Tags Posts tagged with "terrorisme"

terrorisme

par -

Aucune information officielle n’a filtré à propos de l’interpellation de l’homme d’affaires Chafik Jarraya, ni sur celle de l’ancien douanier converti aux affaires Yassine Channoufi, qui s’était aussi essayé au poste de chef d’Etat, sans succès, en 2014. L’Etat tunisien se mure dans le silence. Peut-être aussi dans un «Silence on tourne».

L’assignation de Jarraya a été officieusement prêtée aux unités spécialisées de la Garde Nationale. Invité mardi soir sur la chaîne TV Al Hiwar, le porte-parole de la Garde Nationale, Khalifa Chibani, a nié avoir connaissance d’une telle interpellation. Même déni à ce  propos de la part du pôle judiciaire antiterroriste. Dans une déclaration mardi à la Tap, le porte-parole du ministère public près le tribunal de première instance de Tunis, Sofien Selliti, avait affirmé que «le parquet de Tunis près le Pôle financier et le Pôle de lutte contre le terrorisme n’a pas eu connaissance de l’affaire et n’a pris aucune décision pour l’arrestation ou le placement en garde à vue. En vertu de la loi, une telle décision ne peut être prise qu’une fois que le parquet a rendu une ordonnance».

  • Où est Chafik Jarraya ?

A La Kasbah, siège du gouvernement, qui semble avoir fuité l’information de l’interpellation de Jarraya, notamment à certains journalistes, on se refuse aussi de confirmer ou d’infirmer de manière officielle cette arrestation, pourtant faite en public dans un café où il avait ses habitudes dans la région du Lac. Personne n’a donc, officiellement, interpellé Jarraya et personne ne sait où il se trouve. Cela revient presqu’à dire qu’il est libre, mais invisible !

Officieusement, l’homme d’affaires, régulièrement soupçonné de liens avec le neveu de l’ancienne première Dame de Tunisie, Leila Ben Ali, Imed Trabelsi, qui ne l’a pourtant pas cité nommément lors de son dernier passage public à l’IVD, aurait été arrêté pour des affaires liées au terrorisme. Tout aussi officieusement, on l’accuserait de financement des dernières manifestations de la région du Kamour au sud tunisien et qui ont dérapé vers le pillage et l’incendie de plusieurs bâtiments et voitures de la Garde Nationale.

Par la voie de Khalifa Chibani, ce corps sécuritaire paramilitaire se dit par ailleurs particulièrement visé par les violences de Kamour, à cause de ses réussites sur le plan de la lutte contre la contrebande, une activité fortement liée à la lutte antiterroriste.

Selon un ancien juge qui a requis l’anonymat, l’interpellation de Jarraya et sa «disparition» s’explique par le fait qu’elle aurait été opérée dans le cadre de l’article 5 du décret n°78-50 du 26 janvier 1978, sur l’Etat d’urgence.

Selon ledit article de ce décret toujours en vigueur, «le ministre de l’Intérieur peut prononcer l’assignation à résidence dans une circonscription territoriale ou une localité déterminée, de toute personne, résidant dans une des zones prévues à l’article 2 dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics desdites zones». L’article 8 du même décret donne possibilité d’ordonner des perquisitions à domicile, de jour et de nuit, ce qui semble avoir déjà été fait pour Jarraya, selon des informations de presse.

On remarquera que cette disposition est la seule et unique à avoir été appliquée, depuis la mise en place de l’Etat d’urgence en 2011 et ses renouvellements récurrents. On remarquera aussi que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui était accompagné de son ministre de la Justice, a effectué dans la matinée du mercredi 24 mai 2017 une visite au siège du pôle judiciaire et financier. Officiellement, c’est juste «une visite d’inspection au cours de laquelle il s’est réuni avec les magistrats pour faire le point sur les difficultés qu’ils rencontrent». On ne peut cependant ne pas faire le lien entre cette visite et l’interpellation opérée dans des circonstances exceptionnelles régies par l’Etat d’urgence.

  • L’Etat devra subvenir aux besoins de la famille de Jarraya

Précisons aussi que l’article 1er de ce décret indique que «l’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire de la République, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’évènements présentant par leur gravité le caractère de calamité publique». Ce décret, un artifice juridique imaginé en janvier 1978, ne fait par ailleurs aucune allusion à la durée de la mise en résidence, même s’il stipule que l’affaire doit au final atterrir au parquet qui doit être saisi.

Précisons encore que le deuxième paragraphe de l’article 5 oblige l’administration à subvenir aux besoins de Jarraya et sa famille. Il est ainsi dit que «l’autorité administrative doit prendre toutes dispositions pour assurer la subsistance de ces personnes ainsi que celle de leurs familles».

