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Sur fond de faible croissance mondiale, les envois de fonds vers les pays en développement ne devraient afficher qu’une légère progression en 2016. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de la Banque mondiale sur les migrations et le développement. Le rapport place en effet le Maroc parmi les grands bénéficiaires des envois de fonds de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord).

Selon ce document, publié le 6 octobre dernier par la BM, le Royaume arrive en troisième position avec 6,4 milliards de dollars, derrière l’Égypte (19,7 milliards de dollars) et le Liban (7,2 milliards de dollars). Il devance ainsi la Jordanie (3,8 milliards de dollars), le Yémen (3,4 milliards de dollars), la Tunisie (2,3 milliards de dollars), la Cisjordanie et Gaza (2,2 milliards de dollars), l’Algérie (2 milliards de dollars), la Syrie (1,6 milliards de dollars) et l’Iran (1,3 milliards de dollars).

Selon la BM, les estimations tablent ainsi sur une augmentation de 0,8 % des transferts d’argent vers les pays à revenu faible et intermédiaire, pour un volume total de 442 milliards de dollars. La modeste hausse enregistrée cette année est principalement due à l’augmentation des fonds envoyés en Amérique latine et aux Caraïbes. Dans d’autres régions, on constate en revanche une réduction des revenus envoyés par les migrants vers leur pays d’origine. Cette tendance fait suite à la baisse du niveau des envois de fonds observée en 2015.

La faiblesse du cours du pétrole a, de nouveau, pesé sur l’envoi de fonds depuis la Russie et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Des facteurs structurels sont également intervenus dans le ralentissement de la croissance de ces envois. Les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent ont poussé les banques à fermer les comptes d’agents de transferts de fonds, détournant cette activité vers des circuits informels. Les politiques privilégiant l’emploi des nationaux ont fait baisser la demande de travailleurs migrants dans les pays du CCG. Le contrôle des changes exercé dans certains pays, du Nigéria au Venezuela, a également perturbé les flux de transfert d’argent.

Globalement, la progression des envois de fonds vers les pays en développement devrait rester modeste, autour de 3,5 %, au cours des deux prochaines années. Mais, en dehors de la région Amérique latine et Caraïbes, la projection de croissance est de l’ordre de 2 % maximum.

À l’échelle mondiale, le coût moyen du transfert de 200 dollars s’établissait encore à 7,6 % au deuxième trimestre 2016, contre 9,8 % en 2008. C’est toujours vers l’Afrique subsaharienne que l’envoi d’argent coûte le plus cher (9,6 %) et vers l’Asie du Sud qu’il est le moins cher.

« Les envois de fonds des migrants restent une composante importante de l’économie mondiale, supérieure à l’aide internationale. Néanmoins, la faible croissance de ces transferts d’argent est en train de devenir la norme, ce qui risque de poser des problèmes à des millions de familles qui sont fortement tributaires de ces flux. Par contrecoup, cela pourrait aussi avoir de graves conséquences sur l’économie de nombreux pays du monde, au point de représenter de nouveaux défis pour la croissance économique », indique Augusto Lopez-Claros, directeur du Groupe des indicateurs mondiaux de la Banque mondiale

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