Tags Posts tagged with "Slim Besbès,"

Slim Besbès,

par -

L’information est désormais officielle. Une nouvelle proposition sur les majorations salariales vient de voir le jour. C’est à l’initiative du membre de la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, que cette nouvelle proposition a été élaborée.

Le député, ancien ministre des Finances nous a confirmé la nouvelle.  Dans une déclaration, mardi 22 novembre 2016 à Africanmanager, il a indiqué qu’une nouvelle alternative au gel des salaires a été trouvée et proposée, hier, mardi 21 novembre 2016, au secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi. Il s’agit de répartir la somme globale litigieuse, soit 1 milliard de dinars en deux parties,  la première sera compensée par une révision du  barème de l’impôt  sur le revenu pour couvrir la catégorie de salaire le plus élevé de la fonction publique (soit 3 mille 200 dinars mensuels) alors que la seconde sera compensée par la souscription gratuite par les salariés bénéficiaires de l’augmentation non couverte, par la révision du barème à un emprunt public à moyen terme (bon d’investissement) sous forme d’une émission publique (en dinars et/ou en devise) ouverte à tous les Tunisiens, personnes physiques ou morales résidentes ou non résidentes.

L’ajustement de la précédente proposition vise l’élargissement  du champs d’application des bénéficiaires de la révision du barème de l’impôt sur le revenu à tous les salariés sans fixation du plafond alors qu’il concernait uniquement (dans la première version du projet de la loi de finances soumis au parlement) ceux dont les revenus annuels ne dépassent pas les 20 mille dinars, soit moins de 1400 dinars par mois.

L’objectif de cette nouvelle proposition est de veiller à ce que l’augmentation conséquente touche désormais toutes les catégories de fonctionnaires dont le salaire est égal à 3 mille 200 dinars, à savoir les professeurs universitaires les médecins et les magistrats.  « C’est la solution la plus adéquate et la plus pertinente, premièrement,  pour récompenser l’augmentation salariale qui a été reportée à l’année 2019 , et deuxièmement à travers la révision du barème de l’impôt sur le revenu pour atteindre l’équité sociale escomptée,  en touchant plus particulièrement à côté des couches des plus faibles revenus et les couches populaires, les contribuables appartenant à la classe moyenne « , a-t-il expliqué.

Quant à la deuxième partie de la proposition, qui concerne une souscription gratuite des salariés de la fonction publique à une émission publique au titre d’un emprunt national à moyen terme remboursable dans une période de 5 à 7 ans, qui sera affectée à des objectifs de développement, et qui est ouverte de manière automatique aux fonctionnaires de l’État qui n’ont pas reçu la totalité de leur augmentations salariales sur la base de l’application de la révision de l’impôt sur le revenu, elle permet, d’une part, d’honorer l’intégralité des engagements de l’État envers la centrale syndicale et d’autre part,  de répondre aux soucis légitimes de l’UGTT de rien ne concéder  à propos de la défense du pouvoir d’achat et des acquis des salariés.

Par ailleurs, cette approche s’insère dans la démarche de trouver une solution concertée et consensuelle qui rapproche les points de vues divergents  tout en évitant à la fois un désordre social et un dérapage des finances publiques.

Selon Besbes, le souci du gouvernement est de maîtriser la masse salariale en la limitant au seuil inscrit au budget de l’État répond à une volonté consistant à entamer dès 2017, une politique de maîtrise de cette rubrique afin de la cantonner  aux valeurs et proportions conformes aux normes de la soutenabilité budgétaire. Tel est l’engagement souscrit par la gouvernement précédent lorsqu’il avait signé l’accord avec le FMI relatif au second programme. À noter que l’activation de l’ensemble des financements extérieures identifiés pour résorber le déficit budgétaire ( 4 milliards de dinars) est étroitement subordonnée à l’approbation du FMI.Or, cette dernière est difficilement acquise si le gouvernement revient sur la structure des dépenses publiques proposées dans le budget 2017 (La masse des salariale est fixée à 13,7 milliards de dinars).

par -

Le membre de la commission des finances à l’ARP et ancien ministre des Finances, Slim Besbes, a démenti avoir évoqué un recours au FMI pour régler le différend entre le gouvernement et l’UGTT autour des majorations salariales. Dans une interview accordée à Africanmanager, il a indiqué qu’il avait juste préconisé un rapprochement entre le gouvernement et le FMI pour un éventuel glissement de la masse salariale. « J’ai proposé au gouvernement de se rapprocher du FMI pour adoucir sa position qui a été, selon lui, rigide et qui ne tient pas compte de la contrainte exceptionnelle que vit la Tunisie et qui devient aujourd’hui insupportable ».

Et Besbes d’expliquer que le rapprochement doit se faire en premier lieu en interne, entre le gouvernement (amélioration du pouvoir d’achat, tout en agissant à travers de véritables réformes), l’UGTT (report des majorations salariales) et l’UTICA (une contribution à travers la taxe exceptionnelle). Puis en deuxième lieu, il devrait être concrétisé à l’échelle internationale, tout en sollicitant le FMI pour lui demander de faire des concessions dans l’optique d’adoucir sa position par rapport à la masse salariale en Tunisie. Besbes a fait remarquer à ce propos que l’ARP pourra jouer un rôle déterminant pour rapprocher le gouvernement et le FMI.

Le député a en outre assuré que si le FMI cesse de soutenir financièrement la Tunisie, les autres bailleurs de fonds, tels que la Banque Mondiale, la BERD, la BID, la BAD, tous les fonds arabes et même les États, le feront aussi. « Toutes ces institutions financières ne pouvaient soutenir la transition démocratique tunisienne que lorsqu’elles ont eu la certification sur la crédibilité des réformes dictées par le FMI », a expliqué Besbes.

