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Teodoro Obiang Nguema Mbasogo

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Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, est parvenu à faire ce que l’ex-président sénégalais, Abdoulaye Wade, a tenté pour son fils Karim mais en vain : Il a installé son fils, Teodoro Nguema Obiang Mangue, qui porte le doux surnom de Teodorìn, à la vice-présidence de la République, premier vice-président, s’il vous plait.

C’est la chronique d’une ascension annoncée. Teodorìn occupait déjà le poste de deuxième vice-président, et avait la main sur les leviers très sensibles de la défense et de la sécurité du pays. Il a désormais une vue imprenable sur le fauteuil de son père, qu’il lui a bien chauffé du reste. Déjà en avril dernier, le chef de l’Etat disait de son fils, dans un entretien avec Jeune Afrique, qu’il « a la politique dans le sang, il est doué, ce ne serait pas juste qu’il ne soit pas récompensé ». Il est passé à l’acte deux mois après !

Le fauteuil présidentiel à portée de main

Il est vrai que le temps presse pour l’actuel président, âge de 74 ans. Après son écrasante victoire en avril 2016, avec 93,7% des voix, Obiang Nguema s’était engagé à lâcher le pouvoir après ce mandat. Il est à la tête du pays depuis 1979 suite à un coup d’Etat, et des simulacres d’élection depuis. Il est donc largement temps de passer la main. Et évidemment il a pensé à son fils, vieux réflexe, hélas, propre à ce continent qui continue de faire la risée des chancelleries occidentales, malgré quelques progrès démocratiques éclatants (Bénin, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, Tunisie…). Teodorìn est donc depuis peu, constitutionnellement, le successeur de son papa en cas d’incapacité à gérer les affaires de l’Etat, ce qui sera sûrement décrété dans les années à venir histoire de bien installer le bonhomme à la présidence de la République, de lui donner une bonne longueur d’avance avant la prochaine joute électorale. Enfin, si on peut appeler ça une élection…

Teodorìn n’est pas novice dans les manoeuvres d’arrière-cour, c’est lui qui a piloté la dernière campagne électorale de son père. Par ailleurs il a été propulsé au poste de conseiller de la présidence il y a vingt ans, il a été pendant quinze ans ministre de l’Agriculture et des Forêts, avant d’occuper la deuxième vice-présidence de la République et le poste de vice-président du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE, la formation au pouvoir), en charge de la jeunesse.

Le boulet des biens mal acquis

L’homme traine beaucoup de casseroles, il fait l’objet de poursuites judiciaires en France dans une affaire de biens mal acquis. Teodorìn a déjà tenté de trouver une parade en mettant sur la table son statut de vice-président, lequel, selon lui, lui donne droit d’office à une immunité pour faire sauter sa mise en examen. Il a déposé un recours dans ce sens en mars 2014, une demande rejetée en décembre 2015 par la Cour de cassation, laquelle a motivé son jugement par le fait que le dossier contient des charges d’enrichissement personnel, qui n’ont aucun lien avec ses fonctions officielles. C’est assurément un énorme boulet pour celui qui prétend présider aux destinées du pays, au regard des liens que la Guinée équatoriale entretient avec la France…

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