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Au moins 814 soignants ont été tués depuis le début de la guerre en Syrie en mars 2011, avec une nette intensification des attaques contre des établissements de santé l’an dernier par les forces gouvernementales et leurs alliés russes, selon l’AFP.

« L’année 2016 a été l’année la plus dangereuse à ce jour pour les professionnels de santé en Syrie, et les attaques continuent », souligne le Dr Samer Jabbour de l’Université américaine de Beyrouth, l’un des auteurs de l’étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.

L’étude réalisée par un groupe de chercheurs – incluant également des membres la Société médicale syro-américaine (SAMS) – reprend des données provenant de différentes sources.

Selon l’étude, le gouvernement syrien et son allié russe ont pris pour cible les structures de soin de manière systématique.

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6 ans après le début de cette guerre civile sanglante, les organisations en sont réduites à compter les morts, par centaines de milliers, à défaut d’avoir un vrai début de solution pour mettre fin au conflit, les belligérants multipliant les exigences, les caprices. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), la guerre a causé le décès et la disparition de 465.000 personnes. L’ONG, qui est plutôt du côté de l’opposition syrienne, dit être en mesure de pouvoir certifier la mort de 321.000 personnes et 145.000 disparitions…
Autre indication avancée par l’OSDH : Il y aurait 96.000 civils parmi les morts.

D’après l’Unicef, les enfants paient un lourd tribut à cette guerre. Plus de 650 ont trouvé la mort l’an dernier en Syrie, soit 20% de plus qu’en 2015, selon l’organisation onusienne. Plus du tiers d’entre eux ont été abattus dans leur école ou dans les environs, précise le fonds des Nations unies pour l’enfance.

Si on tient compte du fait que les décomptes, qui ont démarré en 2014, ne concernent que les victimes vérifiables officiellement, ces chiffres pourraient être nettement plus élevés en réalité…

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14 civils, dont six enfants, ont été tués jeudi dans des raids présumés de la coalition internationale antijihadistes sur un village du nord de la Syrie tenu par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), a rapporté une ONG.

« Les raids ont frappé le village d’al-Matab après minuit et ont probablement été menés par la coalition » internationale emmenée par Washington, a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

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Express FM  a rapporté   que près de 132 jeunes dont la majorité de  tunisiens ont été tués hier à la ville syrienne

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a annoncé que onze personnes, dont sept civils, ont été tuées par l’aviation du régime dans la nuit de dimanche à lundi sur Ariha, une localité tenue en majorité par les jihadistes de Fateh al-Cham, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda.

Les raids ont visé deux immeubles de quatre étages qui se sont entièrement effondrés. Parmi les victimes figurent trois enfants mais les opérations se poursuivent ce lundi pour tenter de retrouver des survivants, a précisé l’OSDH.

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Les Nations unies ont exprimé lundi leur inquiétude devant l’intensification des combats dans la région de Damas, alors que l’organisation internationale se prépare à de nouveaux pourparlers de paix sur la Syrie, rapporte l’AFP.

 Des responsables de l’ONU ont reçu des informations sur des civils tués ou blessés lors de bombardements à la lisière de Damas, a indiqué le porte-parole de l’ONU Farhan Haq.

 Plus de 100.000 civils démunis vivent dans ces zones, a-t-il ajouté.L’envoyé spécial de l’ONU Staffan de Mistura est à Genève, où il attend l’arrivée de délégations devant participer à de nouveaux pourparlers de paix sur la Syrie à partir de jeudi.

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De retour à Palmyre depuis décembre 2016, l’Etat islamique a repris la destruction de monuments de la cité antique, et rasé une partie du théâtre romain, rapporte L’express.fr.

L’Unesco avait annoncé en janvier dernier que la partie centrale du théâtre romain, dont les colonnes du célèbre Tétrapyle, avait été réduite en poussière.

Les images, prises par des drones et qui viennent d’être dévoilées par l’armée russe, montrent l’ampleur du désastre architectural.

Vieille de 2000 ans, Palmyre est un foyer culturel important du monde antique, classé au patrimoine mondial de l’Humanité.

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Les jets russes et syriens ont poursuivi leur attaque aérienne à grande échelle contre les forces de l’Etat islamique (Daesh) dans l’est de la Syrie aujourd’hui, frappant plusieurs des installations du groupe terroriste à Deir Ezzor.

