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La compagnie tunisienne de transport aérien, Tunisair, tiendra le 29 décembre son AG pour valider les résultats de l’exercice 2015. Elle aura ainsi terminé l’exercice avec une perte de 71,362 MDT après un exercice 2014 qui était bénéficiaire de plus de 43,5 MDT. Une année 2015 où les charges d’exploitation (1,023 Milliard DT, dont presque 500 MDT d’achats et redevances) ont pris le dessus sur les produits d’exploitation (0,973 Milliards DT), lesquels s’inscrivent en large baisse par rapport à 2014 où ils avaient dépassé le 1,22 Milliard DT.
Et pourtant, à bien lire ce résultat 2015, il est mieux que celui de 2014. Ce dernier comprenait la dotation de l’Etat, au titre de la dette de l’OACA, d’un montant de 192 MDT. Il n’y serait pas, le résultat de 2014 deviendrait négatif de 148,5 MDT, ce qui aurait placé Tunisair dans une mauvaise passe, sa perte dépassant ainsi ses capitaux propres de 106,199 MDT. En 2015 et sans la dotation de l’Etat, Tunisair n’a fait qu’une perte de 71,362 MDT.

Mais Tunisair ce sont aussi huit autres filiales qui sont, elles aussi, loin d’être en bonne santé financière. Une santé financière fragile qui impacte forcément celle de la société-mère. Le résultat du groupe a ainsi été déficitaire de plus de 88,6 MDT en 2015. Des filiales lequelles, nonobstant leurs résultats individuels déficitaires, comme le montre notre tableau, se révèlent être de véritables cadavres dans le placard de Tunisair avec des affaires et des déboires que révèle le rapport des commissaires aux comptes du groupe Tunisair.

Prévues, par l’effet de la filialisation qui se révèle être une mauvaise expérience, pour être des centres de profit, les filiales de Tunisair sont devenues des centres de couts. Force est ainsi de constater la faillite de la politique de la Re-filialisation, signée par le gouvernement de la Troïka.

⦁ Le Catering, une filiale qui a frôlé la dissolution et poursuivie par l’OACA et la Douane !

La société «Tunisie Catering» a accusé des pertes, cumulées au 31 Décembre 2015, portant les capitaux propres arrêtés à cette date à la somme de 13,885 MDT, soit 19,885 MDT en deçà de la moitié du capital social. L’entreprise était passée une 1ère fois, après décision du tribunal de première instance de Tunis en date du 6 avril 2015, par la procédure du règlement judiciaire et la désignation d’un administrateur judiciaire et d’un expert en diagnostic.
Elle en réchappe, lorsque l’administrateur judiciaire et le rapport de l’expert en diagnostic décident du principe de poursuite des activités de la société et mettent au point un plan de redressement. Le 21 janvier 2016 il y a eu nomination d’un nouveau DG, mais cela impactera quand même Tunisair qui se retrouve obligée d’y injecter de l’argent. Deux conventions d’avances en compte courant ont été conclues avec l’actionnaire Tunisair pour un montant total de 4 MDT remboursable sur 7 ans avec un taux de rémunération fixé au TMM+2.

Courant 2011, Tunisie Catering faisait déjà l’objet d’un recours judiciaire par l’O.A.C.A au titre de la redevance commerciale due par les compagnies aériennes locales et qui ne se sont pas encore acquittées de leurs obligations envers l’O.A.C.A entre les mains de « T.C S.A », lequel a l’obligation de leur versement à l’O.A.C.A. Les redevances dues par les compagnies aériennes et non encore recouvrées ni réglées par la société « Tunisie Catering S.A (T.C SA) au profit de I’O.A.C.A s’élèvent à 28,106 MDT au 31 Décembre 2015. «T.C SA a, dans ce cadre, intenté au cours de l’année 2013 une action judiciaire à l’encontre des compagnies locales pour leur réclamer les redevances et les pénalités dues à I’O.A.C.A. La non-confirmation par la justice de la responsabilité finale des compagnies aériennes au titre des pénalités de retard aurait pour effet de minorer les capitaux propres aux 31 décembre 2015 de 13,465 MDT», font noter les CC.

