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Il y a du beau monde au sommet Afrique-France, qui a démarré hier vendredi 13 janvier et s’achève ce samedi, dans la capitale malienne, Bamako. En effet une trentaine de chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour la 27e rencontre du genre.

Comme ce fut le cas au dernier sommet, à Paris, en décembre 2013, les présidents francophones du continent se sont mobilisés en masse. En Afrique de l’Ouest, Macky Sall (Sénégal), Alpha Condé (Guinée) ou encore Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) ont répondu présents. Pareil pour leurs homologues d’Afrique centrale : Ali Bongo Ondimba (Gabon) ou Denis Sassou Nguesso (Congo). Même les chefs d’État anglophones sont venus au Mali : Uhuru Kenyatta (Kenya), Nana Akufo-Addo (Ghana) ou encore Muhammadu Buhari (Nigeria). Mais l’événement cette année est sans doute la présence de Paul Kagame (Rwanda) et Robert Mugabe (Zimbabwe), qui ne raffolent pas de ce genre de rendez-vous. Kagame a des rapports très tendus avec la France, qu’elle accuse d’avoir fermé les yeux sur le génocide dans son pays ; quant à Mugabe, il n’a pas son pareil pour tirer sur les Occidentaux, qui l’accusent à leur tour, à juste titre d’ailleurs, d’être un tyran…

Mais il y a de grands absents : Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire) et Joseph Kabila ( République Démocratique du Congo). Le premier vient d’essuyer une mutinerie des soldats dans plusieurs villes du pays, le second fait face à une crise politique majeure du fait de son entêtement à briguer à un troisième mandat que la Constitution lui interdit…

Les dirigeants africains sont venus converser avec le président français, François Hollande sur les voies et moyens pour enrayer le péril terroriste qui a frappé les capitales africaines dernièrement. Bien entendu il y aura au passage quelques leçons administrées par Hollande sur la nécessité impérieuse de respecter les verdicts des urnes et de ne pas tripatouiller les Constitutions, sport favori de certains hommes forts du continent ( Mugabe, Kagame… pour ne citer que ceux-là). Mais le discours du chef de l’Etat français risque d’être fragilisé par son statut de futur retraité de la vie politique après l’élection de 2017, à laquelle il a décidé de ne pas participer…

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Crise économique oblige, les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont décidé de passer à la thérapie de choc en s’administrant un « ajustement structurel » corsé. Ces pays, qui ont la particularité de dépendre fortement des recettes du pétrole, qui pèse jusqu’à 80% dans les exportations, se sont réunis hier vendredi 24 décembre 2016 à Yaoundé, au Cameroun, pour ausculter leurs économies malades et s’accorder sur des remèdes. Les présidents Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), Faustin Archange Touadéra (République centrafricaine, RCA), Idriss Déby Itno (Tchad) ainsi que le président du pays hôte, Paul Biya, ont participé à ce sommet extraordinaire du sauvetage.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde et le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, ont également fait le déplacement.

Il est vrai qu’il y avait urgence pour ces pays lesquels, à part le RCA et le Cameroun, paient le prix fort de leur addiction aux recettes très confortables de l’or noir. Il a fallu quatre heures de pourparlers, à huis clos, pour faire le tour des nombreux problèmes de ces économies en récession. Au total 21 résolutions ont été prises. Reste maintenant à voir ces messieurs à l’oeuvre pour les appliquer, le plus dur en fait. En tout cas d’après le document final, lu par le ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey, cet ajustement prendra la forme d’une « politique budgétaire adéquate, une politique monétaire appropriée et une coopération internationale », des orientations destinées à « inverser durablement les tendances négatives des économies de la sous-région ».

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La première visite d’un Président tunisien aux institutions de l’Union européenne intervient à l’heure où nous célébrons le 40ème anniversaire du premier accord de coopération conclu en 1976. Nos rencontres manifestent au plus haut niveau notre volonté de franchir un nouveau palier dans le cadre d’une relation stratégique, et reflètent à la fois la profondeur des liens qui nous unissent et l’exception démocratique tunisienne dans le voisinage méridional.

Depuis la révolution tunisienne de 2011, l’UE a fait de l’appui à la jeune démocratie une des priorités de sa politique extérieure. Nous avons réitéré notre détermination à appuyer et à soutenir les efforts tunisiennes visant à consolider les acquis démocratiques, poursuivre la mise en œuvre effective des dispositions de la Constitution de 2014 et à relever les défis sécuritaires, économiques et sociaux.