Sans que l’on sache le pourquoi de cette arrestation ou cette assignation à résidence, si elle se vérifiait, elle avait soulevé une vague d’optimisme quant à l’action d’un gouvernement taxé de laxisme et une vague de soutiens à Youssef Chahed et de sympathie avec son GUN.

Le risque pour le GUN, si l’affaire faisait pschitt et que Jarraya & Co n’auraient pas été interpellés ou auraient été relaxés, comme certaines sources commencent déjà à le susurrer, c’est un dur retour de manivelle médiatique, une désillusion et une bourde que Chahed serait seul à supporter.

Et si cette arrestation s’avérait réelle, elle supposerait l’arrestation d’autres comparses, politiques et immunisés cette fois, pointés du doigt par maints ministres dans l’affaire Kamour. Or, rien de tel n’a jusqu’ici été signalé, ni même fuité.

  • D’autres interpellations et un autre cadre

L’interpellation de Jarraya, qui a surpris toute la Tunisie et toute la blogosphère, a aussi été suivie par d’autres. Beaucoup de noms ont été cités. Les plus connus restent jusqu’ici, sans qu’il y ait une quelconque confirmation officielle et sous le sceau de la présomption d’innocence, l’ancien douanier et ancien candidat au poste de chef d’Etat en 2014 Yassine Channoufi et l’homme d’affaires Néjib Ben Ismaïl.

Nous pensons cependant que l’interpellation de ces deux derniers, si elle se vérifiait, n’aurait pas de lien avec celle de Jarraya. Ancien douanier, Channoufi pourrait avoir fait les frais de l’enquête ordonnée par le chef du gouvernement après les déclarations d’Imed Trabelsi et ses franches accusations contre la Douane. Homme d’affaires en import-export, Ben Ismaïl pourrait tomber dans le cadre de la même enquête.

Différents témoins avaient fait état, en fin d’après-midi du mardi, d’un défilé de grosses voitures et d’hommes chargés de dossiers, du côté de la caserne d’El Aouina dans la banlieue nord de Tunis. La seule réaction officielle à ce qu’ont rapporté des citoyens, c’est l’annonce par l’OACA d’une opération blanche qui se préparerait à El Aouina sise dans l’arrière-cour de l’aéroport de Tunis Carthage. Sinon, aucune information officielle sur ces deux interpellations. A La Kasbah, comme à Bab Bnet (siège du ministère de la Justice et des 3 tribunaux), c’est «Circulez, il n’y a rien à voir» !

  • Pourquoi maintenant ?

Dans ce silence officiel assourdissant de coulisses, force est de se poser des questions sur le timing de ces interpellations, si toutefois elles se vérifiaient. Elles sont en effet intervenues suite à deux évènements. D’abord le témoignage, certes controversé, d’Imed Trabelsi. Ensuite, les manifestations de Kamour, à Tataouine.

Serait-il alors possible de rendre justice à ces deux évènements comme étant «un mal pour un bien» ? On se demande aussi si le gouvernement de Youssef Chahed se serait enfin réveillé face à ce qui existe en Tunisie, depuis au moins sept ans, ou ce qui se serait passé si Imed Trabelsi n’avait pas parlé et si Kamour ne s’était pas révoltée contre l’autorité de l’Etat.

par -

L’organisation de l’Etat islamique a revendiqué ce mardi l’attentat perpétré la veille à Manchester dans le nord-ouest de l’Angleterre, rapporte Reuters.

On rappelle que vingt-deux personnes, dont des enfants, ont été tuées et 59 blessées dans cette attaque suicide.
Le kamikaze a activé un engin explosif à la sortie d’un concert pop à l’Arena, une immense salle de concert où se produisait la chanteuse Ariana Grande.

par -

Un attentat suicide a fait au moins 22 morts, dont des enfants et 59 blessés, lundi 22 mai,à l’issue d’un concert d’Ariana Grande dans la salle Arena à Manchester, au nord-ouest de l’Angleterre, rapporte l’AFP.
La détonation a eu lieu vers la fin du concert, à 22h35, heure locale. D’après son staff, la chanteuse n’a pas été blessée et elle a été mise en sécurité.
C’est l’attaque la plus meurtrière visant le Royaume-Uni depuis douze ans. L’auteur de l’attaque est mort en faisant détonner un engin explosif, a ajouté la même source.

par -

Au terme d’un Conseil de défense, hier jeudi 18 mai 2017, consacré en partie au déploiement des soldats français dans le Sahel pour contenir les groupes djihadistes, le palais de l’Elysée a émis le communiqué suivant :

« Le Président de la République a réuni le Conseil de défense et de sécurité nationale.