Les CC n’oublient pas de rappeler que «la société avait fait l’objet, courant 2007, d’un contrôle des services de la Direction Générales des Douanes. Un contrôle qui s’est soldé par des chefs de redressements en matière de droits de douanes et d’infraction à la réglementation de change, dont notamment le défaut de déclaration d’importation de marchandises prohibées, l’exportation de marchandises prohibées, le défaut de versement des recettes d’exportation dans une banque tunisienne et l’utilisation de devises entre des résidents non autorisés par la Banque Centrale de Tunisie». Grave. Mais pas que ! «En plus d’un problème procédural qui met à la charge de la société de justifier le rapatriement des revenus de ses exportations pour 25,505 MDT au titre des exercices 2003-2006, la société encourt des risques en matière d’infraction de la réglementation de change et de la loi douanière pour respectivement 443 mille DT et 449 mille DT. A la date de rédaction de ce rapport, aucun jugement définitif n’a été prononcé au titre de cette affaire. Il n’est par conséquent pas possible d’estimer l’impact que pourrait avoir le dénouement de cette affaire sur la situation financière de la société au 31 décembre 2015».

⦁ Tunisair Express : Sauvée une 1ère fois et vite rattrapée par le Fisc

L’Express, autre filiale de Tunisair spécialisés dans le court-courrier, a en effet terminé 2015 avec un déficit de plus de 2,5 MDT. «Les difficultés d’exploitation dont souffrent la société conjuguée à une performance financière négative et un problème de trésorerie chronique, mettent l’accent sur la nécessité de restructurer la société de manière à maitriser les doutes qui pèsent sur la continuité d’exploitation», diagnostiquent les CC.
Un plan de redressement avait été approuvé par l’AGE en décembre 2013, mais «n’a pas fait l’objet de mise à jour au vue des délibérations du Conseil d’Administration réuni le 05 Juin 2015, reprochant l’absence de suivi des axes stratégiques du plan et de ses actions d’appui».
Les déboires du transporteur n’en finissent pourtant pas. «Tunisair Express a signé en mars 2016 avec l’Unité du Contrôle National et des Enquêtes Fiscales un procès-verbal de conciliation fiscale au titre de sa vérification fiscale approfondie déclenchée en 2012, couvrant les exercices 1993 à 2011 et ayant abouti initialement à un redressement global de 5,844 MDT provisionnée à hauteur de 2,922 MDT. Cette conciliation fiscale a mené à la constatation comptable d’une reprise sur provision pour risque fiscal de 2,922 MDT et d’une perte exceptionnelle s’élevant à 1,764 MDT soit un impact positif net sur le résultat de 1,158 MDT. D’autre part, Tunisair Express a de nouveau été soumise en 2014 à un contrôle fiscal approfondi au titre de l’exercice 2012 qui a aggravé sa charge fiscale en principal et pénalités de 3,821 MDT. A ce titre, la société a constitué au cours de l’exercice 2014 un complément de provision de l’ordre de 1,900 MDT de manière à couvrir environ 50% du montant de cette taxation». Le Fisc n’en démord ainsi pas et le cauchemar de Tunisair Express ne finit pas.

⦁ Plus de couts plus que de recettes chez Tunisair-Technics.

La filiale technique de Tunisair, qui assure la maintenance, a terminé 2015 avec un déficit de plus de 1,14 MDT qui s’ajoute à l’autre déficit de 1,11 MDT de 2014. Un déficit dont la provenance est surtout l’important écart entre ses coûts et ses recettes, qui proviennent à plus de 90 % de Tunisair. Derrière cela, il y a l’alignement des statuts de toutes les filiales sur celui de Tunisair qui a explosé le volume des salaires, par l’accord du 3 février 2011. «Notons qu’en raison de la nature du schéma de présentation des comptes de la société Tunisair-Technics et le rôle y attribué au sein du groupe Tunisair, cette opération devrait toucher directement ses comptes d’immobilisations et des stocks arrêtés au 31 décembre 2014», font remarquer les CC.
L’entreprise avait fait l’objet d’un audit qui a mis à nu un certain nombre de défaillances ou d’écarts et cela n’a pas plu à ses employés. La semaine dernière et par excès de zèle, ils ont cloué à terre un certain nombre d’avions. L’impact sur la société mère est ainsi évident.

⦁ Tunisair Handling ou la malédiction de la Mourabaha !

La filiale Handling de Tunisair est celle qui enregistre la plus grosse perte. De 17,741 MDT en 2014, le déficit passait à 21,941 MDT en 2015. En 2011, le gouvernement de la Troïka avait décidé de la re-filialisation, entre autres, du Handling et même d’aligner son statut sur celui de Tunisair. Cela a fait exploser les frais du personnel, qui représentent désormais 123% de son chiffre d’affaire. Cela veut dire que tout ce qu’elle gagne ne suffirait même pas à payer les salaires de son personnel. L’entreprise supporte plus de personnel qu’elle ne peut et doit faire un élagage. Or, l’argent supposé financer le plan social est toujours bloqué et gelé par le gouvernement.

