Tags Posts tagged with "Société Générale"

Société Générale

par -
0

L’affaire Kerviel, qui était présentée comme le scandale financier de ce début de siècle, a fait pschitt. Jérôme Kerviel, ex-trader de la Société Générale (SG), avait été condamné dans un premier jugement à payer 4,9 milliards d’euros, équivalents aux pertes causées, un jugement qui avait été cassé en 2014. Finalement les charges se sont dégonflées comme une baudruche et la cour d’appel de Versailles a estimé ce vendredi 23 septembre que Kerviel ne devait verser à la SG qu’un million d’euros de dommages et intérêts.

Il est vrai que la banque a reconnu entre temps, en juin dernier, avoir été négligente et avoir fermé les yeux sur les dérapages du trader que techniquement il était impossible d’ignorer. D’ailleurs le président de la cour a dit dans son jugement que selon la juridiction, Kerviel n’est que « partiellement responsable du préjudice causé à la Société générale ».
Par contre la cour a été plus sévère que le réquisitoire de l’avocat général, qui avait proposé le 17 juin dernier le rejet de la demande de compensation de la SG, au motif que cette dernière n’avait pas exercé son devoir contrôle sur son agent.

L’avocat de la banque a déclaré que la décision de la cour « est tout à fait satisfaisante », et on le comprend car la SG a intérêt à ce que cette affaire s’arrête là et que la justice ne désigne pas un autre coupable que Kerviel. Mais c’est raté, semble-t-il, puisque l’ex-trader a l’intention de continuer « le combat » pour être complètement innocenté car il « estime encore ne rien devoir à la Société Générale ».

Une épée de Damoclès au-dessus de la SG

Cette affaire n’est pas complètement finie, les deux parties pouvant se pourvoir en cassation. Mais déjà la banque tremble car in fine l’Etat pourrait exiger le remboursement de la déduction fiscale de 2,2 milliards d’euros dont elle a bénéficié la banque pour colmater la brèche financière provoquée par Kerviel. En effet puisque Kerviel n’est que partiellement responsable aux yeux de la justice, ça veut dire forcément que la banque a fauté, et donc n’est pas éligible à l’aide des pouvoirs publics. L’avocat de la SG tente de donner le change en déclarant : « Je ne pense pas qu’il puisse le faire compte tenu de la rédaction de l’arrêt et compte tenu de ce qu’est la jurisprudence en la matière (…). Il faudrait une faute volontaire, une faute excessive et ça n’est pas ce qui est écrit dans l’arrêt de la cour d’appel de Versailles d’aujourd’hui (…). Par conséquent, sur ce plan là, il n’y a à mon avis aucune inquiétude et aucune incidence de cette décision sur la capacité du ministère des Finances de revenir sur l’application normale de ce qu’est la loi fiscale ».

Le secrétaire d’Etat français au Budget, Christian Eckert, ne partage pas l’enthousiasme et les certitudes de l’avocat de la banque. Il a déclaré ce vendredi que « la décision de justice doit être regardée dans toutes ses composantes ». Il ajouté : « Nous regarderons ce jugement et nous regarderons les attendus du jugement et nous dirons le moment venu, s’il n’y avait pas d’autres appels ou d’autres jugements à venir, les conséquences que nous aurons à en tirer (…) Mais dans l’application du droit, sans sévérité particulière pour les uns ou complaisance pour les autres ».

par -
0

L’UIB, filiale depuis quatorze années de l’un des premiers groupes bancaires internationaux, a terminé l’exercice 2015 dans une santé plutôt insolente. C’est d’abord une PEB (produit d’exploitation bancaire)  de 107,3 MDT dont la progression est la 2ème du secteur en 2015, un PNB de 216,7 MDT ou le 4ème meilleur PNB de la place avec une progression de 15,6 % qui est la seconde meilleure progression de la place, et un résultat net de 64 MDT après un IS de 25,9 MDT.

A la fin de l’exercice 2015 aussi, le taux de couverture des actifs classés de l’UIB était de 74 % par les provisions et  même de 79 % par les provisions et agios réservés. Ces actifs classés totalisaient d’ailleurs à la fin de l’exercice, 437 MDT, correspondant à 9,9 % des engagements, contre un taux de 10,6 une année auparavant, ce qui dénote un effort certain de maîtrise de ce «mal nécessaire» de l’activité bancaire et d’une maîtrise des coûts risques.

La filiale de la française Société Générale, «confirme ainsi qu’elle est à présent moins vulnérable et plus résiliente», commente son management. Elle est même désormais, en termes de PNB, dans le peloton de  tête avec des banques comme l’Amen Bank ou la Biat. A l’UIB, on nous fait en effet remarquer que «dans ce groupe, un temps tenue à distance par la Biat, notre banque vient de se détacher du peloton pour figurer en 2ème position en termes de marge d’intérêt et tient la première marche du podium en termes de ROE».

Commentant ces chiffres pour Africanmanager, Kamel Néji a indiqué que «les réalisations de 2015 confirment que l’UIB vient de franchir une nouvelle étape de sa transformation avec un résultat en nette progression de 13 %. En dépit d’un environnement économique peu porteur, l’UIB a fait montre d’une belle dynamique commerciale. L’UIB occupe désormais la 1ère place en termes de retour sur investissement, la 2ème en marges d’intérêt et la 4ème en PNB». Un beau palmarès qui semble avoir eu «un effet favorable sur le comportement du titre UIB », selon le premier responsable de la banque. Des résultats que la banque ne semble pas avoir volés. Selon le PDG de l’UIB, en effet, «en 2015 aussi, nous avons continué à progresser dans la mise en œuvre de notre programme de transformation et d’excellence opérationnelle. Nous avons ainsi démontré notre capacité à gagner en productivité commerciale, à poursuivre la réorganisation de notre réseau et à atteindre une meilleure efficacité des fonctions support et à optimiser les coûts des ressources».

tabb

Dans cette opération de redressement de la banque, entamée depuis quelques années par Kamel Néji, peut-être faudra-t-il rendre hommage à l’implication de ses collaborateurs dans la banque.  Le management de l’UIB ne l’oublie pas qui fait remarquer que  «tout au long de la période 2008/2015, l’ensemble des collaborateurs se sont montrés à la hauteur des enjeux et des attentes et ont fait bouger les frontières de manière à ce que l’UIB ne soit plus désormais dans le radar de l’actualité pour ses difficultés passées». Une implication qui a d’ailleurs permis à la banque, en juillet 2015, d’être l’une des rares banques tunisiennes, certifiée MSI 20000 et de remporter le Prix de la 1ère banque dépositaire sur les marchés pré-émergents (Agent Banks in Frontier Markets-Tunisia) avec des scores supérieurs à la moyenne mondiale et de se voir décerner le Prix de la banque sous-dépositaire 2015 en Tunisie (World Best Sub-Custody Banks 2015), entre autres.

Désormais donc, l’UIB et son PDG qui reste les pieds sur terre, se tourne vers l’avenir. «Pour 2016, bien que dans un contexte qui demeure complexe et pour continuer à afficher les meilleures performances, l’UIB poursuivra son développement commercial, renforcera son Business-Mix au bénéfice des entreprises, mettra sur son marché une offre digitale, améliorera l’efficacité de ses processus, optimisera ses moyens et ses coûts». Vaste programme donc, bien que présenté à grands traits en attendant l’AG du 2 juin prochain.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Dans une interview exclusive avec Africanmanager ce mercredi 18 janvier, le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Kaïs Soltani,...

AFRIQUE

0
Le ministère des Mines et Hydrocarbures de Guinée équatoriale annonce avoir fait part de son intérêt pour rejoindre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole...

SPORT

0
Formation rentrante des aigles de Carthage qui affronteront leur homologue du Zimbabwe, lundi soir à partir de 20h00 au stade de l'amitié de Libreville,...