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Tourisme, Tunisie Nord ouest

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Le Nord-ouest de la Tunisie est une région où abondent les richesses naturelles mais qui demeure parmi les régions qui souffrent

Le Nord-ouest de la Tunisie est une région où abondent les richesses naturelles mais qui demeure parmi les régions qui souffrent, encore, de la marginalisation. Ce sont les régions où les taux de pauvreté et de chômage sont parmi les plus élevés de toute la Tunisie. L’absence de grands projets et l’indigence de l’investissement aussi bien public que privé ont fortement pénalisé le développement dans cette région, et ce en dépit de l’annonce d’un bon nombre de projets en 2012.

C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que le centre de réflexion stratégique pour le développement du nord ouest (CRSDNO) a organisé samedi, 15 mars 2013, à Tabarka, le premier forum du développement et du tourisme écologique dans le Nord-ouest. Cet événement qui s’est poursuivi jusqu’à dimanche, a constitué un lieu d’échange et de réflexion avec les cadres de la région (banques, institutions financières et experts), et ce dans l’objectif d’expliquer les vraies causes de l’exclusion de cette région et d’identifier les pistes de développement de cette région notamment en termes de tourisme écologique. A signaler, dans ce cadre, que plusieurs personnalités étaient été présentes, notamment les PDG de la BNA, de la BTK ou encore de la BFPME.

Kamel Ayadi, président du CRSDNO, a expliqué dans ce cadre que le déficit en matière d’investissement privé est en grande partie à l’origine de l’absence du développement. Ce déficit peut s’expliquer, selon lui, par deux facteurs qui agissent de manière concomitante, à savoir l’insuffisance des infrastructures de liaisons routières et autoroutières, ferroviaires. Ainsi, le cadre de vie handicape l’attractivité de cette région et l’absence de politique de communication et de marketing territorial à même de valoriser le potentiel et attirer les investisseurs.

Bien encore, l’indice de l’investissement privé par habitant dans cette région est le plus bas de toute la Tunisie, deux fois moins que le Grand Tunis et 3 fois moins que le Nord-est. La croissance du nombre des entreprises entre 2005 et 2010 a aussi été la moins importante de toute la Tunisie. Ajoutons à cela l’appauvrissement en termes de ressources humaines dans cette région.

Kamel Ayadi a appelé, dans ce cadre, au lancement d’une stratégie s’articulant autour de plusieurs axes dont principalement celui visant à donner de la visibilité au potentiel que recèle le Nord-ouest dans un créneau aussi prometteur et porteur de développement comme celui du tourisme alternatif. Il s’agit aussi d’offrir une plateforme de rencontre, d’échange et de dialogue pour les cadres de la région en vue de fédérer les compétences et redonner espoir aux gens.

Il s’agit également de présenter les projets en cours ou ceux qui sont au niveau des idées dans l’objectif de rassurer l’investisseur qui doit se sentir soutenu par la société civile et non pas livré à lui-même et aux aléas de la conjoncture sociopolitique actuelle.

Khalil Ammar, PDG de la banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) a indiqué, de son côté, que le nombre des projets approuvés par la BFPME dans le secteur touristique demeure encore très faible. Et d’ajouter, dans une déclaration à Africanmanager, que le nombre des projets approuvés à ce jour par la banque a dépassé les 1700 projets dont 80% dans le secteur industriel et 20% dans le secteur agricole. Ces projets ont nécessité des investissements de l’ordre de 350 millions de dinars mobilisés par la banque.

Khalil Ammar a précisé, en outre, que la BFPME finance les projets sans exiger des garanties réelles et externes. Elle se contente seulement d’examiner la rentabilité du projet.

Pour sa part, Robert Angels, ambassadeur des Pays-Bas, a souligné que la Tunisie a tous les atouts et les préalables pour se développer, mais elle doit changer l’idée que le tourisme de masse est l’axe du futur et trouver par conséquent des niches dans le tourisme. Il faut également, selon lui, renforcer la coopération transfrontalière.