Selon les informations rapportées par Mamafrika, les escadrons aériens russes et syriens sont partis des aéroports militaires de Al-Qamishli et de Hmaymim, pour mener à bien ces frappes aériennes à Deir Ezzor. Les deux forces aériennes se sont concentrés sur les positions de l’Etat islamique à l’ouest de la capitale provinciale, frappant des cibles terroristes dans les montagnes Thardeh, le village d’Al-Shoula, et les champs pétroliers de Tayyim.

Ces frappes aériennes ont causé de graves dommages à la défense de l’Etat islamique, les forçant à se tenir à distance, loin des soldats de l’armée arabe syrienne, qui sont toujours à l’aéroport militaire de Deir Ezzor.

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Selon des données dévoilées, mardi 7 février 2017, par Amnesty International, près de 13 000 personnes y ont été pendues dans une prison en Syrie entre 2011 et 2015.

Des milliers de prisonniers sont toujours détenus à Saidnaya, l’un des centres de détention militaires les plus importants du pays situé à 30 kilomètres au nord de la capitale.

Ils seraient la cible de tortures quotidiennes et se verraient privés d’eau, de nourriture et de soins médicaux.

Pour l’ONG, il s’agit de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. La plupart des victimes étaient des civils considérés comme des opposants au gouvernement du président Bachar Al-Assad.

 Ces révélations sont basées sur des entretiens avec 84 témoins, au nombre desquels des gardiens, des détenus et des juges.

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La reprise des négociations de paix en Syrie sous l’égide des Nations unies, qui était programmée le 8 février à Genève, a été repoussée jusqu’à la fin du mois, rapporte « Reuters ».

La Russie a été avec la Turquie et l’Iran l’un des parrains des discussions « préparatoires » qui se sont déroulées en début de semaine à Astana, au Kazakhstan, et n’ont débouché sur aucune avancée concrète, hormis une réaffirmation du cessez-le-feu qui est violé quotidiennement.

Les trois « garants » ont aussi promis d’oeuvrer à la mise en place d’un mécanisme de supervision de cette trêve mais la déclaration finale de la conférence n’a suscité ni l’adhésion des rebelles, ni celle du gouvernement de Bachar al Assad, qui a annoncé qu’il poursuivrait son offensive militaire près de Damas.

Selon Reuters, l’émissaire de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a néanmoins estimé au terme des deux jours de discussions qu’il serait possible de relancer sur cette base le processus de Genèv

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Les négociations entre les rebelles et le régime syrien à Astana, au Kazakhstan, avancent bien, au point qu’on serait à deux doigts de poser sur la table une déclaration finale ce mardi 24 janvier 2017, alors qu’on en est qu’au deuxième jour des pourparlers de paix ! Il est vrai que la donne a radicalement changé dernièrement, les troupes de Bachar Al Assad, grâce à l’appui massif de la Russie, ayant porté des coups très sévères aux groupes rebelles. C’est donc une rébellion aux abois, pressée d’en finir pour épargner les dernières forces qui lui restent, qui s’est présentée au Kazakhstan, alors qu’il y a encore quelques mois elle ne voulait pas entendre parler d’une négociation avec le régime. Quant à Al Assad, dont le départ est de moins en moins exigé par ses adversaires, il veut ardemment stopper le déchiquetage du pays et rêve de retrouver son lustre d’antan, quand les chancelleries occidentales lui déroulaient le tapis rouge, lui et son épouse, voyant en eux le couple phare qui allait rayonner sur ce Moyen Orient si rétrograde…

Toutefois même s’il y a un accord sur un texte final, il ne sera pas ratifié par les deux parties, pour le moment il est question de le soumettre aux parrains de la rencontre, la Russie et la Turquie, et probablement à l’Iran, a confié à l’AFP un porte-parole des rebelles, Yehya al-Aridi. Mais il est certain que si ce projet aboutit à un cessez-le-feu définitif, au bout de 5 années de conflit meurtrier (plus de 310 mille morts, d’après l’OSDH), ce serait une victoire politique et diplomatique éclatante pour la Russie et la Turquie, qui sont en ce moment sur le banc des accusés en Occident, notamment en Europe, pour moult raisons, même si l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche pourrait rebattre les cartes. Russes et Turcs ont mené cette affaire seuls, de bout en bout, comme des grands, en excluant les Américains et les Européens. Il est évident qu’ils pourraient en tirer un gros bénéfice s’ils écartaient cette épine du chemin de Trump, qui a déjà fort à faire sur le front interne…