Il a, à ce propos, expliqué que le FMI est non seulement un bailleur de fonds mais aussi un organisme qui certifie la solvabilité des pays et donne aux autres organismes et bailleurs un signal quant à la crédibilité au niveau de la capacité financière des pays. Besbes a, en outre, ajouté que si le FMI cesse d’appuyer la Tunisie, les agences d’accréditation seront vigilantes sur l’attitude du FMI vis-à-vis du gouvernement tunisien.

« Le FMI n’a plus l’image qu’il avait durant les années 70 et 80, celle d’un organisme qui ne cible que des objectifs économiques et financiers, abstraction faite des considérations sociales. Actuellement, les représentants du FMI affichent toujours le souci de réaliser les performances financiers tout en préservant la paix sociale »., a-t-il dit. C’est dans cette optique déjà que Slim Besbes estime que le FMI pourrait nécessairement faire des concessions et assouplir les conditions.

Il a mis en garde contre l’aggravation de la situation si aucun accord n’est trouvé au sujet du report des majorations salariales, une condition inévitable, selon ses dires, à la lumière de la crise financière aiguë par laquelle passe le pays.  » Si l’UGTT reste attachée à sa position, ça sera la statu-quo et nous risquons un dérapage de l’économie nationale et des équilibres économiques et sociaux qui pourrait plonger le pays dans une politique d’austérité très sévère et insupportable, laquelle menacerait la paix sociale et la stabilité politique, voire même remettre en cause l’expérience démocratique tunisienne. Selon lui, le report des majorations salariale dans le secteur public va apporter à l’État 1000 Millions de dinars, un montant non négligeable, selon ses dires. Ajoutons à cela les 500 Millions de dinars qui devraient provenir de la lutte contre la contrebande.

L’ancien ministre a par ailleurs indiqué qu’indépendamment de cette loi de finances 2017 et des nouvelles mesures et procédures prises en compte dans le cadre de cette loi, il n’y aura pas de reprise en 2017 si l’investissement et les exportations, deux secteurs qui sont jusqu’à ce jour en panne, ne sont pas au rendez-vous. Ce sont deux facteurs primordiaux pour la reprise économique.

A rappeler que le FMI exige que la masse salariale ne dépasse pas 13% du PIB et qu’elle soit ramenée à 12% du PIB à l’horizon 2020.

par -

L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré, ce vendredi 11 novembre 2016, sur la radio Nationale, que « la position du parti Ennahdha concernant la polémique sur les augmentations salariales est basée sur le principe des négociations entre les différentes parties concernées ».

par -

L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré ce jeudi 10 novembre 2016 à Africanmanager que si le FMI cesse de soutenir financièrement la Tunisie, les autres bailleurs de fonds, tels que la Banque Mondiale, la BERD, la BID, la BAD, tous les fonds arabes et même les États, le feront aussi.

Il a à ce propos expliqué que le FMI est non seulement un bailleur de fonds mais aussi un organisme qui certifie la solvabilité des pays et donne aux autres organismes et bailleurs un signal quant à la crédibilité au niveau de la capacité financière des pays.

Besbes a, en outre, ajouté que si le FMI cesse d’appuyer la Tunisie, les agences d’accréditation seront vigilantes sur l’attitude du FMI vis-à-vis du gouvernement tunisien.

par -

Le membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et ancien ministre des Finances, Slim Besbes, a démenti, dans une déclaration ce jeudi 10 novembre 2016 à Africanmanager, l’intention du ministère de tutelle d’abandonner les caisses enregistreuses, un projet lancé par Slim Chaker, ex-ministre des Finances.

Slim Besbes nous a confié également que 40 caisses enregistreuses ont été installées à ce jour dans les unités de consommation sur place : Cafés, salons de thé, restaurants et restaurants touristiques.

Et Besbes de rajouter que la question avait été déjà posée aux représentants du ministère des Finances qui à leur tour ont démenti l’information.

Selon lui, les députés de la commission des finances ont exprimé leur attachement aux caisses enregistreuses et veulent même étendre ce dispositif à d’autres secteurs comme les services.

par -

L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a affirmé dans une déclaration à Africanmanger, ce jeudi 10 novembre 2016, que l’article sur les attributions de la police fiscale dans le projet de la loi de finances 2017 suscite l’inquiétude des députés.

Et Besbes de rajouter que prévoir des dispositions sur la police fiscale est en profonde harmonie avec le souci législatif d’augmenter les moyens d’administration, de contrôle et de lutte contre la fraude fiscale, mais le problème se pose au niveau des attributions de cette police. « Est-ce qu’on doit élargir les attributions de la police fiscale pour qu’elle soit rattachée à l’autorité judiciaire du ministère public ou bien la laisser exclusivement sous le contrôle du ministère des Finances », s’est exclamé Slim Besbes.

par -

« Le premier grand défi du gouvernement de Youssef Chahed est le bouclage du budget 2016 », a affirmé Slim Besbes, ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), dans une interview accordée ce mercredi 31 août 2016 à Africanmanager.

Il a par ailleurs expliqué que Youssef Chahed doit tailler dans les dépenses et rétablir les équilibres financiers, surtout en ce qui concerne la charge relative à la masse salariale dans la fonction publique. Besbes a fait savoir que le déficit budgétaire atteindra 6,5% si le gap (2400 millions de dinars) n’est pas financé par des ressources extérieures.
« Il faut trouver des solutions pour maîtriser les dépenses et éviter une crise de dette publique », déclare-t-il.

par -

L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré dans une interview accordée à Africanmanager que la Tunisie risque, en 2017, d’adopter une politique d’austérité très lourde et insupportable. Il a appelé ainsi à mettre en place des mesures d’urgence le plus tôt possible.  » Si on ne mobilise pas des recettes pour l’année 2017, on risque certainement une politique d’austérité pouvant aller jusqu’au licenciement d’employés et la diminution des dépenses de la santé ainsi que celles à caractère secondaire « , a-t-il dit.