Le Conseil a fait un tour d’horizon des dispositions prises pour protéger notre pays et ses citoyens des projets terroristes et des attaques cybernétiques.

Le Conseil a également pris connaissance des conditions d’emploi des forces françaises engagées en opération à l’extérieur du territoire national.

Le Président de la République a indiqué qu’il se rendrait le 19 mai auprès des soldats déployés au Sahel« .

Le nouveau chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, avait dit pendant la campagne électorale que l’Afrique serait une de ses priorités et qu’il entendait changer profondément les liens entre la France et le continent, le voilà déjà à l’oeuvre à peine une semaine après son installation officielle à la tête du pays (le 14 mai 2017) !

par -

Le ministre de la Défense nationale, Farhat Horchani, a déclaré ce mercredi 17 mai 2017 lors de son audition à l’ARP que les menaces terroristes sont encore là malgré les grandes réussites des unités sécuritaires et miliaires.

Il a précisé que ces menaces pèsent notamment sur les régions touristiques du pays, signalant dans le même contexte que les sécuritaires et les miliaires travaillent d’arrache-pied afin d’y faire face et de protéger le pays.

par -

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a décidé de prolonger l’état d’urgence d’un mois à partir de ce mardi 16 mai 2017.
Le chef de l’Etat a pris cette décision après concertation avec le chef du gouvernement et le président de l’Assemblée des représentants du peuple.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le porte-parole de la présidence de la République, Ridha Bouguezzi, a indiqué que la situation sécuritaire s’améliore de façon notable. Mais, a-t-il précisé, les exigences de l’action sécuritaire et militaire, notamment en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, nécessitent le prolongement de l’état d’urgence.
Le 24 novembre 2015, l’état d’urgence a été décrété pour un mois suite à l’explosion qui avait ciblé un bus de la garde présidentielle, faisant plusieurs morts et blessés. Depuis cette attaque, l’état d’urgence a été prolongé à plusieurs reprises.
Jeudi 16 février 2017, l’état d’urgence a été prolongé de trois mois.

par -

Presque deux ans après sa signature, l’Accord de paix du 20 juin 2015 est aujourd’hui fragilisé par la stratégie des groupes armés djihadistes, qui s’activent à étendre le conflit du Nord Mali vers les régions du centre et les pays limitrophes. La recrudescence de l’insécurité y entraîne désengagement de l’État, violences intercommunautaires, et exactions de l’armée malienne et des groupes armés, fournissant un terreau idéal à l’extension des groupes terroristes. Il est urgent que la communauté internationale renforce les moyens de la MINUSMA dans les régions centrales du Mali et que les autorités maliennes engagent par ailleurs une véritable lutte contre l’impunité.

Dans une note de position publiée ce jour, la FIDH et son organisation membre l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) analysent la dégradation de la situation sécuritaire et des droits humains au Mali. Elles recommandent une réorientation des priorités, afin de renforcer la mission de paix de l’ONU, notamment au centre du pays, et lutter contre l’impunité. Une délégation commune FIDH / AMDH est au siège des Nations Unies à New York du 7 au 13 mai pour y exposer ces recommandations.

« Plus de 150 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année 2017 dans des attaques terroristes, des assassinats ciblés et lors de conflits intercommunautaires. Face à cette violence qui perdure au Nord Mali et se développe au Centre, il est urgent de réagir pour protéger les populations civiles et poursuivre et condamner les auteurs de crimes graves. » a déclaré Me Moctar Mariko, président de l’AMDH.

Le Mali connaît actuellement un niveau d’insécurité sans précédent. La FIDH et l’AMDH sont inquiètes de la multiplication d’actes terroristes de plus en plus sophistiqués et dévastateurs au Nord et au centre du pays. Dans les régions de Ségou et Mopti, les groupes terroristes (tels que le Front de libération du Macina rattaché au mouvement terroriste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali) mènent depuis plus d’un an des attaques et des actions ciblées contre les représentants de l’État, les notables et les communautés locales. Cette stratégie d’insécurité accroît le désengagement de l’État, qui n’est plus en mesure de protéger les populations civiles ou de leur fournir les services publics de base, tels que l’accès à l’éducation et à la santé.

A son tour, le désengagement de l’Etat des zones gagnées par le conflit fournit un terreau favorable à l’implantation des groupes terroristes. En outre, il encourage les populations civiles à s’armer et organiser elles-mêmes leur protection, au risque d’amalgames et dérives. La recrudescence d’affrontements intercommunautaires violents a causé la mort de plus de 117 personnes en 2016 et 2017.

