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Les jugements rendus

Les jugements rendus, récemment, par la cour d’appel militaire statuant sur l’affaire des martyrs et des blessés de la Révolution ordonnant la libération d’Ali Seriati ancien directeur de la sécurité présidentielle de Ben Ali, de l’ancien ministre de l’Intérieur, Rafik Haj Kacem ainsi que de plusieurs généraux et directeurs de la sûreté, continuent de soulever une vague d’indignation et de colère chez les familles des martyrs et des blessés de la Révolution, autant que chez la fédération euro-tunisienne pour une citoyenneté active (FETCA) qui s’est montrée, par ailleurs , dubitative quant à la réussite des prochaines élections.

Dans un communiqué, la fédération a qualifié de « honteux » les verdicts rendus à l’encontre des ministres de Ben Ali, et qui réduisent considérablement les peines de prison ferme prononcées en première instance et ramènent de dix à trois ans d’autres, donnant lieu à la libération des condamnés dans la plupart des cas.

La fédération a dit toute la colère qu’elle ressent concernant certains faits, soulignant que « l’homicide volontaire est remplacé en appel par « acte de violence extrême », « le ministre de l’Intérieur de Ben Ali, Ahmed Friâa, a, quant à lui, été acquitté » ou encore « les ex-responsables sécuritaires du ministère de l’Intérieur Adel Tiouiri, Jalel Boudrigua et Lotfi Zouaoui sont les premiers à être libérés, après avoir purgé 3 années de prison ».

Et de préciser, en outre, que les verdicts prononcés à l’égard des agents de police impliqués dans le « Sniping » vont de l’acquittement au sursis outre la libération par le passé des hauts responsables du RCD, tels que Mohamed Ghariani l’ex-secrétaire général du RCD, Abdel Aziz Ben Dhia, Abdelwaheb Abdallah, Abdallah Kallel…

Après avoir prononcé ce verdict, « la justice militaire tunisienne s’est rangée contre la dignité nationale et a confirmé la qualification de ces procès de mascarades », a souligné la fédération, expliquant que « ces sentences grotesques prononcées par la justice militaire portent atteinte au processus démocratique en Tunisie et accentuent le sentiment d’impunité chez les criminels et les corrompus, et encouragent les violations des droits de l’homme en période post révolutionnaire ».

Selon la FETCA, à l’heure actuelle, les verdicts ne font que « blanchir les bourreaux de la jeunesse tunisienne active lors de cette révolution ». « Récemment, beaucoup de jeunes ont été arrêtés et accusés d’avoir incendié des postes de polices entre le 17 décembre 2010 et le 14 janvier 2011. Certains jeunes doivent faire face à 18 chefs d’inculpation », a indiqué la fédération.

« A l’évidence, garantir des élections libres, démocratiques et transparentes face à une mafia jouissant de l’impunité, disposant de moyens financiers considérables et ayant une mainmise sur les institutions de l’État est une mission impossible pour l’ISIE dans un tel climat d’impunité et d’injustice », a déclaré la Fédération, soulignant que c’est pourquoi elle doute de la réussite des prochaines élections.

Et de rappeler dans le même communiqué que, depuis l’élection de l’assemblée nationale constituante (ANC) et la création du ministère des Droits de l’Homme et de la Justice Transitionnelle dirigé à l’époque par Samir Dilou et jusqu’à ce jour, aucune liste officielle des martyrs ou des blessés de la révolution n’a été établie.

Il est à rappeler, dans ce cadre, que, depuis le 24 avril dernier, des membres des familles des martyrs et blessés de la révolution sont en grève de la faim. Trois d’entre eux ont été transportés à l’hôpital et se trouvent actuellement dans un état critique suite à une grève de la faim observée pour le 13ème jour, pour protester contre l’impunité et la clémence dont bénéficient les auteurs d’assassinats et de violations commises durant la Révolution.

« Nous tenons l’Assemblée Nationale Constituante et le gouvernement en place pour responsables en cas d’un nouveau drame chez les grévistes de la faim », a averti la Fédération, indiquant qu’elle répondra à l’appel lancé par les familles des martyrs et blessés de la révolution et soutiendra leur grève de la faim pour la vérité et contre l’impunité.

La Fédération a appelé, en outre, au maintien de l’interdiction de quitter le territoire tunisien aux acquittés dans le procès des martyrs et blessés de la révolution, appelant à des nouveaux procès équitables loin des tribunaux militaires selon les normes et standards internationaux : « Nous apportons tout notre soutien au comité de défense (Avocats) des familles des martyrs et blessés de la révolution contre les attaques dont il fait l’objet. Nous appelons toutes les Tunisiennes et Tunisiens ainsi que nos amis européens à la mobilisation contre l’impunité et pour que la justice transitionnelle soit mise en application », a-t-elle indiqué.

