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Les développements de la semaine dernière liés à l'arrestation de plusieurs cellules terroristes et à la mort des 3 martyrs de l'Armée à Chaâmbi

Les développements de la semaine dernière liés à l’arrestation de plusieurs cellules terroristes et à la mort des 3 martyrs de l’Armée à Chaâmbi, indiquent que les groupes djihadistes ne baissent pas les bras, et ne lésinent sur aucun moyen pour porter atteinte à la stabilité du pays, à son système économique et à la sécurité de ses citoyens. Les services de sécurité, l’Armée et toute la classe politique sont unanimes sur ce sujet. Ils partent d’un constat clair: les plans terroristes ont bel et bien échoué et cet échec est illustré par leur isolement dans leurs derniers retranchements, à Chaâmbi , et l’offensive lancée depuis la mi-avril dans les hauteurs de l’Ouest tunisien a les contours de la bataille ultime. Mais cette réalité, pensent-ils, ne doit pas en cacher une autre, portant sur le risque de voir ces mêmes groupes ainsi affaiblis, demander des renforts à leurs connexions régionales et internationales pour desserrer l’étau qui les étrangle , et faire des coups d’éclat, çà et là , pour impressionner et faire croire que la structure terroriste est toujours en vie .

Les observateurs tirent de ce constat un enseignement de haute importance, que les experts en sécurité connaissent bien .Il ne faut pas lâcher prise, car les djihadistes, se sont, depuis leur retrait de Syrie, redéployés en Libye et s’activent pour prendre pied de manière durable dans la région et s’emploient à ce qu’elle s’embrase.

Ces données qui sont devenues, aujourd’hui, si évidentes, devraient être claires dans l’esprit des responsables politiques, et ce depuis la fin de l’année dernière. Car l’échec du djihadisme en Syrie était prévisible dès le début de l’été 2013, et le repli de ces groupes en Libye, comme première étape de leur chevauchée nord-africaine et sub-saharienne était à l’ordre du jour. Les prémices en étaient perceptibles depuis les parades militaires de l’armée de « l’Etat Islamique de Libye » et du » Conseil de la Choura de la Jeunesse » à Derna, en octobre 2013 et avril 2014, et l’annonce, en avril 2014, de la création de l’Armée Egyptienne Libre pour destituer Abdelfattah Sissi et restaurer Mohamed Morsi à partir de l’Est libyen.

Ces données ne devaient pas échapper au président de la République provisoire, Moncef Marzouki , lorsqu’il s’est déplacé , début mai, pour proposer l’absolution aux terroristes retranchés à Chaâmbi , et lors de son entretien téléphonique , la semaine dernière ,avec Nouri Abousahmine le président du Congrès Général National ( parlement) pour l’assurer du soutien de la Tunisie à la légalité en Libye, au moment où les forces vives de ce pays voulaient , dans un sursaut national, pousser cette légitimité à lâcher les groupes extrémistes qui bénéficient de sa couverture ou au moins de sa neutralité bienveillante.

Si le climat propice dont bénéficiaient les extrémistes en Libye, jusqu’à tout dernièrement , était le fait de complicités délibérées, les terroristes ont profité, en Tunisie , avant et même après le 14 janvier , d’une confusion théorique les assimilant, du fait qu’ils avaient porté les armes contre le régime de Ben Ali , à des combattants pour la liberté .Et la lutte contre le terrorisme qui était entachée, aux yeux de l’opposition et des ONG des droits de l’homme, de plusieurs irrégularités et flouée par de grands malentendus, a amené ces mêmes acteurs politiques, se réclamant pourtant de la démocratie, à remettre en question la loi anti- terroriste de décembre 2003 ne l’analysant que sous son caractère liberticide , à mettre les plans terroristes qui voulaient instaurer un Emirat islamiste en Tunisie sur le compte du combat pour la liberté et la démocratie, et à classer ses auteurs comme tels .En un mot, la lutte contre le terrorisme agencée par l’armée et les services de sécurité nationales, avant la révolution , était considérée comme la préhistoire du sujet .

