Tags Posts tagged with "tataouine"

tataouine

par -

Le premier substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tataouine, Behi Labiad, a annoncé mardi 23 mai 2017 l’ouverture d’une série d’informations judiciaires sur fond des incidents survenus hier lundi dans certaines régions du gouvernorat.
 » Aucune arrestation liée à ces incidents n’a été enregistrée jusque-là « , a-t-il déclaré à l’agence TAP.
Selon lui, les informations judiciaires portent sur l’incendie des locaux du district de la garde nationale et du commissariat de police de Tataouine ainsi que sur le pillage des entrepôts douaniers de Tataouine et Dhiba.
Les informations judiciaires, a-t-il ajouté, portent également sur les propos tenus lundi par le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Imed Hammami.
Imed Hammami accusait une personne (qui avait perdu un marché) d’avoir financé les mouvements de protestation à Tataouine.

par -

Le colonel et porte-parole de la garde nationale, Khalifa Chibani, a affirmé que 5 véhicules saisis par les unités sécuritaires chez les contrebandiers ont été volés hier au district de la garde nationale à Tataouine, rapporte Shems fm.

 Il a ajouté que lors des derniers événements, neuf voitures administratives ont été incendiés ainsi que deux motos, d’une valeur chacune de 50 mille dinars.

Chibani s’est interrogé sur les parties qui financent les manifestants et a affirmé que la garde nationale est intervenue pour soutenir l’armée.

par -

Mohamed Ben Salem, député d’Ennahdha, n’a pas raté son compagnon de route Imed Hammami, nahdhaoui également et ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, suite à ses déclarations, pour le moins hâtives, sur le décès du manifestant survenu à Tataouine. Ben Salem a déclaré sur Cap FM ce mardi 23 mai 2017 que le manifestant «n’a pas été piétiné, comme l’a affirmé Imed Hammami sans vérifier ses propos», mais a été percuté par un véhicule des forces de l’ordre qui faisait une marche arrière pour ne pas se frotter aux protestataires d’El Kamour. «C’est cette version qui a été servie par le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub. L’affolement des forces de l’ordre prouve d’ailleurs qu’elles manquent d’expérience et cela provoque des drames», a ajouté l’élu d’Ennahdha.

Pour rappel, Hammami avait soutenu hier lundi 22 mai 2017, à chaud, avant même les conclusions du médecin légiste, que «le protestataire mort à Tataouine a été piétiné dans une bousculade par ses camarades qui avaient pris la direction du district de la police pour l’incendier».

Par ailleurs Ben Salem a dit que le gouvernement a le droit et même le devoir « de protéger les sites de production en stoppant les manifestants». Il a ajouté que l’équipe de Youssef Chahed doit s’armer pour contrer « les agendas politiques» de ceux qui oeuvrent pour sa chute. Toutefois il a souligné que «dans son propre camp, Youssef Chahed a, au moins, 5 à 8 personnes qui veulent sa perte».

par -

La ville de Tataouine a retrouvé son calme ce matin après une nuit agitée. La vie commence à reprendre son cours normal et les commerces commencent à ouvrir leurs portes au public, rapporte Jawhara fm.

Par ailleurs, et toujours selon la même source, le siège du gouvernorat de la région est toujours fermé et un renfort militaire a été déployé près du siège de la radio régionale.