Kh.T

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Le Nord-ouest de la Tunisie est une région où abondent les richesses naturelles mais qui demeure parmi les régions qui souffrent

Le Nord-ouest de la Tunisie est une région où abondent les richesses naturelles mais qui demeure parmi les régions qui souffrent, encore, de la marginalisation. Ce sont les régions où les taux de pauvreté et de chômage sont parmi les plus élevés de toute la Tunisie. L’absence de grands projets et l’indigence de l’investissement aussi bien public que privé ont fortement pénalisé le développement dans cette région, et ce en dépit de l’annonce d’un bon nombre de projets en 2012.

C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que le centre de réflexion stratégique pour le développement du nord ouest (CRSDNO) a organisé samedi, 15 mars 2013, à Tabarka, le premier forum du développement et du tourisme écologique dans le Nord-ouest. Cet événement qui s’est poursuivi jusqu’à dimanche, a constitué un lieu d’échange et de réflexion avec les cadres de la région (banques, institutions financières et experts), et ce dans l’objectif d’expliquer les vraies causes de l’exclusion de cette région et d’identifier les pistes de développement de cette région notamment en termes de tourisme écologique. A signaler, dans ce cadre, que plusieurs personnalités étaient été présentes, notamment les PDG de la BNA, de la BTK ou encore de la BFPME.

Kamel Ayadi, président du CRSDNO, a expliqué dans ce cadre que le déficit en matière d’investissement privé est en grande partie à l’origine de l’absence du développement. Ce déficit peut s’expliquer, selon lui, par deux facteurs qui agissent de manière concomitante, à savoir l’insuffisance des infrastructures de liaisons routières et autoroutières, ferroviaires. Ainsi, le cadre de vie handicape l’attractivité de cette région et l’absence de politique de communication et de marketing territorial à même de valoriser le potentiel et attirer les investisseurs.

Bien encore, l’indice de l’investissement privé par habitant dans cette région est le plus bas de toute la Tunisie, deux fois moins que le Grand Tunis et 3 fois moins que le Nord-est. La croissance du nombre des entreprises entre 2005 et 2010 a aussi été la moins importante de toute la Tunisie. Ajoutons à cela l’appauvrissement en termes de ressources humaines dans cette région.

Kamel Ayadi a appelé, dans ce cadre, au lancement d’une stratégie s’articulant autour de plusieurs axes dont principalement celui visant à donner de la visibilité au potentiel que recèle le Nord-ouest dans un créneau aussi prometteur et porteur de développement comme celui du tourisme alternatif. Il s’agit aussi d’offrir une plateforme de rencontre, d’échange et de dialogue pour les cadres de la région en vue de fédérer les compétences et redonner espoir aux gens.

Il s’agit également de présenter les projets en cours ou ceux qui sont au niveau des idées dans l’objectif de rassurer l’investisseur qui doit se sentir soutenu par la société civile et non pas livré à lui-même et aux aléas de la conjoncture sociopolitique actuelle.

Khalil Ammar, PDG de la banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) a indiqué, de son côté, que le nombre des projets approuvés par la BFPME dans le secteur touristique demeure encore très faible. Et d’ajouter, dans une déclaration à Africanmanager, que le nombre des projets approuvés à ce jour par la banque a dépassé les 1700 projets dont 80% dans le secteur industriel et 20% dans le secteur agricole. Ces projets ont nécessité des investissements de l’ordre de 350 millions de dinars mobilisés par la banque.

Khalil Ammar a précisé, en outre, que la BFPME finance les projets sans exiger des garanties réelles et externes. Elle se contente seulement d’examiner la rentabilité du projet.

Pour sa part, Robert Angels, ambassadeur des Pays-Bas, a souligné que la Tunisie a tous les atouts et les préalables pour se développer, mais elle doit changer l’idée que le tourisme de masse est l’axe du futur et trouver par conséquent des niches dans le tourisme. Il faut également, selon lui, renforcer la coopération transfrontalière.

Kh.T

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