La Communication conjointe « Renforcer le soutien de l’Union européenne à la Tunisie » du 29 septembre 2016, suivie par les conclusions du Conseil de l’Union européenne le 17 octobre 2016, confirme la place prioritaire accordée par l’UE à la Tunisie. La résolution du Parlement européen du 14 septembre 2016 confirme la volonté d’appuyer la transition tunisienne à travers des recommandations telles que l’appel lancé aux participants du partenariat de Deauville à concrétiser leurs engagements pris en faveur de la Tunisie.

Depuis 2011, l’UE a plus que doublé le montant de son assistance financière à la Tunisie. Nous avons confirmé notre volonté d’ accroître l’aide financière sous forme de dons à 300 millions d’euros en 2017, et de maintenir cette tendance pour les prochaines années. En outre, depuis 2014, l’UE a octroyé à la Tunisie une assistance macro-financière de 800 millions d’euros.

La Conférence internationale « Tunisia 2020 » les 29 et 30 novembre 2016 a été un franc succès. Elle a été l’occasion pour la Tunisie de présenter son nouveau modèle de développement économique et social inclusif et durable, le Plan de développement 2016-2020. Nous saluons les mesures positives annoncées lors de la conférence par le Gouvernement tunisien afin de favoriser les investissements locaux et étrangers et soulignons l’importance d’avancer le plus rapidement possible dans les réformes nécessaires au développement du pays. Nous sommes déterminés à soutenir la dynamique enclenchée par cette Conférence et à assurer la mise en œuvre des engagements entrepris.

Dans ce contexte, notre coopération s’attachera à stimuler la croissance économique pour réduire le chômage, notamment chez les jeunes, ainsi que les disparités régionales. A cette fin, elle devra promouvoir une amélioration durable du climat des investissements et des affaires afin de permettre au secteur privé tunisien, y compris les PME, et aux investisseurs étrangers de développer leur activité et de générer des emplois.

Nous reconnaissons la pertinence du projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie « ELMED » dans le contexte de la politique énergétique de la Tunisie et de son intégration au marché euro-méditerranéen de l’électricité, ainsi que son potentiel dans la promotion des liens plus étroits entre nos deux régions.

Nous sommes convaincus que la jeunesse, qui a ouvert la voie à la transition démocratique unique, doit occuper une place prioritaire dans notre coopération future. Nous avons convenu d’intensifier notre coopération afin d’identifier toutes les opportunités possibles et mettre en place, dans le cadre d’un « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie », des initiatives et programmes en matière d’emploi, de formation professionnelle, de mobilité, de culture, d’études et de recherches en faveur de la jeunesse tunisienne. A ce titre, nous convenons d’intensifier les échanges entre universités.

Chaque année 1500 étudiants et jeunes, ainsi que le personnel des universités, pourront bénéficier de programmes européens tels qu’Erasmus+. Nous saluons la volonté de la Tunisie d’adhérer au programme ‘Europe créative’ qui offre une opportunité additionnelle pour promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés et mettra tout en œuvre pour permettre la participation des opérateurs culturels tunisiens dans les meilleurs délais possibles.

Il a été convenu qu’un évènement à haut niveau sera organisé à Tunis dans les prochains six mois pour marquer l’attachement de deux parties à la mise en place du « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie ». 

Nous sommes prêts à nous engager dans un dialogue général sur les questions liées à la migration et à la mobilité, domaines dans lequel l’Union européenne et la Tunisie doivent travailler de pair. A cet égard, nous nous sommes déjà accordés à œuvrer dans le cadre du Partenariat pour la mobilité pour une meilleure gestion commune de la migration. Le lancement des négociations sur les accords de facilitation des visas et de réadmission, le 12 octobre dernier à Tunis, représente une étape importante dans ce processus.

Œuvrer ensemble, en appui à la paix, la prospérité et à la stabilité dans la région euro-méditerranéenne, demeure une priorité partagée. La Tunisie et l’Union européenne font face ensemble à la menace terroriste. Nous avons convenu que cette menace doit être combattue en utilisant, de manière coordonnée, l’ensemble des instruments à notre disposition, dans le respect des standards internationaux, des règles démocratiques et des droits de l’Homme.

