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Le patron britannique du groupe de voyage TUI, Nick Longman, a estimé que la Tunisie mettra probablement beaucoup de temps pour récupérer son attractivité touristique suite à l’attaque terroriste mortelle [de Sousse], contrairement à des destinations comme la Turquie et l’Egypte qui, selon lui, devraient rebondir plus rapidement.

Dans une interview au site touristique et de voyage « TTG », il a ajouté que  » la Turquie et l’Egypte sont principalement [affectées] à court terme. Nous voyons déjà la Turquie se redresser. Nos  résultats publiés en février ont démontré une  chute de 40% de la demande pour la destination, mais nous avons vu les réservations augmenter « a-t- il dit.

 » Je ne pense que la reprise de la Tunisie soit de cet ordre-là. La nature de ce qui y est arrivé aura une incidence sur les clients. La Tunisie va revenir, « a-t- il insisté, » mais il faudra plus de temps. « 

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Une action en justice obligeant les voyagistes d’avertir les clients sur les menaces d’attaques terroristes  pourrait créer un « précédent fâcheux » pour l’industrie du voyage  en Grande-Bretagne, préviennent les experts juridiques.

Cette mise en garde vient dans la foulée des poursuites judiciaires engagées par les avocats de  certaines familles des victimes de l’attentat de Sousse en juin dernier accusant le tour-opérateur TUI d’avoir pratiqué « une baisse des prix pour inciter les Britanniques à aller en Tunisie » avant  que 30 de ses  30 des clients aient été tués le 25 juin 2015.

Lors de l’audience d’examen préalable à l’enquête sur la tuerie, tenue la semaine dernière à Londres, l’avocat Andrew Ritchie, représentant 17 des familles, a également affirmé que  Tui n’avait pas prévenu les vacanciers du risque d’attentats terroristes, malgré la mort de  touristes dans l’attaque du Bardo en mars à 2015, soit trois mois plus tôt.

Les analystes  juridiques de l’industrie du voyage ont mis en garde contre les conséquences de l’extension du champ de la responsabilité des voyagistes à l’émission des  conseils de voyage.

Le consultant Andy Cooper, qui était chargé des affaires publique chez Thomas Cook, a déclaré qu’il s’agit d’une « affaire  très dangereuse » pour l’industrie du voyage,  se disant « inquiet par ce  pas dans une direction dangereuse ».

« L’industrie du voyage a toujours fait sien le  principe selon lequel la responsabilité d’avertissement du client  incombe au Foreign Office au motif qu’il en a la compétence, et l’abandon de ce principe semble fondamentalement mauvais », a-t-il dit.

Un faux-fuyant !

« En termes de prix, il s’agit tout simplement d’une question d’offre et de demande. Je pense que c’est un faux-fuyant manquant de pertinence, car cela n’a rien à voir avec la sécurité », a-t-il encore affirmé.

Matt Gatenby, juriste associé au cabinet Travlaw, spécialisé dans le  droit de voyage, a convenu que les prix « se résument  à l’offre et la demande ». « Il s’agit d’une affaire sur laquelle l’industrie du voyage doit garder un œil et nous espérons que le bon sens prévaudra», a-t-il ajouté.

« S’il est décidé d’étendre le champ de l’enquête à la responsabilité des voyagistes, l’industrie devra se dresser en prendre acte. Si cela se produit, cela va être une préoccupation compréhensible ».

Au cours de l’audience de pré-enquête, l’avocat Ritchie a invoqué les réunions  » tenues entre Tui et les Tunisiens au cours desquelles il a été clairement indiqué par le consul honoraire que les hôtels devront élever leurs propres mesures de sécurité en ligne avec la menace de sécurité accrue » à la suite de l’attaque du  Bardo ». Il a ajouté que « il est de l’intérêt  vital des familles, dans le contexte de la baisse des prix pour inciter les Britanniques se rendre en Tunisie, d’établir si  les compagnies de voyage et les hôtels ont tenu à éviter les conseils du Foreign Office. « 

L’avocat  Howard Stevens QC, représentant de Tui, a répondu que le tour-opérateur «  est en total désaccord avec l’argument avancé par Ritchie concernant les stratégies de prix ». « Il n’accepte pas non plus celui imposant à Tui l’obligation de répercuter  spécifiquement ou résumer les conseils FCO en d’autres termes, le contenu de cet avis sur son site Web ou dans sa documentation », a ajouté Stevens.

