Tags Posts tagged with "taux de satisfaction"

taux de satisfaction

par -
0

Ce dimanche 4 décembre 2016, le GUN (gouvernement d’union nationale) et Youssef Chahed auront fait 100 jours à la tête de l’exécutif bicéphale de la Tunisie. Le temps est donc de faire le premier bilan du 7ème gouvernement de l’ère de l’après Ben Ali, celui de la 6ème année de la révolution et du 3ème gouvernement de la transition. Jules César disait en 47 Av J.C, «Veni, vidi, vici», traduisez, «je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu». Qu’en est-il de Youssef Chahed et de son GUN ?

Il est venu le 27 août 2016. Depuis, il a vu et rencontré presque tout le monde. Il a su ce qu’il ne savait peut-être pas quand il n’était que ministre sous Habib Essid. Il a lu des notes et des rapports de tous genres et entendu ce qu’il devait ou voulait entendre, discuté et négocié avec toutes les parties de la scène économique et sociale. Désormais, il ne peut plus se retrancher derrière l’excuse de l’héritage du gouvernement Essid, car ce sont désormais ses propres choix, même si ce n’est pas totalement le cas comme pour le budget et la loi de finances, pour manque de temps, qui sont en application.

  • 55,4 % de taux de satisfaction en septembre

En septembre dernier, selon le sondeur d’opinion Sigma Conseil, le jeune quadra qui aura entamé, le 18 septembre dernier, sa 42ème année d’âge, avait la confiance de 55,4 % des Tunisiens. 76,6 % d’entre eux étaient alors pessimistes sur l’avenir du pays.

En octobre, le taux de confiance dans son gouvernement était à 55,9 % alors que Chahed n’était qu’à la 6ème position des personnalités politiques qui inspirent confiance, loin derrière Neji Jalloul et même l’ancien chef de gouvernement Habib Essid.

En octobre aussi, la lutte contre le chômage était la 1ère préoccupation des Tunisiens et à la 3ème (14,9) position de leurs attentes. A la même date, le nombre de chômeurs s’établissait à 630.0 mille du total de la population active et le taux de chômage s’établit à 15,5%. Il était à 15,4 % à la fin du 1er trimestre 2016, à 15,6 % au 2ème trimestre et à 15,5 au 3ème. Autant dire que le chômage fait du sur-place.

L’inflation était à 3,8 % lorsqu’il avait remporté le vote de confiance de l’ARP en août dernier. Deux mois plus tard, en octobre, l’inflation s’est gonflée d’une décimale ( 3,9 % )et l’indice de production industrielle baissait de 0,1 %, fin novembre 2016, signe de la difficulté persistante à redémarrer de l’économie tunisienne dont la croissance n’était que de 1,3 % au terme du 3ème trimestre de la 1ère année de sa Primature. Avant cette Primature, le PIB du 1er trimestre n’enregistrait qu’une croissance de 1 %. Fin octobre aussi, la balance commerciale enregistrait un déficit de 1454,5 MDT. Un mois auparavant, le déficit n’était que de 1073,2 %.

  • C’est officiel. 2 sur 96 promesses tenues et 18 en voie de … !

Le bilan par les chiffres est donc plus que mitigé. Il est même nul, selon le «Chahedmeter» de «I Watch» pour qui le chef du gouvernement n’a réalisé aucune des 96 promesses qu’il a faites. Le 7ème chef de gouvernement tunisien a pourtant maintenu la maîtrise de la situation sécuritaire par l’intensification la lutte contre le terrorisme initiée par Habib Essid (35 terroristes arrêtés et démantèlement de 160 cellules au cours des 10 premiers mois 2016). Il n’a, par contre, presque rien fait en matière économique.

gfd2Selon un document officiel qui nous a été remis par son propre Cabinet, sur les 96 priorités ou promesses qu’il s’était fixées, uniquement 2 (deux) ont été tenues. Il s’agit du Forum de l’investissement «Tunisia 2020», initié faut-il le rappeler, par son prédécesseur, et du retour à la production du phosphate.

Le même document fait état de 18 autres promesses ou priorités en voie d’être tenues et … une seule qui ne l’a pas été, celle de «la clarification des prérogatives entre le gouvernement et l’instance de lutte contre la corruption». Pour le reste des 75 promesses, c’est le silence. Sur les 23 promesses, économiques et financières, 4 seraient en voie d’être accomplies (Plan de financement des PME par le biais de l’IS, la police fiscale, priorisation de l’exportation et l’équité fiscale).

Il reste que la majorité des promesses en cours, comme celle des 3.500 logements avant la fin 2016 ou encore le démarrage du programme d’aide au 1er logement, dépendent de la loi de finances 2017 et ne démarreront donc réellement que l’année prochaine. Peut-on donc lui demander plus ? Avec seulement 100 jours au pouvoir, 96 promesses et dans une telle conjoncture, ce serait lui mettre la barre la barre plus haut que ce que ne pourrait n’importe qui à sa place. Peut-on attendre plus de lui ? Certainement oui, car c’est le droit de tout citoyen.