Mais, depuis, la Tunisie a appris sur le tas à lutter contre le terrorisme, lorsqu’elle a découvert ses différentes facettes. C’est vrai que le pays partait avec un grand avantage, faisant que l’Etat indépendant ne pouvait composer avec le terrorisme, et le projet de société dont il partage la paternité avec l’opposition démocratique n’avait aucun lien commun avec l’idéal djihadiste, mais les terroristes ont pris la confusion à leur endroit pour un avantage et l’ont savamment exploitée. Et pour accréditer la thèse les innocentant de toute menée subversive, ils ont prétendu, pendant deux années, que la Tunisie est une terre de prédication, et un simple couloir de transfert d’armes et de combattants à d’autres points chauds de la planète et non une terre de djihad et de combat. Mais à mesure que le contraire est démontré, de larges franges de l’opinion publique et de l’opposition démocratique réalisent l’imminence du danger terroriste et se désolidarisent de ces impertinences.

Ce nouvel éveil a permis l’élaboration d’un cadre juridique, institutionnel et opérationnel qui a conféré à la stratégie de lutte contre le terrorisme l’harmonie et l’efficacité qui lui manquaient auparavant. La loi de lutte contre le terrorisme de 2003 a été réactivée sur le plan pratique et des propositions pour l’améliorer sont déjà à l’étude, des moyens plus conséquents sur les plans logistique et matériel sont mis en œuvre pour mener cette lutte, et la création prochaine du pôle anti-terrorisme devrait harmoniser les efforts de l’armée, des services de sécurité et de la justice pour une réponse plus adéquate à ces défis inédits qu’affronte le pays.

Parallèlement, la communication des institutions de l’Etat est de plus en plus percutante, l’opinion publique est informée presque instantanément de l’évolution de la situation, et l’analyse faite de la conjoncture est objective et bien outillée.

Mais à mesure que le front de combat contre le terrorisme s’élargit, on entend des voix discordantes qui ne font que perturber la mise en application de cette stratégie de lutte. Et le discours hésitant tantôt conciliant tantôt belliqueux du Président Marzouki est de nature à désorienter l’opinion publique qui a fini après des mois d’incertitude à y voir clair.

Aboussaoud Hmidi

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Les développements de la semaine dernière liés à l'arrestation de plusieurs cellules terroristes et à la mort des 3 martyrs de l'Armée à Chaâmbi

Les développements de la semaine dernière liés à l’arrestation de plusieurs cellules terroristes et à la mort des 3 martyrs de l’Armée à Chaâmbi, indiquent que les groupes djihadistes ne baissent pas les bras, et ne lésinent sur aucun moyen pour porter atteinte à la stabilité du pays, à son système économique et à la sécurité de ses citoyens. Les services de sécurité, l’Armée et toute la classe politique sont unanimes sur ce sujet. Ils partent d’un constat clair: les plans terroristes ont bel et bien échoué et cet échec est illustré par leur isolement dans leurs derniers retranchements, à Chaâmbi , et l’offensive lancée depuis la mi-avril dans les hauteurs de l’Ouest tunisien a les contours de la bataille ultime. Mais cette réalité, pensent-ils, ne doit pas en cacher une autre, portant sur le risque de voir ces mêmes groupes ainsi affaiblis, demander des renforts à leurs connexions régionales et internationales pour desserrer l’étau qui les étrangle , et faire des coups d’éclat, çà et là , pour impressionner et faire croire que la structure terroriste est toujours en vie .

Les observateurs tirent de ce constat un enseignement de haute importance, que les experts en sécurité connaissent bien .Il ne faut pas lâcher prise, car les djihadistes, se sont, depuis leur retrait de Syrie, redéployés en Libye et s’activent pour prendre pied de manière durable dans la région et s’emploient à ce qu’elle s’embrase.

Ces données qui sont devenues, aujourd’hui, si évidentes, devraient être claires dans l’esprit des responsables politiques, et ce depuis la fin de l’année dernière. Car l’échec du djihadisme en Syrie était prévisible dès le début de l’été 2013, et le repli de ces groupes en Libye, comme première étape de leur chevauchée nord-africaine et sub-saharienne était à l’ordre du jour. Les prémices en étaient perceptibles depuis les parades militaires de l’armée de « l’Etat Islamique de Libye » et du » Conseil de la Choura de la Jeunesse » à Derna, en octobre 2013 et avril 2014, et l’annonce, en avril 2014, de la création de l’Armée Egyptienne Libre pour destituer Abdelfattah Sissi et restaurer Mohamed Morsi à partir de l’Est libyen.

