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Communiqué BCT

Lors de sa réunion périodique tenue le 23 mai 2017, le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a entamé ses travaux par l’examen des principaux indicateurs de la conjoncture économique et financière, passant en revue les évolutions récentes de l’activité économique ainsi que les transactions sur le marché monétaire et des changes, la situation de la liquidité et l’activité du système bancaire.

Le Conseil a salué les résultats positifs relatifs à la croissance économique au premier trimestre de l’année en cours (2,1% en glissement annuel contre 0,7% une année auparavant) appelant à œuvrer à leur consolidation afin d’atteindre l’objectif de croissance souhaité, au vu notamment des défis économiques majeurs et des difficultés au niveau des équilibres financiers globaux auxquels fait face le pays. A cet égard, le Conseil a noté que les tensions inflationnistes, dont les prémices sont apparues au cours des derniers mois, continuent à s’intensifier avec un taux d’inflation atteignant 5% à fin avril 2017 contre 3,4% une année auparavant, étant signalé que le taux d’inflation sous-jacente (hors prix des produits frais et encadrés) s’est établi à 5,9%.

S’agissant de l’évolution de la liquidité bancaire, le Conseil a souligné que l’élargissement du déficit courant, conjugué à l’augmentation des besoins du budget de l’état, a accentué les pressions sur la liquidité bancaire, ce qui a amené la Banque Centrale à intensifier ses interventions pour réguler le marché monétaire. La Banque a également œuvré à assurer l’équilibre minimum requis entre l’offre et la demande sur le marché des changes à travers la mobilisation des ressources disponibles afin d’améliorer la liquidité et ce, en vue d’atténuer les fluctuations qu’a connues, récemment, la valeur du dinar et de rétablir progressivement la stabilité de ce marché. A la lumière de ces évolutions, et en vue de poursuivre les actions requises face à la montée des pressions tant au niveau de l’inflation que des paiements extérieurs et d’en circonscrire les effets sur la reprise de l’activité économique amorcée au premier trimestre de l’année en cours, et après délibérations, le Conseil a décidé de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale de 25 points de base pour le porter à 5%. Ce relèvement du taux directeur de la BCT, est le second en l’espace d’un mois.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a récemment décidé d’’augmenter son taux directeur de 50 points, pour atteindre 4,75% et de relever aussi le taux minimum de rémunération de l’épargne de 50 points, à 4%. L’objectif est de réduire les risques de pressions inflationnistes, encourager l’’épargne et favoriser par conséquent le renforcement des liquidités. Des mesures qui semblent être beaucoup plus de nature à permettre d’atteindre les objectifs : Relance de l’épargne nationale, réévaluation du dinar et dynamisation du marché de change. C’est qu’ont déclaré les experts en économie et les acteurs du secteur bancaire.

Slim Besbes, ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), s’est félicité de la décision de la Banque centrale d’augmenter le taux d’intérêt directeur. « Il s’agit d’une mesure qui vient en réaction à l’aggravation du déficit de la balance commerciale, au glissement du dinar tunisien par rapport aux monnaies étrangères et la détérioration du taux de l’épargne nationale« , a-t-il expliqué à Africanmanager.

Augmenter le taux directeur de la BCT ne peut avoir qu’un effet positif, surtout sur la relance de la consommation et l’augmentation du taux de l’épargne nationale, laquelle est actuellement estimée à seulement 11% contre 21% avant la Révolution, nous a confié l’ancien ministre.

Slim Besbes a toutefois démenti le fait que la décision de la Banque centrale aura un effet négatif sur le rééchelonnement des crédits de l’investissement, estimant que cela n’a aucun impact nocif direct. Il a par ailleurs indiqué que devant un taux d’inflation assez important, le taux d’intérêt reste nul, soulignant toutefois que cela reste toujours meilleur qu’auparavant, quand le taux était négatif.

En outre, le membre de la commission des finances à l’ARP s’est réjoui de l’injection par la Banque centrale d’une somme importante, l’équivalent de deux jours d’importation pour réguler le marché de change, renflouer le dinar et répondre à cette demande massive d’importation de devises. Signalons à ce propos que la Banque centrale avait injecté au cours de la semaine dernière 100 millions de dollars pour une seule journée.

« C’est là sans doute un pas dans la bonne direction. Mais c’est trop peu et trop tard. Le taux d’intérêt réel (taux d’intérêt nominal, taux d’inflation) demeure malgré cette augmentation négatif« . C’est ce qu’a indiqué Ezzedine Saidane, expert en économie, dans un statut posté sur sa page Facebook. « Le taux d’intérêt nominal est de 4,75% et le taux d’inflation (sous-jacente) est en moyenne de 6%. Le taux d’intérêt réel est donc de 1,25%. Le taux d’intérêt réel est le prix du capital. Un prix négatif aboutit inévitablement à un gaspillage. Cela fait plusieurs années que nous gaspillons effectivement du capital, et nous rémunérons négativement toutes les formes d’épargne bancaire, alors que le pays vit la plus grande crise de liquidité et de rareté du capital de son histoire, depuis l’indépendance« , a-t-il expliqué.