C’est ainsi que Slim Besbes a exhorté le gouvernement de Youssef Chahed à élaborer un budget sain qui respecte les équilibres financiers et la maîtrise de la dette pour 2017.

par -

L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré dans un entretien ce mercredi 31 août 2016 avec Africanmanager qu’à travers son initiative de mettre en place un gouvernement d’union nationale (GUN), le président de la République, Béji Caied Essebsi, a voulu provoquer un choc positif et ouvrir de nouveaux horizons visant principalement à rétablir la confiance et relancer la croissance et l’investissement.

L’objectif aussi est d’élargir la coalition en associant certains partis de gauche ainsi que trois organisations nationales à savoir, l’Utica, l’Utap et l’UGTT.

Besbes a en outre souligné la nécessité de mettre en place des mesures audacieuses et courageuses, faisant remarquer que le retard au niveau des réformes n’a fait qu’assécher les sources de financement du pays, principalement celles provenant de la taxation.

par -

Slim Besbes, ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), s’ajoute à la liste des économistes qui passent à la loupe le bilan de l’ex-chef du gouvernement, Habib Essid. Son réquisitoire sur le rendement de l’ancien gouvernement est très sévère.

Dans une interview accordée ce mercredi 31 août 2016 à Africanmanager, il a affirmé que le pays a vécu une véritable crise économique durant le mandat de Habib Essid. C’est ce qui explique, selon ses dires, l’initiative pour mettre en place un gouvernement d’union nationale.

Besbes a dans le même cadre indiqué que le gouvernement Essid a été incapable de rétablir la confiance des Tunisiens (entrepreneurs, investisseurs, jeunes…), de plus tous les indicateurs économiques clignotent au rouge (déficit budgétaire, inflation, dinar, balance de paiement…).

Selon ses déclarations, l’année 2015 a été clôturée avec un taux de croissance médiocre ne dépassant pas les 0,7%. Pour le premier semestre de cette année, la croissance a été de l’ordre de 1,2%, un taux qui a été boosté par les recettes provenant des services non marchands, sachant que tous les secteurs productifs n’ont pas atteint les résultats escomptés, principalement ceux du tourisme et de l’agriculture. Ajoutons à cela la dépréciation du dinar, la montée de l’inflation et la dégradation du pouvoir d’achat. Tout cela a, selon lui, alimenté la crise de confiance qui sévissait déjà depuis la Révolution.

Des prévisons révisées à la baisse!

Slim Besbes a en outre indiqué que, durant le mandat d’Essid, le ministère des Finances s’est trouvé contraint de réviser à la baisse ses prévisions de croissance. Pour les dépenses de gestion, le gouvernement table actuellement sur une hausse de seulement 7,9 % contre 8% auparavant, sachant que le taux de consommation des dépenses de gestion a dépassé les 50% contre 45% auparavant. La masse salariale dans la fonction publique passera ainsi à 13,4 milliards de dinars contre 13 milliards de dinars dans les prévisions du ministère des Finances.

Avec ce GUN, le président de la République, Béji Caied Essebsi, a voulu provoquer un choc positif et ouvrir de nouveaux horizons visant principalement à rétablir la confiance et relancer la croissance et l’investissement. L’objectif aussi est d’élargir la coalition en associant certains partis de gauche ainsi que trois organisations nationales, à savoir, l’Utica, l’Utap et l’UGTT, a expliqué Besbes. Il a souligné la nécessité de mettre en place des mesures audacieuses et courageuses, faisant remarquer que le retard au niveau des réformes n’a fait qu’assécher les sources de financement du pays, principalement celles provenant de la taxation.

Besbes a souligné que le premier grand défi de Youssef Chahed est le bouclage du budget 2016. Selon lui, Youssef Chahed doit rationaliser les dépenses et rétablir les équilibres financiers, surtout en ce qui concerne la charge relative à la masse salariale dans la fonction publique. Il a fait toutefois savoir que le déficit budgétaire atteindra 6,5% du budget de l’État si le gap (2400 millions de dinars) n’est pas financé par des ressources extérieures.

« Il faut trouver des solutions pour maîtriser les dépenses et éviter une crise de dette publique », déclare-t-il. Youssef Chahed doit revoir tout dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2016n tout en assurant les équilibres financiers et l’évolution modeste de certaines recettes, a indiqué Besbes.

Le deuxième défi de Youssef Chahed est celui relatif à l’élaboration d’un budget sain permettant de maitriser la dette publique, sinon un plan d’austérité s’imposera. « La Tunisie risque, en 2017, d’adopter une politique d’austérité très lourde et insupportable ». Le député a appelé ainsi à mettre en place des mesures d’urgence le plus tôt possible. « Si on ne mobilise pas des recettes pour l’année 2017, on risque certainement une politique d’austérité pouvant aller jusqu’au licenciement d’employés et la diminution des dépenses de la santé ainsi que celles à caractère secondaire « , a-t-il dit.

Appel à retarder les accords conclus avec l’UGTT!

Le cadre idéal et l’enjeu c’est la loi de finances 2017, estime Besbes. Là il faut stimuler l’exportation et l’investissement, promouvoir  l’entrepreneuriat, identifier de nouveaux marchés et encourager le secteur privé à investir et créer de l’emploi vu la saturation du secteur public. « C’est le seul salut pour le rétablissement des équilibres financiers », a-t-il dit. Une autre mission devra être accomplie par le gouvernement de Chahed, c’est le déblocage des secteurs productifs dont le phosphate et l’industrie chimique.

Slim Besbes a également appelé à maitriser les finances publiques, surtout au niveau de la masse salariale dans la fonction publique qui risque d’aller jusqu’à 15 milliards de dinars suite à l’application des accords conclus avec l’UGTT concernant les augmentations salariales. Or, le FMI exige que cela ne dépasse pas les 13 milliards de dinars sinon la Tunisie va se trouver en difficulté pour mobiliser des ressources de l’extérieur. Il faut aussi, selon Besbes, agir au niveau de la caisse de compensation.

