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Les parents du journaliste photographe disparu en Libye, Nadhir Ktari, ont entamé depuis hier, 1er mars 2017, un sit-in à la Place de la Kasbah.

Dans une déclaration accordée à Shems fm, la mère de Nadhir Ktari, a affirmé que son mari et elle demandent à voir le chef du gouvernement, Youssef Chahed.
Sonia Ktari a par ailleurs indiqué avoir été informée que Nadhir Ktari et Sofiène Chourabi ont été ‘’vendus’’.

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Suite à l’échec samedi 25 février 2017, de la séance de réconciliation, entre des représentants de la coordination de l’environnement et du développement, des députés et des représentants du gouvernement, des habitants de Sfax ont observé, aujourd’hui, dimanche, un sit-in devant le siège du gouvernorat.

Basma Om Ezzine, membre de la coordination a assuré à Shems Fm, que cette protestation vient suite leur demande relative à la fermeture de la SIAP.

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Les services à l’hôpital régional de Ben Guerdane ont été suspendus dans la matinée de ce lundi 20 février 2017 à cause d’un sit-in organisé par les ouvriers des chantiers, rapporte Mosaïque Fm.

Les ouvriers ont organisé un sit-in de deux heures pour réclamer leur intégration et la régularisation de leur situation professionnelle.

Les ouvriers sont prêts à opter pour d’autres forces de manifestations pour réclamer leurs droits, a fait savoir la même source.

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Les salariés de la Banque Attijaribank ont observé un sit-in ce matin, avec port de brassards rouges, et ce au siège sis à la Zone Urbaine Nord, nous apprend la page Facebook du syndicat de la banque.

En attendant le communiqué officiel du syndicat, la page annonce une possible escalade dans les jours qui viennent avec le refus de la direction de la banque de se plier aux revendications des salariés.

Les salariés du siège et de tout le réseau d’agences Attijaribank avaient observé une grève d’un jour le 20 janvier. Le syndicat avait alors menacé de mener une nouvelle grève de trois jours si la direction de la banque continue à refuser les réclamations des salariés principalement liées à des « injustices » lors de l’octroi de bonus, de primes et des postes clés.

Nous y reviendrons.

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Un groupe du personnel et des agents du commissariat régional des affaires de la femme et de la famille à Sidi Bouzid ont observé lundi, un sit-in pour revendiquer la nomination d’un commissaire régional et régulariser la situation professionnelle de certains employés, rapporte l’agence Tap.

Selon Salah Lefi, secrétaire général du syndicat de base de la jeunesse et de l’enfance à Sidi Bouzid, ce sit-in intervient après constatation de différentes lacunes nuisibles au bon déroulement du travail au commissariat. Parmi les revendications figurent notamment la désignation de chefs de service, l’accélération de publication d’un décret relatif à la baisse du nombre d’heures de travail ainsi que la régularisation de la situation professionnelle des agents recrutés.

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Le calme est revenu, dimanche matin, dans la ville de Ben Guerdane (gouvernorat de Médenine) après des mouvements de protestation et des altercations entre protestataires et forces sécuritaires qui ont marqué la journée de samedi 14 janvier, jour de célébration de la fête de la révolution.
« Le début de la semaine sera marqué par le dénouement de la crise avec l’entrée en vigueur de l’accord Tunis-libyen permettant le retour des échanges commerciaux entre les deux pays à travers le point de passage de Ras Jedir », a souligné, Omar EL Kouz, délégué de Ben Guerdane.
Le sit-in organisé au niveau de la route reliant Ben Guerdane et Ras Jedir à près de 14km du centre ville, se poursuit depuis plus d’un mois et demi. Les protestataires revendiquent la réactivation d’un accord officiel de reprise du trafic des marchandises à travers le point de passage de Ras Jedir, selon Adel Neji, porte-parole des sit-inneurs.
Une délégation ministérielle a visité, récemment, la ville de Ben Guerdane et a eu un entretien avec des protestataires afin d’apaiser les tensions. Une rencontre tuniso-libyenne a été également tenue pour examiner la solution permettant la reprise des activités commerciales à travers Ras Jedir.
Ces efforts ont été couronnés par la conclusion d’un accord stipulant la reprise des échanges commerciaux dans les prochains jours, en plus de la relance des projets bloqués dans la région dont le démarrage des travaux d’aménagement de la zone industrielle avant la fin de ce mois et autres décisions au profit des familles des martyrs.