La FIDH et l’AMDH appellent la MINUSMA à renforcer son soutien aux autorités nationales dans la protection des civils, en particulier dans les régions du centre du pays. Nous appelons également le Conseil de Sécurité de l’ONU à prendre des sanctions individuelles ciblées contre les individus s’opposant à la mise en œuvre de l’Accord de paix et contre ceux qui commanditent ou ordonnent des violences.

Par ailleurs, la riposte de l’armée malienne face à l’insécurité grandissante s’accompagne de graves violations des droits humains. Notamment de nombreuses arrestations, des détentions arbitraires, et des  actes de torture perpétrés dans le cadre d’opérations anti-terroristes.

Pour rétablir le lien de confiance entre les populations civiles et l’État, crucial dans la lutte contre le terrorisme, il est urgent d’encadrer davantage la réponse militaire afin de mettre fin a ces exactions et de tout mettre en œuvre pour permettre le retour des services publics de base.

Enfin, la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves demeure ambivalente. Le rapport détaille l’état des procédures judiciaires en cours devant les tribunaux maliens pour les crimes commis depuis 2012. Certaines avancées sont prometteuses, comme l’ouverture du procès de l’ex-putschiste Amadou Haya Sanogo. Mais quasiment toutes les procédures concernant les crimes commis au Nord Mali durant l’occupation de 2012-2013 piétinent, y compris celles initiées par nos organisations au nom de plus d’une centaine de victimes de violences sexuelles. Nous appelons les autorités maliennes à intensifier leurs efforts en matière de lutte contre l’impunité.

Rapport sur : fidh.org/fr/regions/afrique/mali/terrorisme-et-impunite-font-chanceler-un-accord-de-paix-fragile

par -

La réunion de la 31e session de la commission militaire mixte tuniso-américaine, tenue le week-end dernier à Washington, a été couronnée par la signature de la Déclaration finale.
Cité dans un communiqué, le ministre de la Défense nationale, Farhat Horchani, a indiqué que la réunion traduit la volonté des deux pays de renforcer les relations de coopération stratégique dans le domaine militaire.
Le ministre a donné un aperçu des aides qui ont été fournies par les Etats-Unis à la Tunisie, citant notamment la mobilisation de moyens matériels et financiers, outre les programmes de coopération dans le domaine d’entraînement et d’échange de renseignements.
Horchani a également salué le soutien apporté par les autorités américaines au gouvernement d’Union Nationale pour impulser l’économie, accélérer le rythme de croissance et relever les défis sécuritaires, notamment ceux liés à la lutte contre le terrorisme, lit-on dans le même communiqué.

Pour sa part, Amanda Douri, vice-secrétaire américain adjoint à la Défense, s’est félicité des efforts consentis par la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des frontières, faisant état de l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays à la faveur notamment de la promptitude des forces de sécurité et de l’armée nationale.
 » La Tunisie est un modèle pour les pays de la région, voire un important allié stratégique pour les Etats-Unis « , a-t-elle ajouté.
Le ministre de la Défense nationale a eu en marge de la réunion de la commission militaire mixte tuniso-américaine une série d’entretiens avec des responsables américains dont le secrétaire d’Etat à la Défense, James Mattis et son adjoint Bob Work.
Les entrevues ont porté sur la coopération militaire, les entraînements et l’échange de renseignements, apprend-on de même source.

par -

Cinq hommes ont été arrêtés, mardi 2 mai 2017, dans plusieurs lieux en France et des armes saisies par les services antiterroristes qui craignaient une possible action violente, a-t-on appris de sources judiciaire et proches de l’enquête. Ils étaient jusqu’alors totalement inconnus des services antiterroristes, rapporte europe1.fr

Selon la même source, les interpellations ont eu lieu notamment à Bihorel, près de Rouen, à Roanne et à Villeneuve-d’Ascq. Dans le Nord, les policiers ont arrêté un couple de Villeneuve d’Ascq. Dans la Loire, ils ont interpellé un habitant de Roanne, qui a grandi dans le même quartier que Rachid Kassim, recruteur de Daech, inspirateur de nombreux attentats, tué il y a quelques mois en Irak. Et dans la banlieue de Rouen, enfin, la Sous-direction antiterroriste (Sdat) a interpellé deux demi-frères. Ces deux hommes figurent parmi les gardés à vue.

