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Tunis, Economie, BCT

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Il n’y a nullement de quoi pavoiser à la lecture du dernier communiqué du Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie. Les mauvaises nouvelles n’y sont pas du petit nombre

Il n’y a nullement de quoi pavoiser à la lecture du dernier communiqué du Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie. Les mauvaises nouvelles n’y sont pas du petit nombre, et l’Institut d’émission n’a pas été avare d’avertissements et de mises en garde, alors même, cependant, qu’est relevée « une accélération du rythme de la croissance de l’économie mondiale durant l’année en cours pour atteindre 2,8%, et 3,4% l’année prochaine, grâce à la reprise au niveau des pays développés ».

Il n’en demeure pas moins que « avec la hausse récente des prix internationaux du pétrole ayant atteint 114 dollars le baril après une période de stabilisation sous le seuil des 110 dollars », les pressions s’accentuent sur les équilibres financiers de la Tunisie.

Parmi le quelques rares notes positives relevées par la BCT , on citera « les prémices d’une évolution positive de la conjoncture nationale comme en témoigne le relèvement du niveau de la croissance économique par rapport aux prévisions parues en janvier 2014, soit de 2,5% à 2,7% pour l’année en cours et de 3,3% à 3,5% pour 2015 contre des prévisions de 2,8% et 3,5%, respectivement, pour le FMI et 2,3% réalisés en 2013 ».

Sur le plan sectoriel, et grâce aux conditions climatiques favorables ayant marqué l’actuelle saison agricole, la récolte céréalière devrait atteindre 24,5 millions de quintaux contre des prévisions antérieures de 22 millions, et 13 millions réalisés la campagne précédente.

Il en autrement pour le secteur industriel où l’indice de la production a enregistré un repli en mars 2014 (-0,8% en glissement annuel), sous l’effet de la contraction de la production aussi bien dans les industries manufacturières que non-manufacturières et ce, parallèlement à la baisse de la plupart des indicateurs avancés de l’activité dans le secteur au mois de mai de la même année. S’y ajoutent, concernant le secteur des services, les principaux indicateurs de l’activité touristique qui ont accusé un repli en mai 2014 par rapport au même mois de l’an passé, alors que le transport aérien a enregistré une nette reprise.

Mais c’est au niveau du secteur extérieur que le pire se loge, et le Conseil a exprimé, de nouveau, son inquiétude quant à la poursuite de l’élargissement du déficit courant ayant atteint 4,6% du PIB au cours des cinq premiers mois de 2014 contre 3,9% pour la même période de 2013, sous l’effet surtout de la poursuite de la détérioration du déficit des échanges commerciaux avec l’extérieur notamment pour l’énergie et les produits alimentaires, malgré la légère contraction des importations de ces derniers, ce qui a engendré, en conjugaison avec le repli des entrées au titre des investissements extérieurs, la persistance des pressions sur le niveau des avoirs nets en devises qui est revenu à 10.555 MDT ou l’équivalent de 94 jours d’importation, en date du 24 juin courant, contre 106 jours au terme de l’année 2013.

Au niveau de l’évolution des prix, le Conseil a exprimé ses craintes quant à l’apparition de signes de résurgence des tensions inflationnistes après une certaine période de détente. En effet, l’indice général des prix à la consommation a poursuivi sa hausse en mai 2014 pour le deuxième mois consécutif pour atteindre 5,4% en glissement annuel contre 5,2% le mois précédent, sous l’effet de l’accélération des prix des produits alimentaires, des produits manufacturés et des services.

Banques : les dépôts et les concours à l’économie s’améliorent

En revanche, et lors de l’analyse de l’évolution de l’activité du secteur bancaire, le Conseil a noté une amélioration du rythme d’accroissement des dépôts durant les cinq premiers mois de 2014 (2,7% contre 1,2% pour la même période de 2013), accompagné d’une évolution plus rapide des concours à l’économie durant la même période (3,8% contre 3% l’an passé).