Mais il n’y a pas que cela, selon le rapport des Commissaires aux Comptes (CC). «En 2008, la société Tunisair Handling a fait l’objet d’un contrôle fiscal approfondi au titre des exercices 2004 à 2007, aggravant sa charge fiscale au titre des divers impôts et taxes dus, ainsi que des pénalités de retard y afférentes à concurrence de 9,031 MDT, qui ont été totalement provisionnés».
Après consultation fiscale, elle arrive à écarter tout risque éventuel de payement du montant des redressements et reprend ainsi la provision. Elle échappe ainsi au Fisc, mais pas à la Mourabaha. En effet, «le 17 décembre 2010, la société a signé avec la banque Zitouna un contrat Mourabaha, finançant la vente d’un terrain sis à la délégation d’Akouda pour une valeur de 3,500 MDT avec une marge bénéficiaire au profit de la banque de 242 mille DT», révèlent les CC. Cependant, «suite aux difficultés touchant la situation financière de la société, conduisant au règlement des échéances du crédit à temps et l’aggravation de ses charges par des pénalités de retard, le Conseil d’Administration réuni le 27 octobre 2014 a décidé l’assainissement de l’affaire à travers la rétrocession du terrain à la banque. Une décision qui s’est concrétisée en 2015 par l’annulation du contrat initial et la récupération de la totalité des sommes versées par la société». Et comme si cela ne suffisait pas, les CC découvrent que «la caisse dite avances sur salaires présente un écart négatif par rapport à la situation comptable au 31 décembre 2015 de l’ordre de 29 mille DT. Dans ce cadre, une plainte a été déposée auprès du tribunal de première instance de Tunis le 03 juin 2015 et l’affaire suit son cours normal à la date de rédaction de ce rapport», révèlent encore les CC.

⦁ Des redressements fiscaux à répétition pour l’AISA

La société IT Services Africa « AISA » a fait l’objet d’un contrôle fiscal approfondi au titre des exercices 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012. Les résultats du redressement fiscal notifiés le 27 décembre 2013 se détaillent comme suit : – un complément de taxes et pénalités pour un montant de 4 103 KDT ; – une réduction du crédit d’impôt sur les sociétés d’un montant de 94 KDT pour le ramener à 240 KDT au 31 décembre 2012 ; – une diminution du Crédit de TVA pour un montant de 681 KDT pour le ramener à 73 KDT. En attendant le dénouement de l’affaire, le montant de la notification arrêté à 4 878 KDT a été intégralement provisionné en 2013. Par ailleurs, la société IT Services Africa « AISA » fait l’objet d’un contrôle social au titre des exercices 2012, 2013 et 2014 qui lui a été notifié en date du 22 Avril 2015.

⦁ Un DG dont le salaire dépasse la décision du chef du gouvernement

Amadeus est la filiale informatique de Tunisair pour le volet de la réservation et l’émission de billets notamment. Elle était certes bénéficiaire en 2015 de 6,229 MDT même si ce résultat était en baisse par rapport aux 7,195 MDT de 2014. Et pourtant, selon le rapport du CC, «la rémunération effectivement perçue par le Directeur Général de la société « Amadeus Tunisie » (fixée par le PV du Conseil d’Administration du 6 octobre 2011 et celui du 18 décembre 2012) dépasse la rémunération fixée par l’arrêté de la Présidence du Gouvernement reçu le 10 Aout 2012 (en brut et hors frais de carburant et de téléphone) pour environ 41 217 DT au titre de l’exercice 2015. Il est à signaler à cet effet que le décret n » 2217 du 11 décembre 2015 relatif au régime de rémunération des chefs d’établissements et d’entreprises publiques et de sociétés à majorité publique a autorisé les chefs d’entreprises de choisir entre l’un des deux régimes de rémunérations prévus dans son article 3 sans pour autant prévoir explicitement la possibilité d’application rétroactive des dispositions prévues par cet article».
En outre «à la date de clôture des comptes, la société Tunisair Technics a constaté des provisions pour dépréciation à concurrence de 565 mille DT, représentant le montant intégral restant dû au 31 Décembre 2015» de l’affaire Syphax, disent encore les CC.

⦁ Affaire judiciaire Syphax Airlines

Et comme si tout cela ne suffisait pas au groupe Tunisair, la compagnie se retrouve à supporter toujours les effets collatéraux de l’affaire Syphax. «Depuis la signature de l’accord avec la compagnie aérienne Syphax Airlines en date du 1er Aout 2013, relatif à la manutention technique de la flotte de cette dernière, le total des sommes facturées par la société Tunisair Technics se chiffre à 819 mille DT, dont seulement 254 mille DT ont été réglées. Ainsi et suite aux retards dans le recouvrement de ces créances dus essentiellement aux difficultés touchant la situation financière de la compagnie cliente, Tunisair-Technics a procédé en date du 1 Octobre 2015 au lancement de l’affaire devant le tribunal de première instance de Tunis, visant ainsi l’indemnisation des dommages causés à travers le recouvrement total de ces créances et le paiement des pénalités de retard connexes». Et ce sont les commissaires aux comptes qui l’affirment !