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Les ouvriers de l’usine  » Keftex  » ont observé, lundi, un sit-in, à l’entrée de l’usine pour protester contre la fermeture, ce matin, de leur entreprise, « sans préavis », déclare à l’agence TAP le secrétaire général du syndicat de base, Chokri Bahria.
Pour sa part, le délégué de Kef-ouest, Hassan Ben Hamouda, s’étonne de cette décision « inattendue » d’autant plus, dit-il, que le chef de l’entreprise avait promis la semaine dernière de poursuivre les activités de l’usine et de respecter les droits des travailleurs.
Une séance de réconciliation devait se tenir, cet après-midi, au siège de l’inspection régionale du travail pour trouver une solution au conflit entre l’administration et les ouvriers, signale le délégué à l’agence TAP.

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Des centaines d’habitants de la localité de Jemna (délégation Kébili-Sud) ont observé, lundi matin, un sit-in à la place des martyrs à la suite d’une décision vendredi dernier, qui porte sur le gel des comptes bancaires de l’association de protection des Oasis de Jemna et du compte bancaire de l’acheteur.
Lors du sit-in les protestataires ont appelé à la nécessité de régulariser la situation de Henchir Stil à l’amiabe afin de garantir le droit d’exploiter cette ferme, considérée comme leur propre bien, qu’ils ont restitué aprés la révolution et exploité comme terrain agricole, afin de hisser le développement, ont indiqué quelques protestataires au correspondant de la TAP à Kébili.
De son coté le président de l’association de protection des oasis de jemna, Taher Tahri a indiqué que la décision du ministere des finances de geler les comptes de l’association est une preuve que l’état n’a pas l’intention de régler cette affaire d’une manière définitive, d’assurer la pérénité de la production des dattes au sein de l’Oasis.
Dans une déclaration à la TAP Tahri a affirmé que les habitants de Jemna ont décidé, vendredi dernier d’observer un mouvement de protestation après la décision de geler les comptes bancaires de l’association. Ce mouvement a débuté avec une marche de protestation en direction du palais de justice de Kébili puis à la place des martyrs en parralèle avec d’autres actions menées par les habitants de Jemna qui consistent à retirer l’argent de leur compte bancaire de toutes les banques de Kébili.
Les protestataires de Henchir Stil ayant participé au sit-in ont exprimé leur refus de toute décision qui touche à dus et salaires qui provient de leur travail au sein de l’Oasis.
Le membre du bureau régional de la ligue de défense des droits de l’homme , Massouda Ben Mohamed a souligné le soutien de la ligue aux mouvements pacifiques en faveur de la revendication des droits des habitants, précisant que l’état doit trouver des solutions légales équitables permettant de poursuivre cette expérience avant gardiste et la régularisation des affaires foncières de Henchir STIL.
A noter que la directrice des recettes des finances à Kébili, Amina Khaldi avait déclaré au correspondant de la TAP dans la région que la recette des finances avait exécuté la décision de geler les comptes bancaires de l’association de protection des oasis de Jemna et celui de l’acheteur de la récolte sur décision du chargé général du contentieux de l’état .