La deuxième session du dialogue politique de haut niveau sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme prévue à Bruxelles le 19 janvier 2017 permettra de dresser le bilan de la coopération en cours dans le domaine sécuritaire et renforcer le soutien de l’UE à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie tunisienne de lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Nous voulons également poursuivre l’appui à la réforme du secteur de la sécurité en Tunisie. Nous saluons, par ailleurs, l’adoption de la Déclaration de Tunis contre le terrorisme et pour la tolérance et la solidarité entre les peuples, les cultures et les religions. 

Nous soulignons l’importance de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) en tant qu’étape essentielle dans l’approfondissement de l’intégration économique tunisienne avec l’UE et la nécessité que la Tunisie tire le meilleur parti possible de cet accord. A cet effet, l’UE a réaffirmé le côté asymétrique du futur accord qui permettra à la Tunisie d’en retirer les bénéfices le plus rapidement possible.

L’Union européenne soutiendra la Tunisie dans la négociation et la mise en œuvre de l’ALECA à l’aide de mesures ciblées et liées à cette négociation en vue de la modernisation et la mise à niveau de secteurs clefs de l’économie, tels que l’agriculture et les services. Il importe à cet effet de maintenir la dynamique des négociations.

Nous chercherons également à appuyer concrètement la Tunisie dans des secteurs spécifiques en vue d’une meilleure intégration de son économie au marché européen.

Convaincus du rôle essentiel joué par la société civile tunisienne dans le renforcement de sa transition, nous avons convenu d’intensifier le dialogue tripartite (UE, autorités tunisiennes, sociétés civiles) et de promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés.

Nous avons aussi dialogué au plus haut niveau politique sur les questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye. Nous avons convenu d’intensifier les contacts et consultations afin de contribuer à une solution politique permettant de mettre fin à cette crise dans les plus brefs délais possibles.

Nous avons décidé de continuer notre dialogue de haut niveau..

Etant déterminés à faire avancer notre partenariat, nous estimons que les instances de l’Union européenne et de la Tunisie devraient faire le point sur l’état d’avancement de ces divers projets au printemps prochain.

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A Youssef Chahed, chef du gouvernement, le travail de suivi de l’avalanche de promesses faites lors de la Conférence sur l’investissement et à Béji Caid Essebsi, président de la République, le 1er Sommet Tunisie-Union européenne. Ce mercredi 30 novembre, dans la soirée, BCE s’envole pour Bruxelles pour ce rendez-vous d’importance, programmé demain jeudi 1er décembre. Après le succès de Tunisia 2020, du moins sur le papier, nul doute qu’une oreille attentive sera prêtée aux doléances du berceau du « printemps arabe ».

A signaler que cette rencontre est le premier du genre organisé par l’UE avec un pays partenaire de la Méditerranée. Le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz et la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l’Italienne Federica Mogherini, qui était récemment à Tunis, seront de la partie. Lors cette visite, tout ce qu’il y a de plus officielle, le chef de l’Etat tunisien s’entretiendra avec le roi des Belges. Il sera notamment question de la coopération bilatérale et des nouveaux horizons de partenariat.

A noter que Essebsi sera l’hôte du Parlement européen où il fera une allocution, en plénière, devant les députés des 28 Etats de l’UE. L’affaire vaut son pesant d’or! Par la suite, toujours au siège du Parlement européen, il aura une entrevue avec le président de l’Assemblée, puis ils feront une déclaration conjointe devant la presse. Par ailleurs le président de la République se rend à Bruxelles avec le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui et des membres de son cabinet.

Enfin sachez que BCE fera un détour par Paris, demain jeudi, pour les besoins de la sortie de son ouvrage co-écrit avec la journaliste française Arlette Chabot, avant de mettre le cap sur Tunis dans la même journée…

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L’Afrique a un nouvel ami, ou plutôt un nouveau partenaire (car comme l’a dit le général De Gaulle, « les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ») : La Corée du Sud. Le dragon asiatique, qui en quelques décennies a décollé économiquement au point de bousculer les premières puissances du monde, a des prétentions dans le continent africain et les a clairement signifiées lors de la Koafec (Korea-Africa economic cooperation), qui a commencé à Séoul hier lundi 24 octobre et s’achève le 27 de ce mois. Le Premier vice-ministre et ministre de la Stratégie et de la Finance sud-coréen, Sang-mok Choi, a déclaré à l’occasion que son pays veut monter en gamme dans les partenariats économiques. Et ça commence fort avec un pactole de 5 milliards de dollars sur la table, pour financer des projets en Afrique, de 2017 à 2018.