L’un d’entre eux possédait deux pistolets et deux fusils mitrailleurs, transformés en simple carabine. Ces armes étaient légalement déclarées. Mais il avait aussi un brassard police et des gilets pare-balles sur lesquels il va devoir s’expliquer. Les enquêteurs comptent aussi sur l’exploitation des nombreux supports numériques trouvés en perquisition pour savoir plus sur les projets précis de ce petit groupe…

par -

La 5e chambre criminelle spécialisée dans les crimes terroristes près le Tribunal de première instance de Tunis a prononcé, mercredi à l’aube, des jugements allant de l’acquittement à la condamnation à mort dans les affaires terroristes de Chebbaou (gouvernorat de la Manouba) et de Chott El-Jérid survenues en octobre 2014.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le porte-parole du Tribunal de première Instance de Tunis et du Pôle judiciaire de lutte antiterroriste, Sofien Selliti, précise que vingt suspects sont mis en accusation dans le cadre de ces affaires dont quatre en lien direct avec les affrontements armés qui ont eu lieu à la Cité Al-Ward à Chebbaou, ayant fait 6 morts dont 5 femmes.
L’un des inculpés a été condamné à la peine de mort pour homicide volontaire et affiliation à une organisation terroriste. Un autre accusé à été également condamné à la peine capitale pour complicité de meurtre, a-t-il ajouté.
Le reste des jugements varie entre non-lieu et 32 ans de réclusion.
Les faits remontent au 23 octobre 2014, un gardien d’une aire de repos à Chott El- Jérid avait été tué par deux terroristes qui projetaient un attentat contre un groupe de touristes.

par -

La cinquième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les affaires de terrorisme, a condamné mercredi à l’aube Mohamed Anouer Bayoudh à 4 ans de prison ferme et sa compagne à 2 ans. Les deux condamnés seront également placés sous contrôle administratif pendant 2 ans.
Accusés d’implication dans des affaires liées au terrorisme, Mohamed Anouer Bayoudh et sa compagne ont comparu mardi devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, a indiqué le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis et du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofien Selliti.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Selliti a expliqué que les jugements ont été rendus après validation de l’accusation contre Mohamed Anouer Bayoudh et sa compagne qui sont en état d’arrestation. Une troisième personne en cavale a été accusée d’implication dans la même affaire.
Le juge d’instruction avait émis, le 4 juillet 2016, un mandat de dépôt contre Anouer Bayoudh et sa compagne pour « appartenance à l’organisation terroriste Daech ».
Les deux accusés ont été arrêtés dès leur arrivée de Turquie à l’aéroport Tunis-Carthage en juillet 2016 avant d’être transférés à l’unité nationale d’enquête dans les crimes terroristes à la caserne de la garde nationale de l’Aouina.
Le ministère public avait émis un mandat d’amener national et international à l’encontre de Bayoudh et sa compagne après leur départ vers la Syrie en novembre 2015.
Mohamed Anouer Bayoudh est le fils du colonel-major Fethi Bayoudh, chef du service Pédiatrie à l’hôpital militaire de Tunis, qui avait trouvé la mort dans les attentats-suicides perpétrés, le 28 juin 2016, à l’aéroport international Atatürk d’Istanbul (Turquie). Le défunt y était à la recherche de son fils.

par -

Dans un communiqué, publié par un site israélien (YNet) qui appartient au même groupe «Yedoth Ahronoth», Israël tente de faire capoter le pèlerinage juif annuel qui se déroule dans l’île de Djerba (14 et 15 mai pour cette année 2017). Le communiqué qui cite le «Bureau de la lutte contre le terrorisme israélien, essai de faire peur aux touristes juifs en  évoquant d’éventuelles nouvelles attaques terroristes en Tunisie, et demande aux Juifs de s’abstenir de se rendre en Tunisie.

Pourtant, selon les chiffres du «Global Terrorism Index 2016 », la Tunisie est mieux classée qu’Israël elle-même. Mieux classée aussi que l’Angleterre et que la France !

Enregistrer

par -

Le parquet de Francfort a fait savoir ce jeudi 27 avril 2017 qu’un lieutenant de l’armée allemande, âgé de 28 ans, accusé d’avoir projeté un attentat, a été placé derrière les barreaux hier mercredi, rapporte l’agence Reuters. Motus pour le moment sur l’ampleur de la menace, la cible ou les moyens d’action. Tout ce qu’on sait c’est que le présumé terroriste avait fait usage, l’an dernier, de faux papiers d’identité pour se faire passer pour un réfugié syrien.