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La compagnie aérienne Syphax Airlines informe le public qu’elle n’a pas l’intention d’annuler sa liaison entre Tunis et Montréal. Dans

D’après Mohamed Frikha, le fondateur de Syphax Airlines, la compagnie sort progressivement de l’ornière, et sera même en mesure de payer ses dettes. Il a tenu ces propos hier vendredi 17 juin 2016 lors de l’Assemblée générale de Telnet Holding.

Pour rappel, Syphax Airlines est dans la tourmente depuis des années, et a même été contrainte de suspendre ses vols le 30 juillet 2015. Signe que ce n’était pas du tout la forme, la compagnie a été régie par la loi N°34-95 du 17 avril 1995, laquelle encadre les entreprises en difficulté économique.

Le 5 novembre 2015, Syphax Airlines est encore descendue d’un cran en se faisant éjecter du marché alternatif de la cote de la Bourse pour finalement atterrir au marché hors-cote.
Le 10 novembre 2015, la direction générale de la compagnie avait fait savoir que le substitut du président du Tribunal de première instance de Sfax 2 allait lancer les procédures de règlements judiciaires et placer la boite sous surveillance. Il était même question d’un plan de reprise, très avancé, aux dires de la direction générale et qui devait être présenté à l’administration judiciaire.
Ce dispositif était censé relancer les activités de Syphax Airlines, préserver les emplois et le régler l’intégralité des sommes dues aux créanciers grâce au cash-flow généré, en se conformant à un échéancier mis au point avec le tribunal.

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Le propriétaire et PGD de Syphax Airlines a annoncé

Le propriétaire et PGD de Syphax Airlines a annoncé, lors de la communication financière de la société qui a eu lieu lundi, 29 avril 2013, au siège de la bourse , que la société table sur un chiffre d’affaires de 16MD en 2014 et de 43 MD pour l’année 2017. Un chiffre qui ne peut être qu’ambitieux par rapport à un déficit de 21 millions de dinars cumulés sur les années 2011/2012. Au total, la société table sur une croissance annuelle moyenne sur la période 2012/2017 de 85,6% de ses revenus.

Concernant les résultats d’exploitation, la société dégagera des résultats déficitaires pour les deux premières années, à savoir 2012 et 2013, et ce n’est qu’à partir de 2014 que le résultat deviendra positif et s’accroitra au taux moyen de 43,8% entre 2014 et 2017 pour se situer à une moyenne de 8% des revenus.

Les besoins de financement nets de Syphax Airlines ,sur la période prévisionnelle ,ont été arrêtés à 118,9MDT dont 89,1MDT pour le financement des investissements et 29,8MDT pour les besoins en Fonds de roulement. La mobilisation de ce montant sera assurée par la levée de fonds de 25MDT sur le marché alternatif et pour le reste par la capacité d’autofinancement et les emprunts bancaires (8,5MDT en 2012 et 10MDT en 2014) et le financement leasing (7MDT en 2013).

En 2013, la compagnie a prévu d’investir dans l’achat d’un Falcon, et l’aménagement de son hangar pour un montant 13,16MD et la construction du siège social pour 1,5MDT. Plus de 34 millions de dinars seraient investis en 2014 dans la construction d’un hangar de maintenance dernière génération.

Syphax Airlines assure actuellement des vols réguliers vers la France, la Libye, la Turquie. Elle entend également développer son offre avec l’ouverture de nouvelles destinations telles que le Maroc, l’Arabie Saoudite, la Chine, le Canada, les Etats Unis et le Brésil, et ce, à partir du mois de mai 2013.

En mode charter, la compagnie a conclu plusieurs contrats pour desservir les plus grands aéroports du monde (Pologne, Hongrie, Croatie, Slovénie, France, Belgique, République Tchèque, Italie, Royaume-Uni, Suisse, l’Angleterre…).

Mohamed Frikha a déclaré que ces investissements reflètent la confiance de la société dans la relance économique du pays. « C’est un engagement de notre part dans ce processus», a-t-il dit. Il a expliqué, en outre, que la société essaye à travers cette introduction de lever les fonds nécessaires pour développer ses activités en vue d’une meilleure positionnement sur les marchés internationaux.