Choi a lâché la bonne nouvelle devant un parterre de représentants d’une quarantaine de nations africaines et quelques centaines de participants à la conférence ministérielle Koafec. Et même mieux, la Corée du Sud envisage de doubler cet investissement.

On passe vite l’action, après les annonces

Dans une sobriété bien asiatique, le ministre coréen a égrainé hier les projets qui vont être subventionnés dans l’immédiat, à hauteur de 160 millions de dollars : Les ressources forestières en Ouganda et halieutiques au Kenya, un réseau électrique en Tanzanie, un parc intégré en Éthiopie. Un programme de 110 millions de dollars, dans l’oncologie (cancérologie ou carcinologie), en Côte d’Ivoire, a aussi été cité.

A signaler que l’édition 2016 de la Koafec est co-organisée par la Corée du Sud et la Banque africaine de développement (BAD), et qu’à l’occasion le fonds Koafec a été alimenté à hauteur de 18 millions de dollars. “Ce fonds, le plus important fonds bilatéral à la BAD, financera des actions de coopération technique mais aussi des actions de formation en matière de ressources humaines”, a précisé Akinwumi Adesina, président de la BAD.

La Corée du Sud en modèle

L’Afreximbank, une structure qui finance le commerce en Afrique, a reçu un précieux coup de pouce de la part de la Korea Exim-Bank. En effet son président, Lee Duk-Hoon, a fait savoir que son établissement a conclu avec Afreximbank un accord de financement de 100 millions de dollars.

Par ailleurs ce qui était important dans cette rencontre, c’est sa tonalité, les symboles forts qui l’ont marquée. En effet la BAD et Séoul ont indiqué la nécessité d’inscrire cette coopération dans les efforts concrets pour le développement de l’Afrique, dans la droite ligne de ce qu’a fait la Corée du Sud pour passer du sort peu enviable de nation parmi les plus pauvres de la planète, il y a peu – au début des années 60 -, au statut glorieux de 11ème économie mondiale aujourd’hui. Il y a du boulot pour l’Afrique, mais l’objectif est réalisable au regard des immenses ressources dont regorge le continent et ses ressources humaines…

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«La Tunisie a donné son accord préliminaire pour prendre part à la plus grande rencontre de la communauté des hommes d’affaires turcs et africains prévue à Istanbul, Turc African Business Sommet 2016 (TABS) ». C’est ce qu’a annoncé ce jeudi 21 juillet 2016 Yunus Saraalor, directeur régional de l’association chargée de l’organisation de cet événement.

Lors d’un point de presse organisé à cette occasion, le conférencier a mis l’accent sur le rôle stratégique de la Tunisie dans la tenue de cet événement incontournable. Compte tenu de sa position géographique et ses atouts exceptionnels, la Tunisie est en mesure d’attirer un marché potentiel, celui de l’Afrique qu’elle et la Turquie doivent saisir et exploiter de manière optimale, parralèmement au marché européen et chinois, a dit Yunus Saraalor.

Ce dernier a signalé que sa visite actuelle en Tunisie lui a permis de tenir plusieurs réunions avec des organisations tunisiennes, à l’instar de l’UTICA, la Conect, la FIPA ainsi qu’un nombre important d’hommes d’affaires dans le but de les convaincre de participer à cette manifestation.

Le responsable s’est dit optimiste, surtout qu’un accord préliminaire a été donné pour la participation à cette rencontre importante.

Plus de 5000 invités africains au RDV

Sur un autre plan, le directeur régional a mis en valeur ce sommet turco-african destiné au business et qui considéré comme l’une des grandes manifestations internationales visant à booster la coopération économique et commerciale entre la Turquie et les pays africains.

C’est important, a encore avancé le responsable, soulignant que le but recherché est d’assurer un équilibre entre les exportations et les importations entre ces deux parties.