par -

Des mouvements de protestation ont été signalés lundi soir à Kébili avec la tentative de jeunes manifestants de prendre d’assaut le district de la Garde nationale sur la route d’El Mansoura, mettant le feu à des voitures garées à cet endroit.
Les forces de l’ordre sont intervenues, faisant usage de gas lacrymogène pour disperser les manifestants et les empêcher de s’introduire dans le district et ravager les biens publics et privés.
Selon des témoins oculaires, les manifestations ont démarré à l’intersection de Choôla, au centre ville de Kebili. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le siège du gouvernorat, où les unités militaires sont intervenues pour les empêcher de s’y introduire, avant de se diriger vers le district de la Garde nationale.
Les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants se poursuivent lundi soir.
Par ailleurs, certaines localités de Kébili, notamment El Galaâ, Jomna, Douz et Souk Lahad ont été le théâtre, lundi, pendant tout l’après-midi et le soir, de marches de protestation pour dénoncer l’intervention des forces de sécurité contre les sittineurs du gouvernorat de Tataouine et exprimer le soutien à ce mouvement de protestation des jeunes dans les gouvernorats de Kébili et Tataouine qui revendiquent le développement et un bon usage des ressources naturelles du pays.
Des manifestants à Souk Lahad, El Kalaâ et Jomna ont bloqué la route principale menant à leurs villes en formant un barrage humain ou en incendiant des pneus pour empêcher le passage de véhicules, particulièrement ceux des renforts sécuritaires qui se dirigeaient vers Tataouine, ont indiqué des sit-inneurs.
Par ailleurs, une grève générale a été observée depuis lundi matin dans les délégations d’El Faouar et les villages avoisinants. La grève a été décrétée dans les institutions publiques, les commerces, les cafés, à l’exception des secteurs de la santé et de l’éducation et les boulangeries.
Une marche de protestation s’en est ensuite suivie dans les principales artères de la ville. Les manifestants ont brandi des slogans réclamant le doit au développement, à la justice économique et à l’emploi.

Sur un autre plan, le syndicat régional des forces de la sécurité intérieure de Kébili a publié un communiqué pour exprimer le soutien des unités sécuritaires aux revendications des manifestants « tant qu’elles sont exprimées de manière pacifique ».
Le syndicat a appelé les différents corps de la sécurité à faire preuve de professionnalisme et de retenue et à ne pas faire usage de la force pendant les mouvements pacifiques, mettant en garde les trois présidences et le ministère de l’Intérieur contre les éventuelles conséquences d’une mauvaise gestion des revendications des manifestants, selon la même source.

par -

La ville de Tataouine a connu dans la soirée du lundi 22 mai 2017, des actes de vandalisme et des tentatives de vol des commerces après les affrontements qui ont eu lieu entre les jeunes de la région et les forces de la Garde Nationale à El Kamour .

Les unités sécuritaires ont utilisé du gaz Lacrymogène pour disperser les manifestants, rapporte Mosaïque fm.

par -

Trois partis de l’opposition ont dénoncé lundi 22 mai 2017 le « recours du gouvernement à la solution sécuritaire » en réponse aux revendications des manifestants à Tatatouine, réaffirmant leur soutien aux protestations pacifiques pour des demandes légitimes.
Le Parti des travailleurs a fustigé « le tournant répressif » qui « marque l’échec du gouvernement devant les revendications justes pour une région qui n’a connu que la marginalisation ».
« Le choix de cette solution est une aventure aux résultats incalculables face à une situation tendue », a ajouté le parti de gauche qui appelé « à la démission du gouvernement et au renouvellement du pouvoir par des élections anticipées où le peuple pourra choisir un nouveau système répondant à ses aspirations à l’emploi, à la liberté et à la dignité nationale ».

Le parti a indiqué adhérer « à la lutte pour la nationalisation des richesses souterraines et stratégiques, en premier lieu le pétrole, le gaz et le phosphate tout en accordant aux régions abritant des richesses une partie de ses ressources pour le développement et les services ».

Le parti a incité d’autre part les habitants de Tatatouine à préserver le caractère civil et pacifique des mouvements de protestation.
De son côté, le Parti des Nationaux Démocrates Unifié a condamné « la coalition réactionnaire au pouvoir » pour avoir « tourné le dos aux revendications du peuple et la poursuite de la solution sécuritaire ». Il lui a fait assumer « la tension à Tataouine pour avoir fait preuve d’atermoiement, ce qui atteste de son échec dans la gestion des affaires du pays et la solution de ses crises ».
Il a réaffirmé son soutien aux différents mouvements de protestation légitime à Tatatouine et partout dans le pays, exigeant « l’ouverture des dossiers des richesses naturelles pour lutter contre la corruption et la mauvaise gestion ».
De son côté, le courant Al Mahabba a « condamné vigoureusement la violence du gouvernement du Nida et Ennahdha contre les manifestants pacifiques à Tataouine et au Kamour », appelant « à laisser à ne pas faire impliquer les appareils de la sécurité et de l’armée dans des questions d’ordre politique et social qui ne peuvent être résolues que par le dialogue ».

