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Slim Besbès, Rafik Abdessalem,

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Tout le monde était vraisemblablement au courant

Tout le monde était vraisemblablement au courant, sauf le peuple au nom duquel ministres et Etat tout entier font la manche pour les aides et les subventions et s’endettent en millions de Dinars pour des projets qui ne voient toujours pas le jour et des promesses d’actions sociales.

1 million de Dollars donnés à la Tunisie, sous le sceau du secret. Un secret dont seul le Gouvernement tunisien connaît les conditions. Mieux encore, ce n’est pas la première fois que le gouvernement chinois donne ainsi de l’argent, beaucoup d’argent au nouvel Etat tunisien. «La partie chinoise a requis le secret pour cette opération, et c’est chose normale dans la logique des relations entre Etats », a expliqué le secrétaire d’Etat aux Finances, Slim Besbès, dans une déclaration, ce mercredi 2 janvier 2013 à la Radio Shems FM. Et le secrétaire d’Etat tunisien d’ajouter que «ce n’est pas la première fois que la Chine fait de telles faveurs à la Tunisie et requiert le secret». Ceci appelle, à notre sens, quelques remarques.

– «Chat qui se gratte, gratte pour lui» (Proverbe russe).

Il est une évidence dans la logique des relations entre Etats, comme le dit Slim Besbès, que les Etats ne s’accordent pas des faveurs financières pour les beaux yeux des uns les autres. Lorsqu’un Etat donne de l’argent à un autre, il s’agit généralement soit d’un prêt, soit d’une faveur contre une autre. L’histoire de la Tunisie que certains semblent avoir oubliée, a déjà montré que l’argent français donné au Bey de Tunisie, n’avait ramené que le Protectorat. Touts les Etats honnêtes qu’on connaît, se financent sur les marchés. Arnaud Parienty, professeur agrégé en sciences économiques et sociales, énonçait, sur TV5, un principe de base. «Par définition, quand l’État veut emprunter de l’argent, il émet des titres qui sont placés sur les marchés pour être ensuite achetés». Un Etat peut aussi faire un don à un autre. Cela se fait, généralement, selon les règles de la transparence. Il y a un accord signé et l’argent transite par le trésor public et s’en va par la suite être dépensé, de manière tout aussi transparente, dans ce pourquoi il a été donné. On décèle alors mal toute transparence dans ce qu’a fait le Gouvernement de Hammadi Jbali avec le gouvernement chinois. Vient ainsi, comme une évidence, la question : Qu’a donné l’Etat tunisien d’Ennahdha à la Chine, en contrepartie de ses privilèges financiers secrets ? Des marchés en Tunisie ? Un pied-à-terre tunisien, commercial ou autre à la Chine ? Une concession quelconque ? Le gouvernement de Hammadi Jbali avait-il le droit d’accorder ces privilèges, si privilèges il y avait, à la Chine ? A moins d’être, elle aussi, dans le secret et qu’elle fasse partie elle aussi de l’omerta, il nous semble évident que l’Assemblée Constituante qui a nommé ce gouvernement, le questionne et enquête sur le sujet.

– L’omerta, nouveau signe de bonne gouvernance de la troïka ?

Slim Besbès, secrétaire d’Etat aux Finances a précisé, sur les ondes de la radio Shems FM aussi, que «le ministère des Finances était bel et bien au courant du versement d’un million de dollars que le ministère chinois du Commerce a effectué sur le compte du ministère tunisien des Affaires étrangères». Certaines sources indiquent que le CPR aussi, était au courant de toute cette affaire et de ses documents, tels que révélés par la blogeuse. Ni le gouvernement, ni son partenaire dans la troïka gouvernante en Tunisie, n’avaient jugé bon d’en parler ou de questionner le ministre tunisien des Affaires étrangères sur cette affaire. Mustapha Ben Jaafar d’Ettakattol et président de l’Assemblée Constituante, serait aussi au courant et se serait volontairement tu. Le comble pour la démocratie tunisienne naissante !

Le fait est, ou du moins nous semble-t-il ainsi, que l’omerta (loi du silence dans le jargon sicilien…) est désormais devenue la nouvelle règle de bonne gouvernance chez le Gouvernement nahdhaoui dans la Tunisie de la Révolution. Sinon, de quoi avaient peur le gouvernement et son ministre ? Pourquoi avoir accepté le sceau du secret, s’il n’y avait pas d’autres choses, d’autres conditions, d’autres faveurs à cacher ? Pourquoi couvrir «un collègue» et pousser le bouchon jusqu’à lui consacrer un communiqué officiel de soutien, si le ministre n’a pas fauté ?

– «Il faut plutôt prendre garde à ses mains qu’à ses pieds». (Proverbe français).

Dernière question et non des moindres : Pourquoi le ministre Rafik Abdessalem refusait-il, depuis mai dernier, date de la fin du Forum sino-arabe à Hammamet, de rendre l’argent ?

Le ministère des Finances ne nie pas le lui avoir demandé. C’est par conséquent l’affirmation que le 1 million USD, n’a pas encore été versé dans les comptes du trésor public tunisien. L’argent n’étant pas, non plus, comme l’affirme la Banque Centrale de Tunisie, dans ses coffres, il est donc quelque part dans un compte ou dans quelques poches qui refuseraient de le rendre !

Et devant tout cela, personne parmi tous les défenseurs de la révolution, avocats et autres défenseurs, ne bouge ! Drôle de révolution dont le titre principal a été la rupture avec le passé !

Khaled Boumiza.

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