Saidane a toutefois indiqué que le taux d’intérêt réel négatif n’a pas seulement été à l’origine d’un gaspillage important du capital, il a surtout découragé et réduit gravement l’épargne nationale. Cette épargne qui permet de financer les investissements et générer de la croissance économique est passée de plus de 22% du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2010 à 11% du PIB actuellement. « Au lieu de corriger le taux d’intérêt à la hausse, la BCT l’a réduit à plusieurs reprises depuis 2011. Le prétexte avancé est de promouvoir l’investissement. Ce prétexte est faux. En situation de difficultés économiques, et encore plus en situation de crise l’investissement ne dépend pas du niveau du taux d’intérêt. Il dépend de la situation sécuritaire, de l’environnement social, des perspectives de croissance économique, etc« , a-t-il assuré.

« Je comprends que ceux qui ont des crédits en cours (particuliers ou entreprises) vont devoir supporter des frais financiers plus importants. Il faut cependant noter que le redressement de l’économie et la relance de l’investissement et de la croissance sont de loin plus importants (pour les particuliers et les entreprises). La politique monétaire, dont les composantes principales sont la politique de taux d’intérêt, la politique de taux de change et la supervision du système bancaire et financier, est du ressort de la BCT. La politique monétaire est d’une importance primordiale en matière de gestion de l’économie, et surtout en temps de crise.J’espère que la BCT va user de son indépendance pour nous faire une bonne politique monétaire et contribuer ainsi au redressement de l’économie en continuant à corriger le taux d’intérêt, le taux de change et à améliorer l’état de santé de notre système bancaire« , a-t-il ajouté.

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Réuni

Le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a tenu, hier mardi 25 avril 2017, une réunion exceptionnelle afin d’examiner les dernières évolutions du «marché de change qui a connu depuis la semaine dernière des tensions ascendantes, suite à la demande des acteurs en devises  étrangères, ce qui a engendré la dépréciation de la valeur du dinar en comparaison avec le Dollar et l’Euro».

Adoptant une approche plutôt rassurante, le conseil de la BCT a estimé que  «les données objectives et les indices économiques, financiers disponibles, ne justifient pas la tension enregistrée au niveau du marché de change et celle de la dépréciation du dinar vis-à-vis des devises étrangères, surtout que les récents entretiens qui ont eu lieu entre le gouvernement et le FMI ont été positifs et encourageants». Et d’affirmer, que «la politique monétaire et celle du  taux du change ne ciblent ni la baisse de la valeur de devise, ni la dépréciation du dinar» et que la BCT a plutôt recours à des «interventions bien étudiées, afin de faire face aux changements des taux de change dont l’objectif est de maitriser le déficit commercial et la garantie de la couverture des importations nécessaires pour le pays et de préserver un niveau satisfaisant des réserves des devises étrangères». Le Conseil de la BCT n’en a pas moins estimé que «la situation de la liquidité, les banques ont toujours besoin d’un très haut niveau de liquidité suite à la faiblesse de l’épargne nationale», n’oubliant pas d’appeler à «la rationalisation de l’utilisation de ressources de devises étrangères, et non au recours aux pratiques ayant pour but de porter atteinte au marché de change, menaçant ainsi la stabilité financière, ce qui engendra par la suite des impacts négatifs au niveau des équilibres économiques en général».

A la fin et arguant de la nécessité d’une «lutte contre les dangers des tensions inflationnistes, l’encouragement de l’épargne et le renforcement  de la liquidité», la BCT a décidé «d’augmenter le taux directeur à 4.75% et le taux rémunération de l’épargne à  4% contre 3,5 % précédemment». Une première depuis au moins 3 ans…

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Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) réuni mercredi 1er février 2017 à Tunis, a décidé de maintenir inchangé son taux d’intérêt directeur.

Lors de cette réunion, le conseil a procédé à l’examen de l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour, qui s’articulent autour des développements récents de la conjoncture économique internationale et l’analyse des principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers ainsi que des principales évolutions de la situation économique  au plan national, outre le suivi de l’évolution des indicateurs de l’activité du secteur bancaire, de la liquidité et des transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes.

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Lors de sa réunion mensuelle tenue le 27 janvier 2016, le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie, a pris connaissance des principales évolutions de la conjoncture économique internationale et a passé en revue les principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers, ainsi que les tendances récentes de l’économie au plan national. Egalement, le Conseil a fait le point sur l’évolution de l’activité du secteur bancaire, ainsi que les transactions et les interventions de la Banque Centrale sur le marché monétaire et sur le marché des changes.

En outre, le Conseil a discuté d’un ensemble de sujets afférents aux activités  de la Banque Centrale, dont notamment les nouvelles mesures prévues pour approfondir le marché des changes local et le développement des instruments de gestion des risques de change et de taux d’intérêt. Il a également examiné les procédures à mettre en œuvre concernant le renforcement de la supervision bancaire, compte tenu de l’avancement  du programme de restructuration  des banques publiques.

Après délibération, le Conseil a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

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