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Le gouvernement en tant que premier responsable de la sécurité du pays est appelé plus que jamais à appliquer avec toute la rigueur requise la loi pour mettre fin au fléau de la contrebande des hydrocarbures

Le gouvernement en tant que premier responsable de la sécurité du pays est appelé plus que jamais à appliquer avec toute la rigueur requise la loi pour mettre fin au fléau de la contrebande des hydrocarbures, en exponentielle prolifération. Tel est le sens de l’appel lancé, mercredi, par l’ensemble des propriétaires des stations-services. Au cours d’un point de presse tenu, au siège de l’UTICA, le président de la chambre syndicale des propriétaires des stations-services, Mohamed Salah Bdiwi, a exhorté l’équipe ministérielle à mettre en place des mesures « sérieuses » face à l’accumulation des problèmes ayant entravé le développement d’un secteur qui emploie environ 15 mille salariés subvenant aux besoins de 60 mille familles.

La sonnette d’alarme tirée, ce mercredi 21 mai, l’a été suite à l’attitude des autorités qui « continuent de faire la sourde oreille malgré la gravité de la situation, faute de textes réglementaires organisant la profession ».

L’intervention du gouvernement demeure stratégique, a dit Bdiwi avant de passer en revue l’ensemble de difficultés confrontées par les propriétaires et les concessionnaires.

En effet, la recrudescence de la contrebande d’hydrocarbures a engendré une baisse considérable du chiffres d’affaires de ces stations-services, soit 70% au Sud et au Nord-ouest, 60% au Centre, 25% au Cap bon et 10% au Grand-Tunis. Pis, ces stations font aujourd’hui face à des difficultés financières sous l’effet de la chute des revenus, ce qui a poussé plusieurs stations-services à licencier un nombre important d’employés.

« La contrebande ne date pas d’aujourd’hui», a rappelé Bdiwi avant d’ajouter que « la nouveauté, c’est que ce phénomène, limité par le passé, est venu s’étendre à de nouvelles zones vitales tout en s’implantant à proximité même des stations service, dans les rues passantes et plus particulièrement tout près des circuits touristiques et des centres administratifs ».

Bien plus, les produits de contrebande sont encore stockés dans les zones agricoles, selon ses dires. C’est un phénomène qui a connu une « mutation qualitative » puisque les contrebandiers continuent de proposer leurs services aux agriculteurs et aux industriels tout en offrant des facilités du paiement.

« Les stations-services menacent de mettre la clé sous le paillasson, faute d’une réelle volonté pour y faire face », a averti, pour sa part, le président de la chambre régionale de Sud, Amine Flah, précisant que les professionnels sont au bord de l’effondrement en l’absence d’une réaction gouvernementale.

L’avis de Flah est partagé par le président de la chambre régionale de Djerba qui n’a pas manqué d’exprimer ses craintes face à la propagation de la contrebande qui, selon lui, affectera certainement le secteur touristique dans cette zone.

Les professionnels contre les majorations salariales

Les professionnels présents à cette rencontre ont, d’autre part, réitéré leur refus des négociations salariales qui ont démarré lundi, sur les augmentations salariales. D’ailleurs, ils se sont déclarés étonnés par cette initiative avant le lancement d’une réforme globale du secteur.

Ce refus s’explique principalement par l’indifférence du gouvernement en ce qui concerne les conventions signées en 2013. Ces conventions portent notamment sur la non-application des dispositions relatives à l’engament de l’Etat à payer les répercussions financières consécutives à l’augmentation salariale effectuée en 2012 à propos la marge bénéficiaire estimée à 10 millimes.

Les participants ont, par ailleurs, déclaré que les négociations ne pourraient avoir lieu qu’à la condition que les problèmes du secteur soient résolus, faute de quoi, il s’enfoncera encore plus dans le chaos.

L’augmentation des prix aggravera la crise…

Réagissant à la récente décision du ministère de l’Economie et des finances portant sur l’augmentation de 100 millimes, soit une hausse de 6.3%, le président de la chambre syndicale a fait savoir que cette décision accentuera encore plus la crise des stations-services.