L’ancien ministre des Finances a appelé à retarder l’application des accords conclus avec l’UGTT portant sur les hausses salariales, au moins pour 2017, l’année record au niveau du remboursement des services de la dette, selon ses dires. « La tâche n’est pas simple. Il faut respecter nos engagements avec le FMI pour éviter une politique d’austérité », a ajouté Besbes.

par -

L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a affirmé dans une interview accordée ce mercredi 31 août 2016 à Africanmanager que le pays a vécu une véritable crise économique durant le mandat de Habib Essid, l’ex-chef du gouvernement. C’est ce qui explique, selon ses dires, l’initiative pour mettre en place un gouvernement d’union nationale.

Besbes a dans le même cadre indiqué que le gouvernement Essid a échoué à rétablir la confiance des Tunisiens (entrepreneurs, investisseurs, jeunes…), de plus tous les indicateurs économiques clignotent au rouge (déficit budgétaire, inflation, dinar, balance de paiement…).

Il a ajouté que l’année 2015 a été clôturée avec un taux de croissance médiocre ne dépassant pas les 0,7%.

par -

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, Slim Besbes, membre de la commission des finances, de la planification et du développement au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a déclaré qu’il est exagéré de parler de faillite suite à la dépréciation du dinar tunisien.

Évoquant la formation d’un gouvernement d’union nationale, il a déclaré que les acteurs politiques font attention dans le choix de la personne qui va avoir la lourde responsabilité de diriger le gouvernement dans une période très difficile. D’après lui, ce nouveau chef du gouvernement doit avoir essentiellement un profil économique, mais avec un background politique. Interview:

Avec la forte dépréciation du dinar tunisien, plusieurs scénarios ont été prévus par un nombre important d’experts, et même certains d’entre eux ont mis en garde contre le risque de faillite. Qu’en pensez-vous?

Parler d’une situation de faillite est à mon avis une approche lointaine pour ne pas dire qu’on est en train de trop exagérer.

Un glissement de 10% sur sept ou dix mois ne signifie pas un scénario de faillite, mais cela n’empêche qu’on se trouve face à des clignotants rouges.

Une telle situation nous oblige à agir et à anticiper avant que le danger arrive.

C’est dans ce contexte que toute la classe politique, malgré la différence des positions, que ce soit au niveau de la présidence du gouvernement ou encore à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), est d’accord sur l’importance d’agir le plus tôt possible afin de sauver ce qu’on peut sauver.

Mais par quel moyen?

C’est simple, cela passera par la prise d’une série de décisions adéquates au niveau du choix d’un gouvernement capable de gérer cette situation, dans une conjoncture assez délicate.

L’intérêt du gouvernement actuel s’est focalisé essentiellement sur les réformes structurelles et sur la planification à moyen et long terme. Mais pour l’étape actuelle, un programme à court terme demeure une urgence pour sortir de l’ornière et faire face aux défis de la conjoncture actuelle.

Quels seraient alors les grands axes de ce programme?

L’important est de redynamiser l’investissement et de booster l’exportation de façon à instaurer un climat de confiance pour les chefs d’entreprises et l’ensemble des citoyens.

C’est une démarche importante pour leur donner l’espoir que les choses vont avancer dans la prochaine période et que l’avenir sera meilleur.

Ce serait le fruit d’une politique gouvernementale volontariste, capable de semer l’espérance avec une stratégie de communication adéquate, des décisions audacieuses et douloureuses qui pourraient troubler l’opinion publique.

Mais pour plusieurs observateurs, la formation d’un gouvernement d’union nationale ne peut qu’aggraver la situation. Qu’en dites-vous?

Non, je ne crois pas… Cependant, je prévois qu’on pourrait faire un petit pas vers l’arrière puisque le contexte actuel est favorable à un certain ralentissement. C’est logique, surtout dans cette période de l’année caractérisée par l’avènement de la saison estivale qui coïncide avec le mois sain.

Toutefois, c’est très intelligent de choisir cette période pour poser les véritables questions, jugées très sérieuses et chercher les solutions susceptibles d’aider à sortir de l’impasse et de relancer notre économie.

A mon avis, le danger survient lorsqu’on ne fait rien alors que le risque est sérieux. Le risque ne réside pas dans les indicateurs, qui sont en rouge mais le fait que nous n’ayions pas les moyens d’agir.

Cela nous amène à parler des prévisions faites par le gouvernement et relatives au taux de croissance. Est-il possible d’atteindre ces objectifs dans pareille situation?

Tout cela doit être retraité par la nouvelle équipe gouvernementale, qui sera certainement appelée à proposer un programme de sauvetage à court terme. C’est un travail classique, tout en essayant de réviser les prévisions, surtout qu’on se trouve dans une conjoncture dynamique.

C’est faisable ?

Certainement oui puisqu’on est encore à la moitié de l’année et on est capable de constater les réalisations enregistrées au cours du premier semestre et d’actualiser par la suite les prévisions pour le reste de l’année.

On doit donner les nouveaux indicateurs, tout en prenant en considération la nouvelle conjoncture.

Parlons un peu de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Plusieurs noms circulent actuellement dans les médias, dont notamment le gouverneur de la Banque Centrale, Chedly Ayari. A-t-il le profil idéal pour diriger ce nouveau staff?

A ma connaissance, il n’y avait aucune proposition. D’ailleurs, le service de presse de la présidence du gouvernement vient de démentir ces informations, et tous les autres noms dévoilés.

Donc, il n’existe aucune proposition officielle émanant de Nidaa Tounes, parti vainqueur des élections et habilité à proposer les noms ou de la présidence de la République, qui était derrière cette initiative.

Une chose est sûre : nous faisons très attention dans le choix de la personne qui va avoir la lourde responsabilité de diriger le gouvernement dans cette période très difficile.

Ce gouvernement aura une double tâche : faire face à la conjoncture actuelle et préparer un nouveau programme de restructuration.

Quels sont les critères pour un bon chef du gouvernement?

Il doit avoir essentiellement un profil économique, mais avec un background politique. Il doit être soutenu par la majorité, mais surtout on doit lui donner beaucoup de pouvoirs pour qu’il soit capable de prendre les décisions adéquates au moment opportun.

