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Les Burundais doivent se serrer la ceinture pour cause de crise économique, mais plus encore depuis que l’Union Européenne (UE) a coupé tout soutien financier au gouvernement. Résultat : Les autorités tirent sur tout ce qui bouge pour gonfler les recettes, une politique de taxation tous azimuts couplée avec une réduction des dépenses publiques. Quitte même à prendre des décisions qui décoiffent, rapporte Jeune Afrique ce lundi 07 novembre 2016.

Par exemple les habitants de la capitale sont obligés de se payer un cahier dit de ménage à 2000 francs burundais (soit 1,40 euro), à défaut ils sont classés dans la catégorie rebelles, avec tous les désagréments que cela suppose ; il y a également l’obligation d’arborer un gilet d’une valeur de 13 500 francs burundais pour tout conducteur de taxi vélo. Le maire de la capitale, Bujumbura, vient de pousser le génie – ou le bouchon – fiscal jusqu’à décréter une taxe de stationnement sur la voie publique.

Dans le genre surréaliste, c’est pas mal non plus au niveau de la réduction des dépenses publiques. Le président du sénat, Révérien Ndikuriyo, a provoqué l’émoi en assénant le 28 octobre 2016 à Gitega, au centre du pays, devant des citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer, que la gestion des salaires des enseignants pourrait bientôt être confiée aux communes. Vous imaginez les dégâts !

«Les communes ont des difficultés à payer leurs salariés qui, souvent, ne sont pas plus d’une dizaine. Et certaines comptent jusqu’à 500 enseignants », lâche, au bord du désespoir, Emmanuel Mashandari, président du syndicat Conapes (Conseil national du personnel de l’enseignement secondaire).

Il rappelle, pour ceux qui l’auraient oublié, que les enseignants constituent une écrasante majorité dans la fonction publique, 82%. Pour le syndicaliste, « les communes sont incapables de les gérer, ni financièrement ni techniquement».

Faustin Ndikumana, président de la Parcem (Parole et action pour le réveil des consciences et évolution des mentalités), râle également. Il est d’avis que le gouvernement aurait dû au préalable procéder à un audit sur le budget des mairies avant de songer à scier la branche sur laquelle sont assis les enseignants.

Tous les détracteurs du nouveau virage pris par le gouvernement arguent que le Burundi est à bout de souffle depuis que ses partenaires lui ont tourné le dos, notamment les Occidentaux.

A rappeler que l’UE a coupé les ponts avec le gouvernement depuis le 14 mars 2016, suite à la paralysie politique provoquée par la décision du président Pierre Nkurunziza, le 26 avril 2015, de requérir un troisième mandat, en totale violation de la Constitution. Les chancelleries occidentales ont tout fait pour le ramener à la raison, mais il a persisté, provoquant un conflit armé qui mine depuis la stabilité du pays.

L’UE vient de procéder à autre tour de vis en décidant de ne plus faire verser dans les caisses publiques la paie des soldats burundais en mission en Somalie. Un terrible manque à gagner pour le gouvernement, qui ne versait aux militaires que 80 % des sommes reçues…

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Ahmed Seddik, président du bloc parlementaire du Front Populaire (FP) à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a déclaré que « les personnes fortunées et les notables se refusent à payer les taxes parce qu’elles versent des pots-de-vin et ont financé les campagnes électorales des candidats qui sont aujourd’hui au pouvoir ».

« Le gouvernement Youssef Chahed, à l’image de tous les gouvernements qui se sont succédé au lendemain de la révolution, sont à l’origine de la situation économique difficile du pays et de l’incapacité de l’Etat à mobiliser les ressources financières car ils n’ont pas su faire face au phénomène de la corruption », a déploré Seddik, samedi, lors d’un meeting organisé par le FP, à Sidi Hassine (Sijoumi), sur le projet de la loi de finances 2017 présenté actuellement au parlement pour examen.

Le président du bloc parlementaire a expliqué que le rejet du FP de la loi de finances « n’a pas pour motif un quelconque problème personnel mais représente une réaction logique contre les politiques qui consacrent l’évasion fiscale adoptées par le gouvernement ».

Il a, dans ce contexte, rappelé que le Front avait saisi l’année précédente le Tribunal administratif pour retirer certains articles de la loi de finances.

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Le Forum Economique Mondial a dévoilé cette semaine son rapport global sur la compétitivité des différents pays du monde. Le Forum a analysé les niveaux de corruption, d’inflation et de stabilité pour élaborer une image virtuelle de chaque pays, rapporte Mosaïque fm.

L’un des facteurs utilisés pour élaborer cette image virtuelle est la taxe sur le business laquelle à chaque fois qu’elle augmente fait baisser la compétitivité du pays.

Vingt-cinq pays ont enregistré des taux de taxation sur le business supérieur à 50% et parmi ces pays, la Tunisie est classée 17ème avec un taux de taxation de 59.9%. La Tunisie a cependant baissé ses taxes par rapport à l’année dernière, puisqu’elles étaient estimées à 62%.

L’Argentine quant à elle est à la première place de ce classement, alors que la Bolivie et le Tajakistan complètent le podium. Au niveau africain, l’Algérie est le pays le plus taxé avec un taux de 72.7%, suivie par la Mauritanie avec 71.3%.

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Les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez) à un peu plus de 6 millions de consommateurs, vont augmenter en moyenne de 0,4 % dès le mois de septembre. L’annonce a été faite hier par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), rapporte le site  « ladepeche.fr ».

Cette évolution tarifaire s’explique par une «légère hausse» de l’indice mensuel du prix du gaz sur les marchés de gros néerlandais et français a tenté d’expliquer le régulateur du secteur. Les tarifs réglementés du gaz consistent en effet en un prix de détail, qui n’inclut pas encore les diverses taxes, mais comprend les coûts d’approvisionnement et les coûts hors approvisionnement (transport, distribution, stockage et coûts commerciaux), a ajouté la même source.

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Tunisie est classée en 60ème position sur un total de 189 pays

Tunisie est classée en 60ème position sur un total de 189 pays, par le rapport « Paying Taxes 2014 », publié, au cours de mois de novembre par la Banque Mondiale, l’International Finance Corporation et

Selon le site du Centre de veille tunisien, relevant de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), ce rapport s’intéresse à mesurer la complexité fiscale pour les entreprises, tout en se basant sur trois critères : la pression fiscale totale effectivement supportée par les entreprises, le temps nécessaire aux entreprises pour satisfaire à toutes les demandes en matière fiscale, et le nombre de paiements à réaliser.

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