L’homme a été appréhendé en Bavière, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Un étudiant de 24 ans, qui vit à Offenbach, une bourgade nichée à l’est de Francfort, a également été coincé transportant des explosifs, a ajouté le parquet. « Nous avons établi grâce à divers enregistrements qu’ils ont tous les deux des idées xénophobes », a affirmé la procureure Nadja Niesen lors d’une conférence de presse à Francfort. Elle n’a pas souhaité en dire plus sur l’identité des deux hommes…

A souligner que les deux prévenus étaient aussi traqués par les enquêteurs français et autrichiens.

par -

L’auteur présumé de l’assaut, à l’explosif, contre le bus de l’équipe de foot de Dortmund avait d’étranges motivations : Il voulait faire plonger les actions du club et en profiter pour ramasser un maximum, ayant déjà spéculé sur leur baisse, selon l’AFP. Sergej W., un ressortissant germano-russe de 28 ans, qui a été cueilli vendredi dernier par une unité d’élite de la police dans la région de Tübingen (sud-ouest), avait donc des préoccupations bassement matérielles, et non terroristes, comme l’avaient cru les enquêteurs…

En fait, le jeune homme avait parié sur une chute du prix de l’action du club de Dortmund (BVB) par le système dénommé »put-options », et a attaqué le car de l’équipe de football en conséquence. Peu importe le nombre de morts et de blessés qu’il ferait, l’essentiel étant de faire tomber les cours au plus bas. Les enquêteurs, qui s’étaient focalisés sur trois pistes suite à des revendications, du reste contradictoires (l’une islamiste, laissée sur les lieux du crime le jour même de l’attaque ; l’autre, d’extrême gauche, a été balancée sur internet et la dernière, d’extrême droite, a été transmise à des médias allemands), ont finalement découvert le pot aux roses.

Selon le parquet, le suspect avait, le 11 avril 2017, jour de l’attaque, mis la main sur 15.000 actions du club en pariant sur leur fonte, avec un délai fixé au 17 juin 2017. D’après le journal allemand Bild, il aurait pu empocher 3,9 millions d’euros de bénéfices.
L’action du club ne s’est toujours pas remise de l’attaque, et affiche -5,5% depuis l’attentat, se situant à 5,36 euros hier jeudi 20 avril dans la soirée.

par -

Selon des révélations faites par le directeur du Bureau central des investigations judiciaires à la chaîne France24, malgré les opérations menées par les services de sûreté contre les aspirants djihadistes, le nombre des Marocains ayant rallié des organisations terroristes est en nette progression.

D’après les données rapportées par le site Yabiladi, ils sont actuellement 1.632 personnes. Environ 400 combattants ont trouvé la mort alors que 78 d’entre eux sont retournés au Maroc où ils sont soumis à des interrogatoires avant d’être déférés devant le parquet compétant.

par -

A Stockholm, un camion a foncé dans la foule dans une grande avenue commerçante de la capitale suédoise. Il y a des morts et plusieurs blessés.

Selon le site 20 minutes, l’incident s’est déroulé au niveau de la station T-Centralen, par laquelle passent toutes les lignes de Stockholm. Pour l’heure, le quartier a été entièrement bouclé, a précisé la même source.

par -

L’Allemagne va extrader un Tunisien recherché par les autorités tunisiennes pour son implication dans les attaques terroristes du musée du Bardo et de la ville de Ben Guerdane.

Selon les données annoncées par l’AFP, le tribunal administratif de Francfort a rejeté la requête de ce Tunisien présenté par des médias allemands comme Haykel S., 36 ans, qui contestait le rejet de sa demande d’asile.

Arrivé en 2015 en Allemagne dans le flux de candidats à l’asile, il avait été interpellé une première fois à l’aéroport de Francfort le 15 août dernier sur la base d’un mandat d’arrêt des autorités tunisiennes qui le soupçonnaient de complicité dans l’attaque contre le musée Bardo et celle de Ben Guerdane.

Toujours selon l’AFP, le tunisien avait été une nouvelle fois interpellé en février dernier, lors d’une opération sécuritaire à Francfort, soupçonné par les enquêteurs allemands d’avoir été un « recruteur et un passeur » pour le compte du groupe terroriste Daesh et d’avoir monté un « réseau de soutien » en vue d’y commettre une attaque.

par -

Le président américain, Donald Trump, a reçu lundi 03 avril 2017 à Washington, avec les honneurs, son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. Cette rencontre a permis de prendre le pouls des relations entre les deux hommes. Pas de doute là-dessus : Elles sont au beau fixe…

