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Le groupe de Mohamed Loukil revient sur la Bourse de Tunis. Anciennement cotée avant d’être scindée en deux et privatisée

Le groupe de Mohamed Loukil revient sur la Bourse de Tunis. Anciennement cotée avant d’être scindée en deux et privatisée, la société des AMS (Ateliers Mécaniques du Sahel) choisit de financer sa restructuration par la Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT).

L’objectif des AMS est clair : se financer pour se relever et se développer et elle n’est pas la première à le faire. Bien avant elle, la Sopat du secteur des volailles, l’avait fait. L’entreprise, comme ses nouveaux actionnaires, ne l’ont pas regretté. Bassam Loukil dessine pour ses futurs actionnaires, de nouvelles perspectives, leur promet des parts de marché, en Egypte et en Afrique. Et pas que cela. Interview.

Qu’est-ce qui pourrait pousser un investisseur à investir chez l’AMS, surtout que vous annoncez, dès le départ qu’il n’y aura pas distribution de dividendes ?

Il faut tout  d’abord noter que les AMS  étaient encore plus endettés au moment de sa privatisation en 2007. Aujourd’hui, elle l’est moins et a du potentiel. Le plus dur a, en effet, été fait. Un investissement important de près de 12 millions de dinars  a été fait par le groupe pour renouveler toutes les unités de production de la société et réorganiser ses flux. Les AMS  travaillent en flux tendus et ont du potentiel. Très souvent, l’entreprise est plusieurs fois obligée de fonctionner en deux fois huit, pour pouvoir faire face à la demande.

Nous n’annonçons pas la distribution de dividendes, c’est car notre principal  but à travers cette entrée en bourse, est de redresser l’entreprise. Nous pouvons pourtant affirmer que la distribution de dividendes ne devrait pas tarder, vu le fort potentiel dont dispose cette entreprise qui ne tardera pas  à redevenir bénéficiaire et à distribuer des dividendes. Nous estimons qu’il faut être  transparent  avec tout le monde. Nous le sommes, comme lorsque nous disons aussi que nous sommes très confiants qu’en 2014- 2015 il y aurait de distribution de dividendes. Aujourd’hui, on a plus de 50% d’évolution de tous les ratios de l’entreprise. Reste maintenant que la production suit, que la troisième phase d’assainissement social  a  lieu dans les deux mois pour rajeunir la main d’œuvre , augmenter la productivité et installer une meilleure utilisation des machines, surtout les nouvelles machines qui sont dotées de systèmes numériques nécessitant un minimum de connaissances  informatiques et un niveau intellectuel de bac + 5. C’est pour cela qu’il y  a eu un recrutement de 12 cadres supérieurs, en 2009 et 2010, et qu’il a fallu renflouer  les ressources humaines des AMS.

Cela ne risquerait-il pas d’alourdir encore plus vos charges et de vous laisser toujours une trésorerie déficitaire ?

Le tableau montre bien, au contraire, que, malgré une trésorerie déficitaire en 2011 et en premier trimestre raté, on a bien vendu. On a même généré un bénéfice net qui a été  amélioré avec le bilan 2011 qui a été de 471 mille dinars. Pour les charges du personnel, on peut affirmer que l’assainissement social qui a eu lieu  en 2009, n’a pas encore eu l’impact qu’on pourrait craindre, puisqu’on l’a amorti sur 3 ans. On a payé 1,7 MDT pour libérer, à l’amiable, 15 personnes qui ne faisaient pratiquement rien. L’impact de cette action d’assainissement sociale qui a eu lieu en 2009, ne sera en fait visible qu’en 2013, par ce qu’on l’a amorti sur 3ans. On va réduire plus le personnel, avec la libération de 75 personnes, tout en augmentant le chiffre d’affaires qui devrait évoluer cette année de plus 50%. On réduit ainsi la masse salariale et les frais financiers, puisque l’augmentation du capital va, entre autres choses, permettre de réduire ces frais.

Votre entrée en bourse n’a-t-elle pas aussi des raisons fiscales ?