Dans le cadre de son introduction en bourse sur le marché alternatif, Syphax Airlines ouvre son capital pour souscription d’une Offre à Prix Ferme et un Placement Garanti de 2 500 000 actions nouvelles émises en numéraire au prix de 10 dinars l’action. Les actions nouvelles souscrites représenteront 45,45% du capital de la société après augmentation. Les souscriptions ont été ouvertes le mardi 30 avril 2013 jusqu’au lundi 20 mai 2013.

Selon lui, cette introduction va, permettre à la société d’aller plus vite vers le marché international et concrétiser les objectifs de la société à moindres coûts avec une rentabilité significative.Et d’ajouter : « Le marché alternatif constitue à notre avis une solution adéquate dans cette perspective, notre introduction en bourse est une étape logique et importante dans notre démarche, cela nous permettra de lever des fonds afin de permettre à la compagnie d’augmenter et de diversifier ses ressources ainsi que de garantir les meilleures conditions à son expansion. ».

khadija

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Le propriétaire et PGD de Syphax Airlines a annoncé

Le propriétaire et PGD de Syphax Airlines a annoncé, lors de la communication financière de la société qui a eu lieu lundi, 29 avril 2013, au siège de la bourse , que la société table sur un chiffre d’affaires de 16MD en 2014 et de 43 MD pour l’année 2017. Un chiffre qui ne peut être qu’ambitieux par rapport à un déficit de 21 millions de dinars cumulés sur les années 2011/2012. Au total, la société table sur une croissance annuelle moyenne sur la période 2012/2017 de 85,6% de ses revenus.

Concernant les résultats d’exploitation, la société dégagera des résultats déficitaires pour les deux premières années, à savoir 2012 et 2013, et ce n’est qu’à partir de 2014 que le résultat deviendra positif et s’accroitra au taux moyen de 43,8% entre 2014 et 2017 pour se situer à une moyenne de 8% des revenus.

Les besoins de financement nets de Syphax Airlines ,sur la période prévisionnelle ,ont été arrêtés à 118,9MDT dont 89,1MDT pour le financement des investissements et 29,8MDT pour les besoins en Fonds de roulement. La mobilisation de ce montant sera assurée par la levée de fonds de 25MDT sur le marché alternatif et pour le reste par la capacité d’autofinancement et les emprunts bancaires (8,5MDT en 2012 et 10MDT en 2014) et le financement leasing (7MDT en 2013).

En 2013, la compagnie a prévu d’investir dans l’achat d’un Falcon, et l’aménagement de son hangar pour un montant 13,16MD et la construction du siège social pour 1,5MDT. Plus de 34 millions de dinars seraient investis en 2014 dans la construction d’un hangar de maintenance dernière génération.

Syphax Airlines assure actuellement des vols réguliers vers la France, la Libye, la Turquie. Elle entend également développer son offre avec l’ouverture de nouvelles destinations telles que le Maroc, l’Arabie Saoudite, la Chine, le Canada, les Etats Unis et le Brésil, et ce, à partir du mois de mai 2013.

En mode charter, la compagnie a conclu plusieurs contrats pour desservir les plus grands aéroports du monde (Pologne, Hongrie, Croatie, Slovénie, France, Belgique, République Tchèque, Italie, Royaume-Uni, Suisse, l’Angleterre…).

Mohamed Frikha a déclaré que ces investissements reflètent la confiance de la société dans la relance économique du pays. « C’est un engagement de notre part dans ce processus», a-t-il dit. Il a expliqué, en outre, que la société essaye à travers cette introduction de lever les fonds nécessaires pour développer ses activités en vue d’une meilleure positionnement sur les marchés internationaux.

Dans le cadre de son introduction en bourse sur le marché alternatif, Syphax Airlines ouvre son capital pour souscription d’une Offre à Prix Ferme et un Placement Garanti de 2 500 000 actions nouvelles émises en numéraire au prix de 10 dinars l’action. Les actions nouvelles souscrites représenteront 45,45% du capital de la société après augmentation. Les souscriptions ont été ouvertes le mardi 30 avril 2013 jusqu’au lundi 20 mai 2013.