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L’association tunisienne pour la défense des droits des occupants des logements squattés de la Société de Promotion des Logements Sociaux (SPROLS) ont observé, jeudi, un sit-in devant le siège du gouvernement à la Kasbah pour revendiquer l’application de la loi pour la cession des logements au profit des habitants avec le prix du coût initial et en prenant en compte les loyers payés comme des intérêts.
A ce propos, Hichem Ben Hadia, président de l’association, a revendiqué le droit des occupants de quatre cités de la SPROLS qui sont « Romana » « La Marsa » « Manar2″et « Menzeh 8 » à devenir propriétaire des logements qu’ils habitent depuis 1983 en soulignant, à ce propos, « la réalité sociale difficile des locataires ».
Ben Hadia a appelé à cet égard le gouvernement et les autorités concernées à tenir compte de la situation des habitants, mentionnant que 548 familles sur un nombre total de 824 familles vivent une situation sociale difficile.
« 80% des chefs de famille sont retraités, 15% sont veufs et 5% portent un handicap », révèle-t-il
Lors de ce mouvement de protestation, les habitants ont scandé des slogans appelant le gouvernement à satisfaire leurs revendications estimant que les prix de vente proposés pour l’achat des appartements sont « irréalistes ».

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Les habitants de la délégation de Belkhir (gouvernorat de Gafsa) ont observé, jeudi, un sit-in devant le siège du gouvernorat, appelant à combler le vide dans quelques établissements éducatifs dans la région.
Des habitants ont précisé que les cours sont interrompus dans 12 écoles primaires et au collège de la région, vu l’absence du cadre enseignant, revendiquant la libération des individus arrêtés dont le nombre est de 12, sur fond de fermeture de la route reliant Gafsa et Gabès.

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Si ces informations se vérifiaient et parvienaient à être concrétisées, il serait juste de dire que le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, se serait enfin mis à appliquer la loi, à restaurer et instaurer l’autorité de l’Etat. Cela lui demandera certainement du temps, tant les procédures judiciaires seront longues et tant le risque d’un retour de bâton sera grand pour tout son gouvernement.

La première des informations a été rapportée par le FTDES (Forum tunisien des droits économiques et sociaux). Dans un communiqué, rendu public ce lundi 10 octobre 2016, le Forum dit que 9 individus devraient comparaître mercredi prochain devant le tribunal de première instance de Kasserine pour répondre de l’accusation d’entrave à la liberté de travail. L’accusation, toujours selon le communiqué qui stigmatise ce procès, fait suite à un Sit-in organisé le 3 avril 2013, par un ensemble de dits ouvriers des chantiers, des bénéficiaires de l’instrument 16 et des employés de l’hôpital de la localité de Majel Bel Abbess. Le même communiqué évoque aussi des convocations pour enquêtes judiciaires sur d’autres individus des villes de Meknassi, de Menzel Bouzaïane, de Tozeur, de Kasserine, de Sbeïtla et d’El Ayoun.

Si ces informations se vérifiaient, ce serait ainsi les premières actions de justice du genre qui seraient tentées pour faire prévaloir la liberté de travail, lutter contre les Sit-In qui entravent le déroulement d’un grand nombre de projets, économiques, d’infrastructure, publics et privés et qui ont été derrière le départ de nombre d’investisseurs étrangers de Tunisie vers des pays où les mouvements sociaux sont mieux régulés.

Une autre information qui pourrait signifier que le gouvernement de Youssef Chahed se rebifferait et exprimerait une réelle volonté de hausser le ton envers les «nouveaux Trabelsi», ces individus qui s’emparent des propriétés de l’Etat et les exploitent à des fins purement personnelles et matérielles sous couvert d’installation d’un nouveau schéma de développement, est rapportée ce lundi 10 octobre 2016 par un communiqué du ministère des domaines de l’Etat.

Réagissant en effet à la vente, publique et en présence de députés et de représentants d’au moins trois partis politiques (Ennahdha, le Front Populaire, le Parti de la bicyclette) qui applaudissaient le vol des récoltes de dattes de palmerais étatiques pour plus de 1,7 MDT, le ministère hausse en effet le ton. Le ministère, tenu par l’avocat Mabrouk Kechride, et qui considère ce qui s’est passé aux palmeraies de Jemna «nul et non avenu», affirme en effet sa détermination à «protéger les propriétés de l’Etat et à engager les poursuites civiles, pénales et administratives prévues par la loi pour poursuivre tous ceux qui ont exploité indument les biens publics par la vente ou par l’achat».