« Si les choses se passent bien, comme prévu, aujourd’hui sera le dernier jour » du dialogue à Astana, a précisé à l’AFP M. Aridi. A souligner que c’est le médiateur et envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui est à la manoeuvre et qui aide les parties en conflit à accorder leurs violons. D’ailleurs il a confirmé ce mardi que que la déclaration finale était à portée de main et qu’on devrait déboucher sur un dispositif de contrôle pour s’assurer que la trêve, en vigueur depuis le 30 décembre 2016, tiendra dans la durée, malgré quelques accrochages récurrents…

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Chafik Hajri, directeur général des affaires consulaires auprès du ministère des Affaires étrangères, a annoncé à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que les autorités syriennes  avaient accordé une amnistie à 46 Tunisiens ayant franchi clandestinement ses frontières pour rejoindre des groupes terroristes.

Il a ajouté, dans une déclaration rapportée par Mosaïque Fm, que ces 46 Tunisiens n’ont pas encore remis en liberté et qu’il y a une coordination dans ce sens entre les autorités tunisiennes et syriennes.

Chafik Hajri a par ailleurs affirmé que les autorités irakiennes n’ont pas encore confirmé l’exécution de six Tunisiens condamnés à mort pour leur implication dans des affaires terroristes. Il a souligné que neuf autres tunisiens sont encore emprisonnés en Irak.

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Ce lundi s’ouvrent les négociations entre les émissaires du président Bachar al-Assad et les rebelles syriens, qui devraient tenter de s’accorder sur la consolidation du cessez-le-feu, rapporte l’AFP.

Selon la même source, les membres des différentes délégations sont arrivés, dans la journée du dimanche 22 janvier 2017, dans la capitale kazakhe pour des négociations qui doivent rassembler pour la première fois le régime de Damas et des combattants rebelles, les opposants politiques restant cette fois cantonnés à un rôle de conseillers.

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Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé que les négociations entre le régime et les rebelles, prévues pour lundi prochain à Astana, au Kazakhstan, allaient être centrées sur le renforcement du cessez-le-feu, en vigueur depuis fin décembre, rapporte l’AFP.

Les négociations, parrainées par la Turquie qui soutient les rebelles, et par la Russie et l’Iran alliés du régime, doivent s’ouvrir lundi dans la capitale du Kazakhstan. Moscou et Ankara ont imposé un cessez-le feu entre les forces du régime et les rebelles le 30 décembre, qui survit vaille que vaille malgré des accès de violences disparates, notamment près de Damas.

La majorité des groupes rebelles ont annoncé qu’ils participeraient aux pourparlers d’Astana. Le principal, Ahrar al-Cham, a en revanche refusé de s’y joindre, a indiqué la même source.

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Le régime syrien, requinqué par l’aide massive de la Russie, au point d’être à deux doigts de terrasser ses adversaires – la rébellion -, bombe le torse et dicte ses conditions pour s’asseoir à la table des négociations. Damas, par la bouche du vice-ministre des Affaires étrangères, vient de renvoyer l’Arabie saoudite et le Qatar dans les cordes en leur demandant de stopper toute aide aux rebelles sous peine d’être exclus des pourparlers de paix sur la Syrie, rapporte l’agence Reuters ce mercredi 18 janvier 2017.
« Une fois que le Qatar et l’Arabie saoudite auront mis fin à leur soutien du terrorisme, nous discuterons de la question de leur participation aux discussions », a asséné Faisal Meqdad à la télévision libanaise Al Mayadine.

Pour rappel, le Kazakhstan abrite, à partir de ce lundi 23 janvier, des négociations parrainées par la Russie, l’Iran et la Turquie. La Russie et l’Iran, on le sait, sont des soutiens indéfectibles de Damas ; quant à la Turquie, qui a longtemps oeuvré pour un changement de régime, elle appuie la rébellion, comme l’Arabie saoudite et le Qatar.

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L’armée turque et les rebelles soutenus par Ankara ont tué 32 djihadistes du groupe État Islamique (EI) dans le nord de la Syrie, rapporte « Le Figaro ».

L’aviation turque a détruit 21 cibles de l’EI, dont des bâtiments et des véhicules, dans les secteurs d’Al Bab et Bzagah, au nord-est d’Alep en direction de la frontière turque.