L’avocat-solliciteur Irwin Mitchell a déjà engagé au nom des familles les poursuites judiciaires contre Tui devant les tribunaux civils. Le juge Nicholas Loraine-Smith, qui a été nommé coroner (officier de justice) pour l’enquête, a déclaré qu’il «  comprend qu’il puisse  y avoir  une procédure civile à un moment donné».

La prochaine audience de pré-enquête aura lieu le 13 septembre, alors que le procès proprement dit s’ouvrira à Londres en janvier 2017.

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Les familles de vacanciers britanniques tués lors de l’attaque terroriste de Sousse en juin 2015  ont accusé le géant du voyage TUI d’avoir ignoré les avertissements de sécurité et mis en danger la vie des  victimes par le biais d’une «trinité diabolique» de pratiques.

Elles font grief au  tour-opérateur d’avoir réduit les prix pour encourager les réservations et d’avoir omis d’avertir les clients de la situation sécuritaire instable en Tunisie suite à une attaque terroriste antérieure, celle du musée du Bardo.

Les accusations  sont portées  dans les documents juridiques versés au dossier des enquêtes en cours sur les événements de Tunisie au nom des parents de 16 des 30 Britanniques qui sont morts dans le  massacre de juin  2015, qui a fait au total  38 tués, selon le Daily Mail

Les documents, présentés par l’avocat Andrew Ritchie, et parvenus au quotidien « Times » accusent  TUI,  la plus grande société Voyage dans le monde comprenant l’enseigne Thomson, d’avoir passé outre les avertissements de sécurité du Foreign Office,  offert d’importants rabais pour vendre des forfaits en dépit de sa parfaite connaissance des problèmes de sécurité, et découragé les annulations dans le cadre d’une politique visant à ne pas rembourser les vacanciers.

Les familles font valoir que les conseils de Voyage du Foreign Office sur le risque accru de terrorisme, émis après que  22 personnes ont été tuées lors de l’attaque du  Musée national du Bardo en mars de la même année,  auraient dû être mentionnés sur le site Web de TUI, dans ses brochures et sur ses formulaires de réservation.

L’avocat de TUI a rejeté les accusations portant sur les  stratégies du tour-opérateur en matière de prix et sur l’obligation de répercuter les  conseils de Voyage du Foreign Office sur son site Web ou dans sa documentation.

L’avocat Howard Stevens,  agissant pour le compte de TUI, a déclaré lors d’une audience préalable au procès que  «TUI ne peut pas accepter  … l’affirmation faite par son collègue Ritchie concernant les  stratégies en matière de  prix.

Ensuite, a-t-il  soutenu, «  tout aussi  inadmissible est  la déclaration selon laquelle TUI était dans l’obligation de mentionner spécifiquement ou résumer les conseils Foreign Office sur son site Web ou dans sa documentation, en d’autres termes, le contenu de ces conseils.

Polémique sur les conseils de voyage

Après l’attaque du Musée national du Bardo,  le Foreign Office a averti les Britanniques d’une  menace terroriste accrue en Tunisie, soulignant que les endroits visités par les étrangers pourraient être ciblés.

Les  documents juridiques affirment que les préoccupations concernant la situation sécuritaire dans la foulée de l’attaque du Bardo ont été discutées lors d’une réunion à laquelle assistaient des responsables britanniques, les compagnies de voyage et les autorités tunisiennes.

Malgré ces  inquiétudes, TUI a offert 40 pour cent de rabais sur les vacances à Sousse, selon les pièces du dossier.