Reste cependant à savoir si tout cela n’est pas un simple bavardage, des menaces sans suite et une simple manœuvre politicienne qui n’aurait d’autre objectif que de calmer les esprits de ceux qui rappellent au chef du gouvernement son engagement à respecter la loi et restaurer l’autorité de l’Etat, engagement qui avait été la cause de sa venue au pouvoir.

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Le secrétaire général de l’Union Régionale du Travail à Tozeur, Mohamed Hedfi, a affirmé hier jeudi 06 octobre 2016 sur Shems FM, dans la nuit, que les chômeurs vont mettre un terme ce samedi 8 octobre à leur sit-in entamé il y a presque 9 mois, au siège du gouvernorat.
Mohamed Hedfi a indiqué qu’une commission sera chargée d’étudier les doléances des sit-inneurs.

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 » Les ouvriers des chantiers travaillant dans tous les secteurs d’activités observeront le 12 octobre 2016 un mouvement de protestation dans toutes les régions du pays pour revendiquer la régularisation définitive de leur situation précaire « , ont annoncé jeudi les coordinateurs régionaux des ouvriers des chantiers.
Lors d’un point de presse tenu à Tunis, Sami Khélifi, coordinateur régional des ouvriers des chantiers dans la région de Jendouba a souligné que les 59 mille ouvriers dont 5% sont des diplômés du supérieur, revendiquent leur intégration dans la fonction publique et la régularisation de leur situation financière et sociale ainsi que la garantie de la couverture sociale et sanitaire.
 » Un délai de 15 jours sera accordé au gouvernement pour prendre des mesures sérieuses et efficaces en annonçant la régularisation de notre situation même à travers une démarche progressive mais en fixant des délais précis « , a-t-il dit, menaçant de la poursuite des mouvements de protestation jusqu’à satisfaction de leurs revendications qu’il a qualifiées de  » légitimes « .
De son côté, Mohamed Akremi, coordinateur régional des ouvriers des chantiers dans la région de Médenine a déclaré que le dossier des ouvriers des chantiers n’a jamais été traité avec le sérieux requis depuis le déclenchement de la révolution.  » Des milliers d’ouvriers opérant dans tous les secteurs d’activités et déployant des efforts gigantesques pour servir le pays vivent depuis six ans dans des situations précaires et inhumaines « , a-t-il dit.
 » Nous sommes soumis à la loi de la fonction publique alors que nous ne bénéficions ni d’un salaire respectable conforme à nos qualifications et diplômes ni de la couverture sociale « , a-t-il ajouté.
 » Nous travaillons quarante heures par semaine, nous n’avons pas droit à un congés et nous sommes payés aux alentours de 300 dinars par mois « , a souligné, pour sa part, Fayçal Attouri, coordinateur régional des ouvriers des chantiers dans la région de Kasserine, faisant remarquer qu’il existe des disparités entre les régions au niveau des salaires et de la couverture sociale.
 » Si notre situation n’est pas régularisée nous arrêterons de travailler « , a-t-il prévenu.

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Un sit-in a été observé, lundi, Place du peule, à Tataouine, suivi d’une marche à l’appel de l’Union régionale du travail (URT), des représentants de la société civile et des partis politiques dans la région, en prévision de la grève générale régionale annoncée pour mardi, 4 octobre 2016. Les participants ont appelé le gouvernement à honorer ses engagements concernant l’emploi et les projets de développement.
Une délégation de l’URT et de représentants d’organisations nationales et de la société civile devait rencontrer, ce matin, au siège du ministère des Affaires sociales une délégation gouvernementale pour examiner des questions restées en suspens dont le projet de gaz du sud, la réintégration des employés licenciers de la société Bouchamaoui, la priorité aux jeunes de la région dans le recrutement au Sahara, la concrétisation du principe de la discrimination positive en faveur de la région et l’amélioration de l’infrastructure.
L’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat à Tataouine avait déclaré dans une motion rendue publique, dimanche, qu’elle ne participera pas à la grève générale régionale appelant ses affiliés à ouvrir, mardi, leurs locaux, tout en soulignant sa solidarité avec les revendications de la région pour le développement et l’emploi.

