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’économie parallèle représente un tiers de l’économie tunisienne. Avec son poids grandissant qui constitue aujourd’hui 40% du PIB

L’économie parallèle représente un tiers de l’économie tunisienne. Avec son poids grandissant qui constitue aujourd’hui 40% du PIB, et sa valeur de près de 28 milliards de dinars , elle pose à l’économie formelle et régulière de vrais problèmes . L’économie informelle emploie 140.000 personnes et porte préjudice à 85% des PME du pays qui opèrent dans des secteurs d’activités directement concurrencés par la sphère informelle.

Selon Hafedh Zaafrane, expert international, l’économie informelle provoque plusieurs dégâts et nuit particulièrement au secteurs organisés , les handicapant par les effets d’une concurrence déloyale et féroce. L’expert propose à l’Etat de mettre en place les mesures nécessaires permettant d’inciter les personnes travaillant dans le secteur informel à rejoindre le secteur organisé.

Tout en reconnaissant que le secteur informel demeure une source de vie pour nombreux tunisiens leur procurant des emplois et des revenus plus ou moins stables , l’expert Hafedh Zaafrane souligne les effets négatifs et même dangereux pour le budget de l’Etat de manière directe et indirecte de ces activités informelles. Il recommande à l’Etat de trouver des solutions adéquates afin de maitriser le phénomène et l’orienter pour qu’il s’intègre dans les circuits organisés du système économique.

Pour sa part, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) qui n’a jamais caché son opposition à ce phénomène , et n’a pas manqué d’avertir sur ses effets néfastes , a exprimé sa préoccupation devant l’extension du secteur informel depuis la révolution , signalant à ce propos qu’il accapare 52% du marché national. L’UTICA a, à ce propos, appelé l’Etat à renforcer le contrôle des frontières avec l’Algérie et la Libye, et à s’attaquer aux sources de financement des trafiquants et des importateurs anarchiques, pour circonscrire le phénomène.

L’UTICA a recommandé au nouveau Chef du Gouvernement Mahdi Jomâa de faire de ce dossier une priorité , en réduisant les charges fiscales et autres taxes dont souffre le secteur formel , en cette période de crise économique et sociale et négocier la réinsertion des opérateurs de l’informel dans la machine économique. l’UTICA a plaidé , dans ce même cadre , pour la réduction les droits de douane qui frappent certains produits dont principalement ceux de première nécessité.

Il est communément admis que le secteur informel relève de l’économie de survie. Il permet aux plus démunis de trouver les moyens de leur subsistance dans des sociétés où l’emploi formel se fait rare , mais il sa capacité à créer l’emploi et à générer l’accumulation des capitaux est inexistante .

De ce fait , le secteur informel permet de dégager des revenus, mais seul l’Etat et le secteur privé formel seraient à même de créer les conditions d’un vrai processus de développement.

N.B.T

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