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Tunisie, Ali Laaridh,

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Le ministre de l’Intérieur

Le ministre de l’Intérieur, Ali Laaridh , a rencontré, mardi, des membres de l’assemblée constituante, pour une discussion sur les événements du 9 avril 2012, et la question de l’interdiction des manifestations sur l’Avenue Habib Bourguiba.

Commentant une requête d’un constituant lui demandant de démissionner, Ali Laaridh a déclaré, selon le journal Assahafa, qu’il démissionnera s’il devient une partie du problème ajoutant cependant qu’il se considère comme une partie de la solution.

Le ministre a, d’autre part, estimé que la décision d’interdiction des manifestations est une décision fondée, juste et empreinte de souplesse, outre qu’elle est provisoire, affirmant qu’il est du droit du ministère de la prendre.

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Dans un communiqué rendu public jeudi

Dans un communiqué rendu public jeudi, le ministère de l’intérieur annonce la nomination de Messieurs :

 – Hassan Slim, Secrétaire général au ministère de l’intérieur

.- Khaled Tarrouche, chargé de mission, chef de bureau de l’information et de la communication.

Hichem Meddeb, chef de bureau des relations avec le citoyen

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Il y a quelques semaines

Il y a quelques semaines, lorsque le nouveau gouvernement provisoire avait fini par prendre les sièges des différents ministères, aussi bien le Chef du gouvernement que son ministre de l’Intérieur avaient fini par donner des signes de fermeté en matière d’installation de l’autorité de l’Etat et surtout pour ce qui est de garantir la protection de la liberté du travail et la sauvegarde  de l’exercice des libertés de circulation et de production.

Aussi bien Hamadi Jbali qu’Ali Laaridh s’y étaient astreints et avaient pris le ferme engagement qu’ils exerceraient tous les pouvoirs dont ils avaient été investis par la Constituante, pour garantir aux citoyens tunisiens, ces droits primaires et assurer par là la reprise de la production, seule créatrice de richesses et d’emplois.

Force est cependant de constater, après 12 jours d’exercice effectif du pouvoir, que ni l’un ni l’autre n’ont pu tenir parole et restaurer l’autorité de l’Etat. Un état de relâchement de la sécurité, voire même d’insécurité, est encore visible à l’œil nu. Ceci, les membres du gouvernement en conviendront, n’est pas de nature à mieux engager l’investissement, ni le tourisme pas plus qu’il  n’assure  une reprise pérenne de la production. Quelques exemples pour les ministres qui en douteraient :

          Ce qui s’est passé, mercredi, à la STB.

Un homme d’affaires, à tort ou à raison- là n’est pas  le problème-, fait sit-in de 6 heures devant le bureau du PDG d’une banque nationale. Craignant les débordements, car l’homme d’affaires ne s’était pas présenté tout seul, la PDG téléphone aux hauts responsables de sécurité, au ministère de l’Intérieur et à l’arrondissement de sûreté de Tunis. Des agents de sécurité  furent certes dépêchés, mais ils s’avèreront complètement inutiles. La direction de la banque qui leur  demandait de faire dégager l’importun et d’assurer ainsi la sécurité de la banque, se voit pourtant répondre  qu’il faudrait pour cela qu’elle  présente une injonction écrite du parquet. On se demande alors à quoi servirait la police, sinon au maintien de l’ordre dont elle refuse ainsi de s’occuper et d’en prendre conséquemment  la responsabilité. On imagine ainsi, aisément, qu’un citoyen qui fasse appel aux forces de police pour débarrasser son domicile d’un «opportun » qui refuserait de quitter sans voler des biens ou des âmes, se voit répondre  qu’il doit  présenter une injonction du parquet !

          Ce qui s’est passé, hier encore et bien avant, à la CPG.

Trois ministres parmi une troïka qui se prévaut de la légitimité du peuple, se retrouvent obligés, sous la pression de la rue et des menaces d’agression, de se retrancher dans le bureau du gouverneur de la région. Un gouverneur qui avait déjà perdu toute autorité, en se retrouvant quelques journées auparavant otage d’une populace en colère  qui outrepasse l’autorité des forces de l’ordre et du gouverneur représentant  l’Etat et le Chef du gouvernement.