Al Bab, dernier grand bastion de l’EI dans ce secteur de la Syrie, est assiégé depuis des semaines par les forces pro-turques qu’appuie l’armée turque dans le cadre de l’opération Bouclier de l’Euphrate lancée fin août, a précisé la même source.

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Quelque 4.000 Tunisiens combattent actuellement en Syrie, entre 1000 et 1500 en Libye, 200 en Irak, 60 au Mali et 50 au Yémen, d’après les résultats préliminaires de la visite officielle du Groupe de Travail des Nations Unies sur l’utilisation de mercenaires en Tunisie – du 1er au 8 juillet 2015.
Toujours selon la même source, quelque 625 combattants rentrant des zones de conflit sont poursuivis en justice. Le groupe de travail des Nations Unies s’est intéressé à la motivation des personnes qui rejoignent les organisations extrémistes à l’étranger, et plus particulièrement les facteurs idéologiques, politiques et religieux. Ce groupe s’est penché aussi sur la situation de certaines mosquées, jugée préoccupante. En effet, quelque 400 mosquées ne sont pas soumises au contrôle direct de l’État et ce, malgré l’existence d’un système d’enregistrement des mosquées et d’accréditation des imams.

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Cela fera, dans quelques jours exactement, six ans que les Tunisiens vivent au rythme des polémiques. La dernière en date est celle du retour des Djihadistes. Une polémique, tellement actuelle, qu’elle trouve écho ailleurs, comme en France, qui évoque un risque de «somalisation» de la Tunisie et même au… Vietnam. Il s’agit du retour des Djihadistes tunisiens des zones de guerre où ils ont été chassés par les Russes, les Français et les Américains. Un éventuel retour qui fait une peur bleue, au moins à une partie de la Tunisie, celle qui est ciblée par les «musulmans en colère», tel que Rached Ghannouchi a parlé des Djihadistes tunisiens en Syrie et celle surtout qui a fait l’objet de menaces claires, via des vidéos, de la part de ces «musulmans en colère».
En dehors des atrocités qu’ils avaient promises aux Tunisiens et des images sanguinaires qu’ils essaimaient sur les réseaux sociaux, pourquoi les Tunisiens ont-ils peur du retour de ces «fous de Dieu», alors que tout indique une maitrise sécuritaire du danger terroriste en Tunisie ?

D’abord, parce que ceux qui ont encouragé et financé le départ de ces jeunes, vers la Syrie, vers la Libye, vers l’Irak et toutes les «guerres saintes», sont toujours là, soit inconnus par volonté politique manifeste des sept gouvernements successifs de ne pas enquêter et encore moins de punir. Aucune enquête, par exemple, n’a été faite sur les circonstances de l’exfiltration d’Abou Iyadh de la mosquée d’El Fath en plein centre de la capitale tunisienne. Aucune enquête, ni parlementaire, ni policière, ni judiciaire, n’a été non plus faite sur les réseaux de recrutement et de financement des départs vers la Libye et vers la Syrie notamment.
Sur les plateaux TV, tout le monde en accuse tout le monde, sans que personne ne donne les preuves de ses accusations et sans que le Parquet ne bouge. Une Omerta générale sévit, ou est savamment entretenue, et le trafic de la chair aux canons pour les forces étrangères en lutte contre le terrorisme, ou de la chair tout court pour les Djihadistes, continue.

Les dernières déclarations de Rached Ghannouchi, leader du parti islamiste tunisien (comme celles des anciens membres d’Ennahdha partis au Djihad et qu’il n’a jamais dénoncés, comme il le demande actuellement aux familles tunisiennes qui auraient des enfants partis au Djihad, ou comme lorsqu’il parlait de la «viande avariée» en références aux fils égarés qu’il voudrait réintégrer dans la société), n’ont en rien contribué à l’apaisement suite aux remous soulevés par l’attentat de Berlin commis par un Tunisien. Comme Ghannouchi, le chef de l’Etat n’a pas su choisir ses mots pour parler du même problème, se retrouve acculé à la correction, mais le mal est fait et les veilles peurs et blessures réveillées.

Ensuite et surtout, par manque de confiance manifeste, dans la justice. On ne peut, en effet, que constater que nombre de ceux qui ont été arrêtés par la police locale, avec force annonces, communiqués et conférences de presse, ont été soit relaxés avant même le passage par la case tribunal, soit ont bénéficié de petites peines au regard des lourdes accusations dont ils avaient fait l’objet lors de l’arrestation. D’autres, arrêtés par des puissances étrangères, convaincus de terrorisme et remis aux autorités tunisiennes, mais de nouveaux mystérieusement envolés vers d’autres lieux de «guerre sainte».

