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Le dossier de l’Assemblée générale de l’UBCI (Union bancaire pour le commerce et l’industrie) connaît de nouveaux rebondissements. Nous le signalions

Le dossier de l’Assemblée générale de l’UBCI (Union bancaire pour le commerce et l’industrie) connaît de nouveaux rebondissements. Nous le signalions, dans notre édition du 13 juillet 2014 (Voir notre article), la BCT avait une première fois refusé les comptes de cette banque, filiale de la française BNP Paribas. Le 21 du même mois, l’UBCI le confirme dans un communiqué rendu public et renvoie la date de l’AG au 26 août 2014. Aux dernières nouvelles, la BCT maintient son refus des états financiers 2013 et l’AG est une seconde fois renvoyée aux calendes grecques.

Sur le site du CMF (Conseil du Marché Financier), la date est toujours fixée pour le 26 août 2014, alors que plusieurs membres du conseil de la banque ont déjà été avertis du report sine die et sans aucune date, par simple email et sans aucun détail sur les raisons de ce deuxième report «pour raison de vacances», comme nous l’a d’ailleurs confirmé le DG Patrick Poupon que nous avons joint par téléphone en France où il était en vacances.

– 15 contrats d’application et 5 conventions d’assistance pour plus de 6 MDT

Pour la petite histoire, les premiers bouleversements dans la vie de la banque dataient de juillet 2013 avec les réserves des commissaires aux comptes (CC) sur le bilan de l’exercice 2012 et une AG houleuse avec un membre du conseil d’administration qui dénonçait des conventions signées entre la banque et BNP Paribas. Non content des actions faites pour la levée de ces réserves, le CC de la banque réitère les mêmes réserves pour les états financiers 2013. Ce qui est désormais «l’affaire UBCI », atterrit chez la Banque Centrale (BCT) qui finit par accepter les réserves du CC, renvoie l’assemblée générale des actionnaires (AG) et demande de rectifier incessamment les comptes.

La BCT va cependant plus loin et diligente une inspection financière plus approfondie dans les comptes de l’UBCI, une action confirmée par l’Institut démission qui refuse cependant de révéler le détail des conclusions y afférentes. L’enquête concernait surtout, selon nos sources, les différentes conventions signées par l’UBCI avec sa banque-mère française. Des conventions qui lui permettaient de rapatrier chaque année des millions DT au titre d’actions d’assistance diverses. Ces sommes avoisineraient, selon des sources proches du conseil d’administration de l’UBCI, les 40 MDT. Des conventions d’assistance de tout genre, dont la plus anecdotique celle de l’assistance pour l’étude des dossiers de crédit (1 MDT), selon nos sources. Une autre coûte à l’UBCI 1,8 % de son produit net bancaire ! Une autre est conclue avec un membre tunisien du conseil d’administration d’un coût annuel de 996 mille DT. Contacté à propos du contenu détaillé de leurs travaux à propos de ces conventions, le commissaire aux comptes nous oppose l’obligation de réserve et se mure dans le silence. L’un des anciens CC de la banque a pourtant fait l’objet d’une plainte de la part d’un ensemble d’actionnaires tunisiens auprès de l’Ordre des experts-comptables.

Des conventions déjà refusées par l’AG de l’exercice 2012 et qui ont été sévèrement critiquées dans le rapport des CC de la banque. Des conventions enfin dont la banque n’aurait pas informé la BCT comme le stipule la loi bancaire en Tunisie.

– La BCT dit non aux conventions et convoque les hauts responsables de BNP Paribas.

Les conclusions du rapport de l’inspecteur de la BCT auraient fini, selon nos informations, par décider la BCT à prendre une décision historique dans le domaine financier et dans l’histoire de ses relations avec le secteur bancaire tunisien. Toujours selon nos informations, la BCT aurait envoyé une lettre à la direction de l’UBCI lui enjoignant de suspendre tout transfert d’argent à BNP Paribas au titre des conventions conclues entre les deux parties. Cela signifie, de fait, le refus par la BCT de toutes les conventions signées entre l’UBCI et sa banque-mère française BNP Paribas. Le DG de la banque tunisienne, Patrick Poupon, nous dira pourtant au téléphone ne pas être au courant de ce dernier développement. Joint, lui aussi par téléphone, le président du Conseil d’administration et ancien ministre du gouvernement Caïd Essebssi, Abderrarak Zouari qui était lui aussi en vacances en terre corse (France), nous informe courtoisement qu’il n’était pas au courant. «Je ne suis au courant de rien. Ce n’est pas moi qui dirige la banque». La charge annuelle totale de ce poste de Président du Conseil, supportée par la banque en question en 2013, était de 323 mille DT!

La BCT aurait aussi convoqué pour la semaine prochaine une réunion entre actionnaires tunisiens et français et les CC. Elle aurait, dans ce cadre, envoyé une lettre à la direction française de la BNP souhaitant sa présence à cette réunion.

– Des plaintes pour falsification et pour abus de biens sociaux contre l’UBCI.

Bien avant tout cela et depuis le mois d’octobre de l’année dernière, un des actionnaires tunisiens de la banque était déjà monté au créneau et a porté tous genres de plaintes contre la direction de l’UBCI. Au nom de tout son groupe (Comptoir national tunisien et Stramica notamment qui détient 7 % du capital de l’UBCI), Mohsen Sellami a porté plainte pour falsification auprès de la justice tunisienne contre le président du conseil, le DG et certains membres du conseil d’administration de l’UBCI. Le même jour, le même groupe porte aussi plainte contre toute la direction française de l’UBCI pour abus de bien sociaux. Ce sont tous ces développements qui ont amené le dossier UBI entre les mains de la Banque centrale.

Khaled Boumiza.