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Plusieurs agriculteurs à Siliana ont observé, jeudi, un sit-in devant le siège du gouvernorat pour déplorer les difficultés auxquelles ils font face ainsi que la régression de l’activité agricole dans la région.
Les protestataires regrettent la hausse des prix des équipements agricoles, des engrais et pesticides durant ces dernières années, qui, ont-ils dit au correspondant de la TAP, est à l’origine du non développement de l’agriculture, une activité déjà fragilisée par les conditions climatiques difficiles.
Ils revendiquent notamment l’augmentation de la prime des hydrocarbures pour les machines agricoles et le rééchelonnement des dettes, affirmant que ce sit-in, oragnisé à l’appel de l’URAP, a pour objectif d’alerter l’opinion publique sur la situation difficile que connait le secteur agricole en Tunisie, l’un des piliers de l’économie tunisienne.
Lors d’un entretien avec le gouverneur de Siliana, les membres de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (URAP), ont appelé, en particulier, à l’augmentation du quota de la région en fourrage animal subventionné  » Sedari « , au contrôle des circuits de distribution de cette matière, le réaménagement des pistes agricoles, l’entretien des réseaux de distribution de l’eau d’irrigation et la lutte contre l’érosion.

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L’union régionale de l’agriculture et de la pêche de Siliana a décidé d’organiser un mouvement de protestation le jeudi 29 septembre 2016, indique un communiqué publié par l’UTAP.

D’après la même source, ce sit-in vient en signe de protestation contre la détérioration de la situation agricole et l’accumulation de plusieurs problèmes freinant les activités des agriculteurs dans la région de Siliana.

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Le syndicat régional des forces de sécurité intérieure à Ben Guerdane a organisé, ce matin, un sit-in, devant le district de la Garde Nationale et le poste de police de la région, appelant les autorités de supervision à tenir leurs engagements envers l’institution sécuritaire, rapporte Cap fm.

Le syndicat en question appelle à faire bénéficier aux agents ayant participé aux évènements de Ben Guerdane de promotions et de primes après le succès et l’exploit réalisés par les unités sécuritaires en mars dernier, a ajouté la même source.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le nouveau secrétaire d’Etat chargé des Mines, Hachem Hmidi, a déclaré qu’on se cachait toujours derrière les sit-in, les mouvements sauvages, mais le secteur du phosphate est confronté à d’autres difficultés qui sont d’ordre structurel.

Le responsable n’a épargné aucun effort pour dévoiler son plan d’action, affirmant qu’un bon diagnostic demeure utile pour dresser l’état des lieux du secteur et fixer par la suite les réformes devant aider à surmonter la situation difficile. Interview :

Avec la poursuite des mouvements de protestation, qu’en est-il de la filière du phosphate?

La production et la transformation du phosphate constituent l’un des principaux revenus du pays, avec le tourisme. En effet, le secteur du phosphate occupe une place importante dans l’économie tunisienne, tant au niveau de l’emploi qu’au niveau de la balance commerciale.

La Tunisie était rangée au cinquième rang des producteurs mondiaux jusqu’en 2010 (4% du PIB du pays, 10% des exportations), ce qui a permis de constituer l’une des principales ressources en devises, l’équivalent de trois milliards de dinars. Avec ces performances, la CPG (Compagnie des phosphates de Gafsa) et le GCT (Groupe chimique tunisien) ont réussi à enregistrer des bénéficies de l’ordre de 800 millions de dinars. Mais depuis la révolution, le secteur s’est trouvé face à des difficultés majeures.

Des difficultés se sont traduites par un fort ralentissement du rythme de la production. Chiffre à l’appui, la moyenne de la production de phosphate est passée de 8 million de tonnes à environ 3.2 millions de tonnes durant les cinq dernières années. Et voilà, on est face à un secteur qui n’a pas pu fonctionner qu’à 40% de sa capacité.

Et pour cette année ?