Un nom en tête??

Je ne crois pas que la Tunisie soit dans une pénurie de personnes capables d’accomplir cette mission… Si on cherche, on va trouver.

par -

Slim Bèsbes, le membre de la Commission des finances, de la planification et du développement à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a déclaré que la Tunisie n’a pas d’autres choix et qu’elle est obligée de s’endetter pour combler le déficit.

Il a ajouté lors de la réunion ce mercredi 25 mai 2016 de la commission des finances que l’emprunt est l’une des meilleures solutions actuellement disponibles pour le gouvernement tunisien pour soutenir son programme de réforme économique et financière, soulignant que le développement et la réduction du chômage nécessitent d’énormes fonds.

Il est à préciser que la Commission des finances a entamé ce mercredi 25 mai 2016 l’examen de trois projets d’accords de crédits signés respectivement  avec la BEI, la BERD et le Fades.

par -

Le député et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Bèsbes a affirmé, dans une déclaration ce lundi 9 mai 2016 à Africanmanager, que la commission des finances à l’ARP a honoré ses engagements vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) au titre de réformes engagées, comme convenu, avant la réunion du conseil d’administration du FMI fixée initialement pour le 13 mai prochain. A Cette date, la Tunisie devra avoir achevé le programme des réformes convenues avec le FMI et portant principalement sur le projet de loi relatif au statut de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), le projet de loi sur les entreprises en difficultés ainsi que celui portant sur la loi bancaire. Un engagement qui n’a pas été à ce jour  respecté au niveau de l’ARP.

Le dernier projet de loi approuvé au niveau de la commission est celui portant sur les banques et les institutions financières, lequel l’a été à l’unanimité et dans son intégralité, dans la soirée du jeudi 5 mai 2016. Le rapport de la commission concernant ce projet de loi devrait être soumis aujourd’hui lundi 9 mai 2016 au bureau de l’ARP pour en fixer une plénière.

« L’approbation en plénière du projet en question devrait avoir lieu mardi ou mercredi, soit le 17 ou le 18 mai courant, quelques jours après la réunion du conseil d’administration du FMI, a affirmé Slim Bèsbes, appelant la Banque centrale de Tunisie à informer le FMI de ce retard. « On a voulu que la loi sur les banques soit approuvée avant le 13 mai, date de la réunion du conseil d’administration du FMI, mais en vain », a indiqué Slim Bèsbes avant d’assurer que la commission des finances dont il fait partie a fait son mieux et a honoré ses engagements avant la date convenue. « Toutes les lois ont été approuvées en commission et adoptées en plénière sauf celle des banques », a-t-il ajouté.

Dans le même ordre d’idées , il convient de noter que  le ministre des Finances, Slim Chaker a assuré dans une déclaration médiatique récente que le FMI n’a imposé aucune condition sur la Tunisie pour l’octroi d’un nouveau, soulignant qu’un accord de principe a été conclu entre le FMI et la Tunisie sur un plan d’aide d’un montant de 2,8 milliards de dollars sur quatre ans, lié à la mise en œuvre de réformes économiques.

Sur les détails,  le ministre a indiqué que les 2,8 milliards de dollars, représentent qu’une partie du financement, précisant que le coût des investissements prévus dans le plan quinquennal sont de l’ordre de 114 milliards de dinars dont 31 milliards de dinars financés par des fonds publics. Le taux d’intérêt du prêt du FMI sera de 1% pour 2016 et passera à 2% à partir de 2017.

Le montant sera payé sur 8 tranches sur 4 ans : la première tranche de 300 millions de dollars sera décaissée, dès l’accord du conseil d’administration, en mai prochain.

Il est à préciser à ce propos qu’il s’agit d’un accord de principe pour un programme au titre du Mécanisme Elargi de Crédit portant sur 375 pour cent de la quote-part de la Tunisie (soit environ 2,8 milliards de dollars), et ce à l’appui du vaste programme de réformes économiques du gouvernement. Par ailleurs, pour pouvoir débloquer ce crédit, le FMI a exigé un calendrier de réformes principalement basé sur statut de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), le projet de loi sur les entreprises en difficultés ainsi que celui portant sur la loi bancaire, lequel a été déjà approuvé en commission et actuellement en attente de l’approbation finale de l’ARP.

par -

Le député et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Bèsbes a affirmé, dans une déclaration à Africanmanager, que la réticence du FMI est un mauvais signe pour la Tunisie, indépendamment du crédit sollicité et agréé.

Il a, par ailleurs, indiqué que la Tunisie veillera à honorer ses engagements vis-à-vis du FMI au titre des réformes, et ce avant la réunion du conseil d’administration du FMI fixée initialement pour le 13 mai prochain. Et d’expliquer qu’avant cette date, la Tunisie devra  achever le programme des réformes convenu avec le FMI. Ce programme est basé sur un calendrier des réformes qui concernent  principalement le projet de loi relatif au statut de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), le projet de loi sur les entreprises en difficultés ainsi que celui portant sur la loi bancaire.

Slim Bèsbes a, à ce propos, indiqué que la commission des finances au sein de l’ARP veillera à approuver le projet de loi bancaire avant la tenue du conseil d’administration du FMI. Pour les autres lois, elles ont toutes été approuvées en commission et adoptées en plénière.

Il est à rappeler à ce propos que les  autorités tunisiennes et les services du Fonds monétaire international ont conclu, vendredi  dernier, un accord de principe pour un programme sur 48 mois au titre du Mécanisme Elargi de Crédit portant sur 375 pour cent de la quote-part de la Tunisie (soit environ 2,8 milliards de dollars), et ce à l’appui du vaste programme de réformes économiques du gouvernement.