A ce titre, il a fait savoir que cette rencontre incontournable sera marquée par la participation de 5000 visiteurs venant de 48 pays africains. Ajoutons à cela la participation de 1500 entreprises économiques, sans oublier la présence d’un nombre important de présidents de plusieurs pays africains dont notamment le Cameroun, le Nigeria, la Zambie.

Au programme de cette première édition qui se tiendra du 30 septembre au 2 octobre prochain, des expositions et des rencontres de partenariats entre les hommes d’affaires ainsi que des réunions entre les investisseurs et les parties gouvernementales turques.

Faut-il rappeler que cette manifestation, qui sera par la suite transformée en une rencontre annuelle, sera focalisée sur 9 secteurs principaux dont notamment le tourisme, l’agriculture, l’agroalimentaire, la santé, les services financiers et l’aéronautique.

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Le 27e sommet de l’Union africaine à Kigali a concrétisé ce fort symbole de l’Afrique, franchissant un nouveau palier de son intégration. Le plan initial était de faire de ce passeport africain un document réservé aux chefs d’État, aux ministres des Affaires étrangères et aux diplomates. Une sorte de passeport diplomatique, rapporte le site « lepoint.fr ».

Il aura fallu l’appel de la présidente de la commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, pour que la règle soit que les États le délivrent à tous les citoyens qui le souhaitent d’ici à 2020.

En attendant, ce sont les présidents Paul Kagamé du Rwanda et Idriss Déby Itno du Tchad qui se sont vu délivrer les premiers passeports africains à l’issue du 27e sommet de l’Union africaine (UA), tenu à Kigali ces 17 et 18 juillet 2016.

D’après un rapport de la Banque africaine de développement, sur les 54 pays du continent, seuls 13 permettent aux voyageurs africains d’entrer dans le pays sans effectuer de demande de visa. Un citoyen africain a donc besoin d’un visa pour se rendre dans 55 % des pays du continent. Alors que seuls 45 % des États africains exigent un visa aux ressortissants américains qui se présentent à leurs frontières. Selon l’exemple donné par le site Mondafrique.com, « un Algérien peut aujourd’hui aller à Cuba, à Haïti ou en Équateur sans visa, mais pas au Sénégal, au Kenya, au Nigeria ou en Côte d’Ivoire. Un Kenyan est encore moins bien loti. Il lui faut des visas un peu partout, sauf au Malawi, au Botswana et en Zambie ».

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La coordination des positions lors du prochain sommet de l’Union africaine (UA) a été au centre d’un entretien, jeudi, entre le ministre des Affaires étrangères Khmaies Jhinaoui et le ministre d’Etat soudanais aux Affaires étrangères, Kameleddine Ismail.
L’émissaire du président de la République soudanaise au président Béji Caid Essebsi s’est félicité de ce qu’il a qualifiée de convergence des points de vue entre les parties tunisienne et soudanaise aux niveaux bilatéral et régional concernant les questions abordées lors de la rencontre.
La rencontre a permis de passer en revue des questions liées aux pays de voisinage dans la région et à la coopération régionale, a-t-il déclaré.
Le ministre d’Etat soudanais a indiqué que sa visite en Tunisie s’inscrit dans le cadre de la coordination des positions à l’égard de certaines questions régionales particulièrement celles relatives à l’Union africaine.
Le 27e sommet de l’Union africaine aura lieu à Rwanda, du 10 au 18 juillet prochain.

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Un assaut mené dans la nuit de jeudi à vendredi 17 avril par les membres du groupe terroriste nigérian Boko Haram contre le village

Le Nigeria accueille samedi un sommet international sur la sécurité, en présence du président français François Hollande, pour tenter de mettre fin à l’insurrection islamiste et les exactions de Boko Haram, dont les liens tissés avec le groupe jihadiste de l’Etat islamique « alarment » les Nations unies.

Dans une déclaration unanime adoptée vendredi, les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU se sont en effet « alarmés » des « liens entre Boko Haram et l’Etat islamique », et ont souligné que les « activités de Boko Haram continuent de compromettre la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale ».

Ce sommet, qui se tient samedi à Abuja, est le signe d’une coopération militaire régionale et d’un soutien international croissants pour tenter de mettre fin à l’insurrection de Boko Haram.