En dépit de cette situation, on reste optimiste et avec l’aide de toutes les parties, la production pourrait dépasser les 4 millions de tonnes, notamment avec la reprise de l’activité des unités de production de Metlaoui (60%) et Mdhila (40%). Avec cette bonne nouvelle, le niveau de production général de la société est estimé actuellement à 80%.

Mais depuis cinq ans, ce secteur bat au rythme des revendications sociales et émet un signal alarmant. Qu’en pensez-vous ?

C’est vrai.. Les sit-in et les mouvements de protestation des sans-emploi ont paralysé l’activité de la compagnie. Les opérations de transformation et l’exportation des dérivés du phosphate ont été bloquées, ce qui a  causé des immenses pertes.

Cette situation est certes très difficile, mais il faut avouer que la compagnie fait face à des problèmes structurels.

Pouvez-vous nous en parler ?

Cela n’a jamais été évoqué, on se cachait toujours derrière les sit-in, les mouvements sauvages, mais on est confronté à d’autres problèmes d’ordre structurel.

Le premier problème concerne le transport du phosphate à l’intérieur des sites de production vu l’interdiction de la sous-traitance. Avant la révolution, des sociétés de sous-traitance, rappelle-t-on, étaient chargées d’assurer le transport du produit brut entre les carrières et les laveries destinées au traitement du minerai.

L’interdiction de l’activité de ces sociétés dont le nombre s’élève à 10 a créé un dysfonctionnement immédiat. La CPG s’est trouvée obligée de réintégrer les sous-traitants tout en vendant le matériel de ces sociétés.. Or, cette décision a eu des retombées néfastes et une nouvelle mission vient s’ajouter celle de la CPG, qui ne maitrise pas le métier du transport.

Cela a par conséquent engendré une pression sociale, surtout que l’effectif de la CPG a doublé.

Cela a aussi provoqué un autre dysfonctionnement au niveau du transport du phosphate vers les usines de Gabès, Skhira et Sfax, sur le littoral sud-est.

Avec la multiplication des mouvements de protestation et les sit-in, avec l’arrêt du transport du phosphate par voie ferrée, la compagnie a recouru au transport par camions. Or, cette solution est jugée couteuse et elle était considérée comme une charge supplémentaire pour la CPG.

Faut-il indiquer que la moyenne pour le transport d’une tonne de phosphate par camions est estimée à 21dt contre 6.5dt seulement par voie ferrée, ce qui a creusé davantage le déficit du résultat de la CPG.

Comment expliquez-vous  tout cela ?

Les problèmes sont dus aux difficultés endogènes à la SNCFT pour insuffisance de moyens matériels et de personnel, ce qui ne permet guère d’assurer le transport du  phosphate. D’ailleurs, le nombre de trains chargés d’accomplir cette mission a régressé passant de 28 avant la révolution à 11 au cours de ces dernières années. Cela peut s’expliquer par la situation financière de la SNCFT, qui est incapable d’améliorer son réseau hérité des Français.

S’y ajoute le facteur aggravant de l’insécurité due aux blocages occasionnés par les mouvements sociaux, souvent dans les bourgs se trouvant sur la voie ferrée vers Sfax et Gabès.

Parmi les autres problèmes, on évoque les carences de l’encadrement de nos responsables, lequel a enregistré une baisse de 4%. La CPG s’est trouvée face à un effectif inexpérimenté, d’autant plus qu’elle n’a pas pu gérer le flux des nouveaux recrutés estimés à 14 mille à la CPG et au GCT. La compagnie continue de recruter sans que pour autant les esprits ne se calment..

Mais dans ce cas précis, quel est votre plan d’action ?

La résolution de ces problèmes ne peut se faire qu’à travers une approche participative qui s’impose, nécessitant de parvenir à un consensus.

Partant de ce constat, une réunion a récemment eu lieu avec le ministre du Transport et les représentants de la CPG pour trouver une solution au problème du transport du phosphate.

Il a été décidé au cours de cette réunion de réviser à la hausse le tarif du transport du phosphate par voie ferrée pour le fixer à 20dt contre 6.5dt actuellement.