Wiem Thebti

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Le gouvernement en tant que premier responsable de la sécurité du pays est appelé plus que jamais à appliquer avec toute la rigueur requise la loi pour mettre fin au fléau de la contrebande des hydrocarbures

Le gouvernement en tant que premier responsable de la sécurité du pays est appelé plus que jamais à appliquer avec toute la rigueur requise la loi pour mettre fin au fléau de la contrebande des hydrocarbures, en exponentielle prolifération. Tel est le sens de l’appel lancé, mercredi, par l’ensemble des propriétaires des stations-services. Au cours d’un point de presse tenu, au siège de l’UTICA, le président de la chambre syndicale des propriétaires des stations-services, Mohamed Salah Bdiwi, a exhorté l’équipe ministérielle à mettre en place des mesures « sérieuses » face à l’accumulation des problèmes ayant entravé le développement d’un secteur qui emploie environ 15 mille salariés subvenant aux besoins de 60 mille familles.

La sonnette d’alarme tirée, ce mercredi 21 mai, l’a été suite à l’attitude des autorités qui « continuent de faire la sourde oreille malgré la gravité de la situation, faute de textes réglementaires organisant la profession ».

L’intervention du gouvernement demeure stratégique, a dit Bdiwi avant de passer en revue l’ensemble de difficultés confrontées par les propriétaires et les concessionnaires.

En effet, la recrudescence de la contrebande d’hydrocarbures a engendré une baisse considérable du chiffres d’affaires de ces stations-services, soit 70% au Sud et au Nord-ouest, 60% au Centre, 25% au Cap bon et 10% au Grand-Tunis. Pis, ces stations font aujourd’hui face à des difficultés financières sous l’effet de la chute des revenus, ce qui a poussé plusieurs stations-services à licencier un nombre important d’employés.

« La contrebande ne date pas d’aujourd’hui», a rappelé Bdiwi avant d’ajouter que « la nouveauté, c’est que ce phénomène, limité par le passé, est venu s’étendre à de nouvelles zones vitales tout en s’implantant à proximité même des stations service, dans les rues passantes et plus particulièrement tout près des circuits touristiques et des centres administratifs ».

Bien plus, les produits de contrebande sont encore stockés dans les zones agricoles, selon ses dires. C’est un phénomène qui a connu une « mutation qualitative » puisque les contrebandiers continuent de proposer leurs services aux agriculteurs et aux industriels tout en offrant des facilités du paiement.

« Les stations-services menacent de mettre la clé sous le paillasson, faute d’une réelle volonté pour y faire face », a averti, pour sa part, le président de la chambre régionale de Sud, Amine Flah, précisant que les professionnels sont au bord de l’effondrement en l’absence d’une réaction gouvernementale.

L’avis de Flah est partagé par le président de la chambre régionale de Djerba qui n’a pas manqué d’exprimer ses craintes face à la propagation de la contrebande qui, selon lui, affectera certainement le secteur touristique dans cette zone.

Les professionnels contre les majorations salariales

Les professionnels présents à cette rencontre ont, d’autre part, réitéré leur refus des négociations salariales qui ont démarré lundi, sur les augmentations salariales. D’ailleurs, ils se sont déclarés étonnés par cette initiative avant le lancement d’une réforme globale du secteur.

Ce refus s’explique principalement par l’indifférence du gouvernement en ce qui concerne les conventions signées en 2013. Ces conventions portent notamment sur la non-application des dispositions relatives à l’engament de l’Etat à payer les répercussions financières consécutives à l’augmentation salariale effectuée en 2012 à propos la marge bénéficiaire estimée à 10 millimes.

Les participants ont, par ailleurs, déclaré que les négociations ne pourraient avoir lieu qu’à la condition que les problèmes du secteur soient résolus, faute de quoi, il s’enfoncera encore plus dans le chaos.

L’augmentation des prix aggravera la crise…

Réagissant à la récente décision du ministère de l’Economie et des finances portant sur l’augmentation de 100 millimes, soit une hausse de 6.3%, le président de la chambre syndicale a fait savoir que cette décision accentuera encore plus la crise des stations-services.

Wiem Thebti

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