« La crise ne peut être réglée que par des élections anticipées », a ajouté le parti, appelant le peuple tunisien « à préserver son unité et sa solidarité et à ne pas porter atteinte aux biens publics et privés ».

par -

C’est sans aucun doute l’un des virages les plus délicats à négocier pour l’exécutif tunisien. C’est à travers la gestion de la crise à Tataouine, plus même que tous les autres défis du moment, que le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi et celui du gouvernement, Youssef Chahed, gagneront leurs gallons de patrons de l’exécutif. Ou les perdront. Définitivement. Au-delà de la crispation sociale dans une région, c’est l’avenir de tout un pays qui se joue là, sous nos yeux. L’heure est grave, et là pour le coup ce n’est pas un artifice langagier, elle l’est vraiment. De ce qu’on a entendu, pour le moment, la situation est inextricable. Elle a même tendance à empirer, avec le décès d’un manifestant survenu ce matin du lundi 22 mai 2017, dans des circonstances floues pour le moment. Le ministre de l’Emploi, Imed Hammami, lui parle d’une bousculade qui aurait été fatale à Anouar Sekrafi, piétiné par la foule qui cherchait à échapper à l’épais nuage de gaz lacrymogène lâché par les forces de l’ordre. Alors que c’est un tout autre son de cloche à Jawhara FM, qui évoque la main, involontaire, des forces de l’ordre, ou plus précisément un de leurs véhicules qui aurait écrasé le malheureux. Même conclusion du site d’informations jeuneafrique.com. Ce qu’on sait pour le moment c’est que les résultats de l’autopsie n’ont toujours pas été dévoilés, épaississant davantage le mystère autour de cette tragédie…

Après le tour de vis décrété par le président de la République, le 10 mai 2017, excédé par les mouvements de protestation qui bloquent les sites de production depuis le départ de Ben Ali, il fallait s’attendre à ce que la tension atteigne son paroxysme. Un incident de ce type était inévitable, car on était sûr que les manifestants allaient, d’une manière ou d’une autre, tester les limites de cette réorientation majeure depuis la révolution. Tournant décisif, prise de conscience, retour de l’Etat de droit, application pleine et entière de la loi… Vous l’appelez comme vous le voulez, une chose est sûre : Les événements de Tataouine vont dicter le tempo de la direction du pays. Pour les chefs de l’exécutif – BCE et Chahed -, ça passe ou ça casse.

L’ordre a un prix, très lourd

Depuis cette fameuse journée du 14 janvier 2011, les institutions ont été jaugées, sous toutes les coutures, par une jeunesse en colère, souvent à juste titre, mais rarement avec la justesse qu’il faut, confondant souvent liberté et anarchie, droit et droit absolu, revendications légitimes et désidératas à satisfaire immédiatement. L’autorité de l’Etat est sans cesse bousculée, piétinée, bafouée ces dernières années. Patiemment, pendant trop longtemps peut-être, les responsables ont laissé faire, préférant s’accommoder de ce qui tout de même tue l’économie à petit feu et donne une piètre image de la Tunisie. Alors qu’à côté, au Maroc par exemple, ce sont des environnements sans aucun nuage que les autorités offrent aux investisseurs, qui ne se font pas prier pour rappliquer.