Le procès sur les événements terroristes en Tunisie  devrait commencer le 16 janvier 2017 pour une durée entre six et  huit semaines, et les juges entendront les  témoignages des familles des victimes.

L’avocat Ritchie a déclaré au Times que  «certaines  familles produiront  la preuve qu’elles  ont demandé expressément au  personnel de TUI si la Tunisie était en sécurité avant de réserver et qu’il  leur avait été répondu que le pays était sûr.

Les enquêtes préparatoires, présidées par le  juge Loraine-Smith, se pencheront, entre autres choses, sur les  mesures de sécurité à la plage et à l’hôtel cinq étoiles Riu Imperial Marhaba, l’intervention d’urgence, les antécédents du terroriste  Seifeddine Rezgui et de ses complices et sur la  pertinence des conseils de Voyage émis par le Foreign Office les voyagistes.

Il s’agira d’établir, le cas échéant,  si  le gouvernement, les entreprises de voyage ou l’hôtel avaient connaissance du risque d’une attaque à  Sousse et ce qui a été fait par la suite.

Sur son site Internet, le Foreign Office avait indiqué qu’il travaillait  en étroite collaboration avec les autorités tunisiennes pour enquêter sur l’attaque de Sousse et sur une menace terroriste plus grande dans le pays.

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Pour avoir duré plus que de raison, l’alerte du Foreign Office déconseillant aux Britanniques de se rendre en Tunisie ne fait qu’ajouter à l’amertume des autorités tunisiennes qui ayant longtemps rongé leur frein semblent décidées à passer à l’action et même à l’offensive, diplomatiquement et sur le terrain. La ministre du Tourisme Salma Rekik, flanquée de ses collègues des Affaires étrangères et de l’Intérieur,  a rencontré ce jeudi 18 février 2016, les ambassadeurs européens, pour leur exposer tous les efforts déployés par la Tunisie au niveau de la sécurité et des services hôteliers, ainsi que les préparatifs pour garantir la réussite de la prochaine saison touristique. La ministre du Tourisme en a appelé au sens de la solidarité européenne avec l’expérience  démocratique de la Tunisie.

Sur place, en Grande-Bretagne où l’interdiction faite aux touristes britannique est toujours maintenue en l’état, les fonctionnaires de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) se démènent pour obtenir la levée de cette alerte, alors  que les deux géants de l’industrie du voyage, Thomas Cook et TUI ont annulé la totalité de leurs programmes d’été en Tunisie.

« C’est bien dommage », c’est en ces termes que  Tarek Aouadi, directeur de la représentation de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) en Grande-Bretagne,  qualifié la décision du gouvernement britannique. Et c’est peu dire, ajoute, pour sa part, « Tavel Trade Gazette » (TTG) l’hebdomadaire référence britannique de l’industrie du voyage dans une interview que lui a accordée le responsable tunisien.

Avant l’attaque de Juin, il a révélé que le Royaume-Uni était en passe de devenir le plus grand marché touristique pour la Tunisie, et coiffer au poteau  l’Allemagne et la France, le marché numéro 1 de la Tunisie.

Il a rappelé que  2010 avait été une « année record » pour le tourisme tunisien, mais depuis la révolution de 2011, le nombre des touristes allemands et français avait chuté, contrairement à celui des Britanniques, lesquels n’ont pas été découragés d’aller en Tunisie.  425.000 vacanciers britanniques ont visité le pays en 2014, une année record. « Le marché britannique se rapprochait de plus en plus de ceux  français et allemand », a-t-il  déclaré à TTG.

«Ils étaient sur  le point de dépasser le marché allemand. Ils auraient atteint les mêmes chiffres que le marché français dans environ deux ou trois ans ». Et comme on pouvait s’y attendre, cependant, la croissance a piqué du nez après l’attaque de Sousse.

