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« L’usage des instruments de la finance islamique sans bien étudier les modalités de cette nouvelle forme d’endettement aura sans doute des répercussions sur notre économie locale confrontée déjà à plusieurs lacunes »

« L’usage des instruments de la finance islamique sans bien étudier les modalités de cette nouvelle forme d’endettement aura sans doute des répercussions sur notre économie locale confrontée déjà à plusieurs lacunes », estime Salah Riahi, expert en économie.

Le gouvernement tunisien envisage en fait de recourir à l’usage des « sukuks islamiques » avant la fin de cette année. L’objectif étant de financer le budget de l’Etat pour l’exercice 2013, par la mobilisation d’un montant de 1.000 millions de dinars,.

Un nouveau montage de crédits

D’après l’économiste, ce recours est certes justifiable surtout que le pays aura besoin aura besoin d’un prêt de 5 milliards de dinars de l’extérieur, en 2014, pour couvrir son déficit budgétaire. Toutefois, les craintes sont multiples notamment avec le retard mis au niveau de la promulgation du projet loi régissant ces sukuks islamiques.

Le retard a fait couler beaucoup d’encre et les experts spécialisés dans le domaine s’interrogent encore sur cette ambiguïté en l’absence d’un dialogue clair traitant les objectifs et les projets auxquels seront destinées ces ressources financières. « Ledit projet n’est pas encore discuté par les parties concernées. Chose qui nous pousse à mener une réflexion profonde sachant que les risques sont nombreux », a remarqué Salah Riahi.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a fait savoir que l’absence d’un cadre règlementaire précis augmentera les risques estimés qui sont liés également aux conditions des transferts d’actifs à la société qui va gérer le fonds commun des sukuks. Pour rappel, l’usage des instruments de la finance islamique consiste en l’émission d’une valeur mobilière correspondant à la valeur d’un actif sous-jacent.

Dans le même contexte, il a estimé que les porteurs étrangers de ces instruments auront un droit de propriété sur l’actif, objet de l’émission de sukuks. D’après Salah Riahi, le projet loi relatif aux sukuks islamiques n’évoque pas les situations des défaillances de l’entité qui sera chargée de la gestion de ce fonds, précisant qu’« en cas d’échec, ladite entité ne sera pas capable de rembourser. Chose qui aura des répercussions négatives sur l’économie tunisienne ».

Pis, l’émission des skukus aura des retombées sur la politique monétaire de la Tunisie. « La mobilisation d’un montant de 1.000 millions de dinars aura aussi un effet sur la valeur de dinar tunisien », a noté l’expert avant d’ajouter que « dans pareille situation, il est utile de créer une commission comme c’est le cas dans d’autres pays, au niveau de la structure de la Banque Centrale chargée d’organiser les émissions, ses volumes et ses impacts sur la valeur de la monnaie locale ».

La concertation s’avère utile pour mieux utiliser les sukuks

L’introduction d’un nouveau type de financement nécessite l’implication de différents intervenants. Une concertation nationale s’avère, dans ce cadre, une nécessité pour discuter les avantages de ce type du financement ainsi que les risques à gérer. Salah Riahi affirme qu’« il faut tenir compte des aspects relatifs à la gestion des risques de ce nouveau produit ».

Aussi, la révision du projet loi relatif à cette question demeure une obligation en assurant un montage complet de cette mission.

Utile de revoir la gestion des finances publiques

Interrogé par nos soins sur le recours de la Tunisie à l’endettement dans ce climat particulier, Salah Riahi a fait remarquer que l’endettement limite la capacité du pays qui perdrait sa souveraineté au niveau de la prise de décision.

D’après lui, « la Tunisie doit, malgré le manque des ressources, revoir la gestion des finances publiques et réformer son système fiscal, source de richesses, pour pouvoir surmonter la crise actuelle ».

Wiem Thebti

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Dans une rencontre avec Africanmanager

Dans une rencontre avec Africanmanager, Ferjani Doghmen, président de la commission des finances et de la planification à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), annonce qu’ « un projet de texte loi sera présenté à l’ANC, début 2013 » précisant que « les sukuks entreront en vigueur dès que la loi sera promulguée ».

Nous y reviendrons

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