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Le dossier de l’Assemblée générale de l’UBCI (Union bancaire pour le commerce et l’industrie) connaît de nouveaux rebondissements. Nous le signalions

Le dossier de l’Assemblée générale de l’UBCI (Union bancaire pour le commerce et l’industrie) connaît de nouveaux rebondissements. Nous le signalions, dans notre édition du 13 juillet 2014 (Voir notre article), la BCT avait une première fois refusé les comptes de cette banque, filiale de la française BNP Paribas. Le 21 du même mois, l’UBCI le confirme dans un communiqué rendu public et renvoie la date de l’AG au 26 août 2014. Aux dernières nouvelles, la BCT maintient son refus des états financiers 2013 et l’AG est une seconde fois renvoyée aux calendes grecques.

Sur le site du CMF (Conseil du Marché Financier), la date est toujours fixée pour le 26 août 2014, alors que plusieurs membres du conseil de la banque ont déjà été avertis du report sine die et sans aucune date, par simple email et sans aucun détail sur les raisons de ce deuxième report «pour raison de vacances», comme nous l’a d’ailleurs confirmé le DG Patrick Poupon que nous avons joint par téléphone en France où il était en vacances.

– 15 contrats d’application et 5 conventions d’assistance pour plus de 6 MDT

Pour la petite histoire, les premiers bouleversements dans la vie de la banque dataient de juillet 2013 avec les réserves des commissaires aux comptes (CC) sur le bilan de l’exercice 2012 et une AG houleuse avec un membre du conseil d’administration qui dénonçait des conventions signées entre la banque et BNP Paribas. Non content des actions faites pour la levée de ces réserves, le CC de la banque réitère les mêmes réserves pour les états financiers 2013. Ce qui est désormais «l’affaire UBCI », atterrit chez la Banque Centrale (BCT) qui finit par accepter les réserves du CC, renvoie l’assemblée générale des actionnaires (AG) et demande de rectifier incessamment les comptes.

La BCT va cependant plus loin et diligente une inspection financière plus approfondie dans les comptes de l’UBCI, une action confirmée par l’Institut démission qui refuse cependant de révéler le détail des conclusions y afférentes. L’enquête concernait surtout, selon nos sources, les différentes conventions signées par l’UBCI avec sa banque-mère française. Des conventions qui lui permettaient de rapatrier chaque année des millions DT au titre d’actions d’assistance diverses. Ces sommes avoisineraient, selon des sources proches du conseil d’administration de l’UBCI, les 40 MDT. Des conventions d’assistance de tout genre, dont la plus anecdotique celle de l’assistance pour l’étude des dossiers de crédit (1 MDT), selon nos sources. Une autre coûte à l’UBCI 1,8 % de son produit net bancaire ! Une autre est conclue avec un membre tunisien du conseil d’administration d’un coût annuel de 996 mille DT. Contacté à propos du contenu détaillé de leurs travaux à propos de ces conventions, le commissaire aux comptes nous oppose l’obligation de réserve et se mure dans le silence. L’un des anciens CC de la banque a pourtant fait l’objet d’une plainte de la part d’un ensemble d’actionnaires tunisiens auprès de l’Ordre des experts-comptables.

Des conventions déjà refusées par l’AG de l’exercice 2012 et qui ont été sévèrement critiquées dans le rapport des CC de la banque. Des conventions enfin dont la banque n’aurait pas informé la BCT comme le stipule la loi bancaire en Tunisie.

– La BCT dit non aux conventions et convoque les hauts responsables de BNP Paribas.

Les conclusions du rapport de l’inspecteur de la BCT auraient fini, selon nos informations, par décider la BCT à prendre une décision historique dans le domaine financier et dans l’histoire de ses relations avec le secteur bancaire tunisien. Toujours selon nos informations, la BCT aurait envoyé une lettre à la direction de l’UBCI lui enjoignant de suspendre tout transfert d’argent à BNP Paribas au titre des conventions conclues entre les deux parties. Cela signifie, de fait, le refus par la BCT de toutes les conventions signées entre l’UBCI et sa banque-mère française BNP Paribas. Le DG de la banque tunisienne, Patrick Poupon, nous dira pourtant au téléphone ne pas être au courant de ce dernier développement. Joint, lui aussi par téléphone, le président du Conseil d’administration et ancien ministre du gouvernement Caïd Essebssi, Abderrarak Zouari qui était lui aussi en vacances en terre corse (France), nous informe courtoisement qu’il n’était pas au courant. «Je ne suis au courant de rien. Ce n’est pas moi qui dirige la banque». La charge annuelle totale de ce poste de Président du Conseil, supportée par la banque en question en 2013, était de 323 mille DT!

La BCT aurait aussi convoqué pour la semaine prochaine une réunion entre actionnaires tunisiens et français et les CC. Elle aurait, dans ce cadre, envoyé une lettre à la direction française de la BNP souhaitant sa présence à cette réunion.

– Des plaintes pour falsification et pour abus de biens sociaux contre l’UBCI.

Bien avant tout cela et depuis le mois d’octobre de l’année dernière, un des actionnaires tunisiens de la banque était déjà monté au créneau et a porté tous genres de plaintes contre la direction de l’UBCI. Au nom de tout son groupe (Comptoir national tunisien et Stramica notamment qui détient 7 % du capital de l’UBCI), Mohsen Sellami a porté plainte pour falsification auprès de la justice tunisienne contre le président du conseil, le DG et certains membres du conseil d’administration de l’UBCI. Le même jour, le même groupe porte aussi plainte contre toute la direction française de l’UBCI pour abus de bien sociaux. Ce sont tous ces développements qui ont amené le dossier UBI entre les mains de la Banque centrale.

Khaled.

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