Selon lui, cette introduction va, permettre à la société d’aller plus vite vers le marché international et concrétiser les objectifs de la société à moindres coûts avec une rentabilité significative.Et d’ajouter : « Le marché alternatif constitue à notre avis une solution adéquate dans cette perspective, notre introduction en bourse est une étape logique et importante dans notre démarche, cela nous permettra de lever des fonds afin de permettre à la compagnie d’augmenter et de diversifier ses ressources ainsi que de garantir les meilleures conditions à son expansion. ».

khadija Taboubi

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Le marché financier tunisien se prépare  à l’introduction sur le marché alternatif de la bourse de Tunis

Le marché financier tunisien se prépare à l’introduction sur le marché alternatif de la bourse de Tunis, de 45,45% du capital de la société Syphax Airlines, après augmentation au prix de 10 dinars l’action. Cette opération se fera par le moyen d’une Offre à Prix Ferme de 1 250 000 actions représentant 50% du total des actions à émettre en numéraire, centralisée auprès de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, un Placement Garanti (conformément aux dispositions de l’article 56 nouveau du Règlement Général de la Bourse) auprès d’investisseurs étrangers locaux avertis agissant pour compte propre de 50 % du total des actions à émettre en numéraire. Le Placement Garanti sera réalisé aux mêmes conditions de prix que l’Offre à Prix Ferme. Les souscripteurs à ce placement s’engagent à ne pas céder 75% de leurs titres en Bourse pendant une période d’une année, à partir de la date de la première cotation. Nul doute que cette nouvelle introduction, apportera plus de profondeur au marché de la bourse et servira les petits épargnants à la recherche d’opportunités d’investir.

– Une société déficitaire et qui le restera pour les 3 prochaines années, et c’est normal.

L’entreprise du groupe de Mohamed Frikha est le dernier-né des opérateurs tunisiens dans le domaine du transport aérien et n’a qu’une année d’âge. Pour le 1er semestre 2012, Syphax Airlines a réalisé un chiffre d’affaires de 3,2 MDT et un déficit de 9,4 MDT. «Le chiffre d’affaires réalisé en 2012, provenant de l’activité Régulier, a dépassé les prévisions initiales de 9,4%, et ce suite à l’augmentation de la fréquence sur la ligne Tunis/Charles de Gaulle. De même, pour le chiffre d’affaires provenant de l’activité Charter, les réalisations ont dépassé les prévisions de 10,7% dues aux vols additionnels », pouvait-on lire dans le prospectus de cette introduction, publié sur le site du CMF.

On pouvait aussi y lire, que «les dépenses assistance commerciale de 2012 ont aussi dépassé les prévisions de 2012 de 19,6 %, cette hausse résulte de l’impact des charges Handling dans les aéroports Tunis-Carthage et Charles De Gaulle, suite à l’activation du quotidien Tunis/Paris et de la croissance de l’activité de la société. Les dépenses Catering de 2012 ont dépassé les prévisions de 2012 de 11,4 %, l’assistance et redevances aéroportuaires de 2012 ont dépassé les prévisions de 2012 respectivement de 23,7 % et 28,2%. Compte tenu du niveau d’activité, des charges d’exploitation ci-dessus mentionnées et de la phase de démarrage de la compagnie, Syphax Airlines dégagerait, durant les exercices 2012 et 2013, des résultats d’exploitation négatifs avec une nette amélioration d’une année à l’autre. A partir de 2014, le résultat d’exploitation deviendrait positif et continuerait à évoluer favorablement pour se stabiliser à près de 7,9% des revenus, à partir de 2015 avec près de 45 millions de dinars en 2016». On y ajoutera cette remarque de l’unique commissaire aux comptes (CC), que «suite aux pertes enregistrées au 30 juin 2012, les fonds propres de Syphax Airlines sont devenus en-deçà de la moitié du capital ». Mais aussi cette remarque que, «la situation fiscale de la société, mérite (ndlr : drôle de locution pour un CC) d’être régularisée. En effet, les impôts et taxes exigibles devraient être déclarés à temps» !

En théorie, et selon l’article 36 du RGB qui exige au moins deux années d’existence, l’entreprise n’aurait pas droit à la bourse. Le conseil d’administration de la BVMT lui accordera une dérogation, sans pour autant en expliquer les raisons. Nous avons pour ce faire contacté la BVMT, elle n’a pu nous fournir aucune explication !

– Où sont tous les avions déclarés par Mohamed Frikha ?

Entreprise de transport aérien, le business plan sur la base duquel l’entreprise du groupe Telnet se propose de faire sa levée de capitaux en bourse, s’appuie bien évidemment sur le développement de son activité à l’international. Le prospectus contient, d’ailleurs, une très belle image, montrant Syphax envahir (comme Tunisair !) le marché africain et les marchés asiatique et américain. Un ambitieux plan qui suppose des investissements assez lourds. Concernant ces investissements, le prospectus n’en dit pourtant que ces sept lignes : «La compagnie Syphax a prévu de réaliser des investissements corporels, incorporels et financiers pour un budget total de 89,152 MDT sur la période 2012-2017. En 2013, la compagnie a prévu d’investir dans l’achat d’un avion (ndlr : Le Falcon de Sakher El Materi pour 7,8 MUSD), l’aménagement de son Hangar, pour un montant global de 13,160 MDT, et la construction de son siège social pour 1,5 MDT. Plus de 34,162 millions de dinars seraient investis en 2014 pour la construction d’un hangar de maintenance dernière génération. Pour les investissements en immobilisations financières, ils seront de l’ordre de 32,526 MDT sous forme de deposits pour les avions loués et exploités sur la période 2012-2017». On se demande, alors, où sont passées les intentions d’investissements en avions notamment, déclarés par Mohamed Frikha, en janvier dernier au journal Le Temps et où il annonçait pour 2013, 2 A320 et 1 A330 ?