Il y a aussi l’exemple algérien, toujours présent dans la mémoire collective des Tunisiens qui l’ont vécu dans leur chair. L’exemple de ces centaines d’Algériens de l’Afghanistan et qui avaient fini par plonger tout un pays dans la plus noire de ses périodes. Plus d’une dizaine d’années d’une Algérie, sœur et voisine, dominées par le GIA (Groupe Islamique Armé) créé par les radicaux du FIS (Front Islamique du Salut), dont elle garde jusqu’à maintenant des séquelles.
Les circonstances actuelles en Tunisie sont presque semblables à celles de l’Algérie du début des années 90. Les Tunisiens le savent. Ils savent aussi qu’Ennahdha n’a pas que des modérés et ont peur que les anciens de Daech fassent en Tunisie ce qu’avait fait le GIA en Algérie, et deviennent le bras armé d’un parti qui n’a pas encore fait son deuil d’un Etat islamique. Toute la Tunisie se rappelle encore de la vidéo fuitée de Ghannouchi avec les Salafistes, de celle de Mourou avec Ghanim, des barbus reçus au Palais de Carthage, d’Ansar Achariaa à Kairouan, de la conquête de l’horloge du centre-ville ou de l’ambassade américaine. Des images que n’effacera pas de sitôt la nouvelle image de parti modéré que s’est construite Ennahdha à coup de conseils médias.

Il y a, enfin, le silence du gouvernement à propos de ce dossier. C’est notre silence, ce silence qui ressemble à une politique de l’autruche, qui a nourri la polémique. Ceux qui en parlent jusque-là sont certes des personnalités d’influence, comme Rached Ghannouchi ou Béji Caïed Essebssi (BCE) ou encore les députés. Le gouvernement et à sa tête Youssef Chahed restent muets ou éludent la question, comme l’avait fait le ministre de l’Intérieur à l’occasion de la conférence de presse sur la mort de Mohamed Zouari. Et lorsqu’il en parle devant les députés, c’est pour donner le chiffre de 800 retours de zones de guerre, sans autre forme d’explication. Une mauvaise communication qui ne fera qu’ajouter de l’huile sur le feu. Youssef Chahed de son côté se tait, et on ne sait pas s’il fait réellement l’autruche ou s’il se cache simplement derrière «tonton» BCE (qui s’en prend à l’occasion aux médias et ce n’est pas une première), à le laisser «amuser la galerie» quitte à faire des bourdes, en attendant des jours meilleurs !

Il y a pourtant deux catégories de rapatriés dans ce dossier, que le débat émotionnel et dans l’hystérie collective, avec force cris et barilleries sur les plateaux TV et dans les VTR des différentes émissions télévisées, ne permet jusqu’à présent pas de différencier.
En premier lieu celle des anciens Djihadistes, recensés, connus et fichés par tous les services secrets du monde ou déjà arrêtés par les autorités des pays où ils avaient commis leurs forfaits et leurs crimes de guerre. Les premiers ne chercheront certainement pas à retourner par les ports ou les aéroports ou seront arrêtés par la France, l’Allemagne ou même les USA à la recherche de renseignements ou de preuves en lien avec les actes terroristes commis sur leurs terres. Il faudra alors intensifier la coopération sécuritaire avec ces pays pour bénéficier de leurs résultats, construire ou reconstruire un fichier national des terroristes les plus notoires et leurs connivences, et renforcer les capacités nationales de surveillance, de renseignement et d’anticipation. Et quand bien même seraient-ils rapatriés, l’unique demande doit être de leur appliquer sévèrement la loi, celle de la lutte anti-terroriste. Ce n’est qu’après qu’ils auront payé cher le prix de leurs crimes, qu’on pourrait éventuellement accepter, comme pour les Mafieux repentis en Italie, une quelconque réintégration.
Les autres seront certainement condamnés par l’Irak ou la Syrie. Ceux-là, il faudra les abandonner entre les mains de leurs véritables justiciers, ceux à qui ils ont fait du mal et ne jamais accepter une quelconque voix qui essaierait de culpabiliser l’Etat à leur égard.