A ce titre, la SNCFT s’est engagée à mettre en place un programme de développement visant l’acquisition d’un nouveau matériel de maintenance et de nouvelles locomotives réservées à la traction des wagons de phosphate afin de mieux répondre aux besoins de la CPG.

C’est très important dans la mesure où on tente réaliser le transport de 11 millions de tonnes de phosphate en 2017.

De son côté, la CPG a décidé de faire une avance de l’ordre de 20 millions de dinars à ladite société pour qu’elle entame son programme de développement.

Pour résoudre le problème d’encadrement, on optera pour l’amélioration de nos programmes de formation. Ajoutons à cela le recrutement de cadres spécialisés.

Pour ce faire, un concours a été déjà lancé pour le recrutement de 261 hauts et moyens cadres. Ce dernier a été réalisé par l’Ecole nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT) et l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC) afin de garantir toutes les conditions de transparence.

De même, un autre concours sera lancé prochainement pour le recrutement de 1700 agents spécialisés pour la CPG et 1700 pour le GCT

Parmi les autres solutions proposées, il y a l’activation du rôle de six sociétés d’environnement, plantation et jardinage relevant de la CPG et du GCT. Des sociétés qui comptent environ 12 mille personnes pour une masse salariale de 100 millions de dinars, sans pourtant contribuer à la relance économique.

Ces sociétés devraient s’orienter davantage vers le secteur agricole de manière à tirer profit de ces nouvelles recrues qui sont appelées à fournir un effort de plus et à réaliser les objectifs fixés à travers l’installation des sociétés d’environnement, plantation et jardinage.

Sur un autre plan, un bureau d’étude sera choisi pour dresser un diagnostic de l’état des lieux du secteur afin de fixer les réformes devant aider à surmonter la situation difficile.

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Malgré la poursuite du sit-in, le calme est revenu aujourd’hui mardi, dans la ville de Ben Guerdane et les commerces et administrations ont rouvert leur portes et ce, après la réunion du gouverneur de Médenine avec plusieurs composantes de la société civile.
Selon le délégué de Ben Guerdane, Omar Kouz, toutes les parties ont convenu de réclamer l’ouverture d’une enquête sur l’incident, selon lequel un habitant originaire de ben Guerdane aurait été tué par balles dans la zone tampon (frontière) et de demander l’arrêt des tirs de balles sur les individus.
 » Des solutions consensuelles seront trouvées en vue d’assurer la circulation des marchandises à partir de Libye vers Ras Jedir », a-t-il précisé, ajoutant que des négociations seront entamées avec la partie libyenne afin de mettre en vigueur les décisions précédentes entre les responsables Tunisiens et Libyens.
Des manifestants ont incendié les locaux de la société chargée des travaux de l’autoroute Médenine-Ras jédir et d’importants dégâts ont été enregistrés causant l’arrêt des ses activités, a indiqué un responsable dans la société.
Ce mouvement de protestation a été observé à l’issu d’une marche pacifique à laquelle avaient participé des composantes de la société civile et les familles des victimes de tirs par balles, en guise de protestation contre « l’usage excessif de la force par les agents de sécurité contre ceux qui exercent le commerce informel ».

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Le syndicat régional des forces de sécurité intérieure à Gafsa a observé mardi un sit-in devant le district de sécurité du gouvernorat afin de revendiquer l’application de la loi sur la protection des agents de sécurité, a indiqué le secrétaire général du syndicat régional des forces de sécurité intérieure, Wahid Mabrouk.
Il a déclaré au correspondant de la TAP dans la région que ce sit-in a été organisé à la suite de plusieurs agressions perpétrées contre des sécuritaires dont notamment l’acte criminel contre le commissaire Abdelkader Kasmi à Tozeur, décédé à l’hôpital militaire à la capitale.
 » Deux autres sit-in seront organisés à Tozeur et Kairouan pour revendiquer l’application de cette loi, a-t-il dit, ajoutant que d’autres mouvements de protestation seront organisés dans plusieurs gouvernorats.

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