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Quelque 60 personnes au moins

Quelque 60 personnes au moins, parmi les agents de l’ordre et l’armée tunisiens, ont payé de leurs vies les trois années de pouvoir d’Ennahdha (parti de Rached Ghannouchi) et du CPR (parti du président Moncef Marzouki) en Tunisie. Il n’est pas sûr que ce décompte macabre s’arrête enfin là.

L’affaire du mont Chambi n’en finit plus. Du Général Rachid Ammar qui affirmait au seuil de sa retraite que c’était fini, à l’actuel ministre de l’intérieur qui affirmait, il n’y a pas longtemps, qu’il maîtrisait désormais la situation, personne ne semble pouvoir venir à bout de ce monticule où se cache une horde de meurtriers.

Après s’être un temps éparpillés entre Rouhia (mai 2011), Bir Ali Ben Khalifa (février 2012), Fernana et le Kef (décembre 2012), le terrorisme s’installe enfin au Djebel Chambi. Les premiers affrontements auront lieu en avril 2013 et le premier gros attentat, le 20 Ramadan de cette même année 2013. Une année plus tard, presque jour pour jour (18 Ramadan 2014), ce sont 14 nouveaux tués et des dizaines de blessés.

Pendant quatre ans, politiciens et experts de tout acabit, ont essayé d’expliquer et d’analyser ce phénomène meurtrier. Il est maintenant temps, à notre sens, de se demander, pour pouvoir mieux l’affronter, qui est réellement derrière ce nouveau cancer qui ronge la Tunisie.

– De Mbazaa à Marzouki, ceux qui ont ouvert la boîte de Pandore.

Sans aucune chance de se tromper, on pourrait presqu’affirmer que les deux présidents qui ont signé les différents actes d’amnistie (Foued Mbazaa et Moncef Marzouki), figurent au premier rang des responsables de la gangrène terroriste. A plusieurs reprises, comme pour le cas des amnistiés de Soliman, ceux qui ont été sortis de prison ont été vite retrouvés à la tête ou dans des groupes terroristes qui s’étaient par la suite illustrés par de sanglants faits d’armes. Il est clair que Moncef Marzouki a libéré plus d’anciens-nouveaux terroristes que le premier chef d’Etat de l’après Ben Ali. Il développe même, sur les réseaux sociaux, l’image de celui qui amnistie les terroristes et enterre leurs victimes.

Président, Moncef Marzouki entamera par la suite une opération de surexposition de la Tunisie, d’habitude à l’abri de tous les conflits régionaux, à tout ce qui se passe dans la région. Il prendra ainsi position contre l’intervention française au Mali qui était une opération anti-terroriste. Il prendra position contre le régime syrien et invitera toute l’opposition qui se fera par la suite complètement dépasser par ses propres terroristes religieux. Il prendra fait et cause pour les religieux radicaux qui ont trucidé le Colonel Mouammar Kadhafi et ira jusqu’à leur livrer, pieds et poings liés, un des piliers de son régime. Il prendra position contre l’Egypte d’Abdelfattah Sissi, en faveur des Frères musulmans. Jamais la politique étrangère tunisienne n’avait été si tranchée dans des conflits internes d’autres pays, et cela ne pouvait pas passer sans suite pour la Tunisie qui n’a pas les moyens de ses positions. Jamais la politique étrangère n’aura été aussi dangereuse pour la Tunisie que du temps de Moncef Marzouki.

… De Rached Ghannouchi à Ali Larayedh, ceux qui ont dorloté le bébé-terrorisme.

Remis en liberté, les anciens terroristes que Ben Ali avait mis [à juste titre peut-on maintenant le dire] en prison, se retrouvent alors dans la meilleure des couveuses pour reprendre des forces, mieux s’organiser et repartir au Djihad.

Pendant de longs mois, les dirigeants du parti Ennahdha qui avait pris le pouvoir, abreuvaient la population d’explications fallacieuses sur les premiers mouvements de leurs protégés. Ils sont d’abord pris sous l’aile protectrice de Rached Ghannouchi qui en parle comme de «ses enfants». Ils sont ensuite publiquement disculpés de toute velléité terroriste par l’explication d’Ennahdha que «la Tunisie est un territoire de transit et une terre de prêche et non une terre de Djihad». L’actuel SG d’Ennahdha, ancien ministre de l’intérieur et ancien chef de gouvernement Ali Larayedh, qui serait allé jusqu’à ordonner l’interdiction d’arrêter Abou-Yadh. Ce terroriste notoire, deviendra par la suite la tête pensante de touts les malheurs la Tunisie.

– Jusqu’au citoyen vorace et qui vendrait sa mère pour mille DT, et les députés qui refusent d’adopter la loi anti-terroriste.

Vient ensuite la responsabilité du citoyen tunisien. Devenu vorace après la Révolution, il se lance dans tout ce qui pourrait lui rapporter de l’argent. Approvisionner les groupes terroristes qu’il laisse faire contre un Etat où il ne se reconnait plus, fait désormais partie de l’arsenal de la débrouille à la tunisienne. Le déni de patriotisme pousse même à cultiver l’amalgame entre délation et devoir civique. Première sentinelle de son Etat, le citoyen tunisien baisse les bras et nourrit même le ver dans le fruit.

Il faut aussi pointer, même si la conjoncture ne s’y prête guère, la grave défaillance en matière de stratégie de lutte contre ce terrorisme particulier, celui de la foi. Jusqu’ici très peu d’opérations préventives ont été faites contre les terroristes du Chambi. L’Etat ne dispose plus de ses anciens moyens de renseignement. Son appareil sécuritaire est même noyauté et il cafouille, semant son chemin de croix des cadavres de ses propres soldats.

Il reste enfin à pointer, d’un doigt tout aussi accusateur, les députés de l’ANC. Depuis le début de cette année, ces députés avaient entre les mains le projet de loi anti-terroriste. Une loi qui devait notamment arrêter l’effusion des relaxes de terroristes, parfois pris en Flag. Une épidémie tant de fois décriée par les forces de sécurité intérieure. Cela fait plus de cinq mois, que ces chers députés discutent et bavassent sur la signification à donner au mot terroriste. Aux dernières nouvelles, certains députés auraient refusé de considérer le trafic d’armes comme un acte terroristes.

C’est en définitive, toutes ces personnes, physiques et morales, qui sont responsables au second degré de la soixantaine de morts des différents actes terroristes qui secouent la Tunisie depuis la chute de Ben Ali. C’est à se demander comment faisait-il pour qu’il n’y ait eu aucun acte terroriste sur le territoire en 23 années ?!

Khaled Boumiza.

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