Pour rappel, al-Sissi a été l’un des rares dirigeants à recevoir Donald Trump avant son sacre à l’élection de novembre 2016. C’était en septembre 2016, quand le président égyptien s’était rendu à New York pour assister à l’Assemblée générale de l’ONU. A l’époque on était en pleine effervescence pré-électorale aux Etats-Unis, mais très peu de gens pariaient sur les chances de Trump face au rouleau compresseur Hillary Clinton, assise sur un background politique et diplomatique exceptionnel, sur un long passé de femme d’Etat, de dossier. Mais al-Sissi lui n’a pas voulu mettre tous ses oeufs dans le même panier et a eu des entretiens avec les deux candidats, les mettant sur le même pied d’égalité. Ses pairs, qui n’ont pas parié un dollar sur Trump, n’ont pas été aussi inspirés. C’est la raison pour laquelle le chef de l’Etat égyptien était très à l’aise pour attraper son téléphone et adresser ses félicitations au républicain suite à sa victoire surprise sur la démocrate, Mme Clinton, le premier dirigeant arabe à faire ce geste que le nouvel homme fort des USA n’oubliera jamais…

Al Sissi à la Maison Blanche, c’est toute une page qui se tourne, car le prédécesseur de Trump, Barack Obama, ne voyait en l’Egyptien que le pourfendeur des droits de l’Homme, le bourreau aux mains pleines de sangs – celui des Frères musulmans surtout. Trump ne voit pas du tout les choses de la même façon, au contraire il pense que l’Egypte est redevable à al-Sissi pour son « travail fantastique » de nettoyage du pays accompli dans des conditions « difficiles », rapporte l’AFP. Mais déjà avant cette rencontre, Trump avait annoncé la couleur, sur Twitter, qu’il affectionne particulièrement, en faisant savoir qu’il attend « avec impatience une longue et merveilleuse relation » entre l’Égypte et les États-Unis. Tout est dit…

Le miel coule à flot !

« Nous sommes clairement derrière le président al-Sissi […] Nous sommes clairement derrière l’Égypte et le peuple égyptien », a affirmé Trump depuis le Bureau ovale, avec à ses côtés son homologue égyptien, qui n’a pas boudé son plaisir.
Le républicain en a rajouté une louche en déclarant : « Nous avons beaucoup de choses en commun ».. Bien entendu toutes les questions qui fâchent sur les droits de l’homme et la liberté de la presse, qui étaient le dada d’Obama, ont été soigneusement contournées par Trump. On se contentera d’un « nous sommes proches depuis la première fois que nous nous sommes rencontrés », asséné par le président américain. Au moins on lui reconnait une qualité : la fidélité, à ses idées et à ses proches. Dans un entretien avec la chaîne de télévision américaine Fox Business, en septembre dernier, bien avant l’élection, il avait qualifié al-Sissi de « type fantastique », qui avait bien pris en main l’Égypte. C’est bien connu, l’occupant de la Maison Blanche ne fait pas dans la demi-mesure, sur le président égyptien comme sur les autres dossiers sur son bureau…

Ce qui est sûr c’est qu’al-Sissi rend bien à Trump cette affection. Il a fait part de son « admiration » pour « la personnalité » du républicain et a fait savoir qu’il est fin prêt pour fignoler avec lui « une stratégie efficace de lutte contre le terrorisme », un sujet sur lequel les deux hommes sont complètement d’accord…

par -

 » La Tunisie gagnerait à promouvoir davantage le potentiel de son marché, qui demeure peu connu par les principaux acteurs de la City, et à profiter de la nouvelle donne qu’offrent la transition tunisienne et le Brexit, pour intensifier ses relations et échanges avec ses partenaires britanniques « . Tel était le principal message de Louise De Sousa, Ambassadeur de Grande-Bretagne en Tunisie, lors d’une rencontre tenue, lundi, avec les médias nationaux.
Cette rencontre qui intervient en préparation de la visite en Tunisie du lord-maire de Londres, Andrew Parmeley, programmée pour les 10 et 11 avril 2017, a aussi, porté sur les opportunités de coopération entre les deux pays, qu’ouvre une telle visite, notamment dans le domaine financier,  » là où réside le plus grand potentiel de coopération entre les deux parties « , selon De Sousa.

Elle a, par ailleurs, rappelé que « depuis la dernière visite en Tunisie de l’ancienne lord-maire de la City de Londres, Fiona Wool, en 2014, le contexte a beaucoup changé, du côté tunisien comme du coté britannique. En Tunisie, le focus est actuellement, mis sur la relance économique. En Grande Bretagne, c’est le processus de sortie de l’Union européenne qui est à l’ordre du jour. Et cette nouvelle donne offre énormément d’opportunités de coopération entre les deux pays, en dehors des contraintes qui pesaient auparavant sur les relations Tunisie-UE « .