Purement fiscal oui, parce qu’on a commencé à dégager des bénéfices, donc il faut penser à l’impôt, une réduction de l’impôt est toujours la bienvenue dans la légalité et la transparence totale. En l’introduisant en bourse, on prépare aussi la société à un accès au marché financier, aux emprunts obligataires et à des augmentations de capital, plus rapides et beaucoup plus flexibles, qu’en restant  dans un capital fermé où nous ne pouvons compter que sur les banques pour le financement des projets futurs.

On doit avoir cette flexibilité, cette réactivité pour pouvoir profiter de toute opportunité qui se présenterait demain,  soit en Tunisie, soit ailleurs. Pour ne pas être  figé  uniquement  aux banques pour les futurs financements et on a vu les banques comment elles ont réagi et à quel point elles ont été fragiles en 2011.

Vous dites  que l’une des raisons aussi de l’introduction en bourse est de faire  la restructuration financière de l’entreprise, alors que déjà une bonne partie de ce que vous allez lever sur le marché financier tunisien, vous allez l’utiliser pour le rachat de 50 % de la société égyptienne Metalart ?

Seulement 25 % par cette levée de fonds en bourse.

Comment vous allez faire pour l’assainissement financier pour diminuer le ratio de la dette ?

Vous avez certainement constaté que le niveau des stocks, à fin de 2010, est très haut. C’était au détriment de la trésorerie. La raison est qu’on travaille en flux tendus. Nous travaillons en cycles, robinetterie et Inox. Pendant le dernier trimestre de 2010, nous avons augmenté les stocks, pour pallier aux besoins urgents  du marché local et de l’export  sur le 1er et le 2e trimestre 2011 et diminer la file d’attente. La file d’attente aujourd’hui pour être livré par les AMS, est en moyenne de 3 semaines sur la robinetterie 4 et 6 semaines pour l’inox.

On a engagé des productions importantes sur le dernier trimestre 2010 pour répondre aux besoins des marchés export et locaux surtout, sur le premier trimestre2011. Heureusement ou  malheureusement, il y a eu ce qu’il y a eu, et on s’est retrouvé avec un niveau de stocks très élevé, sans qu’il y ait  contrepartie. Mais si vous voyez  les résultats 2011, surtout en matière de chiffre d’affaires, vous verrez comment on a pu récupérer très rapidement de parts de marché, et cela, grâce justement à ces stocks. A fin 2011, le niveau de stocks est revenu à son niveau normal par rapport à l’activité.

Et pour la restructuration financière ?

Une partie de cette restructuration vient de la réduction des stocks  de 6 millions par la vente. 10 millions partiront pour payer, une partie pour le reliquat de l’emprunt obligataire qui a été contracté par les AMS auprès de la STB en 2003 dont il ne reste que 1,8 MDT et le reste pour réduire le niveau des biens en comptes. Réduction des stocks et augmentation du capital, cela fera une injection immédiate de trésorerie de la société de 12 millions de dinars et cela répondra largement à ces besoins.

Est-ce que vous pouvez donner une date pour la première distribution de dividendes pour  vos futurs actionnaires ?

Sans trop exagérer, je dirais  fin 2014. Nous sommes en 2012, en 2013, je préfère être réaliste et clôturer la 3ème phase  de mise à niveau et exploiter ainsi le potentiel de l’entreprise à son maximum et commencer à distribuer les dividendes, à partir de 2014.

On croit savoir que vous avez conclu dernièrement des marchés avec la société SNDP ou «Agil». Qu’en est-il au juste ?

C’est un nouveau produit qu’on a développé, l’année dernière, en l’espace de 6 mois au sein des AMS, pour la robinetterie des bouteilles à gaz. Un produit qui était jusque- là en monopole chez un concurrent. On a ainsi pu conclure, en fait, deux marchés. Le premier, de 500 mille pièces et le second de 300 mille pièces. On est aussi sur des marchés en Afrique pour le même produit.

K.B

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