L’accord au titre du Mécanisme Élargi de Crédit appuie la vision économique et les réformes prioritaires des autorités détaillées dans le plan de développement quinquennal à venir. Le programme économique du gouvernement reconnaît qu’il importe pour la Tunisie d’accélérer le rythme des réformes économiques pour réduire la vulnérabilité macroéconomique, doper la croissance et favoriser la création durable d’emplois. Il est essentiel de préserver la stabilité macroéconomique, de moderniser les institutions publiques, de stimuler l’activité du secteur privé, ainsi que de renforcer la stabilité et l’efficience du secteur financier pour une croissance plus forte et inclusive et faire reculer sensiblement le chômage, en particulier celui des jeunes.

A cet effet, le programme appuyé par le FMI vise à accélérer l’investissement public, rendre le système fiscal plus équitable et juste, et améliorer l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises. S’appuyant sur les acquis du précédent programme, le programme a pour objectif la réorientation des dépenses vers les dépenses prioritaires et l’amélioration de la prestation des services publics à travers une reforme globale de la fonction publique qui, par ailleurs, maitrise la masse salariale.

Parmi les priorités à court terme figurent l’approbation des projets de lois sur le renforcement de l’indépendance de la banque centrale et la stabilité du secteur bancaire, l’achèvement de la restructuration des trois banques du secteur public qui leur permettra de fonctionner sur des bases viables, et l’adoption d’une stratégie fiscale qui renforce l’équité.

«Avec la mise en œuvre de ces politiques, la Tunisie sera en meilleure position pour s’attaquer aux défis économiques, et pour atténuer les risques qui pourraient résulter d’une détérioration de l’environnement économique international ou d’une montée des tensions sécuritaires régionales. Globalement, l’accord au titre du Mécanisme Élargi de Crédit aidera les autorités tunisiennes à atteindre leurs objectifs, à savoir générer une croissance plus rapide et plus inclusive, réduire les inégalités régionales et accroitre le niveau de vie de tous les Tunisiens. »

par -

Le député et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Bèsbes a affirmé, dans une déclaration à Africanmanager, que la réticence du FMI est un mauvais signe pour la Tunisie, indépendamment du crédit sollicité et agréé.

Il a, par ailleurs, indiqué que la Tunisie veillera à honorer ses engagements vis-à-vis du FMI au titre des réformes, et ce avant la réunion du conseil d’administration du FMI fixée initialement pour le 13 mai prochain. Et d’expliquer qu’avant cette date, la Tunisie devra  achever le programme des réformes convenu avec le FMI. Ce programme est basé sur un calendrier des réformes qui concernent  principalement le projet de loi relatif au statut de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), le projet de loi sur les entreprises en difficultés ainsi que celui portant sur la loi bancaire.

Slim Bèsbes a, à ce propos, indiqué que la commission des finances au sein de l’ARP veillera à approuver le projet de loi bancaire avant la tenue du conseil d’administration du FMI. Pour les autres lois, elles ont toutes été approuvées en commission et adoptées en plénière.

Il est à rappeler à ce propos que les  autorités tunisiennes et les services du Fonds monétaire international ont conclu, vendredi  dernier, un accord de principe pour un programme sur 48 mois au titre du Mécanisme Elargi de Crédit portant sur 375 pour cent de la quote-part de la Tunisie (soit environ 2,8 milliards de dollars), et ce à l’appui du vaste programme de réformes économiques du gouvernement.

par -

Le député à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et membre de la commission des finances, Slim Bèsbes a annoncé, dans une déclaration ce mardi 19 avril 2016 à Africanmanager, que la commission des finances à l’ARP examinera à partir de demain, mercredi 20 avril 2016, le nouveau projet de la loi bancaire qui devrait être approuvé avant le 13 mai prochain, date de la tenue du conseil d’administration du FMI.

Rappelons que le projet de loi en question a fait l’objet d’une plénière durant laquelle les grandes lignes ont été évoquées.

Une séance d’audition de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et Etablissements Financiers (APTBEF) aura lieu prochainement à l’ARP dans le cadre de ce projet de loi.

par -
L'ancien secrétaire d'Etat aux Finances et conseiller auprès du chef du gouvernement

L’ancien secrétaire d’Etat aux Finances et conseiller auprès du chef du gouvernement, Slim Besbès a accordé à Africanmanager, une interview exclusive dans laquelle il a indiqué que la Troïka dont il a fait partie était indemne de désastre économique et de faillite, expliquant la dégradation des indicateurs économiques et financières du pays par la mauvaise gouvernance héritée de l’ancien régime ainsi que par les dégâts occasionnés par la révolution.

Au sujet de l’encombrement de la fonction publique, Slim Besbès en a imputé la responsabilité aux gouvernements de Mohamed Ghannouchi, un ministre de Ben Ali ainsi qu’à Béji Caïd Essebsi, et ce à travers les recrutements anarchiques qui ont été effectués après la Révolution pour apaiser les tensions sociales et arrêter les mouvements de protestation alors en prolifération. Interview :

La Troïka est accusée d’être à l’origine du désastre économique voire de la faillite du pays. Qu’en pensez-vous?

Tout d’abord, il vaut mieux poser un diagnostic plus exact de la réalité économique et financière de la situation actuelle de notre pays. Sur la base des indicateurs certifiés par de prestigieuses instances internationales, comme le FMI et la Banque Mondiale (voir le dernier rapport du FMI ainsi que le rapport 2013 « Doing business »), la Tunisie post-Troïka ne vivait ni un désastre économique, ni a fortiori, était au bord de la faillite financière. Elle traversait tout simplement des difficultés économiques et financières sérieuses engendrées par l’essoufflement de la gouvernance transitionnelle. En effet, il ne faudrait jamais perdre de vue que la spécificité de la dernière phase de la transition démocratique que nous vivons actuellement sous le Gouvernement Jomaâ, subit les contrecoups économiques et financiers cumulés, tant de l’héritage de la mauvaise gouvernance de l’ancien régime que des dégâts de la révolution, sans oublier ceux imputables à la prorogation du processus transitionnel.