En second lieu, il y a tous ceux qui ont traversé clandestinement les frontières, vers l’Italie, vers la France, l’Allemagne ou ailleurs. Des «Harragas» ou immigrés clandestins au lourd passé judiciaire ou simples petits délinquants que l’Europe n’a pas pu ou voulu accepter sur son sol. Pour ceux-là, la Tunisie ne pourra, au sens de plus d’une convention internationale, et ne devra pas dire non, même s’il faudra auparavant passer leurs listes au crible pour y déceler d’éventuels Djihadistes et leur appliquer sévèrement la loi. C’est là que le travail des ministères, de l’Intérieur et de la Justice, devra faire ses preuves, car on ne gagne pas la bataille contre le terrorisme par le déni, populaire, juridique et légal, et en refusant d’affronter les problèmes internes que crée et créera ce nouveau phénomène transnational.

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La fin de cette année pourrait être, enfin, le point de départ d’une trêve nationale en Syrie, où le conflit a fait plus de 300 mille morts en 5 ans, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. En tout cas la Turquie, dont l’agence officielle, Andalou, en a fait l’annonce hier mercredi 28 décembre 2016, y croit, et le martèle. Ce jeudi, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a redit que son pays s’active actuellement, aux côtés de la Russie, pour arracher un cessez-le-feu général avant la fin de la semaine.

« Nous sommes sur le point de conclure un accord avec la Russie. Si tout se passe bien, nous allons arriver à cet accord et la Russie sera le garant du régime (syrien) », a-t-il affirmé dans une interview accordée à la chaîne de télévision AHaber, rapportée par l’agence Reuters.
Cavusoglu a précisé que les deux parties espèrent signer cet accord avant le Nouvel An.

Passée l’euphorie de cette annonce, on se demande comment Ankara compte faire pour ramener le président syrien à de meilleurs sentiments, vu que les Turcs ont réitéré leur position officielle : Pas de dialogue direct avec Bachar al Assad, dont d’ailleurs ils continuent d’exiger le départ.

Bien entendu les Russes, soutien indéfectible du régime syrien, voient les choses d’une toute autre façon. Alors comment réconcilier ces positions antagonistes pour parvenir à une paix négociée ? Mystère pour le moment…
Tout ce qu’on sait, c’est que Moscou et Ankara se seraient mis d’accord sur certains détails clés, que Cavusoglu n’a pas souhaité confirmer aujourd’hui. Il s’est juste borné à déclarer dans son interview que « tous les combattants étrangers » devaient quitter le sol syrien, notamment les éléments du Hezbollah, la puissante milice chiite libanaise. Cette exigence des Turcs pourrait provoquer l’ire de l’Iran, qui soutient le Hezbollah et dont la main dans ce conflit sanglant est avérée. D’ailleurs Téhéran s’était joint à Moscou et Ankara pour proposer, le 20 décembre 2016, une plateforme qui pourrait servir de support pour conclure un accord de paix. Mais les désidératas des uns et des autres, pour ne pas dire caprices, pourraient faire exploser le texte paraphé en Russie…

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Au moins 31 personnes ont été tuées lundi à Alep

Selon des données annoncées par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et rapporté par l’AFP, au moins 22 civils, dont dix enfants, ont péri dans des raids aériens menés par des avions inconnus sur un village tenu par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans l’est de la Syrie.

Les civils qui ont péri appartiennent à deux familles du village de Hojna, dans la province pétrolière de Deir Ezzor, contrôlée en majorité par l’EI et régulièrement visée par les avions de la coalition internationale antijihadistes dirigée par les Etats-Unis.

D’après la même source, Deir Ezzor est la seule province syrienne à être presque entièrement contrôlée par l’EI. Le régime de Bachar al-Assad n’y tient qu’une partie de son chef-lieu éponyme. Deuxième plus grande province de Syrie après celle de Homs (centre), elle est frontalière de l’Irak.

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Le ministre des Affaires Etrangères, au nom du gouvernement d’union nationale, doit rétablir au plus vite les relations diplomatiques avec la Syrie, interrompues voilà presque quatre ans. C’est ce qu’a déclaré le député du Front Populaire Zied Lakdhar. Intervenant à l’occasion de la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP, consacrée à l’audition des ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères, le député a indiqué que le rétablissement des liens avec la Syrie est une priorité, appelant le gouvernement à réviser sa politique étrangère.

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