L’erreur de l’entreprise où le CA global dépasse les 100 % de son contenu !

C’est peut-être une erreur d’écriture, qui n’a pas été relevée même par les fins limiers du CMF qui ont obligation de passer le document du prospectus au crible fin tout comme la société d’intermédiation qui a fait et validé le prospectus, mais on remarque, selon le tableau ci-dessous, que la structure du chiffre d’affaires proposé, dépasse les 100 % de son total. En calculant les différentes recettes, on aboutit à un total de … 101,67 % !

– Un DG à 100.000 DT, ancien membre du CA de Tunisair et ancien ministre du transport !

Ces remarques ne sont malheureusement pas les seuls points noirs. Un point important reste la direction de Syphax Airlines qui ne semble pas respecter les lois en vigueur. La loi n° 98-33 du 23 mai 1998 modifiant et complétant quelques articles du code pénal, est claire. Il interdit aux fonctionnaires publics, même lorsqu’ils ont été mis en retraite, de diriger des entreprises privées exerçant dans le même secteur d’activité, avant l’expiration d’un délai de cinq ans depuis la cessation définitive de leurs fonctions. En face, il est stipulé, dans une publication officielle de la compagnie aérienne Syphax Airlines et relative à son introduction en bourse, que Salem Miladi est «administrateur délégué chargé de la direction générale». Miladi a été ministre du transport. Il y était entré en date du 1er juillet 2011 et en était sorti en décembre 2011 à la date d l’entrée en exercice du gouvernement de Hammadi Jbali. Il est aussi indiqué, dans le dernier communiqué de Syphax Airlines, que cette société a été constituée, le 27 septembre 2011, et que «Le 10 septembre 2011, le conseil national de l’aviation civile s’est réuni. Trois jours plus tard, le ministre du Transport a délivré l’accord de principe pour la création de la compagnie qui a eu lieu le 27 septembre 2011».

Il est donc clair et vérifiable que l’autorisation pour la création de la compagnie Syphax, sur la base du dossier présenté au ministère, a été signée par Salem Miladi qui en est devenu quelques mois plus tard le directeur général. Il est aussi, un fait, qu’à partir du mois de septembre et jusqu’à décembre 2011, Syphax était assujettie au contrôle du ministre du transport qu’était Salem Miladi.

A propos de cette remarque concernant la DG de Syphax, nous avons contacté la direction de la BVMT qui nous a dit qu’elle n’est pas habilitée à la relever. Le CMF, quant à lui, nous répond qu’il va «demander à Syphax de nommer un autre DG !».

Il est tout aussi important de signaler que, bien avant lui, un autre ancien ministre du transport avait travaillé chez une autre compagnie privée tunisienne. Bien plus important et bien que l’actuel ministre du transport le sache sciemment, d’anciens hauts cadres de son ministère travaillent actuellement chez la compagnie turque Tav Tunisie. D’autres hauts cadres de l’OACA aussi, mais cela ne semble déranger personne. Alors pourquoi pas Miladi, d’autant qu’il pourrait rendre d’éminents services à Syphax dans sa lutte face au reste de la flotte tunisienne.

Pour la petite histoire, enfin, «le conseil d’administration (de Syphax) a approuvé l’attribution d’une rémunération annuelle nette de 180 000 DT à Mohamed Frikha en sa qualité de PDG, et ce à compter du 1er janvier 2012. En outre, M. Frikha a droit à une couverture sociale ( régime indépendant), à une assurance groupe conformément aux procédures internes en vigueur, au remboursement de ses frais de représentation, de déplacement, de téléphone et de tous frais engagés pour le compte de la société. Le même CA a approuvé l’attribution d’une rémunération annuelle nette de 100 000 DT à Salem Miladi en sa qualité d’administrateur délégué chargé de la direction générale de la société, et ce à compter du 2 juillet 2012. On remarquera la date d’entrée en fonction de Miladi est du 5.10.2012. Il est donc payé, 3 mois avant son entrée en fonction.