Pourtant les gouvernements, toux ceux qui se sont succédé depuis le départ précipité du dictateur, n’ont pas manqué de générosité face à une jeune intraitable, aux yeux de laquelle rien ne trouve grâce. Il y a quelques jours, à Kamour, ce sont des milliers d’emplois qui ont été lâchés pour acheter la paix sociale. En vain, manifestement. Avant cela il y a eu les concessions faites aux sit-inneurs du champ pétrolier Sidi El Kilani, à Mahdia ou celles de la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco à El Golâa, à Kébili, etc. Ce qu’on veut dire par là c’est que l’Etat à chaque fois, après avoir épuisé toutes les voies de la raison en invitant les jeunes à patienter, a cédé, presque systématiquement, repoussant toujours au lendemain les décisions difficiles, lourdes de conséquence, il faut le reconnaitre. Avec les incidents de ce lundi les autorités, dos au mur, ont enfin réagi, durement, à la mesure du péril qui guette le pays, en plus des autres batailles à mener (terrorisme, contrebande, corruption, incivilités, pollution environnementale, bataille de la croissance économique, de la relance…). Le président de la République et le chef du gouvernement ont fait un grand pas vers le retour de la prévalence de la loi et de l’ordre. La pression populaire à Tatouine et ailleurs sera forte, elle l’est déjà, on verra si le nouvel édifice ébruité et vendu un peu partout après la sortie de Essebsi tiendra…

par -

Le directeur de l’hôpital régional de Tataouine, Ibrahim Ghorghar, a déclaré ce lundi 22 mai 2017 sur Mosaïque fm que seul le médecin légiste est habilité à donner les causes du décès du manifestant de Tataouine.

A noter que le médecin n’a toujours pas publié son rapport. Ghorghar a ajouté que toutes les informations relatives à la mort d’un second manifestant sont erronées, a ajouté la même source.

par -

Une source au sein de la présidence du gouvernement a affirmé ce lundi 22 mai sur la Radio nationale que la réunion sécuritaire qui se tient aujourd’hui est consacrée au suivi de la situation à Tataouine.

Lors de cette rencontre, il a été décidé de renforcer le périmètre de sécurité autour de la station de pompage d’El Kamour et poursuivre en justice tous ceux qui ne respectent pas la loi…

La même source a indiqué à l’agence TAP que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a présidé dimanche 21 mai 2017 une réunion en présence des ministres de l’Intérieur, de la Défense et de plusieurs autres hauts responsables sécuritaires afin d’insister sur la reprise des activités de la station en question.

On rappelle que les unités de la Garde nationale ont dû faire usage de gaz lacrymogène, ce lundi, aux alentours de la station de pompage d’El Kamour pour empêcher aux manifestants de faire irruption dans la station.

par -

Les manifestants qui entament un sit-in au désert de Tataouine ont de nouveau essayé, ce lundi 22 mai 2017, d’envahir la station de pompage du pétrole gardée par l’Armée et les unités sécuritaires, rapporte Mosaïque Fm.

Les unités sécuritaires ont, selon la même source, riposté en utilisant le gaz lacrymogène pour leur interdire l’accès à cette station.

Rappelons que les habitants de Tataouine ont entamé ce lundi une grève générale et ce, suite à un appel lancé par la coordination des sit-in. La grève concernera tous les établissements publics que privés.

par -

Une grève générale devrait être observée, ce lundi 22 mai 2017, au gouvernorat de Tataouine suite à un appel lancé par la coordination des sit-in. La grève concernera tous les établissements publics et privés.

Cette grève ne concernera pas les boulangeries, les hôpitaux et les écoles primaires car les élèves passent les examens, rapporte Mosaïque Fm.

La décision de la grève a été prise suite aux tensions causées par la fermeture de la station de pompage du pétrole à El Kamour samedi dernier.

Il est à rappeler à ce propos que lors d’une réunion urgente, dimanche, entre le chef du gouvernement et les ministres de l’Intérieur et de la Défense, il a été décidé d’envoyer des renforts de la Garde nationale pour soutenir l’armée dans sa mission de surveillance des sites pétrolifères et pour rouvrir la station de pompage. Une décision a été prise pour poursuivre en justice tous ceux qui enfreignent la loi.

par -

Aussitôt dit aussitôt fait. Le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, avait sifflé la fin des protestations et autres sit-in qui paralysent les sites de production du pays en demandant à l’armée de sévir, s’il le faut. Chose faite ce samedi 20 mai 2017 à Tatouine, rapporte Mosaïque FM. Les militaires ont fait usage de leurs armes, en tirant en l’air, pour tenir en respect les jeunes manifestants. Ces derniers s’étaient mis en tête de bloquer une station de pompage de gaz installée dans le désert

Les manifestants, piqués au vif, se sont repliés pour aller barrer la route faisant la jonction entre la région et Remada…

par -

Le gouverneur de Tataouine, Mohamed Ali Barhoumi, a confirmé la levée du sit-in du Kamour suite à l’acceptation par la majorité des protestataires des décisions gouvernementales annoncées le veille.

