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Tunisiana, Hamdi Meddeb, 3G

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L’écart se creuse, en nombre d’abonnés, entre les opérateurs tunisien de téléphonie mobile et surtout les deux principaux qui sont Tunisie Télécom et Tunisiana. A fin août 2011, et selon des informations sûres dont nous disposons, l’opérateur privé [à 25 % entre les mains de l’Etat tunisien sans oublier le tout petit pourcentage de Hamdi Meddeb], Tunisiana a accumulé 6 millions 312 mille 782 abonnés sur un total  de presque 11 millions 500 mille, ce qui donne à Tunisiana une part de marché de 54,9 %, contre une part de 37,9% pour l’opérateur public, Tunisie Télécom et le reste (7,2 %) pour Orange Tunisie. Ce dernier aurait pu mieux faire, si ce n’est sa confiscation entraînant l’arrêt ou le report des investissements, sans oublier les tracas que lui fait l’Instance Nationale des Télécommunications (INT). Le taux de pénétration en téléphonie mobile avoisine ainsi désormais en Tunisie les 108 % !

Entre juillet et août de cette année, Tunisiana a augmenté son parc d’abonnements de 60.714 nouveaux abonnés. Etrangement, en face, Tunisie Télécom en perdait plus de 44 mille 500 abonnés, et c’est notamment Orange Tunisie qui engrange, au cours du même et seul mois, plus de 77 mille 600 nouveaux  abonnés. On remarque ainsi que la part de marché de l’opérateur public s’était effritée, certainement touchée par les grèves sauvages et les sit-in qui ont secoué pendant plusieurs mois l’opérateur historique. Un opérateur qui n’arrive à faire bouger que de très peu la couverture de la Tunisie par la téléphonie fixe dont il a le monopole sur le filaire et qui restait, en août dernier, à 11,68 %, malgré les quelque 6 mille nouvelles lignes ouvertes en un mois. Ceci dit, il n’y a plus que Tunisie Télécom à vendre de la téléphonie fixe, puisqu’Orange Tunisie en avait vendu, jusqu’à fin août 2011, presque 28 mille 250 lignes en fixe IP, c’est-à-dire lié à son offre « Box ».

Pas de 3G pour Tunisiana.

Tout ceci dit et tout en rappelant que l’INT (le Régulateur télécom) dort encore sur son oreiller [faute de lauriers] et ne daigne pas encore publier ses rapports, ni sortir les chiffres des opérateurs en présence, nous apprenons de source officielle que Tunisiana n’aura pas de licence 3G. «On ne donnera rien de gré à gré », nous déclare Adel, Gaaloul secrétaire d’Etat chargé des TIC, bien qu’il soit conscient de l’inégalité concurrentielle qui caractérise le marché de la téléphonie en Tunisie. Le secrétaire d’Etat tunisien reste cependant convaincu de la nécessité d’appliquer la loi en la matière. On rappelle à ce propos que la licence accordée à Tunisiana est une licence en téléphonie mobile 2 G uniquement et que toute nouvelle licence nécessiterait lancement d’un nouvel appel d’offres.

Nous apprenons à cet effet que des travaux vont bon train au sein du ministère de l’Industrie et de la Technologie pour la préparation d’un nouvel appel d’offres international pour le choix d’un troisième opérateur en téléphonie mobile 3G et en téléphonie fixe. L’appel d’offres qui pourrait être lancé dans les  mois à venir, nous précise-t-on, sera aussi ouvert à Tunisiana si elle veut y participer vu qu’elle n’a ni le 3G ni le fixe.

Et même si nous ne comprenons pas que les autorités tunisiennes puissent laisser le marché de la téléphonie dans l’état de dérèglement de la concurrence où il est, nous estimons que le recours à l’appel d’offres évitera à ce gouvernement comme à celui qui lui succèdera éventuellement toute accusation d’avoir «bradé» le 3G et d’avoir laissé passer l’occasion d’en faire profiter les caisses de l’Etat. La redevabilité dont les membres de tout gouvernement sont de plus en plus la cible, ainsi que les yeux braqués de la justice sur toute les affaires, empêchera, de toutes les façons, tout responsable tunisien de décider autre que l’application de la règle de la concurrence.

On ne comprendra cependant pas deux choses. D’abord, l’avenir de Tunisiana, si elle décide de ne pas suivre l’appel d’offres ou ne le remporterait pas. Tunisiana restera ainsi un opérateur 2G en face de ces trois concurrents. Pourra-t-il résister ? Ensuite, que fera l’investisseur majoritaire de Tunisiana, si l’Etat tunisien, désormais propriétaire des 25 % de Sakher El Materi après leur confiscation, décidait de ne pas mettre la main dans la poche pour suivre une éventuelle augmentation de capital qui pourrait être nécessaire à l’achat des 2 licences, une 3G ou même 4G et le fixe ?