M.B.K

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Le Conseil économique consultatif Tunisie-Union Européenne

Le Conseil économique consultatif Tunisie-Union Européenne, tiendra sa première réunion le 15 janvier courant, à Tunis, en présence du Chef de gouvernement, Hamadi Jbali, des ministres chargés des dossiers économiques, du Vice-président de la Commission Européenne, Antonio Tajani et de l’envoyé spécial de l’UE pour le sud de la Méditerranée, Bernardino Léon.

Selon la présidence du gouvernement, « ce conseil vise à formuler des propositions, permettant d’améliorer le climat des affaires en Tunisie, d’explorer de nouvelles opportunités pour les entreprises européennes dans le pays et de renforcer les liens économiques, la coopération industrielle et le rôle des PME ».

La délégation de l’UE en Tunisie, a indiqué dans un communiqué que lors de cette réunion « les représentants de haut niveau d’entreprises et associations patronales européennes qui sont membres du conseil économique consultatif, lanceront des pistes de travail et feront des propositions concrètes, en vue de renforcer la coopération industrielle entre l’UE et la Tunisie et le soutien aux PME, d’une part et d’améliorer le climat des affaires en Tunisie, d’autre part ».

La réunion du conseil sera, aussi, l’occasion, selon la délégation européenne, « d’identifier et de concrétiser des opportunités d’affaires entre l’UE et la Tunisie, avec la signature de plusieurs accords commerciaux et de partenariat entre sociétés européennes et tunisiennes ».

La présidence du gouvernement a fait savoir que « deux protocoles d’accords seront signés à la fin de la réunion, le premier entre Syphax Airlines/Telnet et Airbus pour l’acquisition de 10 avions A320 et la conclusion d’un partenariat dans l’ingénierie aéronautique.

Le second accord sera également signé « entre Syphax Airlines/ Telnet et Safran (grand groupe français de l’aéronautique), pour l’acquisition de moteurs CFM et la réalisation de projets de partenariat dans la production électronique ».

C’est à l’occasion du Carrefour d’Affaires et de Technologies 2012, tenu le 28 Novembre 2012, au Kram, que le conseil économique consultatif a été lancé avec pour mission d’approfondir la coopération économique entre l’UE et la Tunisie, notamment à travers l’intensification de l’investissement européen en Tunisie.

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La compagnie aérienne Syphax Airlines a inauguré

La compagnie aérienne Syphax Airlines a inauguré, samedi, sa ligne aérienne Sfax-Tripoli (Libye).

Tenant une conférence de presse, à l’arrivée de l’avion à l’aéroport international de Tripoli, le président directeur général de la société, Mohamed Frikha, a souligné, que Syphax Airlines va garantir, au début, trois vols hebdomadaires sur cette ligne et envisage par la suite, d’organiser d’autres vols vers Benghazi, Mesrata et Sebha. Il a, en outre, indiqué que la ligne Sfax/Casablanca sera inaugurée le 21 janvier 2013 et sera suivie par une autre liaison avec l’Arabie saoudite, le 25 du même mois.

Il a ajouté que la société fera l’acquisition, au mois d’avril 2013, d’un troisième avion dont la capacité est de 287 places et qui viendra renforcer la flotte composée, actuellement des avions « El Karama » et « El Horria ».

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Syphax Airlines entamera ses activités en mars 2012

Syphax Airlines entamera ses activités en mars 2012, deux mois en avance par rapport à la date initialement annoncée de mai 2012, suite à l’achat de ces deux appareils, l’acquisition de son système d’Information et de réservation auprès de la firme américaine Radixx, la mise en place des structures techniques, commerciales et opérationnelles et le recrutement de la majorité de son personnel naviguant et commercial.

A titre d’information, Syphax Airlines est une société anonyme dont le capital s’élève à 10 millions de dinars. La compagnie avait annoncé la création de 150 emplois dont 80 pc parmi les diplômés du supérieur.
Elle se spécialisera principalement dans les vols internationaux avec 8 vols par jour à partir de l’aéroport international Sfax Thyna à destination de plusieurs villes en France, Italie, Belgique, Libye, Turquie et Maroc.

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Syphax Airlines,  la nouvelle société de transport aérien en cours de création, probablement l’un des plus importants projets créés après la révolution du 14 janvier 2011, vient de lancer une campagne de recrutement destinée à la mise en place à Sfax de la première équipe managériale et opérationnelle qui aura pour mission de «mener à bien le démarrage prévu en 2012». 
Rappelons à ce propos que cette société a été créée à l’initiative de Mohamed Frikha , PDG du groupe TelNet, récemment introduit en bourse,  et de plusieurs promoteurs tunisiens.

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