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Slafiste, Ennahdha

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D’abord cette position

D’abord cette position, manifestement ferme et définitive, de Rached Ghannouchi, leader du parti au pouvoir en Tunisie. Le chef du mouvement Ennahdha, a ainsi affirmé, au cours d’une conférence de presse tenue, mercredi après-midi, que «le mouvement Ansar al Charia est tenu de solliciter l’autorisation du ministère de l’Intérieur pour pouvoir tenir sa conférence à Kairouan. Ansar al Sharia n’est pas au-dessus de la loi et doit se soumettre, à l’instar de toutes les autres formations, aux lois qui régissent les activités publiques ». Le même jour, il va plus loin et annonce que le gouvernement a décidé d’interdire le congrès des salafistes d’Ansar Chariâ.

Derrière «le Cheikh », tout le conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, qui a «insisté sur la nécessité de se conformer aux autorisations légales pour toutes activités de prédication dans les lieux publics», comme l’a indiqué son président Fathi Ayadi, à l’issue de sa réunion, dimanche 12 mai courant.

Ces deux positions d’Ennahdha font suite à un communiqué du ministère de l’Intérieur, qui avait averti toutes les associations, partis ou personnes qui désirent organiser des activités, d’obtenir, conformément à la loi, les autorisations nécessaires, 72 heures à l’avance.

En face, c’est le leader d’Ansar Al Chariâ, Abu Iyadh, qui fait, par ailleurs, l’objet d’un mandat de dépôt et qui n’a jamais été inquiété, et qui publiait, dans la soirée du 12 mai 2013, via la page de ses partisans sur Facebook, un communiqué, dans lequel il menace les autorités d’une guerre sans merci, les qualifiant de tyrans (Taghout), de non musulmans et qui ne connaissent rien à l’islam. Il a surtout encouragé les partisans d’Ansar Al Chariâ à ne pas reculer, soulignant qu’il ne s’agit que d’une étape dans un long chemin difficile. Jeudi, le porte-parole d’Ansar Chariâ, Seifeddine Rais, pousse un peu plus le bouchon et déclare que le congrès aura lieu, comme prévu, à Kairouan, malgré l’interdiction du gouvernement.

Manifestement donc, le torchon brûle entre Abou Iyadh dont les partisans glorifient publiquement Al Qaïda et Ben Laden sur les chaînes TV, le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou et Rached Ghannouchi d’Ennahdha.

Les trois positions (Ansar Chariâ, Ennahdha et gouvernement tunisien) faisaient surtout suite à une conjoncture bien tendue. D’abord l’affaire de Jbel Chambi qui s’éternise sans finir avec même des ramifications dans les relations entre Tunis et Alger. Secundo, l’assassinat barbare du lieutenant de police à Jbel Jeloud et qui a laissé lourd ressenti chez les forces de l’ordre en Tunisie et qui revendiquent maintenant l’application de nouveau de la loi anti-terroriste. Tertio, c’est la campagne, initiée par le ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, contre les «tentes de prêche», qui se multipliaient depuis quelques semaines en Tunisie, avec un langage de défiance pour un gouvernement, surtout préoccupé par le front ouvert à Jbel Chambi par les salafistes djihadistes et à l’égard de toutes les forces tunisiennes de l’ordre. Qui des trois fera marche arrière et baissera…les bras le premier ?

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