Il a par ailleurs précisé, dans une déclaration, ce mercredi, à Shems Fm qu’un petit nombre de protestataires ont exprimé leur refus et se sont dirigés vers une station de pompage du pétrole. Ces protestataires seraient actuellement toujours sur place.

Le gouverneur de Tataouine a ajouté que des moyens de transport ont été envoyés par le gouvernorat et les citoyens au Kamour pour assurer le retour des protestataires

par -

La majorité des sit-inneurs d’El Kamour, se sont déclarés en faveur de la fin des protestations, a fait savoir, mardi, Mongi Maïz, coordinateur du mouvement de contestation .
« Une minorité de manifestants a toutefois choisi l’escalade et s’est dirigée vers la station de pompage du pétrole d’El Kamour « , a-t-il ajouté à l’issue d’une réunion élargie tenue par la coordination du sit-in et consacrée à l’examen des décisions annoncées par le chef du gouvernement.
Le gouvernement avait, récemment, proposé aux sit-inneurs le recrutement de 1000 chômeurs dans les compagnies pétrolières au cours de l’année 2017 et de 500 autres en 2018, outre le recrutement de 2000 demandeurs d’emploi dans la Société de l’environnement et du jardinage.
Le gouvernement s’est également engagé à mobiliser une enveloppe de 50 millions de dinars au profit du Fonds de développement de la région de Tataouine.
Des jeunes sans emploi observent, depuis le 23 avril dernier, un mouvement de protestation dans la région d’El Kamour, bloquant ainsi le passage des camions et des véhicules qui se dirigent vers les champs pétroliers de Tataouine.
Les manifestants réclament la création de 1500 emplois dans les compagnies pétrolières et de 3000 postes dans la Société de l’environnement et du jardinage, outre une allocation de 100 millions de dinars au profit du Fonds du développement de la région.

par -

Les jeunes observant un sit-in à Kamour, près du champ pétrolifère situé à 120 km de la ville de Tataouine, prévoient la tenue d’une deuxième séance de négociations jeudi ou vendredi avec le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, chargé du dossier de développement du gouvernorat de Tatatouine, Imed Hammadi, à propos de leurs revendications soumises au gouvernement, rapporte la Tap, citant le porte parole du sit-in, Tarek Haddad.

Cette liste finale des revendications des protestataires porte essentiellement sur la création de 1500 postes d’emploi dans les sociétés pétrolières, la création de 3000 postes dans la société d’environnement et jardinage et l’attribution de 100 millions de dinars au profit du Fond du développement de la région.
Réagissant au discours mercredi du président de la république, Beji Caid Essebsi, le porte-parole a indiqué que les sittineurs « s’attendaient à la satisfaction franche de leurs revendications, mais le président les a qualifiées d’exorbitantes ».

« Les jeunes observant le sit-in ont condamné l’appel par le président de la République de faire appel à l’armée pour protéger les sites de production, mais nous l’appelons plutôt à protéger les sittineurs au lieu de protéger les sociétés qui pillent les richesses du pays », a-t-il ajouté.
Haddad a fait remarquer que « les sittineurs sont les premiers à défendre le territoire national et lutter contre le terrorisme », rappelant « la vocation pacifique de leur mouvement en vue d’obtenir le droit au travail et au développement conformément aux dispositions de la constitution ».
Le porte-parole a réitéré la disposition des sittineurs au dialogue et à la négociation avec le gouvernement « afin de satisfaire leurs revendications légitimes » avant de lever du sit-in lancé il y a près de deux mois.