Kh.T

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Les jugements rendus

Les jugements rendus, récemment, par la cour d’appel militaire statuant sur l’affaire des martyrs et des blessés de la Révolution ordonnant la libération d’Ali Seriati ancien directeur de la sécurité présidentielle de Ben Ali, de l’ancien ministre de l’Intérieur, Rafik Haj Kacem ainsi que de plusieurs généraux et directeurs de la sûreté, continuent de soulever une vague d’indignation et de colère chez les familles des martyrs et des blessés de la Révolution, autant que chez la fédération euro-tunisienne pour une citoyenneté active (FETCA) qui s’est montrée, par ailleurs , dubitative quant à la réussite des prochaines élections.

Dans un communiqué, la fédération a qualifié de « honteux » les verdicts rendus à l’encontre des ministres de Ben Ali, et qui réduisent considérablement les peines de prison ferme prononcées en première instance et ramènent de dix à trois ans d’autres, donnant lieu à la libération des condamnés dans la plupart des cas.

La fédération a dit toute la colère qu’elle ressent concernant certains faits, soulignant que « l’homicide volontaire est remplacé en appel par « acte de violence extrême », « le ministre de l’Intérieur de Ben Ali, Ahmed Friâa, a, quant à lui, été acquitté » ou encore « les ex-responsables sécuritaires du ministère de l’Intérieur Adel Tiouiri, Jalel Boudrigua et Lotfi Zouaoui sont les premiers à être libérés, après avoir purgé 3 années de prison ».

Et de préciser, en outre, que les verdicts prononcés à l’égard des agents de police impliqués dans le « Sniping » vont de l’acquittement au sursis outre la libération par le passé des hauts responsables du RCD, tels que Mohamed Ghariani l’ex-secrétaire général du RCD, Abdel Aziz Ben Dhia, Abdelwaheb Abdallah, Abdallah Kallel…

Après avoir prononcé ce verdict, « la justice militaire tunisienne s’est rangée contre la dignité nationale et a confirmé la qualification de ces procès de mascarades », a souligné la fédération, expliquant que « ces sentences grotesques prononcées par la justice militaire portent atteinte au processus démocratique en Tunisie et accentuent le sentiment d’impunité chez les criminels et les corrompus, et encouragent les violations des droits de l’homme en période post révolutionnaire ».

Selon la FETCA, à l’heure actuelle, les verdicts ne font que « blanchir les bourreaux de la jeunesse tunisienne active lors de cette révolution ». « Récemment, beaucoup de jeunes ont été arrêtés et accusés d’avoir incendié des postes de polices entre le 17 décembre 2010 et le 14 janvier 2011. Certains jeunes doivent faire face à 18 chefs d’inculpation », a indiqué la fédération.

« A l’évidence, garantir des élections libres, démocratiques et transparentes face à une mafia jouissant de l’impunité, disposant de moyens financiers considérables et ayant une mainmise sur les institutions de l’État est une mission impossible pour l’ISIE dans un tel climat d’impunité et d’injustice », a déclaré la Fédération, soulignant que c’est pourquoi elle doute de la réussite des prochaines élections.

Et de rappeler dans le même communiqué que, depuis l’élection de l’assemblée nationale constituante (ANC) et la création du ministère des Droits de l’Homme et de la Justice Transitionnelle dirigé à l’époque par Samir Dilou et jusqu’à ce jour, aucune liste officielle des martyrs ou des blessés de la révolution n’a été établie.

Il est à rappeler, dans ce cadre, que, depuis le 24 avril dernier, des membres des familles des martyrs et blessés de la révolution sont en grève de la faim. Trois d’entre eux ont été transportés à l’hôpital et se trouvent actuellement dans un état critique suite à une grève de la faim observée pour le 13ème jour, pour protester contre l’impunité et la clémence dont bénéficient les auteurs d’assassinats et de violations commises durant la Révolution.

« Nous tenons l’Assemblée Nationale Constituante et le gouvernement en place pour responsables en cas d’un nouveau drame chez les grévistes de la faim », a averti la Fédération, indiquant qu’elle répondra à l’appel lancé par les familles des martyrs et blessés de la révolution et soutiendra leur grève de la faim pour la vérité et contre l’impunité.

La Fédération a appelé, en outre, au maintien de l’interdiction de quitter le territoire tunisien aux acquittés dans le procès des martyrs et blessés de la révolution, appelant à des nouveaux procès équitables loin des tribunaux militaires selon les normes et standards internationaux : « Nous apportons tout notre soutien au comité de défense (Avocats) des familles des martyrs et blessés de la révolution contre les attaques dont il fait l’objet. Nous appelons toutes les Tunisiennes et Tunisiens ainsi que nos amis européens à la mobilisation contre l’impunité et pour que la justice transitionnelle soit mise en application », a-t-elle indiqué.

Kh.T

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