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Le déficit des caisses sociales en Tunisie (CNRPS

Le déficit des caisses sociales en Tunisie (CNRPS, CNSS, CNAM) qui continue de se creuser, nécessite des solutions urgentes de la part de l’État, et ce en étroite coordination avec les différents partenaires sociaux.

Messaoud Romdhani, représentant du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux a reconnu, ce jeudi 20 février, que la situation demeure plus que jamais difficile, mais elle n’est pas catastrophique puisque les caisses sont des institutions publiques qui bénéficient de la garantie de l’Etat.

Selon les dernières statistiques, le déficit de ces trois caisses n’a de cesse de s’aggraver pour s’établir à 240 millions de dinars. Ceci s’explique, selon lui, par la politique socio-économique menée par la Tunisie depuis plusieurs années, une politique basée essentiellement sur la limitation des recrutements et l’apparition de nouvelles formes d’emplois précaires. À cela s’ajoutent la privatisation de plusieurs entreprises publiques, les dépassements au sein des caisses et l’absence de contrôle, précise-t-il citant encore l’amélioration de l’espérance vie.

Un constat appuyé par le Haut Commissariat aux droits de l’Homme. D’après une étude réalisée en 2012, plusieurs lacunes ont été constatées. Mehdi Ben Brahem, représentant de ce commissariat a pointé du doigt la hausse des taux de pauvreté et du chômage dont les répercussions sont de plus en plus néfastes sur le système de la sécurité sociale. Ladite étude a démontré aussi plusieurs faiblesses liées également à la question d’accessibilité et d’admissibilité.

Il estime que l’important maintenant est de prendre en considération les menaces afin de trouver une issue à la crise qui risque d’entacher la pérennité du système de pension au lieu de fixer l’âge de la retraite à 62 contre 60 ans maintenant ou l’augmentation des contributions.

La réforme globale nécessite beaucoup de temps

De son côté, Abdelkarim Jrad, secrétaire général adjoint de l’UGTT, a fait remarquer que la réforme globale des systèmes de la sécurité sociale nécessite beaucoup de temps, rappelant que la centrale ouvrière a sonné l’alarme depuis 2005. Mais, rien n’a été fait.

Comment aider les caisses à dépasser ces problèmes? Abdelkarim Jrad réclame l’introduction de la bonne gouvernance dans la gestion des caisses et surtout au niveau des conseils d’administration. « La représentativité des trois partenaires au sein du conseil d’administration devrait se faire de manière juste », a t-il encore indiqué.

Il a mis l’État devant ses responsabilités étant donné que sa contribution dans le financement de la sécurité sociale est inexistante. « La Tunisie figure parmi les rares pays où l’État ne contribue pas au financement de la sécurité sociale. Le financement des caisses sociales est, par contre, basé sur la contribution des salariés et des employeurs », a dit Jrad, avant de préciser que « avec cette démarche, les caisses sont incapables de supporter leurs charges » .

Abordant ensuite les ressources financières, le responsable syndical a insisté sur la diversification des sources du financement pour faire face au déficit de plus en plus préoccupant tout en exigeant la réhabilitation du secteur sanitaire étatique pour qu’il soit capable de faire face à la concurrence sur la base d’un plan sanitaire approprié.

Il a, sur un autre plan, souligné la nécessité de préserver des équilibres sociaux qui est aussi une condition sine qua non pour garantir cette indépendance.

Pourquoi pas un code de la sécurité sociale?

Les solutions envisageables sont multiples, par exemple l’instauration du dialogue social de manière à trouver un compromis, ou encore la mise en place d’un code de la sécurité sociale englobant les lois ainsi que les dispositions nécessaires pour promouvoir la sécurité sociale.

Wiem Thebti

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Le déficit des caisses sociales en Tunisie (CNRPS

Le déficit des caisses sociales en Tunisie (CNRPS, CNSS, CNAM) qui continue de se creuser, nécessite des solutions urgentes de la part de l’État, et ce en étroite coordination avec les différents partenaires sociaux.

Messaoud Romdhani, représentant du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux a reconnu, ce jeudi 20 février, que la situation demeure plus que jamais difficile, mais elle n’est pas catastrophique puisque les caisses sont des institutions publiques qui bénéficient de la garantie de l’Etat.

Selon les dernières statistiques, le déficit de ces trois caisses n’a de cesse de s’aggraver pour s’établir à 240 millions de dinars. Ceci s’explique, selon lui, par la politique socio-économique menée par la Tunisie depuis plusieurs années, une politique basée essentiellement sur la limitation des recrutements et l’apparition de nouvelles formes d’emplois précaires. À cela s’ajoutent la privatisation de plusieurs entreprises publiques, les dépassements au sein des caisses et l’absence de contrôle, précise-t-il citant encore l’amélioration de l’espérance vie.

Un constat appuyé par le Haut Commissariat aux droits de l’Homme. D’après une étude réalisée en 2012, plusieurs lacunes ont été constatées. Mehdi Ben Brahem, représentant de ce commissariat a pointé du doigt la hausse des taux de pauvreté et du chômage dont les répercussions sont de plus en plus néfastes sur le système de la sécurité sociale. Ladite étude a démontré aussi plusieurs faiblesses liées également à la question d’accessibilité et d’admissibilité.

Il estime que l’important maintenant est de prendre en considération les menaces afin de trouver une issue à la crise qui risque d’entacher la pérennité du système de pension au lieu de fixer l’âge de la retraite à 62 contre 60 ans maintenant ou l’augmentation des contributions.

La réforme globale nécessite beaucoup de temps

De son côté, Abdelkarim Jrad, secrétaire général adjoint de l’UGTT, a fait remarquer que la réforme globale des systèmes de la sécurité sociale nécessite beaucoup de temps, rappelant que la centrale ouvrière a sonné l’alarme depuis 2005. Mais, rien n’a été fait.

Comment aider les caisses à dépasser ces problèmes? Abdelkarim Jrad réclame l’introduction de la bonne gouvernance dans la gestion des caisses et surtout au niveau des conseils d’administration. « La représentativité des trois partenaires au sein du conseil d’administration devrait se faire de manière juste », a t-il encore indiqué.

Il a mis l’État devant ses responsabilités étant donné que sa contribution dans le financement de la sécurité sociale est inexistante. « La Tunisie figure parmi les rares pays où l’État ne contribue pas au financement de la sécurité sociale. Le financement des caisses sociales est, par contre, basé sur la contribution des salariés et des employeurs », a dit Jrad, avant de préciser que « avec cette démarche, les caisses sont incapables de supporter leurs charges » .

Abordant ensuite les ressources financières, le responsable syndical a insisté sur la diversification des sources du financement pour faire face au déficit de plus en plus préoccupant tout en exigeant la réhabilitation du secteur sanitaire étatique pour qu’il soit capable de faire face à la concurrence sur la base d’un plan sanitaire approprié.

Il a, sur un autre plan, souligné la nécessité de préserver des équilibres sociaux qui est aussi une condition sine qua non pour garantir cette indépendance.

Pourquoi pas un code de la sécurité sociale?

Les solutions envisageables sont multiples, par exemple l’instauration du dialogue social de manière à trouver un compromis, ou encore la mise en place d’un code de la sécurité sociale englobant les lois ainsi que les dispositions nécessaires pour promouvoir la sécurité sociale.

Wiem Thebti

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