par -

Les jeunes de Tataouine veulent une part de 20 % des revenus du pétrole du Sud. Ils ne veulent ni emploi, ni développement, mais leur part du pétrole. Dans l’immédiat, ce sera un emploi par famille dans les sociétés du pétrole du coin. Les habitants de Kébilli se seraient réveillés, eux aussi, avec les mêmes demandes : 20 % des salines de Chat El Djérid.
La première campagne «Winou El Pétrole» ou «Où est le pétrole» a été lancée en 2015 sur les réseaux sociaux. La seconde descendit sur terre, transformant une manifestation sociale, d’abord contre les restrictions libyennes à la contrebande transfrontalière, ensuite pour la demande de l’emploi et le développement, pour enfin dévoiler sa véritable cause qui est l’accès direct aux ressources pétrolières et l’emploi dans les sociétés pétrolières installées dans la région.
Il s’avère aussi désormais clair, le Conseiller Ridha Saïdi et le ministre Mabrouk Korchid l’affirment et hier indirectement la ministre de l’Energie, que les mouvements sociaux de Tataouine n’avaient donc pas pour objet le travail et le développement.

⦁ Récupérés, retournés et embrigadés dans le laxisme des gouvernants

La grande majorité de la population de cette région avait été en effet politiquement récupérée et retournée par le «Harak» (Parti issu de la transformation du parti Congrès pour la République de Moncef Marzouki) et le parti «Wafa» de l’avocat Mohamed Abbou, qui menait une campagne contre le projet de loi de réconciliation économique. Cela fait dire à beaucoup d’observateurs que la résurgence de la demande de 20% du pétrole du Sud n’est qu’un moyen de pression contre la réconciliation économique.
Des années durant, ceux parmi les jeunes qui n’avaient pas été recrutés par les réseaux et les familles vivant de la Contrebande ont été «rebootés et formatés» par les Gourous de ces partis d’opposition ayant perdu les présidentielles et les législatives de 2014. Un nouveau dogme leur a été inculqué, comme un virus dans leurs systèmes d’information.

Ce dogme, qui a embrigadé ainsi les centaines de jeunes qui conduisaient à Tataouine les manifestations contre Chahed et le GUN, a pour fondement une idée simple, car partant d’une réalité historique. Le Sud a été une région oubliée par l’industrie tunisienne et donc par ce qui est communément appelé le «Développement». Partant de là, l’idée était de dire que les ressources du Sud, et donc le pétrole, auraient été pillées pour aller enrichir les régions côtières. C’est en effet, pour des raisons de logistique de transport et d’exportation, que s’étaient toujours entassés les investissements, locaux et IDE, sur la côte, de Bizerte à Sfax.

⦁ Ligne rouge, dites-vous. Et si on le leur donnait !

Youssef Chahed est allé dans le Sud. Il a vu, il a entendu et il a su. Il en est rentré, comme ses ministres, retourné. Des forces armées ont été, dès le lendemain de sa visite, envoyées sécuriser les installations pétrolières. Il passait ainsi aux actes, après avoir parodié les manifestants par son «Pas de recul», dit en arabe «Errakh la» qui n’était pas du goût de tout le monde et fait dire au porte-parole du GUN que «l’unité du pays est une ligne rouge».

Comme un poisson d’avril qui viendrait en mai et dans une sorte d’économie-fiction, on pourrait ainsi imaginer que le chef du gouvernement décide de donner raison aux demandeurs du pétrole. On imaginerait alors qu’il donnerait aussi 20 % des ressources hydrauliques de 3 ou 4 gouvernorats que traverse l’Oued Medjerda. Autant sur les rentrées du port de Bizerte à ses habitats par exemple, et la même chose pour les habitants de Ben Arous sur les rentrées financières du port de Rades. 20 % aussi des rentrées du secteur touristique aux habitants de Sousse et de Monastir et 20 % des ressources du phosphate aux habitants de Gafsa, tout autant sur les salines de Chat El Djérid aux gens de la région et ainsi de suite.

