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Le marché boursier saoudien s’est mis à vendre alors  que les investisseurs dans les économies arabes ont voté avec les pieds. L’index  Tadawul a  glissé de 0,47 pour cent, accusant la plus grosse perte sur la plus grande place boursière de la  région, totalisant  8,5 pour cent jusqu’ici, cette année. Ce développement  intervient dans la foulée de la forte  pression de vente en Egypte, la semaine dernière, avec  une chute de 6% de l’indice de référence, vendredi, alors que les combats faisaient rage, Place Tahrir au Caire. La Bourse  égyptienne a perdu presque la moitié de leur valeur depuis le début de cette année.

Même les pays stables comme les Émirats arabes unis ont  vu les niveaux des cours  boursiers baisser cette année, avec Dubaï en recul  de 17 pour cent et  Abou Dhabi en baisse de 11 pour cent.

C’est ainsi que le journal émirati « The National » décrit la situation financière et boursière dans le monde arabe. Il constate que « le vide politique en Egypte et en Libye, les violences en Syrie, et les nouveaux gouvernements  au Maroc et en Tunisie sont en train troubler  également les perspectives pour les investissements à long terme, relèvent  les analystes. Les flux d’investissements directs étrangers dans le monde arabe devraient chuter de 17 pour cent à $ 55,1 milliards  de dollars américains (Dh202.34bn) cette année, selon l’organisme arabe de garantie de crédit des exportations et de l’investissement, basé au Koweït ».
«Le printemps arabe a été préjudiciable aux investissements étrangers », a déclaré Jarmo Kotilaine, l’économiste en chef de la banque saoudienne NCB. «Le problème est que  les règles du jeu ne sont pas claires et l’environnement politique contesté. C’est  potentiellement imprévisible pour les investisseurs étrangers. »

Les économistes s’attendent à ce que les gouvernements de transition et nouvellement élus en Egypte, en Libye, au Maroc et en Tunisie trouvent le juste milieu  entre le populisme et  les réformes du marché libre.

 «Les régimes de transition peuvent t être guidés par  le besoin urgent de changer rapidement les pratiques du passé, tout en ignorant l’importance du processus politique  ou la sécurisation de la stabilité juridique et économique pour les investisseurs, a écrit Efraim Chalamish, un analyste en économie et sécurité dans une récente note de recherche.

L’assemblée constituante nouvellement élue en  Tunisie a été obligée, sous la pression de la rue, de prendre ses distances vis-à-vis de Qatar, un riche investisseur étranger perçu comme étant derrière la montée d’Ennahda, le parti islamiste modéré qui a remporté le plus grand nombre  de sièges à l’Assemblée constituante.

L’activité économique en Tunisie a été perturbée par des mouvements de revendication sociale  chez le Group BG, basé au Royaume Uni, et qui est  le plus grand producteur de gaz naturel en Tunisie ainsi que chez Tunisie Télécom, détenue à 35 pour cent par la société d’investissement «  Emirates International Telecommunications » de Dubai.

En Egypte, plusieurs dirigeants d’entreprise ont été reconnus coupables de corruption et les marchés qu’ils avaient conclus ont été annulés par  les nouvelles autorités. Hussain Sajwani, le président de Damac, une société immobilière basée à Dubaï, a été reconnu coupable de corruption pour l’acquisition d’un terrain près de la Mer Rouge et condamné à cinq ans de prison.

Le Parti Justice et Développement (PJD), un mouvement islamiste modéré, a revendiqué la victoire aux élections du Maroc, samedi.

Le parti avait promis de faire passer des réformes pour attirer davantage d’investissements privés, mais il devra faire face à la pression populiste de s’attaquer au chômage des jeunes et à un budget déjà déficitaire.

Jeudi, le cheikh Mohammed Bin Zayed, Prince héritier d’Abou Dhabi et commandant suprême adjoint des forces armées, s’est joint aux représentants du gouvernement du Qatar et le Koweït pour mettre en place un fonds d’investissements souverains 2,5 milliards de dollars pour soutenir le secteur du tourisme au Maroc.

Source : The National

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