  • Et pourtant …. !

Et pourtant, force est de constater que les 100 premiers jours de Youssef Chahed à la tête du GUN, dont l’un des ministres a été démis de ses fonctions après qu’il a encorné les Wahhabites saoudiens, seront marqués par quelques points, plus ou moins lumineux.

Il tient toujours tête à l’omnipotente UGTT et à certains puissants lobbies socioprofessionnels, comme les avocats ou les médecins, sur les questions des salaires et de la fiscalité. C’est ainsi que celui qui trône toujours à la tête du palmarès des personnalités politiques (Neji Jalloul), a pu rester en haut de ce podium. Le dernier qui l’avait fait avant lui, est Mehdi Jomaa. Mais il a fini par perdre son siège ! Chahed cèdera-t-il ou partira-t-il ?

Il réussit le « Tunisia 2020 « avec 35 milliards DT, en théorie en poche. Il lui reste à concrétiser ces promesses et à finaliser et même démarrer les projets qui leur sont liés. Il sera surtout attendu à ce titre et son avenir politique en dépendra. L’idée avait été certes lancée par son prédécesseur, mais il lui restera le mérite de l’avoir menée à terme et de la réussir, de l’avis de tous ceux qui y ont assisté. Les concrétisera-t-il ? Le pourra-t-il ? Avant lui, pour ne pas parler de l’exemple égyptien, BCE s’était vu promettre 5 milliards DT par le G7 et il attend toujours. C’est peut-être du pessimisme, mais c’est en même temps du réalisme !

Il a mené plusieurs campagnes contre le commerce parallèle et contre le non-respect des lois par les tenanciers des cafés et restaurants. Un petit pas dans la rude bataille de la restauration de l’autorité de l’Etat. Mais aussi, une action dont il ne récoltera pas des tonnes d’amour. Continuera-t-il ?

Il a enfin donné le coup d’envoi à un certain nombre de projets d’infrastructure. Mais, ce sont aussi des projets datant de l’ancien régime, tant en conception qu’en financement. Il restera à Chahed le mérite de les avoir inaugurés. En lancera-t-il de nouveaux lui-même ?

Mais le bilan dicte aussi d’attirer l’attention sur ce qui n’est pas allé pendant ces 100 premiers jours et ce qui reste à faire. Indéniablement, la mauvaise communication reste encore le point noir.

  • Une image de chef, pas encore construite

Youssef Chahed aura beau casser la croûte dans les rues de la vieille ville de Tunis, s’afficher avec son ancienne institutrice et se faire photographier retrouvant les traces de son papa à Sciences-Po à Paris ou animé quelques réunions de «Team Building» débridées et en tenue décontractée avec quelques membres de son gouvernement. Il n’arrive toujours pas à en tirer un changement d’image, d’un débauché d’Al Joumouri, débarquant à Nida et outsider en politique, vers le chef de gouvernement, l’homme d’Etat et le leader qu’il aspire à devenir.

Ses sorties média restent cadrées avec des journalistes triés sur le volet. Et lorsque son équipe n’y réussit pas, face à des journalistes chevronnés, il se fait brillamment tacler par un journaliste français. Et hormis quelques discours en séminaires et autres rencontres, l’homme qui manie pourtant bien le verbe, n’arrive toujours pas à donner des ailes à sa communication et user du verbe comme d’une arme contre ceux qui refusent de se soumettre à la loi dont il est pourtant démocratiquement l’incarnation.

par -
0

Les Français sont les Européens les plus satisfaits de leurs hôpitaux. 85% d’entre eux estiment recevoir des soins de qualité. C’est quinze points de plus que la moyenne européenne. Des résultats encourageants pour le système de santé français, selon un sondage Odoxa pour Orange et le Figaro publié ce lundi dans le quotidien.

Malgré les effectifs en baisse depuis 2009, les patients ne se plaignent pas de leur prise en charge.

Le manque de confort pointé du doigt

Les établissements de santé privés ont aussi la cote, avec huit personnes satisfaites sur dix. Petit bémol néanmoins : La saturation et le manque de confort des hôpitaux publics. La nouvelle loi Santé pourrait bousculer ces bons résultats. Elle prévoit notamment de rationaliser le nombre de centres hospitaliers sur un même territoire. Les trajets des Français vers l’hôpital devraient être à l’avenir un peu plus longs.

Source : France tv info

 

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Dans une interview exclusive avec Africanmanager ce mercredi 18 janvier, le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Kaïs Soltani,...

AFRIQUE

SPORT

0
Les handballeurs espagnols ont surclassé la Slovénie (36-26) lors de la "finale" du groupe B du tour préliminaire du Mondial-2017 et pris du coup la...