Il y a un an, Boko Haram a prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI). Des combattants nigérians ont même été vus jusqu’en Libye, mais aussi dans la région du Sahel, contrôlée par des groupes proches d’Al-Qaïda. « Nous sommes extrêmement attentifs à tous ces liens… (…) car nous voulons en venir à bout », a ainsi déclaré M. Blinken vendredi à Abuja.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité de l’ONU souligne que certaines des exactions de Boko Haram « pourraient constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ». Le Conseil se dit en outre « gravement préoccupé par l’ampleur alarmante de la crise humanitaire (…) dans la région du bassin du lac Tchad ».

Deux ans après un premier sommet tenu à Paris, l’enjeu des discussions de samedi portera cette fois sur « le succès des opérations militaires » en cours, et « la résolution rapide de cette crise humanitaire ». Ce conflit a fait plus de 20.000 morts depuis 2009 et contraint plus de 2,6 millions d’habitants à fuir leur foyer.

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Après avoir tancé le Royaume Uni, auquel il a prédit le pire si jamais il s’embarque dans une sortie de l’Union européenne, le président américain, Barack Obama, remet ça ce lundi 25 avril en prononçant une allocution en Allemagne pour magnifier les liens transatlantiques et inviter les leaders européens à un mini sommet où il sera question du renforcement de l’UE. En effet Washington commence à être angoissé par l’idée de rester seul sur la scène internationale si jamais l’UE implosait, seul face au foisonnement des foyers de tension, au terrorisme qui prolifère, etc.

Des Américains qui volent au secours des Européens, c’est un fait plutôt rare ces dernières années, on avait plutôt l’habitude de voir des USA qui prenaient un malin plaisir à accentuer les failles de sa rivale pour mieux asseoir son leadership mondial. L’exemple du bras de fer épique entre Boeing et Airbus est très parlant. Mais à y regarder de plus près, la posture d’Obama est loin d’être dénuée de pragmatisme, de calcul froid qui part des réalités du terrain. En effet les Américains depuis leurs sorties hasardeuses en Afghanistan et en Irak, avec tous les facteurs de déstabilisation de la planète qui en ont découlé, n’ont plus les moyens d’être seuls les gendarmes du monde. C’est beaucoup trop de boulot pour les Etats-Unis, aussi puissants soient-ils. Alors quand Washington voit la crise migratoire s’intensifier suite aux conflits en Syrie et en Libye, quand elle voit le danger Daech enfler et qu’en face l’UE se débat dans ses hésitations pour une vraie défense commune et dans sa crise économique, c’est panique à bord à la Maison Blanche. Obama, qui boucle à Hanovre (nord) un voyage de deux jours en Allemagne, ne se gênera pas pour le dire à ses amis européens sans prendre de gant.

Le président américain va aborder ces sujets épineux dans son discours cette fin de matinée lors de son passage à la foire industrielle de Hanovre. Il y a reviendra cet après midi lors d’une rencontre avec la chancelière Angela Merkel et les chefs des gouvernements britannique et italien, David Cameron et Matteo Renzi ainsi que le président français, François Hollande. « Le président va discuter des progrès réalisés dans ces domaines ces dernières années et souligner le travail qu’il reste à faire à l’avenir », a confié un membre de son cabinet.

Bref, le président américain, qui reste l’homme le plus puissant de la planète, même s’il est à quelques mois de la fin de son règne, fera la leçon à des Européens incapables de parler d’une seule et même voix et de peser dans la direction des affaires du monde.

Obama marque son terrain

Les collaborateurs d’Obama tiennent à ce qu’on sache que la paternité de ce mini sommet revient au président américain. L’affaire est d’importance car c’est son avant-dernière visite en Europe en tant que patron de la Maison Blanche – le dernier se fera ce mois de juillet à Varsovie, en Pologne, pour le sommet de l’Otan.

Les enjeux de cette réunion avec quatre dirigeants européens sont ailleurs également car on a beaucoup reproché à Obama de regarder trop du côté de la zone Asie-Pacifique, et pas assez assez vers l’Europe. Obama voudrait peut-être rectifier un tant soit peu le tir avant de tirer sa révérence.

Un haut cadre de l’administration américaine a déclaré hier dimanche eu soir, sous le couvert de l’anonymat, qu’Obama va annoncer aux Européens qu’il va dépêcher 250 instructeurs de l’armée américaine de plus en Syrie pour encadrer les troupes rebelles modérées. Une manière aussi de signifier aux Européens qu’il fait des efforts et qu’il attend d’eux des initiatives dans ce sens.