On imaginerait alors que le gouvernement offrira une colonne de forage aux jeunes de Tataouine qui deviendraient des chercheurs d’or noir, une pelleteuse à chacun des habitants de Gafsa pour vendre lui-même son propre phosphate, des compteurs de débit d’eau aux habitants du Nord et des parcmètres pour les habitants des régions touristiques pour faire le décompte quotidien des entrées et des sorties dans les hôtels de toute la région du Sahel et encaisser à la fin du mois. Les régions deviendront ainsi financièrement autonomes et leurs habitants de simples rentiers.

Ceux qui gouverneront ce futur conglomérat de districts autonomes (pétrolier, portuaire, touristique etc.), n’auront plus à se casser la tête pour quémander taxes, fiscalité et dettes. Il n’y aura plus d’employés ni fonctionnaires, car on deviendra tous actionnaires aux richesses, incommensurables de notre territoire où il y a, à en croire certains experts, or et pétrole, sans compter l’eau et autres ressources qu’on nous cache !
Cela supprimera le supplice annuel de la confection du budget pour construire des routes, des écoles ou des hôpitaux, surtout qu’on va vers une gouvernance régionale de ce petit territoire de 11 millions d’habitants, possiblement logeable dans la seule ville du Caire ou dans la moitié de la ville de Pékin. Plus besoin d’une ARP qui passerait une année à palabrer et à voyager gratos. Plus besoins de ces ministres qui touchent des milliers de dinars à glander et demander aux citoyens de travailler. Pourquoi pas !

par -

Le passage frontalier Dhehiba a été rouvert, dans la soirée du lundi 8 mai 2017 et ce, après plusieurs concertations entre les Tunisiens et les Libyens.

Rappelons que le passage frontalier a été fermé par les manifestants à Tataouine. Des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes du gouvernorat de Tataouine, exigeant le développement et l’emploi, en particulier dans les champs pétroliers.

Il est à signaler que la liste finale des revendications des protestataires du sit-in d’El Kamour du gouvernorat de Tataouine porte essentiellement sur la création de 1500 postes d’emploi dans les sociétés pétrolières, la création de 3000 postes dans la société d’environnement et jardinage et l’attribution de 100 millions de dinars au profit du Fond du développement de la région.

par -

Une liste finale des revendications des protestataires du sit-in d’El Kamour (champ pétrolifère à 120 km de la ville de Tataouine) et portant essentiellement sur la création de 1500 postes d’emploi dans les sociétés pétrolières, la création de 3000 postes dans la société d’environnement et jardinage et l’attribution de 100 millions de dinars au profit du Fond du développement de la région, a été établie.

Un des coordinateurs du sit-in d’El Kamour, Mongi Maiz, a déclaré à l’agence TAP que cette liste définitive, convenue lors d’une nuit de consultation dimanche, a été transmise au gouvernement pour être examinée et négociée dans une seconde étape.

Lors de sa visite, le 27 avril 2017 à Tataouine, coïncidant avec la grève générale, décidée par la coordination des protestataires, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, avait annoncé, 64 mesures pour l’emploi et le développement dans la région, englobant tous les secteurs.

Les protestataires ont rejeté également de nouvelles propositions présentées par le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Imed Hammami, portant sur le recrutement immédiat de 150 employés dans les sociétés pétrolières et 350 dans trois mois, et l’augmentation des allocations du programme de responsabilité civile à 30 millions de dinars.

Le mouvement, déclenché le 23 avril dernier dans la zone d’El Kamour, bloque le passage des poids-lourds et des voitures à destination des champs pétrolifères dans le gouvernorat.

par -

Les protestataires d’El Kamor à Tataouine ont entamé, jeudi, une campagne de boisement, à l’entrée du Sahara où ils observent, depuis douze jours, leur sit-in, dans une initiative visant à « promouvoir leur mouvement pour l’emploi et le développement et à défendre le droit de la région à bénéficier de ses ressources et à les distribuer d’une manière équitable ».
La coordination du sit-in s’est réunie, jeudi soir, pour définir, dans les détails et de manière chiffrée, ses revendications pour l’emploi, en prévision d’une nouvelle phase de négociations avec le gouvernement qu’elle espère positive.

Reseaux Sociaux

PRESSE LOCALE

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE