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Le soleil brille pour tout le monde. Un postulat scientifique auquel il arrive d’interpeller différemment ceux qui en font usage pour alléger leur facture énergétique. L’énergie fossile étant sur le déclin, le recours aux  renouvelables est devenu l’alternative idoine, la panacée même pour se doter d’une énergie relativement bon marché, propre et durable. La Tunisie dont les réserves pétrolières s’amenuisent à vue d’œil est de ces pays qui cherchent à en dépendre le moins possible, en lui substituant le solaire et l’éolien, produit à partir du vent. D’autant que la production pétrolière et dans une moindre mesure gazière a dégringolé de moitié alors même que la demande ne fait que s’envoler.

Des pays comme l’Espagne, Israël et surtout le Maroc ont pris le parti et la ferme résolution d’investir et de s’investir dans l’énergie solaire avec des résultats qui sont à la mesure du pari tenté à une enseigne telle qu’ils tiennent actuellement le podium dans le pourtour méditerranéen. La Tunisie qui se trouve sous la même latitude fait piètre figure, accusant un retard qu’elle cherche certes à rattraper, mais qui la laisse loin derrière, avec un misérable 3% d’énergies renouvelables, essentiellement éolien et solaire dont le potentiel, pourtant, existe et qui ne demande qu’à être exploité.

Le ministre tunisien de l’Energie et des mines, Mongi Zarrouk, l’a ostensiblement reconnu, assurant que « les choses devraient accélérer ». Mais alors que dans le voisinage de la Tunisie, ces « choses » s’accélèrent à une cadence effrénée, il lui a été inévitable de s’expliquer sur ce contretemps, notamment par rapport au Maroc. Et il l’a fait en se fendant d’une parabole stratosphérique où on  apprend que « nous [les Tunisiens] n’avons  pas le même soleil que le Maroc, on en a un petit peu moins car les Marocains sont plus proches de l’équateur terrestre. Même le vent est moins fort car (les Marocains) se trouvent sur l’Atlantique».

Certes, mais les Marocains n’ont pas que cela. Ils ont le complexe Noor de Ouerzazate, la plus grande centrale solaire du monde,  et un plan spécial pour les énergies propres basé sur le solaire, l’éolien et l’énergie hydraulique. Surtout, ils ont entrepris une profonde réforme législative à coups de textes visant à promouvoir et à libéraliser le secteur des énergies renouvelables, à accompagner son développement, à l’adapter aux évolutions technologiques futures et à encourager les initiatives privées. Plus important encore, ils ont créé une autorité de régulation indépendante, l’Autorité nationale de régulation de l’électricité ayant vocation à « achever la libéralisation progressive et organisée du secteur électrique ». Dans le même temps, les schémas et les structures de financement des projets énergiques ont remarquablement évolué, avec l’introduction des  partenariats publics-privés (PPP), comme c’est théoriquement le cas en Tunisie, mais en y ajoutant la touche britannique de Private finance initiative. Ainsi le PPP se trouve mis en œuvre dans son acception « gestion déléguée » ou concession de services et ouvrages publics dans les secteurs marchands, soit à peu près le schéma BOT dans les pays anglo-saxons, sans la mise en place d’une  législation particulière.

Une place au soleil !

Dans cette reconfiguration énergétique méditerranéenne, la  Tunisie entend quand même se tailler une place au soleil. Une quête tardive, il est vrai, mais qui pourrait renverser pour ainsi dire la vapeur, avec d’abord l’adoption, déjà effective de la loi sur les énergies renouvelables et l’édiction sous peu des décrets d’application y afférents et les contrats entre la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz et les investisseurs qui sont prêts et qui seront soumis  à la présidence du gouvernement.

D’ores et déjà, une estimation est avancée. D’ici à 2020, la STEG produira grâce à l’énergie solaire et éolienne entre 200 et 250 mégawatts, certes pas assez pour répondre à un marché déjà fort demandeur, mais les financements ne devraient pas manquer pour faire de la Tunisie un pays compétitif. Les Britanniques sont sur les rangs, après avoir tourné le dos au pays pour ce qui est du gaz avec la vente des actifs de la compagnie British Gas à l’anglo-hollandais Shell. Et des  producteurs d’énergie  se bousculent pour importer en Grande Bretagne l’énergie solaire tunisienne dans le cadre du projet « TuNu » qui consiste à transporter 2 gigawatts d’énergie solaire du Tunisie  pour combler le déficit énergétique des Anglais.

Selon BBC Afrique, les études de faisabilité ont été réalisées et les premiers travaux sur le site de production ont déjà démarré pour la mise en œuvre de cet ambitieux projet  piloté par Low Carbon, le développeur Nur Energie, et des investisseurs tunisiens.

« Nous travaillons avec certaines des plus grandes entreprises d’ingénierie du monde. C’est un projet sérieux. Oui, il est risqué, comme tout grand projet énergétique », a reconnu   Kevin Sara, chef de la direction de TuNur avant d’ajouter qu’avec « TuNu », l’électricité sera 20% moins cher en Grande Bretagne.

Pour l’heure, les autorités britanniques n’ont pas fait de déclaration officielle mais sont ouvertes à toute proposition compétitive qui  permettra de réduire le déficit énergétique du pays.

« Afin de réduire les coûts de l’électricité pour les Britanniques, tout projet étranger devra concurrencer la rentabilité des projets britanniques avant d’obtenir un contrat de différence (…) Cela signifie que nous choisirons le meilleur accord, peu importe où l’électricité est produite », a déclaré un porte-parole du département de l’Energie et du Changement climatique.

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Le Plan Solaire Tunisien projette d'atteindre

Un projet pilote de ferme solaire (vaste champ comptant des milliers de panneaux photovoltaïques) sera lancé, en mars prochain dans la localité de Hachana (Gouvernorat de Tozeur).
Ce projet a été réalisé par le bureau de consulting, « Dar Tounes » dirigé par Nizar Badi, qui a déclaré à cette occasion, que plusieurs projets similaires seront réalisés dans d’autres gouvernorats (Gafsa, Kébili, Tataouine, Médenine, Sidi Bouzid, Kasserine, Kef, Gabès et Kairouan), durant la prochaine période. La superficie consacrée au projet dans chaque gouvernorat est de 500 ha, a précisé Badi à la correspondante de l’Agence TAP, ajoutant que le projet devra fournir 4000 emplois.
Il a fait remarquer que son bureau a réussi à drainer des bailleurs de fonds de Turquie d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie et de Qatar pour cofinancer ce projet. Le secrétaire général du gouvernorat de Tozeur,Zied Bokri, a indiqué que les autorités régionales ont approuvé ce projet en lui accordant les autorisations nécessaires.

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