Mais les Européens bottent déjà en touche et renvoient la balle à la Russie. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, est en faveur d’une plus grande implication de Moscou dans le règlement des conflits dans la région. « Nous avons impliqué la Russie pour chercher une solution pour la Syrie et je pense (que le sommet) fournit une bonne occasion de voir si la Russie ne pourrait pas aussi jouer un rôle pour stabiliser la Libye », a-t-il affirmé à la chaîne de télévision ARD. Pas sûr que cette idée plaise aux Américains, qui sont encore arcboutés à une guerre froide avec les Russes qui ne dit pas son nom…

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Le roi du Maroc, Mohammed VI, a repris son bâton de pèlerin… ou plutôt de diplomate. Hier mercredi 20 avril, le royaume était à l’honneur dans le tout premier sommet entre le Maroc et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Riyad. Et les sujets ne manquaient pas : Daesh, le Yémen mais aussi, comment pourrait-il en être autrement, le Sahara occidental. Bien entendu le roi a profité de cette tribune pour tenir en respect le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, qui l’a titillé dernièrement sur l’indépendance du Sahara occidental…

Hier ce n’était pas un voyage comme les autres, parmi les innombrables périples de Mohamed VI vers ces contrées où les pétrodollars affluaient avant la chute des cours de l’or noir. C’était un jour spécial pour le Maroc qui s’est assis en face de six monarchies du Golfe. Le roi a mobilisé sa garde rapprochée – Taieb Fassi Fihri, Fouad Ali El Himma, Yassir Zenagui et Abdellatif Menouni –, qui est de toutes les visites officielles dans cette partie du monde, pour une offensive de charme devant un parterre de dirigeants tout ouïe. Le Sahara occidental était la grande vedette de son allocution.

« La situation est grave et inédite dans l’histoire de ce conflit artificiel », a déclaré Mohamed VI . « Les choses en sont arrivées au point qu’une guerre par procuration s’est engagée où le secrétaire général des Nations unies est instrumentalisé pour essayer de porter atteinte aux droits historiques et légitimes du Maroc concernant son Sahara », a ajouté le souverain marocain.
Le roi fait feu de tout bois en ce moment et ameute ses ‘amis’ et ‘frères’ du Golfe car le rapport de Ban Ki-moon est en ce moment entre les mains du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce document souligne la nécessité d’autoriser le retour du personnel de l’ONU expulsé par Rabat, de façon à ne pas, selon le secrétaire général de l’ONU, compromettre le travail de stabilisation et de pacification accompli au Sahara occidental. Mohamed VI tente de mobiliser ses partisans et d’anticiper l’arbitrage du Conseil de sécurité, même s’il a déjà de solides soutiens au sein de l’instance onusienne (France, USA, Russie).

Une affaire de gros sous

Le Maroc a été coopté par les richissimes monarchies du Golfe en 2011. A l’époque, le CCG était motivé par sa survie car les révolutions déferlaient sur des contrées tenues jusque-là d’une main de fer. Il s’agissait donc d’intégrer Mohammed VI et le roi Abdellah de Jordanie dans le CCG pour fortifier la défense des monarchies face à la mauvaise humeur d’une rue qui avait des envies de « tabula rasa ».

Certes le fait que le Maroc soit recruté par cet organe si loin géographiquement est une aberration, mais l’essentiel est ailleurs. Ce partenariat gagnant-gagnant a donné à Rabat accès aux vannes des pétrodollars pour financer ses grands travaux. En 2012, Mohammed VI, en visite dans les pays du Golfe, a rondement négocié un don de 5 milliards de dollars, étalé sur 5 ans, en échange d’une promesse ferme de collaboration sécuritaire et militaire accrue.

Pour les pays du Golfe, il s’agissait aussi de trouver d’autres niches d’investissement, au moment où l’avenir des fonds souverains s’assombrissait du fait des risques d’explosion sociale dans la région et de la fin du pétrole cher. Le pic du flux de capitaux du CCG en direction du Maroc a été atteint en 2014, avec 10,2 milliards de dirhams, soit un bond en avant de 82% en comparaison avec 2013.

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