Quant au gouvernement de la Troïka, en sus de son éminent succès, a mené à bien sa mission politique, au point de se sacrifier pour permettre le bon achèvement du processus transitionnel. Il est parvenu, en optant pour une politique budgétaire expansionniste, à sortir le pays de la récession et à le sauver en évitant que cette récession perdure, et ce en dépit des difficultés inhérentes à la transition démocratique (grèves, sit-in, explosion des revendications sociales, terrorisme, assassinats politiques, tiraillements partisans…) d’une part, et, d’autre part, des conditions inappropriées de la conjoncture mondiale (persistance de la crise économique et financière notamment en Europe), et régionale (instabilité en Libye, accroissement du terrorisme transfrontalier).

Justement, la troïka est accusée d’avoir choisi une politique expansionniste alors qu’elle aurait dû opter pour une politique plus austère.

L’enjeu est de mettre en place un programme à court terme qui mène vers la relance économique et la stabilisation sociale, tout en étant à la fois adapté au contexte transitionnel et aux moyens du pays. Ceux qui prônent dogmatiquement l’austérité méconnaissent le contexte exceptionnel de la transition et ignorent les véritables moyens à la disposition de l’Etat.

A cet égard, le gouvernement issu des élections du 23 octobre 2011 s’est mobilisé, au cours des premiers mois de 2012, pour mettre en place un programme économique à court terme pour la période transitoire 2012-2013, axé autour de 3 objectifs, à savoir la paix sociale et la sécurité, le redressement économique et le démarrage des réformes structurelles pour préparer la voie à un nouveau modèle de développement. Ce programme conjoncturel se fonde sur une politique fiscale expansionniste en vue d’assurer, dans une première étape, la reprise économique, la relance par la demande, le développement de l’investissement et, dans une seconde étape, la maîtrise et la rationalisation des dépenses publiques. Cette politique du « Go and Stop » n’a pas de finalité de régler les problèmes structurels hérités et qui ont déclenché la révolution comme le chômage, la pauvreté et le déséquilibre régional mais d’assurer la reprise de l’économie et de la sortir de la récession.

Par ce programme, le gouvernement de la Troïka a réussi à relever le défi et à réaliser la relance de la croissance économique en portant son taux négatif à un taux moyen positif de 3,2% (3,6% en 2012 et 2,6% en 2013) qui a dépassé les prévisions, et ce malgré les grands soubresauts politiques qui ont caractérisé la dernière année. Cette reprise de l’économie s’est accompagnée d’un recul du chômage passé de 18,9%, au cours du dernier trimestre 2011, à 16,7% à la même période de 2012 avec la création de 85000 emplois sans compter les recrutements dans la fonction publique pour reculer ensuite à 15% en 2013. L’investissement étranger a crû de 79, 2%, en 2012, alors qu’il avait diminué de 28, 9%, en 2011, ce qui dénote une indication de l’amélioration du climat des affaires.

Mais certains experts économiques affirment que le choix de cette politique expansionniste a accablé les finances publiques

Si l’on se fiait aux chiffres officiels dégagés des budgets exécutés de 2012 et 2013, vous allez constater que cette réussite économique est loin de receler un accablement des finances de l’Etat. Ainsi, concernant l’évolution de l’encours de la dette publique, le taux de l’endettement est demeuré quasi-stable passant de 44,4%, en 2011, à 44%, en 2012 avant de remonter légèrement à 45% du PIB, en 2013. Quant au taux de déficit du budget, malgré une politique volontairement expansionniste, il a été maîtrisé à 5,1%, en 2012, avant de retomber à 4,5%, en 2013. S’agissant des réserves en devises, le gouvernement de la Troïka les a maintenues à peu près à leur niveau initial alors que le gouvernement précédent avait consommé 30 jours de couverture des importations, soit environ 3000 MD.

Il en résulte que les politiques poursuivies ont bien permis de maintenir la solidité financière de l’Etat grâce à la maîtrise de la dette et des déficits publics malgré un niveau record de dépenses. Ainsi, l’Etat a remboursé en 2012 et 2013, quelque 8525 millions de dinars arrivés à échéance, un montant supérieur à ceux remboursés par les gouvernements de Ben Ali en 2010 (3608MD) et Béji Caïd Essebsi en 2011 (3618MD). D’un autre côté, on a certes emprunté, durant la même période, un peu moins de 9 milliards de dinars, mais on, dans le même temps, investi pour plus de 9 milliards de dinars. De ce fait, la gouvernance financière de la Troïka a bien respecté à la lettre le principe de l’équité intergénérationnelle.

La troïka est accusée aussi d’avoir alourdi les charges de l’administration en augmentant de manière démesurée les salaires ?

L’accroissement exceptionnel de la masse salariale de la fonction publique de l’ordre de 50% en comparaison avec 2010 est en réalité imputable à plusieurs facteurs dont les principaux remontent aux gouvernements de 2011 de Mohamed Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi, qui ont cédé aux pressions syndicales conduisant à l’approbation d’une hausse importante des traitements et salaires ainsi que l’activation des accords sociaux spéciaux et la régularisation des modes d’emplois précaires (contrats temporaires, mécanismes et chantiers, sous-traitance..). Quant aux facteurs imputables à la Troïka, je relèverais sa politique volontariste visant à répondre aux défis conjoncturels et au soutien aux catégories sociales les plus fragiles et les plus touchés par la précarité sous l’ancien régime. Il a été ainsi mis en œuvre un programme de recrutements exceptionnel, applicable uniquement à l’année 2012 et destiné essentiellement à réparer les dommages subis au cours du régime précédent (ayant-droits des martyrs, blessés de la révolution, bénéficiaires de l’amnistie, priorité de l’emploi basée sur des considérations sociales), et le volume des nouvelles recrues est surtout orienté vers les secteurs qui souffrent d’un besoin pressant à l’instar de la sécurité, du contrôle et des départements sociaux (éducation, santé..).

Peut-on parler d’erreurs commises par la Troïka ? Regrettez-vous quelque chose ?