S’agissant des dernières évolutions monétaires, le Conseil a relevé l’accroissement des besoins en liquidités des banques à un rythme accéléré au cours du mois de juin 2014, ce qui a entraîné une intervention de la Banque Centrale pour réguler la liquidité à hauteur de 5,6 milliards de dinars en moyenne quotidienne, jusqu’au 24 du même mois, contre 5,3 milliards en mai dernier. Parallèlement, le taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire s’est établi à 4,73%, au cours de la même période, contre 4,70% le mois précédent.

Sur le marché des changes, le Conseil a souligné la dépréciation de la valeur du dinar, durant le mois de juin courant, vis-à-vis de l’euro et du dollar américain avec des taux de change atteignant 2,2805 dinars et 1,6654 dinar, au 23 du même mois (-2,4% et -1,9%, respectivement). Par rapport au début de l’année, la valeur du dinar a baissé de 1,1% par rapport à l’euro et de 0,6% contre le dollar. Ainsi, la tendance baissière du taux de change du dinar au cours des derniers mois a eu pour effet d’absorber l’appréciation de la valeur du dinar enregistrée durant le premier trimestre de 2014.

A la lumière de ces évolutions, le Conseil a rappelé la montée des risques sur les équilibres financiers internes et externes avec la dégradation continue de la situation du secteur extérieur qui pourrait s’aggraver davantage au cours des prochains mois parallèlement au retour des tensions inflationnistes en raison de multiples facteurs dont l’augmentation des coûts salariaux et la baisse de la productivité, outre l’orientation à la hausse des prix des produits importés. Aussi, le Conseil appelle-t-il toutes les parties prenantes à prendre leurs responsabilités et à contribuer aux efforts visant la reprise du rythme de l’activité économique et l’atténuation des déséquilibres financiers. Egalement et afin de contenir les effets de la hausse de l’inflation et son impact sur la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen, le Conseil a décidé de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale de 25 points de base pour le porter à 4,75%.

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Il n’y a nullement de quoi pavoiser à la lecture du dernier communiqué du Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie. Les mauvaises nouvelles n’y sont pas du petit nombre

Il n’y a nullement de quoi pavoiser à la lecture du dernier communiqué du Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie. Les mauvaises nouvelles n’y sont pas du petit nombre, et l’Institut d’émission n’a pas été avare d’avertissements et de mises en garde, alors même, cependant, qu’est relevée « une accélération du rythme de la croissance de l’économie mondiale durant l’année en cours pour atteindre 2,8%, et 3,4% l’année prochaine, grâce à la reprise au niveau des pays développés ».

Il n’en demeure pas moins que « avec la hausse récente des prix internationaux du pétrole ayant atteint 114 dollars le baril après une période de stabilisation sous le seuil des 110 dollars », les pressions s’accentuent sur les équilibres financiers de la Tunisie.

Parmi le quelques rares notes positives relevées par la BCT , on citera « les prémices d’une évolution positive de la conjoncture nationale comme en témoigne le relèvement du niveau de la croissance économique par rapport aux prévisions parues en janvier 2014, soit de 2,5% à 2,7% pour l’année en cours et de 3,3% à 3,5% pour 2015 contre des prévisions de 2,8% et 3,5%, respectivement, pour le FMI et 2,3% réalisés en 2013 ».

Sur le plan sectoriel, et grâce aux conditions climatiques favorables ayant marqué l’actuelle saison agricole, la récolte céréalière devrait atteindre 24,5 millions de quintaux contre des prévisions antérieures de 22 millions, et 13 millions réalisés la campagne précédente.

Il en autrement pour le secteur industriel où l’indice de la production a enregistré un repli en mars 2014 (-0,8% en glissement annuel), sous l’effet de la contraction de la production aussi bien dans les industries manufacturières que non-manufacturières et ce, parallèlement à la baisse de la plupart des indicateurs avancés de l’activité dans le secteur au mois de mai de la même année. S’y ajoutent, concernant le secteur des services, les principaux indicateurs de l’activité touristique qui ont accusé un repli en mai 2014 par rapport au même mois de l’an passé, alors que le transport aérien a enregistré une nette reprise.