Bien que l’attaque terroriste ait  eu lieu en juin, en milieu d’année, elle  a affecté le secteur à un point tel que seuls 207.000 Britanniques se sont rendus dans le pays en 2015, soit une baisse de 51%.

La baisse est appelée à s’accentuer suite aux  dernières décisions des deux géant du voyage en Grande-Bretagne,  Tui et Thomas Cook qui organisent  90% de toutes les visites britanniques dont ils prennent en charge les réservations en Tunisie.

« C’est bien dommage ! »

« Il est évident que nous comprenons les raisons de l’interdiction, mais nous avons les mains liées. Nous sommes impuissants devant les autorités « , a déclaré Aouadi. « Il est vraiment dommage, bien que nous n’en sous-estimions pas les raisons. L’ensemble de l’industrie a été mise en veilleuse, mais malgré les problèmes de terrorisme, les Britanniques étaient toujours désireux de se rendre en Tunisie cette année.

Il  a souligné qu’avant l’annulation des programmes des deux TO, quelque 17.750 Britanniques avaient réservé sur la Tunisie pour l’été 2016. Il pense  que ce nombre aurait grimpé à 40.000 à l’horizon du mois d’avril  2016 si les réservations étaient encore disponibles, et estime que le nombre record de 2014 pourrait avoir été atteint dans les quatre à cinq ans à venir.

« Les Britanniques  me disent ‘nous reviendrons dès que les problèmes seront réglés’, » a-t-il ajouté. Le problème réside bien sûr dans la décision du gouvernement britannique de ne pas modifier ses conseils, et ainsi  il est presque impossible pour les vacanciers britanniques d’obtenir l’assurance Voyage, ce qui signifie qu’aucune entreprise de voyage au  Royaume-Uni ne peut en pratique offrir un programme pour le pays. En revanche, les touristes en provenance de la France, de l’Allemagne et de l’Italie continuent de se rendre en Tunisie.

« Nous ne baisserons pas les bras »

Le pays travaille dur pour améliorer sa sécurité et  convaincre le Royaume-Uni de lever son interdiction. Un accent particulier a été mis sur le renforcement de la sécurité dans les hôtels, mais aussi dans les restaurants. Des précautions supplémentaires incluent une formation supplémentaire pour le personnel, en plus de l’installation de caméras de vidéosurveillance et de détecteurs de métaux.

La Tunisie a également achevé  la première étape d’une barrière de 250 kilomètres comprenant des tranchées remplies d’eau et des bancs de sable,  le long de sa frontière avec la Libye, pour empêcher les infiltrations de terroristes. La semaine dernière, Martin Schulz, président du Parlement européen, a inspecté les hôtels à Sousse.

Il a affirmé que  la Tunisie avait pris «toutes les mesures de sécurité préventives nécessaires pour assurer que les vacances se passent  en toute sécurité ». Il a également appelé les autorités internationales à visiter le pays « le plus tôt possible pour se rendre compte de visu de  la situation sécuritaire ». La directrice adjointe de l’ONTT en Grande-Bretagne, Mounira Derbel, a déclaré qu’elle s’attendait à ce que l’alerte du Foreign Office fût levée  l’année dernière.

Maintenant, la représentation de l’ONTT prévoit que ce sera le cas en mars ou en avril  de cette année. « Le gouvernement tunisien travaille en étroite collaboration avec les autorités britanniques  sur la mise en place d’un plan de sécurité, » dit-elle. Malheureusement, ce sera trop tard pour les deux grands TO               . Naturellement, la campagne de publicité au Royaume-Uni  pour 2016, a également été mise en veilleuse.

«Depuis que nous avons été frappés par cette  interdiction, nous ne pouvons pas promouvoir la destination [auprès des consommateurs] mais nous sommes en train de redéfinir notre approche de la stratégie de marché », a insisté Derbel. « Nous devons garder l’optimiste », a-t-elle ajouté. « Nous ne pouvons pas baisser les bras, car si nous le faisons, les terroristes gagneront et nous ne sommes pas prêts à leur donner cette opportunité.

 

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