Des partenariats en vue

L’ambassadrice britannique a également fait savoir qu’Andrew Parmeley sera accompagné, outre Fiona Wool, d’une délégation d’entreprises britanniques, dont deux opérant dans le domaine du paiement mobile et digital, une troisième dans le secteur de l’énergie, une quatrième dans le domaine du conseil et qui a manifesté un intérêt particulier pour le marché africain, ainsi qu’un fonds d’investissement spécialisé dans l’énergie.

L’Ambassadeur de Grande-Bretagne a ainsi souligné que le focus sera mis, lors de cette visite, sur le secteur financier et l’énergie, avec une approche favorisant l’innovation et la technologie. Cette visite sera couronnée par la signature d’un protocole d’entente entre le ministère britannique des Affaires étrangères, le ministère tunisien des Finances et la Banque centrale ; l’accord servira de cadre global pour la future coopération entre les deux pays dans le domaine financier.

Ce protocole servira également de cadre pour un projet de coopération avec la Banque Mondiale pour l’assistance technique au ministère des Finances en matière de modernisation du secteur Financier mais aussi d’un projet de coopération avec la Banque Africaine de développement, pour promouvoir l’entrepreneuriat et l’investissement privé.
Il prévoit encore un programme de formation pour les agents et officiers de la douane en matière de planification stratégique et un appui technique aux cadres de la Banque Centrale en matière de stabilité financière. Il couvrira un projet de coopération, qui sera finalisé, au cours de cette semaine, avec la Bourse de Tunis, visant à faciliter l’accès des PME, aux financements non bancaires ( Bourse, Private Equity…).

Toujours selon De Sousa, la visite de la délégation britannique s’inscrit dans le cadre du suivi des résultats de la conférence « Tunisia 2020 », rappelant que l’approche britannique, lors de cette conférence, n’était pas de faire des dons, mais de faciliter l’accès aux financements privés, et d’inciter la partie tunisienne à promouvoir davantage son offre en matière d’investissement auprès des principaux acteurs de la City et à exposer les avancées en matière de facilités accordées aux investisseurs.
Un rappel a été fait aussi à propos des deux projets de coopération retenus dans le cadre de cette conférence, à savoir le projet de mise en place d’un hôpital à Gabès, qui enregistre un avancement avec l’allocation du terrain nécessaire par l’Etat, et la construction d’un hôpital à Béja, qui attend toujours d’être débloqué.
De Sousa a aussi insisté sur la nécessité d’assurer le suivi nécessaire des accords et des projets conclus, faisant remarquer que « ce suivi fait parfois défaut en Tunisie « .

Interrogée sur les raisons empêchant le décollage souhaité des relations tuniso-britanniques qui demeurent en-deçà des attentes et du potentiel de coopération existant, De Sousa a affirmé que  » le montant du budget alloué à la Tunisie a beaucoup évolué depuis la révolution et que le staff de l’ambassade est passé de 5 avant la révolution à 30 actuellement, ce qui dénote de l’intérêt accordé à la coopération bilatérale « .
Et d’ajouter  » avec le nouveau contexte aussi bien en Tunisie qu’en Grande Bretagne, je pense que notre stratégie de coopération est désormais plus claire. On ne veut pas dupliquer ce que les autres pays sont en train de faire aussi, mais plutôt avoir notre propre apport dans les domaines où nous sommes les plus compétitifs à savoir le secteur financier, l’énergie, les nouvelles technologies…  »

Au sujet de la décision de la Grande-Bretagne d’interdire les ordinateurs portables et tablettes en cabine sur les vols en provenance d’un certain nombre de pays arabe dont la Tunisie, De Sousa a précisé que  » cette interdiction s’inscrit dans le cadre de la stratégie sécuritaire globale de son pays et qu’elle ne cible pas la Tunisie d’une manière particulière « . Cette décision est  » motivée par l’importance des menaces terroristes qui pèsent sur le transport aérien, mais elle n’aura pas d’effet sur les relations de coopération entre les deux pays « .
De Sousa qui dit comprendre  » le mécontentement et les préoccupations des Tunisiens face à cette interdiction  » a indiqué que  » les autorités de son pays restent favorables à une révision de ces mesures, si la situation s’améliore et si les menaces terroristes s’atténuent « .

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE

Pendant une opération de sauvetage en mer Méditerranée survenue le 23 mai, la garde côtière libyenne s'est approchée des embarcations en détresse, a intimidé...

SPORT

Reseaux Sociaux