Ces données ne devaient pas échapper au président de la République provisoire, Moncef Marzouki , lorsqu’il s’est déplacé , début mai, pour proposer l’absolution aux terroristes retranchés à Chaâmbi , et lors de son entretien téléphonique , la semaine dernière ,avec Nouri Abousahmine le président du Congrès Général National ( parlement) pour l’assurer du soutien de la Tunisie à la légalité en Libye, au moment où les forces vives de ce pays voulaient , dans un sursaut national, pousser cette légitimité à lâcher les groupes extrémistes qui bénéficient de sa couverture ou au moins de sa neutralité bienveillante.

Si le climat propice dont bénéficiaient les extrémistes en Libye, jusqu’à tout dernièrement , était le fait de complicités délibérées, les terroristes ont profité, en Tunisie , avant et même après le 14 janvier , d’une confusion théorique les assimilant, du fait qu’ils avaient porté les armes contre le régime de Ben Ali , à des combattants pour la liberté .Et la lutte contre le terrorisme qui était entachée, aux yeux de l’opposition et des ONG des droits de l’homme, de plusieurs irrégularités et flouée par de grands malentendus, a amené ces mêmes acteurs politiques, se réclamant pourtant de la démocratie, à remettre en question la loi anti- terroriste de décembre 2003 ne l’analysant que sous son caractère liberticide , à mettre les plans terroristes qui voulaient instaurer un Emirat islamiste en Tunisie sur le compte du combat pour la liberté et la démocratie, et à classer ses auteurs comme tels .En un mot, la lutte contre le terrorisme agencée par l’armée et les services de sécurité nationales, avant la révolution , était considérée comme la préhistoire du sujet .

Mais, depuis, la Tunisie a appris sur le tas à lutter contre le terrorisme, lorsqu’elle a découvert ses différentes facettes. C’est vrai que le pays partait avec un grand avantage, faisant que l’Etat indépendant ne pouvait composer avec le terrorisme, et le projet de société dont il partage la paternité avec l’opposition démocratique n’avait aucun lien commun avec l’idéal djihadiste, mais les terroristes ont pris la confusion à leur endroit pour un avantage et l’ont savamment exploitée. Et pour accréditer la thèse les innocentant de toute menée subversive, ils ont prétendu, pendant deux années, que la Tunisie est une terre de prédication, et un simple couloir de transfert d’armes et de combattants à d’autres points chauds de la planète et non une terre de djihad et de combat. Mais à mesure que le contraire est démontré, de larges franges de l’opinion publique et de l’opposition démocratique réalisent l’imminence du danger terroriste et se désolidarisent de ces impertinences.

Ce nouvel éveil a permis l’élaboration d’un cadre juridique, institutionnel et opérationnel qui a conféré à la stratégie de lutte contre le terrorisme l’harmonie et l’efficacité qui lui manquaient auparavant. La loi de lutte contre le terrorisme de 2003 a été réactivée sur le plan pratique et des propositions pour l’améliorer sont déjà à l’étude, des moyens plus conséquents sur les plans logistique et matériel sont mis en œuvre pour mener cette lutte, et la création prochaine du pôle anti-terrorisme devrait harmoniser les efforts de l’armée, des services de sécurité et de la justice pour une réponse plus adéquate à ces défis inédits qu’affronte le pays.

Parallèlement, la communication des institutions de l’Etat est de plus en plus percutante, l’opinion publique est informée presque instantanément de l’évolution de la situation, et l’analyse faite de la conjoncture est objective et bien outillée.

Mais à mesure que le front de combat contre le terrorisme s’élargit, on entend des voix discordantes qui ne font que perturber la mise en application de cette stratégie de lutte. Et le discours hésitant tantôt conciliant tantôt belliqueux du Président Marzouki est de nature à désorienter l’opinion publique qui a fini après des mois d’incertitude à y voir clair.

Aboussaoud Hmidi

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