Khaled

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L’écart se creuse, en nombre d’abonnés, entre les opérateurs tunisien de téléphonie mobile et surtout les deux principaux qui sont Tunisie Télécom et Tunisiana. A fin août 2011, et selon des informations sûres dont nous disposons, l’opérateur privé [à 25 % entre les mains de l’Etat tunisien sans oublier le tout petit pourcentage de Hamdi Meddeb], Tunisiana a accumulé 6 millions 312 mille 782 abonnés sur un total  de presque 11 millions 500 mille, ce qui donne à Tunisiana une part de marché de 54,9 %, contre une part de 37,9% pour l’opérateur public, Tunisie Télécom et le reste (7,2 %) pour Orange Tunisie. Ce dernier aurait pu mieux faire, si ce n’est sa confiscation entraînant l’arrêt ou le report des investissements, sans oublier les tracas que lui fait l’Instance Nationale des Télécommunications (INT). Le taux de pénétration en téléphonie mobile avoisine ainsi désormais en Tunisie les 108 % !

Entre juillet et août de cette année, Tunisiana a augmenté son parc d’abonnements de 60.714 nouveaux abonnés. Etrangement, en face, Tunisie Télécom en perdait plus de 44 mille 500 abonnés, et c’est notamment Orange Tunisie qui engrange, au cours du même et seul mois, plus de 77 mille 600 nouveaux  abonnés. On remarque ainsi que la part de marché de l’opérateur public s’était effritée, certainement touchée par les grèves sauvages et les sit-in qui ont secoué pendant plusieurs mois l’opérateur historique. Un opérateur qui n’arrive à faire bouger que de très peu la couverture de la Tunisie par la téléphonie fixe dont il a le monopole sur le filaire et qui restait, en août dernier, à 11,68 %, malgré les quelque 6 mille nouvelles lignes ouvertes en un mois. Ceci dit, il n’y a plus que Tunisie Télécom à vendre de la téléphonie fixe, puisqu’Orange Tunisie en avait vendu, jusqu’à fin août 2011, presque 28 mille 250 lignes en fixe IP, c’est-à-dire lié à son offre « Box ».

Pas de 3G pour Tunisiana.

Tout ceci dit et tout en rappelant que l’INT (le Régulateur télécom) dort encore sur son oreiller [faute de lauriers] et ne daigne pas encore publier ses rapports, ni sortir les chiffres des opérateurs en présence, nous apprenons de source officielle que Tunisiana n’aura pas de licence 3G. «On ne donnera rien de gré à gré », nous déclare Adel, Gaaloul secrétaire d’Etat chargé des TIC, bien qu’il soit conscient de l’inégalité concurrentielle qui caractérise le marché de la téléphonie en Tunisie. Le secrétaire d’Etat tunisien reste cependant convaincu de la nécessité d’appliquer la loi en la matière. On rappelle à ce propos que la licence accordée à Tunisiana est une licence en téléphonie mobile 2 G uniquement et que toute nouvelle licence nécessiterait lancement d’un nouvel appel d’offres.

Nous apprenons à cet effet que des travaux vont bon train au sein du ministère de l’Industrie et de la Technologie pour la préparation d’un nouvel appel d’offres international pour le choix d’un troisième opérateur en téléphonie mobile 3G et en téléphonie fixe. L’appel d’offres qui pourrait être lancé dans les  mois à venir, nous précise-t-on, sera aussi ouvert à Tunisiana si elle veut y participer vu qu’elle n’a ni le 3G ni le fixe.

Et même si nous ne comprenons pas que les autorités tunisiennes puissent laisser le marché de la téléphonie dans l’état de dérèglement de la concurrence où il est, nous estimons que le recours à l’appel d’offres évitera à ce gouvernement comme à celui qui lui succèdera éventuellement toute accusation d’avoir «bradé» le 3G et d’avoir laissé passer l’occasion d’en faire profiter les caisses de l’Etat. La redevabilité dont les membres de tout gouvernement sont de plus en plus la cible, ainsi que les yeux braqués de la justice sur toute les affaires, empêchera, de toutes les façons, tout responsable tunisien de décider autre que l’application de la règle de la concurrence.

On ne comprendra cependant pas deux choses. D’abord, l’avenir de Tunisiana, si elle décide de ne pas suivre l’appel d’offres ou ne le remporterait pas. Tunisiana restera ainsi un opérateur 2G en face de ces trois concurrents. Pourra-t-il résister ? Ensuite, que fera l’investisseur majoritaire de Tunisiana, si l’Etat tunisien, désormais propriétaire des 25 % de Sakher El Materi après leur confiscation, décidait de ne pas mettre la main dans la poche pour suivre une éventuelle augmentation de capital qui pourrait être nécessaire à l’achat des 2 licences, une 3G ou même 4G et le fixe ?

Khaled Boumiza

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