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Promouvoir le produit saharien n’est  pas un choix arbitraire pour Jamel Gamra

Promouvoir le produit saharien n’est pas un choix arbitraire pour Jamel Gamra, ministre du Tourisme, environ 6 mois après sa nomination. Il demeure conscient de l’importance de la région de Sud, Tozeur notamment, ville située au cœur de Djérid et qui ne manque pas d’atouts.

La célébration de la journée mondiale du tourisme était une excellente occasion pour valoriser l’objectif escompté en invitant de nombreux ambassadeurs accrédités à Tunis et des journalistes étrangers.

A travers une tournée dans plusieurs zones de ladite région à l’instar d’Onq Jmel, Golf de Tozeur, le musée de Chak Wak et autres, Jamel Gamra aurait décrété une gestion plus rapide de la situation, jugée catastrophique.

En effet, la dynamique touristique s’est carrément enrayée. Seulement 92 466 touristes ont visité Tozeur jusqu’au 20 septembre 2013, contre 208 484 touristes, au cours de la même période de l’année 2010, soit un recul de 55,64 %. Pis, le nombre des nuitées passées a également, chuté de 59%, passant de 341 208 nuitées, en 2010, à 139 545 nuitées, cette année.

Des chiffres alarmants qui soulignent la gravité de la situation suite, plus est, à la fermeture de 19 hôtels et du fabuleux musée « Dar Chraiet » dont les répercussions sont néfastes sur plusieurs métiers vitaux.

Des atouts importants, mais encore sous- exploités

Le cadre est superbe et l’endroit est accueillant avec d’indéniables atouts, mais, d’après de nombreux professionnels, ils sont mal exploités. L’ignorance de ces zones nous a poussés à poser plusieurs questions. Est-il possible d’excepter ces lieux capables d’attirer un grand nombre des touristes ? Pourquoi le gouvernement n’a pas pensé à une telle stratégie pour consolider l’offre saharienne ?

Encore des lacunes…

La tournée organisée par le ministère du Tourisme a certes mis en relief les atouts de cette région, mais elle a dévoilé aussi plusieurs failles qui existent encore, et ce, malgré l’ambition affichée par Jamel Gamra de faire de ladite région un symbole pour un secteur vital dans l’économie tunisienne.

Michelle Sani, journaliste française a, dans ce sens, exprimé son inquiétude. Elle a pointé du doigt à Africanmanager la désorganisation au niveau du programme destiné aux touristes et la médiocrité des services offerts par les unités hôtelières. De même, l’insalubrité demeure l’un des autres soucis inquiétants qui aurait ses répercussions sur l’image du pays.

Pour l’Ambassadeur de Turquie à Tunis, Omer Gucuk, la Tunisie n’a pas beaucoup de choses qui manquent, comparée à la Turquie. Cependant, la prestation des services et le faible taux des touristes restent des questions à examiner.

Un gouvernement muré dans le silence… des habitants en colère

Sur un autre plan, les gens de Sud dans leur globalité, appellent à une meilleure valorisation du produit touristique afin de soutenir une région doublement touchée par la révolution et la situation en Libye.

D’après une mini-enquête menée par Africanmanager auprès de plusieurs habitants, l’indifférence du gouvernement est la cause majeure de la marginalisation que connaît ladite région actuellement. « On a des atouts qui pourront favoriser l’offre saharienne, mais le silence du gouvernement en place et la présence des cadres incompétents ont affecté l’activité touristique de Tozeur», s’est écrié l’un des citoyens précisant que le la sécurité n’est plus un souci préoccupant.

Quant aux autres, les professionnels particulièrement les hôteliers du désert, ils ont déploré l’indifférence du ministère de tutelle qui continue à faire la sourde oreille. « Les problèmes sont énormes et leurs répercussions sont néfastes pour le taux d’occupation qui demeure faible ne dépassant pas 5% », s’est insurgé Adel Dhouibi, vice-président de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie au Sud. «Rien n’est fait pour cette région, capable de contribuer davantage au développement du circuit économique», a-t-il dit.

Comme solution, Adel Dhouibi a suggéré la création d’un comité spécifique régional qui sera chargé de l’activité touristique. D’après lui, cette action permettrait au tourisme saharien de déployer ses ailes. « Il faut avoir notre caisse pour qu’on puisse vendre notre produit saharien », a-t-il recommandé avant de préciser que « ce ne sont pas les autres qui vont le faire. Les professionnels de la région devront s’atteler à cette tâche et non pas les autres». Parmi les autres suggestions, la réactivation de l’aéroport de Tozeur. D’après lui, c’est une action stratégique pour consolider l’offre régionale.

Un avis partagé par les propriétaires des boutiques de l’artisanat dans l’ancien souk, situé dans le centre-ville de Douz, lesquels n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement et surtout le sentiment de marginalisation qui les habite. D’après eux, les guides refusent d’intégrer ce souk dans les circuits touristiques. Chose qui a mis ces vendeurs dans plusieurs difficultés financières.

