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Société cotée en bourse

Société cotée en bourse, l’Union Internationale de Banques (UIB) qui est la filiale tunisienne de la française Société Générale, a donné, en fin de semaine, des sueurs froides au marché boursier tunisien. Elle a, en effet, terminé la semaine dernière avec la plus importante baisse du marché. Cette chute boursière faisait, en fait, suite à la publication par la banque, à l’issue de la réunion de son Conseil d’Administration, d’un communiqué qui a quelque peu inquiété ses actionnaires. La banque y annonçait notamment, «une provision exceptionnelle de 127,3 millions de dinars. Pour sa quasi-totalité, cette provision est imputée directement sur les fonds propres 2013 de la banque et n’est pas déductible fiscalement».

Une décision salutaire, en respect pour les petits actionnaires.

Ce qui y a notamment inquiété les investisseurs, c’est que cette provision impactait directement et de manière très significative, les fonds propres de la banque, c’est-à-dire l’assise financière même de l’UIB. «Les états financiers au 31 décembre 2013 de l’UIB, (…) font apparaître un résultat net de 38 millions de dinars, des fonds propres comptables de 61,3 millions de dinars, devenus inférieurs à la moitié du capital social de l’UIB et donc en dessous des seuils réglementaires (ratio de solvabilité de 5,16% au 31 décembre 2013 contre un minimum réglementaire de 10%, à partir du 31 mars 2014), indiquait le communiqué de presse de la banque.

La chose est, pourtant, presque normale. «Elle est issue des nouvelles règles de provisionnement complémentaire édictées par la Circulaire de la Banque Centrale de Tunisie n°2013-21 du 30 décembre 2013 portant sur les créances en défaut anciennes (par exemple 100% de provision pour celles de 8 ans et plus indépendamment des garanties détenues) », expliquait le management de la banque, dans son communiqué. La directive en question de la BCT a, en effet, imposé une décote de toutes les provisions prises par les banques tunisiennes sur d’anciens crédits, en voie de règlement ou arrivés en justice. Une directive qui s’appliquera à toutes les banques privées et publiques et qui aura certainement plus d’impact encore sur le secteur public bancaire.

Cette décote a engendré, chez l’UIB pour le moment, un effet de modification comptable de 125,3 millions de dinars, un effet que la banque se devait de couvrir, et elle semble en être amplement conscient. La direction a, pour ce faire, rencontré, la semaine dernière, le gouverneur de la BCT et le ministre de l’Economie et des finances, et L’UIB annonçait ainsi sa propre décision, par ailleurs, salutaire, de recapitalisation. Une décision qu’avait tardé à prendre le secteur bancaire et notamment les banques publiques.

L’UIB devrait ainsi être la première banque privée à le faire. Une décision qui va dans le droit chemin de la restructuration et la modernisation de tout le secteur bancaire tunisien.

– La «Société Générale» assurera 80 MDT environ et se dit prête à plus, en signe de confiance dans la Tunisie.

«Cette situation nécessite par conséquent la mise en œuvre des mécanismes légaux et réglementaires de régularisation. Dans ce contexte, l’UIB, appuyée par son actionnaire majoritaire à 52,34%, le Groupe Société Générale, a entamé des discussions avec les autorités concernées en vue de structurer, dans les meilleurs délais, une opération de recapitalisation de l’ordre de 150 millions de dinars permettant de consolider la situation financière de l’UIB dans l’intérêt de ses actionnaires et de ses déposants et d’assurer le développement de la banque». Aux grands maux, l’UIB opte ainsi pour les grands remèdes.

Ce qui attire l’attention dans cette recapitalisation de l’UIB, c’est qu’elle devrait se traduire, entre juin et septembre 2014, par un renforcement des fonds propres de 150 MDT environ dont la SG apportera plus de la moitié à elle seule. «Nous souhaitons prendre pleinement notre part dans la consolidation des fonds propres et l’augmentation de capital, dans le plein respect des petits actionnaires surtout à travers une opération que nous souhaitons très ouverte et complètement transparente et quelles que soient les conditions du marché. Ce faisant , je pense que la SG porte un message très fort de confiance dans l’économie Tunisienne et de ferme volonté de poursuivre notre implication dans le développement de l’UIB et sa capacité à financer les projets de développement économique de la Tunisie», dit le président du Conseil de l’UIB, Alexandre Maymat à Africanmanager.

Et pour bien finir, l’UIB, qui enregistrait en 2013 un bénéfice net de 38 MDT et qui ne devait distribuer son premier dividende que pour l’exercice 2015, a décidé d’avancer cette distribution à l’exercice 2014. Il interviendra ainsi avec la clôture de son augmentation de capital qui consolidera ainsi les assises financières de cette banque qui est désormais la 4ème banque de la place en termes de Produit net bancaire dans le palmarès des banques privées Tunisiennes.

Khaled Boumiza.

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L’Union Internationale de Banques (UIB) vient de publier ses indicateurs d’activité au titre du 4ème trimestre 2012. Elle clôture l’année 2012 avec un encours de dépôts -tous types de clientèle confondus- en hausse de 10

L’Union Internationale de Banques (UIB) vient de publier ses indicateurs d’activité au titre du 4ème trimestre 2012. Elle clôture l’année 2012 avec un encours de dépôts -tous types de clientèle confondus- en hausse de 10,59 % atteignant un montant de 2 711,9 millions de dinars (+259,8 millions de dinars).

La structure des dépôts fait ressortir notamment une augmentation des dépôts des particuliers de 17,48% (+270,4 millions de dinars) provenant notamment de la progression des dépôts d’épargne qui se sont accrus de +159,6 millions de dinars correspondant à une évolution de +19,54%.

Quant à l’encours net des crédits à la clientèle, il enregistre une hausse de 12,08 % par rapport au 31 décembre 2011 (+ 329,5 millions de dinars) atteignant un montant de 3 056,4 millions de dinars.

Pour sa part, le Produit Net Bancaire de l’UIB a atteint au 31 décembre 2012 un montant de 160,3 millions de dinars contre 140,8 millions de dinars au 31 décembre 2011, soit une progression de 19,5 millions de dinars correspondant à une augmentation de 13,84%.

S’agissant des charges générales d’exploitation, elles se sont élevées à 20 millions de dinars au 31 décembre 2012 contre 19,3 millions de dinars au 31 décembre 2011, soit une hausse de 3,62 %. En excluant l’impact du déplafonnement de la Taxe au profit des Collectivités Locales (TCL) à la suite de la promulgation de la loi de finances complémentaire en mai 2012, la progression des charges générales d’exploitation est de 1,65%.

Les frais de personnel ont atteint 67,6 millions de dinars au 31 décembre 2012 contre 58,9 millions de dinars au 31 décembre 2011, soit une hausse de 14,81 %. En excluant les indemnités de départs anticipés, l’évolution est de 11,59%. Celle-ci s’explique, notamment, par l’impact des accords salariaux conclus au niveau du secteur, par l’effet de la politique de fidélisation des talents suivie par l’UIB et par les charges additionnelles induites par le déploiement du nouveau contrat d’assurance plan de retraite au profit du personnel.

L’effet cumulé de l’accroissement du Produit Net Bancaire et de la maîtrise des charges a permis de réaliser une amélioration du coefficient d’exploitation (54,64 % au 31 décembre 2012 contre 55,51% au 31 décembre 2011).

Enfin, le Résultat Brut d’Exploitation a enregistré une progression de 9,2 millions de dinars pour atteindre 65,8 millions de dinars au 31 décembre 2012 contre 56,6 millions de dinars au 31 décembre 2011, soit une évolution de 16,19%.

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