Mais c’est au niveau du secteur extérieur que le pire se loge, et le Conseil a exprimé, de nouveau, son inquiétude quant à la poursuite de l’élargissement du déficit courant ayant atteint 4,6% du PIB au cours des cinq premiers mois de 2014 contre 3,9% pour la même période de 2013, sous l’effet surtout de la poursuite de la détérioration du déficit des échanges commerciaux avec l’extérieur notamment pour l’énergie et les produits alimentaires, malgré la légère contraction des importations de ces derniers, ce qui a engendré, en conjugaison avec le repli des entrées au titre des investissements extérieurs, la persistance des pressions sur le niveau des avoirs nets en devises qui est revenu à 10.555 MDT ou l’équivalent de 94 jours d’importation, en date du 24 juin courant, contre 106 jours au terme de l’année 2013.

Au niveau de l’évolution des prix, le Conseil a exprimé ses craintes quant à l’apparition de signes de résurgence des tensions inflationnistes après une certaine période de détente. En effet, l’indice général des prix à la consommation a poursuivi sa hausse en mai 2014 pour le deuxième mois consécutif pour atteindre 5,4% en glissement annuel contre 5,2% le mois précédent, sous l’effet de l’accélération des prix des produits alimentaires, des produits manufacturés et des services.

Banques : les dépôts et les concours à l’économie s’améliorent

En revanche, et lors de l’analyse de l’évolution de l’activité du secteur bancaire, le Conseil a noté une amélioration du rythme d’accroissement des dépôts durant les cinq premiers mois de 2014 (2,7% contre 1,2% pour la même période de 2013), accompagné d’une évolution plus rapide des concours à l’économie durant la même période (3,8% contre 3% l’an passé).

S’agissant des dernières évolutions monétaires, le Conseil a relevé l’accroissement des besoins en liquidités des banques à un rythme accéléré au cours du mois de juin 2014, ce qui a entraîné une intervention de la Banque Centrale pour réguler la liquidité à hauteur de 5,6 milliards de dinars en moyenne quotidienne, jusqu’au 24 du même mois, contre 5,3 milliards en mai dernier. Parallèlement, le taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire s’est établi à 4,73%, au cours de la même période, contre 4,70% le mois précédent.

Sur le marché des changes, le Conseil a souligné la dépréciation de la valeur du dinar, durant le mois de juin courant, vis-à-vis de l’euro et du dollar américain avec des taux de change atteignant 2,2805 dinars et 1,6654 dinar, au 23 du même mois (-2,4% et -1,9%, respectivement). Par rapport au début de l’année, la valeur du dinar a baissé de 1,1% par rapport à l’euro et de 0,6% contre le dollar. Ainsi, la tendance baissière du taux de change du dinar au cours des derniers mois a eu pour effet d’absorber l’appréciation de la valeur du dinar enregistrée durant le premier trimestre de 2014.

A la lumière de ces évolutions, le Conseil a rappelé la montée des risques sur les équilibres financiers internes et externes avec la dégradation continue de la situation du secteur extérieur qui pourrait s’aggraver davantage au cours des prochains mois parallèlement au retour des tensions inflationnistes en raison de multiples facteurs dont l’augmentation des coûts salariaux et la baisse de la productivité, outre l’orientation à la hausse des prix des produits importés. Aussi, le Conseil appelle-t-il toutes les parties prenantes à prendre leurs responsabilités et à contribuer aux efforts visant la reprise du rythme de l’activité économique et l’atténuation des déséquilibres financiers. Egalement et afin de contenir les effets de la hausse de l’inflation et son impact sur la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen, le Conseil a décidé de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale de 25 points de base pour le porter à 4,75%.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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