Wiem Thebti

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Promouvoir le produit saharien n’est  pas un choix arbitraire pour Jamel Gamra

Promouvoir le produit saharien n’est pas un choix arbitraire pour Jamel Gamra, ministre du Tourisme, environ 6 mois après sa nomination. Il demeure conscient de l’importance de la région de Sud, Tozeur notamment, ville située au cœur de Djérid et qui ne manque pas d’atouts.

La célébration de la journée mondiale du tourisme était une excellente occasion pour valoriser l’objectif escompté en invitant de nombreux ambassadeurs accrédités à Tunis et des journalistes étrangers.

A travers une tournée dans plusieurs zones de ladite région à l’instar d’Onq Jmel, Golf de Tozeur, le musée de Chak Wak et autres, Jamel Gamra aurait décrété une gestion plus rapide de la situation, jugée catastrophique.

En effet, la dynamique touristique s’est carrément enrayée. Seulement 92 466 touristes ont visité Tozeur jusqu’au 20 septembre 2013, contre 208 484 touristes, au cours de la même période de l’année 2010, soit un recul de 55,64 %. Pis, le nombre des nuitées passées a également, chuté de 59%, passant de 341 208 nuitées, en 2010, à 139 545 nuitées, cette année.

Des chiffres alarmants qui soulignent la gravité de la situation suite, plus est, à la fermeture de 19 hôtels et du fabuleux musée « Dar Chraiet » dont les répercussions sont néfastes sur plusieurs métiers vitaux.

Des atouts importants, mais encore sous- exploités

Le cadre est superbe et l’endroit est accueillant avec d’indéniables atouts, mais, d’après de nombreux professionnels, ils sont mal exploités. L’ignorance de ces zones nous a poussés à poser plusieurs questions. Est-il possible d’excepter ces lieux capables d’attirer un grand nombre des touristes ? Pourquoi le gouvernement n’a pas pensé à une telle stratégie pour consolider l’offre saharienne ?

Encore des lacunes…

La tournée organisée par le ministère du Tourisme a certes mis en relief les atouts de cette région, mais elle a dévoilé aussi plusieurs failles qui existent encore, et ce, malgré l’ambition affichée par Jamel Gamra de faire de ladite région un symbole pour un secteur vital dans l’économie tunisienne.

Michelle Sani, journaliste française a, dans ce sens, exprimé son inquiétude. Elle a pointé du doigt à Africanmanager la désorganisation au niveau du programme destiné aux touristes et la médiocrité des services offerts par les unités hôtelières. De même, l’insalubrité demeure l’un des autres soucis inquiétants qui aurait ses répercussions sur l’image du pays.

Pour l’Ambassadeur de Turquie à Tunis, Omer Gucuk, la Tunisie n’a pas beaucoup de choses qui manquent, comparée à la Turquie. Cependant, la prestation des services et le faible taux des touristes restent des questions à examiner.

Un gouvernement muré dans le silence… des habitants en colère

Sur un autre plan, les gens de Sud dans leur globalité, appellent à une meilleure valorisation du produit touristique afin de soutenir une région doublement touchée par la révolution et la situation en Libye.

D’après une mini-enquête menée par Africanmanager auprès de plusieurs habitants, l’indifférence du gouvernement est la cause majeure de la marginalisation que connaît ladite région actuellement. « On a des atouts qui pourront favoriser l’offre saharienne, mais le silence du gouvernement en place et la présence des cadres incompétents ont affecté l’activité touristique de Tozeur», s’est écrié l’un des citoyens précisant que le la sécurité n’est plus un souci préoccupant.

Quant aux autres, les professionnels particulièrement les hôteliers du désert, ils ont déploré l’indifférence du ministère de tutelle qui continue à faire la sourde oreille. « Les problèmes sont énormes et leurs répercussions sont néfastes pour le taux d’occupation qui demeure faible ne dépassant pas 5% », s’est insurgé Adel Dhouibi, vice-président de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie au Sud. «Rien n’est fait pour cette région, capable de contribuer davantage au développement du circuit économique», a-t-il dit.

Comme solution, Adel Dhouibi a suggéré la création d’un comité spécifique régional qui sera chargé de l’activité touristique. D’après lui, cette action permettrait au tourisme saharien de déployer ses ailes. « Il faut avoir notre caisse pour qu’on puisse vendre notre produit saharien », a-t-il recommandé avant de préciser que « ce ne sont pas les autres qui vont le faire. Les professionnels de la région devront s’atteler à cette tâche et non pas les autres». Parmi les autres suggestions, la réactivation de l’aéroport de Tozeur. D’après lui, c’est une action stratégique pour consolider l’offre régionale.

Un avis partagé par les propriétaires des boutiques de l’artisanat dans l’ancien souk, situé dans le centre-ville de Douz, lesquels n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement et surtout le sentiment de marginalisation qui les habite. D’après eux, les guides refusent d’intégrer ce souk dans les circuits touristiques. Chose qui a mis ces vendeurs dans plusieurs difficultés financières.

Wiem Thebti

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