Comment ce gouvernement et cette autorité publique compteraient-ils alors faire pour imposer le respect de simples règles économiques ou fiscales et à tout le moins imposer l’application de mesures impopulaires que seraient amené à prendre ce même gouvernement ?

          Ce qui s’est passé, hier devant nos yeux, dans une grande artère de la capitale.

Circulant nous- mêmes dans une des grandes artères de Tunis (On ne dira pas le lieu pour notre propre sécurité), nous constatâmes un désordre dans le passage des voitures, au vu et au su de trois agents de sexe féminin, qui regardaient sans bouger le petit doigt, s’occupant plutôt à discutailler allégrement. Nous freinâmes et fîmes geste à ces agents de s’occuper à régler la circulation dont elles avaient pourtant la charge. Quelle ne fut notre surprise de nous voir gronder par un terme que nous ne tairons. Circulez donc et allez voir ailleurs si la police y est !

          Ce qui s’est passé dans certaines municipalités, dont la dernière est Carthage.

Il y a quelques jours, la municipalité de Carthage, siège de la Présidence de Marzouki, lançait un appel désespéré via un journal de la presse locale en Tunisie. La construction anarchique prenait de vitesse tous les agents de la municipalité, prenait une ampleur sans précédent dans une région où chaque parcelle de terrain est classée patrimoine international et envahissait maintenant même le domaine maritime. Munie d’une décision de justice à des fins de démolition, les agents municipaux  se retrouvaient dans l’impossibilité d’appliquer la loi, se voyaient, à plus d’une reprise, agressés et ne pouvaient pas se faire aider par les forces de l’ordre qui s’y refusent. Ce refus, c’est aussi la municipalité de l’Ariana qui l’avait essuyé et, à l’égal de Carthage,  elle n’est  certainement pas la  seule.

          Pourquoi faire des lois, si personne ne veille à les appliquer ?

Pourquoi voudrait-on alors qu’un citoyen qui voit déjà son impunité s’accentuer, ne fasse pas moins que bâtir sur des terres qui ne sont pas siennes ? Pourquoi en voudrait-on à cet autre résident de Sfax d’élever  un immeuble sur un terrain relevant  des domaines de l’Etat et de présenter même cette propriété en garantie aux banques ? Pourquoi voudrait-on que le premier individu qui a coupé une route, une autoroute, qui a empêché( comme, hier jeudi, les agents de l’environnement de Gafsa qui ont empêché  les employés de la Compagnie de phosphate de Gafsa de  rejoindre leurs postes) de ne pas récidiver  demain et après demain tant qu’il n’a pas vu les forces de l’ordre bouger le petit doigt et qu’il a entendu le nouveau ministre de l’intérieur menacer sans oser passer à l’acte ? Pourquoi voudrait-on que le boucher et la ménagère qui occupent la faculté des lettres sans aucun droit que de défendre une pratique qui n’est même pas dans le Coran sacré, fassent  marche arrière tant qu’ils entendent dire à la TV que le ministre de l’Enseignement supérieur n’osera pas prendre publiquement position contre le niqab qu’il désapprouvait devant les membre du Conseil de la Faculté et voient que le même ministre ne bouge que lorsqu’il s’agit de sa propre sécurité ? Pourquoi voudrait-on que le touriste étranger vienne passer ses vacances en Tunisie, tant qu’il voit le ministère de l’Intérieur entouré de fils barbelés ? Pourquoi voudrait-on que son TO l’envoie dans un pays et assure  sa sécurité, dans un pays où même un ministre de la République ne se sent pas en sécurité et s’entoure toujours, après plus d’une année d’une Révolution dite pacifique, de barbelés et de militaires ? Pourquoi voudrait-on que Yazaki rouvre ses portes si elle n’est pas sûre que l’ordre règne sur son site ? Pourquoi voudrait-on que ne continuent pas grèves sauvages et sit-in de toutes sortes, lorsque le Tunisien sait pertinemment que l’état d’urgence est tout aussi respecté  que le feu rouge qu’il grille au vu et au su de l’agent de police ?
Chercher désespérément le pouvoir, c’est bien. Ne pas en user pour le bien de ceux qui vous l’ont donné, ça craint !

Khaled Boumiza

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