cet effet, l’organisation onusienne a lancé en janvier 2016, des projets en Tunisie ayant pour objectif de détecter les maillons des chaînes au niveau desquels (maillons), sont enregistrées les plus grandes pertes alimentaires dans les filières des céréales et du lait. En Egypte, les filières ciblées par ce projet pilote sont celles des tomates et des vignes. Le coût du projet, qui s’étale sur 3 ans (2016-2018) est estimé à 2,3 millions de dollars (Tunisie et Egypte). Il est cofinancé par l’Italie.
Jeunes et agriculture: Le divorce qui menace la sécurité alimentaire
Le monde va voir de moins en moins d’agriculteurs et de paysans pour nourrir les populations de la planète. A l’origine de ce constat, la tendance des jeunes à déserter les milieux ruraux et à abandonner les activités agricoles devenues peu rentables pour eux.S’ils continuent de partir à la recherche d’autres emplois dans les milieux urbains, leur retour à la terre sera difficile. Il exigera des efforts colossaux de la part des gouvernements et des Etats, notamment, ceux exposés à la menace de l’insécurité alimentaire, pour trouver la main d’œuvre agricole, celle qui nourrit le monde.
Leur réticence à se lancer dans des projets agricoles est, dans certain sens, encouragé par l’absence de soutien et de contrôle efficace des circuits de distribution des produits agricoles.
Ceci fait que la plupart des agriculteurs se trouvent, en Tunisie, à titre d’exemple, déficitaires et endettés envers les banques (leurs dettes s’élèvent à plus de 200 millions de dinars), alors que les intermédiaires et les commerçants amassent les fortunes, estiment des membres du syndicat des agriculteurs en Tunisie.
En fait, ça relève de l’injustice, quand ceux qui nourrissent le monde sont essentiellement eux qui souffrent de la faim et de la malnutrition. Il est temps, donc, que les gouvernements réagissent, à travers des politiques prospectives qui anticipent le pire, aident à rationaliser l’exploitation des richesses naturelles et aussi garantir une répartition équitable des revenus de l’agriculture.

TAP

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Intervenant, lundi, lors d’un conseil ministériel restreint (CMR), Essid a appelé à assurer un contrôle de la qualité et de la sécurité des produits sensibles, outre des instruments de pesage.

Le chef du gouvernement Habib Essid a mis l’accent sur la nécessité de préserver le pouvoir d’achat du citoyen, au cours du mois de ramadan (juin 2016), en renforçant les opérations de contrôle économique aux niveaux central et régional.

Au cours de la réunion, les participants ont passé en revue les données relatives aux stocks régulateurs des viandes blanches, des œufs, du lait et de la pomme de terre, outre la situation des stocks stratégiques des structures publiques (riz, sucre, huile végétale).

Ils ont par ailleurs évoqué les efforts déployés par le ministère du commerce en vue de garantir l’approvisionnement régulier des marchés, la maîtrise des prix au cours du mois de Ramadan.

Les participants ont loué les résultats des sessions de travail tenues avec tous les intervenants dans le secteur, en plus des réunions de la commission nationale de suivi des prix, de l’approvisionnement, de la lutte contre la contrebande et le commerce parallèle. (TAP)

Reseaux Sociaux

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INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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