La principale faiblesse de la Troïka est dans l’ordre naturel des choses, à savoir son manque d’expérience dans la gestion des affaires de l’Etat. Hormis les anciens gouvernants prérévolutionnaires, la Tunisie ne dispose d’aucune équipe prête à gérer confortablement le pays, a fortiori en pleine période transitionnelle. C’est cette inexpérience qui a allongé indûment la période de transition avec tous ses dommages collatéraux. Le paradoxe, c’est le retour de la pendule à zéro chaque fois que l’équipe en place commence à maîtriser les rouages de l’administration. La période transitionnelle s’est distinguée donc par la succession de gouvernements éphémères et inexpérimentés. Ce que je regrette, c’est de ne pas entériner l’initiative de Hamadi Jebali, avancée déjà, en février 2012. On aurait dû raccourcir la période de transition d’une année et épargner à notre pays des fardeaux supplémentaires ainsi que les risques y afférents.

L’emprunt national lancé par le gouvernement de Mehdi Jomâa va-t-il vraiment aboutir à de solutions à la crise ?

Cet emprunt sera vraiment intéressant s’il constitue véritablement une ressource alternative et pas simplement une redondance avec des produits préexistants, tel le cas des bons de trésor. A cet effet, l’emprunt devrait capter de nouvelles ressources non encore appréhendées par les bons classiques à l’instar de l’épargne des Tunisiens à l’étranger ou des thésaurisations des résidents provenant de sources non déclarées. Apparemment, l’effort officiel de mobilisation est plutôt focalisé sur les institutionnels (notamment banques et assurances), ce qui risque d’assécher les liquidités bancaires et de détourner l’épargne de l’investissement, en raison notamment de l’attractivité des conditions de l’emprunt national.

Khadija Taboubi

par -
« La montagne a accouché d’une souris »

« La montagne a accouché d’une souris », telle est la réponse dont s’est fendu l’ex-conseiller auprès du chef du gouvernement, Slim Besbès à une question sur l’efficacité des nouvelles décisions arrêtées par le gouvernement concernant les économies budgétaires sur les salaires et voitures de fonction des hauts cadres de l’Etat. Et de souligner que la mesure en soi ne peut être que symbolique vu son impact « très minime et négligeable » puisqu’elle va permettre à l’Etat d’économiser seulement le modeste montant de 35 millions de dinars environ, sans plus.

Il a expliqué que les dernières décisions du gouvernement doivent être regardées comme un acte symbolique destiné à montrer aux Tunisiens que le gouvernement est animé de la volonté de gérer les finances publiques avec davantage de rigueur, déplorant, cependant, le fait que ces mesures n’aient pas été annoncées aussitôt l’équipe gouvernementale installée dans ses fonctions.

Slim Besbès a souligné , en outre, que ces nouvelles mesures ont été annoncées avec beaucoup de retard et elles l’ont été alors que les Tunisiens attendaient l’annonce d’un plan de sauvetage et des mesures plus efficaces et plus rentables pour surmonter les difficultés économiques qui ne cessent de s’aggraver. « On a besoin de véritables mesures en termes de finances publiques et de vraies stratégies pour lutter contre le déficit budgétaire et assurer les équilibres financiers », a indiqué Slim Besbès, ajoutant que la Tunisie a besoin également de mesures pour encourager les investisseurs étrangers à revenir dans le pays.

Il a fait remarquer, en outre, que les fonds qui vont être injectés dans le budget de l’Etat suite à ces nouvelles décisions n’ont rien avoir avec ses besoins de financement. Selon lui, ces nouvelles mesures datent déjà du régime de Ben Ali et le gouvernement de Mehdi Jomaâ n’a fait que les mettre en application.

Il a souligné, cependant, que la mise en œuvre de telles mesures nécessite que la partie syndicale y adhère et demande beaucoup plus de courage de la part du gouvernement.

Un avis partagé par Ezzedine Saidane, expert économique et financier qui a souligné que les dernières décisions du gouvernement sont revêtues d’un caractère symbolique, étant conçues uniquement pour montrer que le gouvernement n’a d’autre choix que de prendre des mesures « douloureuses ».

Il a souligné, toutefois, que les mesures, notamment celles portant suppression des bons d’essence et des voitures de service et de fonction ne vont pas résoudre la crise épineuse que vit la Tunisie, et que cela dicte des mesures plus profondes et plus audacieuses.

Il est à rappeler qu’à partir du mois de juin prochain, les voitures de fonction ne seront plus accordées aux fonctionnaires, mais pourront être cédées à leurs utilisateurs actuels, à hauteur de l’argus -20%.

Egalement, les bons d’essence octroyés aux fonctionnaires seront totalement supprimés et remplacés par des primes de 500 dinars par mois, auxquelles s’ajoutent les primes de frais d’entretien des voitures de l’ordre de 700 dinars. Une mesure qui s’inscrit dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques surtout que les 80 mille voitures de fonction consomment 300 millions de litres de carburant chaque année, ce qui coûte aux caisses de l’Etat l’équivalent de 28% du budget consacré au développement.

Khadija Taboubi

par -
L'ancien secrétaire d'Etat aux Finances et conseiller auprès du chef du gouvernement

L’ancien secrétaire d’Etat aux Finances et conseiller auprès du chef du gouvernement, Slim Besbès a confirmé à Africanmanager que sa candidature au poste de directeur général de la compagnie d’assurances Salim a été rejetée, soulignant qu’il s’agit d’une affaire close.

Il a expliqué que la décision de sa nomination à la tête des assurances Selim a été prise par le gouvernement de Laârayedh, mais elle a été bloquée au niveau du conseil d’administration de la Banque de l’Habitat (BH) qui avait déjà nommé le directeur général de la BH à ce poste, selon ses dires.

Il a annoncé qu’il va se lancer dans le consulting.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Ministre conseiller auprès du chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed, chargé des réformes majeures, Taoufik Rajhi est à Washington dans le cadre d’une mission...

AFRIQUE

Dix-sept étudiants africains en droit, dont 9 femmes et 8 hommes, se sont qualifiés pour le dernier tour oral de la 15ème édition du concours...

SPORT